1er mars :Gabriel Terra prend ses fonctions de président de l’Uruguay[10] à la suite de la victoire descolorados aux élections du. Les secteurs patronaux s’organisent en un puissant comité de vigilance pour stopper les volontés réformatrices desBatllistes. Dans un contexte de crise économique, le président Colorado Terra, une fraction duparti Blanco et l’oligarchie réclament le retour au présidentialisme, tandis que les Batllistes et l’autre fraction duparti Blanco signent en septembre lepacto de chinchulín qui leur permet d’être majoritaires dans l’exécutif collégial[11].
5 mars :Daniel Salamanca Urey, victorieux des élections du4 janvier, est inauguré président deBolivie[10]. Homme fort au service de l’oligarchie, il attribue l’agitation sociale à la « propagande communiste étrangère ». Incapable de calmer le climat social et politique en dépit d’un sévère « loi de défense sociale », Salamanca détourne l’attention des Boliviens sur la rivalité duParaguay au sujet duChaco.
27 juillet : à la suite de la crise économique, le généralIbáñez est contraint de démissionner auChili sous la pression populaire. Neuf présidents se succèdent entrejuillet 1931 etoctobre 1932. Pendant la période, uneRépublique socialiste est proclamée et dure moins de trois mois[10].
24 août : démission du Président constitutionnel de l’ÉquateurIsidro Ayora, affaiblit par la crise mondiale qui a durement atteint le marché du cacao[15].
23 octobre : auParaguay, une manifestation d’étudiants demandant le retour au pays des militaires en poste à l’étranger, et plus de fermeté dans les négociations avec la Bolivie, est réprimée par la garde présidentielle ; onze personnes sont tuées et de nombreuses autres sont blessées[10].
23 mars, conflit entre leTibet et laChine : à la suite d'une dispute entre les monastères deDragyab et de Beri auKham enjuillet 1930, l’armée tibétaine occupe Beri etKandzé auSichuan, puisNyarong le10 avril ; sur la suggestion deLiu Wenhui, président du gouvernement du Sichuan,Tchang Kaï-chek informe letreizième dalaï-lama de la nature du conflit, car il semble ignorer la réalité de la situation. Thubten Gyatso répond le24 mars qu’il a ordonné un cessez-le-feu mais qu’il faudra plusieurs semaines pour que l’information atteigne la zone des combats. Sur le terrain, les forces tibétaines continuent leur avance versDartsedo tandis que les Chinois se replient. Le gouvernement chinois tente d’entrer en contact avec le dalaï-lama par l’intermédiaire de son représentant, Konchog Byunas, l’abbé dupalais de l’Harmonie éternelle de Pékin, qui vient d’arriver a Nankin, tandis que les envoyés de laCommission des affaires mongoles et tibétaines arrivent en juin à Dartsedo pour négocier avec les généraux tibétains. Ceux-ci refusent de rendre les villes occupées et les combats continuent. Le Conseil d’État chinois charge alorsLiu Wenhui de constituer une armée, qui alliée aux forces deMa Bufang, gouverneur de la province duQinghai, reprend Beri, Kandzé et Nyarong à l’automne 1932, puis l’importante ville deDergé[24].
25 avril : scission dans le mouvement indépendantiste auxIndes orientales néerlandaises ; lePNI est dissout et le29 avril, Sartono, qui assure l’intérim deSoekarno, annonce la création du Partindo (Partai Indonesia), réunissant ceux qui restent fidèles au programme du PNI ; endécembre 1931,Sutan Sjahrir et le docteurMohammad Hatta créent leClub Pendidikan Nasional Indonesia (Club de l’éducation nationale indonésienne)[28].
21 septembre : à la suite de l'incident de Mandchourie, le gouvernement chinois saisit le Conseil de laSociété des Nations en vertu de l’article 11 duPacte[35].
3 décembre :Gandhi plante un arbre devant Kingsley Hall, East End, Londres, Angleterre. L’arbre est détruit lors de la seconde guerre mondiale dans un bombardement et replanté par Lady Attenborough en 1984.
Royaume-Uni : démission du gouvernement travailliste devant les critiques que suscite sa politique économique auprès de sa base. Constitution d’un gouvernement d’union nationale par le travaillisteRamsay MacDonald,Premier ministre du Royaume-Uni, qui est exclu du parti (fin en1935)[52].
3 septembre :AlexandreIer proclame la fin de la dictature et promulgue la nouvelle Constitution duroyaume de Yougoslavie. De fait, la dictature royale continue. Une majorité des groupes d’opposition boycotte les élections parlementaires qui suivent. Certains se radicalisent[54].
21 septembre : crise monétaire au Royaume-Uni. L’État est au bord de la banqueroute. LeRoyaume-Uni abandonne l’étalon-or et dévalue lalivre sterling de 30 %. Les exportations retrouvent leur compétitivité[1].
28 mars : promulgation d’un décret d’urgence pour combattre les « débordements » politiques[59].
11 mai : faillite duKredit Anstalt deVienne[60]. Effondrement financier et économique de l’Allemagne et de l’Autriche. Les faillites duKredit Anstalt de Vienne et celle de laDanatbank àBerlin déclenchent une véritable panique. En Allemagne, la production industrielle tombe à 53 % de son niveau de 1929. Le pays compte 4 744 000 chômeurs en mars, plus de6 millions à la fin de l’année.
20 juin :moratoire Hoover qui propose un ajournement d’un an pour les dettes de guerre et les réparations[1].
3 octobre : démission du ministre des Affaires étrangèresJulius Curtius après que la négociation d’une union douanière avec l’Autriche en mars est annulée en raison de l’opposition de la France[60].
9 octobre : débutsecond cabinetBrüning nommé par le président Hindenburg (fin le)[61]. Le gouvernement Brüning sauve les banques de la faillite par une série de mesures énergiques : mise des banques sous tutelle pour contrôler l’industrie, déflation, réduction des dépenses budgétaires, baisse des salaires, baisse générale des prix de 10 %.
14 février : début du gouvernement deJuan Bautista Aznar ; le23, il annonce la tenue d’élections municipales avant les élections générales[63].
12 avril : les républicains triomphent auxélections municipales dans les grandes villes, à la surprise générale. Le roi est désavoué. Le gouvernement abandonne le pouvoir le13[63].
25 avril : réforme de l’armée. Décrets d’Azaña qui propose la mise à la retraite sans restriction de solde de 8 203 gradés de l’armée sur 20 576, les autres officiers devant prêter serment de fidélité au nouveau régime[65].
11 mai : incendie de couvents à Madrid, Valence, Alicante, Murcia, Séville, Málaga et Cadix[66]. Cent églises et couvents sont incendiés en 1931.
15 juin : le cardinal-primatSegura, qui s’est prononcé pour le retour du trône le1er mai est expulsé[66].
14 octobre : le président du conseilAlcalá-Zamora démissionne pour protester contre les articles de la constitution et les violences populaires. L’intellectuel de gaucheManuel Azaña forme le gouvernement[69].
21 octobre : la loi de défense de la république suspend certaines libertés constitutionnelles, notamment contre ceux qui déclenchent des grèves sans préavis et sans solliciter d’arbitrage[69].
20 novembre : lesCortès déchoient le roi Alphonse XIII de la nationalité espagnole, confisquent ses biens et lui interdisent l’accès au territoire[70].
9 décembre : approbation de laconstitution, élaborée sur le modèle de celle de larépublique de Weimar. Elle proclame « une république démocratique des travailleurs de toutes les classes » et institue un parlementarisme absolu (chambre unique élue au suffrage universel). L’article 3 pose le principe de laséparation de l’Église et de l’État[63]. Les écoles congréganistes sont fermées. Les ordres religieux qui font vœux d’obéissance à une autorité distincte de celle de l’État (jésuites) sont supprimés[66].
↑Papa Samba Diop, Hans-Jürgen Lüsebrink, Ute Fendler, Christoph Vatter,Littératures et sociétés africaines : regards comparatistes et perspectives interculturelles : mélanges offerts à János Riesz à l'occasion de son soixantième anniversaire, Gunter Narr Verlag,, 593 p.(ISBN978-3-8233-5854-1,présentation en ligne)
↑Mauricio Avella Gómez,Las instituciones laborales en Colombia : contexto histórico de sus antecedentes y principales desarrollos hasta 1990, Universidad de Bogotá Jorge Tadeo Lozano,, 219 p.(ISBN978-958-725-090-9,présentation en ligne)
↑Daniel Noemi Voinmaa,Revoluciones que no fueron : ¿arte o política? : Más allá de realismos y vanguardias en América Latina, Cuarto Propio,(ISBN978-956-260-633-2,présentation en ligne)
↑Abraham Quezada Vergara,Diccionario de historia y geografía de Chile, RIL Editores,(présentation en ligne)