7 janvier : loi dite de décentralisation, relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l’État (loiDefferre)[3]. Elle est complétée par celle du22 juillet[4]. Poursuite de ladécentralisation. La commune gère l'urbanisme, le département l'éducation et l'action sociale, la région prend en charge le développement économique[5].
loi modifiant l'ordonnance du 4 février 1959 relative au statut général des fonctionnaires ; elle institue une « troisième voie » d'accès à l'ENA réservée aux personnes ayant pendant au moins huit années exercé des fonctions importantes dans des organisations syndicales de salariés, des associations ou des mutuelles[6].
2 février-3 mars :conflit à l'usine Citroën d'Aulnay-sous-Bois[6] ; des incidents opposant des grévistes à des non-grévistes qui font plusieurs blessés. La direction dePSA prend des mesures de mises à pied conservatoires et congédie douze meneurs de grève, tous immigrés[8].
4 février : les partenaires sociaux concluent un accord qui étend le bénéfice de la retraite à 60 ans aux régimes de retraites complémentaires avec une aide de l’État accordée par la convention du 18 mars 1983[6].
5 février : à la faveur du changement du régime politique bolivien, le juge français Christian Riss obtient l'extradition vers la France du criminel de guerreKlaus Barbie qui s'était pendant de nombreuses années caché sous le nom de « Klaus Altmann »[9]. Chef de laGestapo deLyon entre1942 et1944, il s'est rendu coupable de nombreux crimes de guerre — tortures, exécutions sommaires, déportations et pillages — qui lui valurent d'être surnommé « le boucher de Lyon ».
6-13 mars :élections municipales : succès des partis de l’opposition. La gauche perd une trentaine de ville de plus de 30 000 habitants[9]. ÀParis, les listes liées àJacques Chirac l’emportent dans vingt arrondissements. LeFront national remporte ses premiers succès électoraux, notamment àDreux où une coalitionRPR-FN remporte la ville au second tour[15].
22 mars :troisième gouvernement Pierre Mauroy ;Jean-Pierre Chevènement quitte le gouvernement ;Laurent Fabius le remplace comme Ministre de l'Industrie et de la Recherche. Le président Mitterrand après une semaine de réflexions où il reçoit les tenant de la gauche traditionnelle, partisans de la sortie duSME, que le Premier ministre appelle les « visiteurs du soir », se rallie au réalisme économique préconisé parJacques Delors[16].
22 mars-20 mai : grève et manifestations des étudiants en médecine contre les projets de réforme de leursétudes[6] (loi du).
23 mars : le président François Mitterrand annonce à la télévision le second plan de rigueur[8].
25 mars : après l'échec de lapolitique de relance économique dugouvernement Mauroy à la suite dusecond choc pétrolier, la France adopte unplan de rigueur, qui consacre la conversion des socialistes au libéralisme[6]. La France connait alors une période destagflation (14 % d'inflation et 1,3 % de croissance de PIB). Afin de remédier aux déséquilibres engendrés par le déficit de la balance des paiements (déficit à 3,3 % du PIB), legouvernement Mauroy mène une politique dedésinflation compétitive (hausse des prix fixée à 5 %). Un alourdissement de la pression fiscale est décidé (emprunt obligatoire égal à 10 % du montant de l'impôt, prélèvement de 1 % sur le revenu imposable, hausse des taxes sur les produits pétroliers, sur le tabac et les alcools) et un net freinage de la dépense publique est mis en œuvre[17]. Les déficits des grandes entreprises nationales sont systématiquement réduits[18].
28 mars : arrêté[19] et circulaire[20] qui renforcent lecontrôle des changes afin de limiter l'évasion de capitaux français à l'étranger. Les Français, soumis au plan de rigueur qui leur interdit de sortir de l'argent du pays, sont obligés de passer leurs vacances en France. Chaque adulte a seulement le droit de changer 1 500 francs en devises étrangères pour toute l'année fiscale ; d'autre part leur carte de crédit est bloquée hors de France, les transferts financiers doivent être justifiés et sont aussi limités à 1 500 francs par trimestre[21].
20 mai : le professeurLuc Montagnier découvre levirus duSida[14]. La découverte est publiée dans la revueScience à côté d’un autre article deGallo et Essex impliquant leHTLV-1 (renomméHuman T-Leukémia virus) comme cause du sida[26].
24 mai :manifestation d'étudiants à Paris contre les projets deréforme Savary de l'enseignement supérieur[9]. Affrontements violents avec les forces de l'ordre alors que débute à l'Assemblée l'examen en première lecture du projet de loi.
3 juin : manifestation de policiers à Paris après la mort de deux d'entre eux le31 mai. Le7 juin, des sanctions disciplinaires sont prises contre les policiers chargés du maintien de l'ordre à la suite des débordements qui ont suivi la manifestation. Le directeur général de la police nationale est relevé de ses fonctions, tandis que le préfet de police de Paris donne sa démission[8].
20 juin : Toumi Djaïdja, président de l'association SOS Avenir Minguettes, est grièvement blessé par un policier dans le quartier desMinguettes àVénissieux[30]
8 juillet-12 juillet : table ronde deNainville-les-Roches qui réunit les délégations venues deNouvelle-Calédonie duFront indépendantiste (futurFLNKS), conduite parJean-Marie Tjibaou, et celle dite « loyaliste », résolument opposée à l'indépendance et conduite par le leader duRPCRJacques Lafleur. Une déclaration est adoptée qui reconnait l'abolition du fait colonial par la reconnaissance à l'égalité de la civilisation mélanésienne, la légitimité du peuple kanak et son droit à l'indépendance. Le RPCR refuse de signer le texte[31].
legroupe Peugeot-Talbot annonce 7 371 suppressions d'emplois, soit 9 % des effectifs du groupe[8].
22 juillet :Jacques Delors, ministre de l'Économie, lors d'une interview à TF1, critique sévèrement la gestion de la direction de Peugeot-Talbot qui a perdu des parts de marché et ne demande pas à ses actionnaires un effort suffisant[35].
4 septembre : percée électorale duFront national (FN) lors du premier tour de l'élection municipale partielle deDreux : 17,6 % des voix pourJean-Pierre Stirbois. Le RPR et l'UDF concluent un accord avec le FN et remportent le second tour le11 septembre face à la liste socialiste[33].
leTGV relie Lyon à Paris-Gare-de-Lyon en moins de 2 heures à la suite de l’ouverture de la LGV de Vergigny à Lieusaint en Seine-et-Marne et ouverture aussi de la Gare de Lyon-Part-Dieu[40].
17 décembre : accord entre les pouvoirs publics et legroupe PSA sur les licenciements négocié parJack Ralite, ministre de l'emploi[49] ; le nombre de licenciements est réduit à 1905.
↑Mickael R.Marus,« L'histoire et l'Holocauste dans le prétoire », dans Florent Brayard,Le Génocide des Juifs entre procès et histoire, 1943-2000, Éditions Complexe,, 308 p.(ISBN9782870278574,présentation en ligne),p. 79.
↑Nathalie Schiffino,Régulation publique des biotechnologies : biomédecine et OGM agroalimentaires en Belgique et en France, Academia Press,, 299 p.(ISBN978-90-382-0799-5,présentation en ligne)
↑Alexandre Juster,L'histoire de la Nouvelle-Calédonie en 101 dates - 101 événements qui ont marqué le Caillou, Papeete, Les éditions de Moana,, 177 p.(ISBN978-2-9556860-3-4,présentation en ligne)