Juin, Algérie : une sécheresse inhabituelle aggravée par une invasion de sauterelles cause la crise du blé. La métropole organise une aide humanitaire envers lesdépartements français d’Algérie[5].
31 août : communiqué final de la conférence de Paris surTanger qui exige l'évacuation par l'Espagne de la zone de Tanger et établit un régime provisoire[7].
5 septembre : l’Association des colons du Cameroun (Ascocam), constituée le15 avril à Yaoundé, réunit àDouala des états généraux de la colonisation. Ils réaffirment l’attachement des colons aux formes les plus rétrogrades de la colonisation en opposition avec les décisions de laConférence de Brazzaville[8].
24 -26 septembre : grèves àDouala. Des émeutes nationalistes éclatent dans la partie française duCameroun et sont réprimées dans le sang[8].
15 -21 octobre : leVeCongrès panafricain deManchester proclame la « détermination des Africains à être libres »[9].Kwame Nkrumah crée un Secrétariat National Ouest-Africain, activement soutenu par la WASU (West Africa Students Union) pour en appliquer concrètement les résolutions. Ce mouvement promeut l’idée d’une Fédération ouest-africaine, premier échelon vers la réalisation d’États-Unis d’Afrique.
20 décembre : création dufranc CFA (Colonie française d’Afrique), avec une parité de 1 franc CFA pour 1,70 franc métropolitain, puis à partir du, de 100 francs CFA pour 200 francs français[13].
21 février-8 mars : conférence panaméricaine extraordinaire deChapultepec, près deMexico, réunissant 21 États du continent américain, qui vont tenter d’établir un traité sur la solidarité interaméricaine. La déclaration finale de la conférence proclame le principe de l’égalité des droits pour tous les hommes « quelles que soient leur race ou leur religion ». L’acte de Chapultepec recommande l’élaboration d’un traité d’assistance réciproque. Il est décidé que les pays qui n’ont pas encore déclaré la guerre aux forces de l’Axe le feraient afin de pouvoir adhérer aux Nations unies et ainsi de constituer un groupe américain puissant[16]. Entrée en guerre duParaguay, de l’Uruguay, de l’Équateur (2 février), duVenezuela, duChili et duPérou (12 février). L’Argentine entre en guerre le27 mars, un mois et trois jours avant le suicide d’Hitler[17].
15 mars : après plus d’un siècle de dictatures militaires, un réformiste,Juan José Arévalo, élu à la présidence en, prend le pouvoir auGuatemala (fin en1951). Le même jour est promulguée une nouvelle Constitution démocratique, inspirée decelle du Mexique[19]. Un nouveau code du travail est mis en place (journée de huit heures, salaire minimum, droit de grève et de syndicalisation). Un institut de sécurité sociale est créé et une campagne contre l’analphabétisme est lancée.
31 juillet : démission du président colombienAlfonso López Pumarejo qui pense promouvoir un accord avec l’opposition[22]. En1946 le pays entre dans une période d’extrême violence.
19 septembre : marche pour la Constitution et la Liberté, manifestation antipéroniste qui réunit plus de 200 000 personnes àBuenos Aires, en Argentine[23].
9 octobre,Argentine : le vice-présidentJuan Perón est relevé de ses fonctions par une fraction de l’armée qui lui est hostile[23].
18 octobre : auVenezuela, un coup d’État appuyé par le parti social-démocrateAD (Acción Democrática) destitueIsaías Medina Angarita[24]. Le leader de la junte,Rómulo Betancourt, élu président, établit la démocratie (trieno, 1945-1948) : suffrage universel, réforme agraire, révision des royalties payées par les compagnies pétrolières étrangères, lois favorables aux syndicats, arbitrage des conflits, etc. Forte de l’appui populaire, l’AD gagne toutes les élections partielles entre 1946 et 1948.
29 octobre,Brésil : le présidentGetúlio Vargas auBrésil est déposé par un groupe de généraux. Après la victoire des Alliés, Vargas décide l’élection d’un nouveau président et d’une assemblée constituante pour le2 décembre. Les militaires inquiets, s’emparent du pouvoir. Vargas se retire dans leRio Grande do Sul. Les officiers désignentJosé Linhares, président de la Cour suprême, pour diriger le gouvernement jusqu’aux élections. Le généralEurisco Dutra, candidat duPartido Social Democratico, fondé par Vargas, est élu avec une majorité PSD à l’Assemblée et au Sénat en décembre[25] (début de mandat le).
Janvier -février : enIndochine française, pour fuir laterrible famine qui ravage leTonkin, des populations entament un exode pour rejoindre les régions ayant censément connu une meilleure récolte. 50 000 personnes environ périssent durant les déplacements de population : le nombre de victimes de la famine se monte au minimum à plusieurs centaines de milliers[33].
3 février : début de labataille de Manille aux Philippines[27]. Plus de 100 000 civils philippins trouvent la mort, victimes aussi bien des exactions japonaises que des bombardements alliés en zone urbaine. La ville est sous le contrôle des Alliés le3 mars : La prise de Manille fut l'une des étapes principales de la reconquête des Philippines, occupées par l'empire du Japon depuis trois ans[34].
4 -11 février : à laconférence de Yalta, les Alliés conviennent de placer la Corée sous le contrôle des États-Unis et de l’URSS pour veiller à la reddition et au désarmement des troupes japonaises. ÀPotsdam, les zones d’occupations sont fixées au niveau du38e parallèle[35].
Coup de force japonais contre les Français enIndochine[41]. Les Japonais renversent par surprise le pouvoir colonial français qui collaborait pourtant avec eux. Faible résistance des Français qui se solde par l’exécution de 460 prisonniers dont le généralÉmile Lemonnier. Des officiers français sont parachutés pour organiser des maquis.
1er avril : début de labataille d’Okinawa. Les forces alliées convergent surOkinawa. Plus de 500 000 soldats interviennent dans cette opération amphibie. L’île est conquise complètement le21 juin (11 260 soldats américains sont tués, 34 000 sont blessés ; le Japon perd de 77 166 à 110 000 soldats ; de 40 000 à 150 000 civils sont tués)[40].
5 avril,Japon : le gouvernement deKuniaki Koiso décide de négocier la paix, mais ne parvient pas imposer ses vues aux militaires et démissionne.Kantarō Suzuki lui succède le7 avril, etShigenori Tōgō, partisan de la paix, devient ministre des Affaires étrangères[47].
7 avril :opération Ten-Gō. L’aéronavale américaine coule le plus gros bâtiment de la marine japonaise, le cuirasséYamato, envoyé dans une mission suicide devant Okinawa[48].
29 avril : les occupants japonais acceptent la formation d’une Commission d’enquête pour la préparation de l’indépendance de l’Indonésie[51]. Durant l’été, les mouvements de résistance contrôlentJava à l’exception des villes.
Nuit du8 au9 août : le nationalisteSon Ngoc Thanh devient Premier ministre du Cambodge[61]. Il affirme sa volonté de maintenir l’indépendance, mais est arrêté le16 octobre après le retour des Français[62].
11 août : le maréchal japonaisTerauchi annonce aux dirigeants nationalistes indonésiensSoekarno,Hatta et Rajiman, invités àDalat, en Indochine, que l’indépendance de l’Indonésie serait accordée le24 août[51].
12 août : occupation du Nord de laCorée par les Soviétiques[64]. L’URSS apporte son soutien àKim Il-sung, qui rentre en Corée le19 septembre avec un groupe de partisans antijaponais[65].
en Birmanie, lors d'une réunion publique, l’Organisation anti-fasciste devient laLigue anti-fasciste pour la liberté du peuple (LAFPL) dont le but est de lutter contre leRoyaume-Uni pour obtenir l’indépendance complète du pays et la tenue d’élections au suffrage universel[72]. Le secrétaire général de cette ligue,Thakin Than Tun, est le beau-frère du présidentAung San qui rompt avec lemarxisme.
6 septembre : le « Comité pour l’indépendance » dirigée parYo Unhyŏng réunit une assemblée constituante à Séoul qui proclame la République populaire deCorée[76]. Lelendemain, lesÉtats-Unis, par leur représentant le généralHodge, dissolvent les Comités de libération nationale[77]. Le11 septembre, ils établissant un gouvernement militaire dirigée parArchibald Arnold, qui le10 octobre déclare la république populaire illégale[78].
8 septembre : le Sud de la Corée est occupé par les États-Unis ; les forces japonaises en Corée du Sud capitulent le lendemain[64].
16 septembre : les forces britanniques débarquent en Indonésie pour participer au maintien de l’ordre contre les forces nationalistes indonésiennes qui essayaient d’empêcher le retour des Hollandais dans lacolonie[51].
9 octobre :Kijūrō Shidehara, Premier ministre du Japon[59]. Le gouvernement japonais reste en place à condition d’exécuter les instructions des vainqueurs (MacArthur,11 octobre) : démilitarisation de la société, dissolution deszaibatsu (trusts enrichis par l’industrie de guerre), abolition de la police contrôlant l’opinion publique, réforme agraire, loi sur les unions ouvrières, suffrage universel féminin[84].
10 octobre : conférence de Pyongyang. Le parti communiste de Corée (fondé en1925) installe ses bureaux dans la zone occupée par l’Union soviétique. Fondation du parti révolutionnaire de la classe ouvrière coréenne qui devient le leparti du travail de Corée.Kim Il-sung en devient le premier secrétaire le18 décembre[65]. LaCorée du Nord fonctionne à partir de 1945 sur un schéma stalinien : l’économie est totalement socialisée et les habitants doivent vouer un culte de la personnalité au leader communisteKim Il-sung.
25 octobre : le nationalisteSyngman Rhee fonde l’Association nationale pour la réalisation rapide de l’indépendance coréenne[78].
Char britannique contre les nationalistes à Surabaya pendant l’occupation de Java.
27 octobre -20 novembre :bataille de Surabaya. Les troupes britanniques venues désarmer les forces d’occupation japonaise, prennent le contrôle de Surabaya, en Indonésie, malgré la résistance des soldats indépendantistes[85].
7 novembre : création duMasjumi (Conseil consultatif des musulmans d’Indonésie), parti musulman conservateur rassemblant les grands propriétaires et certains éléments de la bourgeoisie (commerçants et entrepreneurs)[86].
14 novembre :Sutan Sjahrir devient chef du gouvernement de la république d’Indonésie ; il refuse toute négociation avec les Pays-Bas sans la reconnaissance préalable de l’indépendance[87].
9 janvier,Égypte : le Premier ministreAhmad Mahir Pacha organise des élections qui sont boycottées par leParti Wafd. Les partis du gouvernement remportent la majorité des sièges parlementaires[89]. Le, l’Égyptien Mahir Pacha annonce son intention de déclarer la guerre aux puissances de l’Axe, entraînant le mécontentement des forces politiques radicales[90].
29 mai : après des manifestations réclamant l’indépendance promise, une véritable révolte éclate auLiban et enSyrie. Des affrontements sanglants ont lieu àDamas entre l’armée française et la police syrienne. Les Français bombardent Damas. leRoyaume-Uni menace d’intervenir militairement. Un cessez-le-feu est proclamé et les troupes françaises rentrent dans leurs casernes[97].
21 juin : les gouvernementssyrien etlibanais réunis à Damas publient un communiqué commun dans lequel ils déclarent relever tous les Français de leurs services et de travailler en vue du retrait des troupes françaises (effectif enaoût 1946)[98].
: des survivants deBuchenwald arrivent àHaïfa où ils sont arrêtés par les Britanniques.
13 août : dans une lettre au Premier ministre britanniqueClement Attlee,Truman demande auRoyaume-Uni qu’il délivre 100 000 certificats d’immigration enPalestine pour les rescapés de laShoah[99]. Devant le refus deLondres, Truman décide de porter la question sur la place publique.
6 octobre : agitation estudiantine sans lendemain enÉgypte à l’occasion de la reprise des cours[100].
2 novembre : le jour anniversaire de ladéclaration Balfour, des manifestations antisionistes éclatent en Syrie, en Égypte, au Liban et en Irak[102]. En Égypte, les manifestations pour le retrait des troupes britanniques dégénèrent en actes de pillages et de violences ; à Alexandrie, au Caire, à Suez et àPort-Saïd, les émeutes anti-juives orchestrées par lesFrères musulmans font douze morts et deux cent cinquante blessés[103].
4 janvier : des comités d’épuration sont mis en place en Hongrie. Le25 janvier, un décret du Gouvernement provisoire hongrois institue des tribunaux populaires. Le7 février, le ministre de la Justice publie une circulaire demandant d’établir des listes des criminels de guerre et des organisations fascistes. Le21 juin, un décret confidentiel réglemente les internements administratifs et coordonne les rapports entre la police politique hongroise (l’ÁVO, puisÁVH) et les tribunaux populaires[110]. L’action de la police politique s’exerce d’abord contre les criminels de guerre et les fascistes, puis contre tous les « ennemis intérieurs » et autres « suspects », désignés par la direction du Parti communiste.
20 janvier : le gouvernement provisoire hongrois soutenu par les Soviétiques signe l’armistice àMoscou, qui stipule une « reddition sans condition »[117]. LaHongrie est administrée par une Commission de contrôle alliée dirigée par le maréchalKliment Vorochilov, qui arrive àDebrecen le3 février[118].
6 mars,Roumanie : gouvernement de coalition dirigé parPetru Groza, sympathisantcommuniste formé sous la pression soviétique. Groza entreprend l’épuration de l’administration (90 000 personnes sont arrêtées). Les communistes occupent la plupart des postes clés, aux côtés des socialistes et des nationaux-libéraux. Dans les mois qui suivent, ils s’emploient à supprimer toute opposition[143].
gouvernement provisoire d’unité nationale du maréchalTito en Yougoslavie. Il promulgue un programme de réformes sociales et économiques modérées[145].
8 mars : début de l’opération « bus blancs », conduite par la Croix-Rouge suédoise pour évacuer les détenus scandinaves des camps de concentration allemands[146].
23 mars : loi 187 sur laréforme agraire en Roumanie : expropriation sans indemnités des terres des « collaborateurs et criminels de guerre » et des propriétés de plus de 50 ha. La redistribution est confiée à des commissions paysannes souvent dirigées par des ouvriers communistes venus des villes. 1,5 million d’ha sont confisqués et plus d’un million redistribués à 800 000 paysans, le reste constituant des « domaines d’État »[143].
le gouvernement provisoire hongrois dirigé parBéla Miklós s’installe a Budapest. Il lance de grandes réformes, notamment en confisquant les propriétés féodales et ecclésiastiques (réforme agraire limitant la propriété à 57 hectare en juin-juillet)[117].
Tchécoslovaquie : Le programme de Košice adopte le principe d’une république où Tchèques et Slovaques seraient traités sur un pied d’égalité, avec un programme de nationalisations, une réforme agraire et la planification de l’économie[160].
Tito signe un accord avec l’Union soviétique permettant l’« entrée temporaire de troupes soviétiques sur le territoire yougoslave »[163].
début de l’insurrection géorgienne de Texel, rébellion des soldats soviétiques géorgiens capturés sur le front russe, qui avaient choisi de combattre pour les Allemands plutôt que de mourir dans les camps de prisonniers ; elle s’achève le20 mai avec l’arrivée des Alliés[165].
10-28 avril : combats de l’Authion[170] ; les troupes d’infanterie alpine finissent par reprendre les forts des Alpes, dans lesquels s’étaient retranchées des troupes allemandes, mais au prix de durs combats.
le dictateur italienBenito Mussolini et sa compagneClara Petacci sont fusillés par des partisans communistes, leurs corps nus sont pendus par les pieds sur la place Loreto, àMilan[185].
à 2 h 41 du matin, dans une écoleReims (France), le généralAlfred Jodl et l’état-major des troupes allemandes du front Ouest signent lareddition sans condition de l’Allemagne selon lequel l’ensemble des forces armées allemandes doivent cesser leurs opérations le à 23 h 01 (le à 00 h 01, heure de Moscou)[195].
arrêté par les Britanniques,Himmler, ministre de l’Intérieur du Reich et organisateur du système de répression, se suicide àBarnstedt (ou est liquidé par les Britanniques)[184].
5 juin : déclaration de Berlin sur le statut de l’Allemagne occupée. Elle sera divisée en zones confiées auxÉtats-Unis, à l’Union soviétique, auRoyaume-Uni et à laFrance, qui exercent l’autorité suprême. La région deBerlin, également découpée en zones, sera commandée par unecommission de contrôle[207]. Les décisions concernant l’Allemagne entière seront prises à l’unanimité des quatre puissances.
28 juin : après la défaite allemande, une coalition organise un gouvernement polonais d’union nationale, fusion desgouvernements de Londres etde Lublin, présidé par le socialisteEdward Osóbka-Morawski et dominé par leParti ouvrier polonais[117]. Ce gouvernement est officiellement reconnu le mois suivant par les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont obtenu des Soviétiques la promesse d’élections libres lors de laconférence de Yalta.
L’expulsion des 2,5 millions d’Allemands des Sudètes met fin à une présence vieille de sept cents ans et permet à laTchécoslovaquie d’avoir une population à 95 % tchèque ou slovaque.
2 août :décret du président Beneš supprimant la citoyenneté tchécoslovaque pour les personnes d’origine ethnique allemande et magyare[216]. Les décrets du21 juin et du25 octobre confisquent sans indemnité tout le patrimoine des ressortissants germaniques et hongrois de Tchécoslovaquie[217]. Unesérie de décrets permettent l’expulsion de 2,5 millions d’Allemands des Sudètes (1945-1946). La majorité est dirigée vers la Bavière, une partie vers l’Autriche[218].
6 août : les Soviétiques établissent des relations diplomatiques avec la Roumanie[219], reconnaissant de facto le gouvernementGroza. Les17 et19 août, les Anglo-Saxons, qui veulent s’assurer de sa représentativité, informent le roiMichelIer qu’ils ne reconnaissent pas le gouvernement Groza[220].
à Paris : des Américains célèbrent lavictoire sur l’empire du Japon en brandissant la nouvelle de la fin de la guerre en grands titres sur leurs éditions quotidiennes.
17 août : première réunion àMexico desCortes espagnols en exil. La Junte d’union nationale et la Junte espagnole de libération se regroupent en un gouvernement en exil présidé parJosé Giral et se préparent à entrer enEspagne.Diego Martínez Barrio est désigné comme président de la Seconde République espagnole en exil[223].
21 août : « Grève royale » en Roumanie. Le roiMichelIer tente de se débarrasser dePetru Groza en formant un nouveau « gouvernement démocratique », incluant lespartis libéral etpaysan. Groza refuse de démissionner et le roi en appelle aux Alliés (coup d’État royal). Il se retire àSinaia et refuse de signer les décrets du gouvernement[220].
8 octobre : autorisation du Mouvement d’union démocratique (Movimento de Unidade Democrática, MUD), parti d’opposition auPortugal[227]. Il n’aura aucun représentant à la chambre. Cette prétendue libéralisation politique permet àSalazar de surveiller les opposants.
création auPortugal duPIDE, Police internationale de défense de l’État (1945-1969)[229]. L’instruction des procès politiques est officiellement enlevée au juge pour être confiée à la police politique. Des tribunaux spéciaux(plenarios) sont créés àLisbonne et àPorto.
4 novembre,Hongrie : le Parti des petits propriétaires, dirigé parZoltán Tildy, remporte les élections législatives au détriment du parti communiste avec 57 % des mandats[117]. La république est proclamée en et Tildy élu président. Un gouvernement de coalition est formé, avec une participation disproportionnée des communistes.
9 novembre -21 décembre : conférence de Paris sur lesréparations imposées à l’Allemagne[232]. À l’issue de la conférence, les Soviétiques ont commencé les prélèvements dans leur zone. Les occidentaux recevront un certain pourcentage de biens d’équipements industriels.
11 novembre : élection d’une Assemblée constituante en Yougoslavie[145]. Les modérés, officiellement empêchés de présenter des candidats, boycottent les élections. Les candidats du Front populaire, contrôlés par les communistes, obtiennent 80 % des voix.
13 novembre, Pologne : le communisteWładysław Gomułka est nommé Ministre des territoires libérés, un poste créé pour l’administration des territoires cédés par l’Allemagne[233].
27 décembre : communiqué final de laconférence de Moscou réunissant les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’URSS du 16 au. Staline fait des concessions dans sa sphère d’influence : élections libres enHongrie et enAutriche, retrait de l’Armée rouge deTchécoslovaquie, élections acceptables enBulgarie. EnRoumanie, les Britanniques et les Américains exigent pour reconnaître le gouvernementPetru Groza l’inclusion de représentants duPNP et duPNL, ce qui est fait non sans réticence[88].
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