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| 18e régiment d’instruction des transmissions | |
Insigne régimentaire du18e régiment d'instruction des transmissions. | |
| Création | |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'instruction |
| Rôle | Formation |
| Fait partie de | Brigade d'appui numérique et du cyber |
| Garnison | Dieuze |
| Ancienne dénomination | 18e régiment du génie 18e régiment de transmissions |
| Devise | "Ardent et généreux" |
| Inscriptions sur l’emblème | Allemagne 1945 |
| Anniversaire | Saint-Gabriel |
| Décorations | 2e et3e cies : Croix de guerre 1914-1918 1 palme 1re cie :Croix de guerre 1939-1945 1 étoile de vermeil 4e cie : Croix de guerre 1939-1945 1 palme |
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Le18e régiment d'instruction des transmissions (18e RIT) est un régiment de l'Armée de terre française crée en1923 sous le nom de18e régiment du génie puis18e régiment de transmissions. C'est aujourd'hui un régiment d'instruction basé àDieuze
: naissance du18e régiment du génie constitué de 2 bataillons à Nancy.
Fin de l'année 1923 : le18e Régiment du Génie passe à 4 bataillons :
: Le Général Rollin, son premier chef de corps reçoit son drapeau. : dissolution du3e bataillon du18e Régiment du Génie et création du28e Régiment du Génie par fusionnement du :
: le42e Bataillon de Génie, unité des sapeurs télégraphistes, devient le3e Bataillon du18e Régiment du Génie à Mayence.
: le3e bataillon du18e Régiment du Génie rejoint les deux bataillons à Nancy. Les1er et2e bataillons deviennent des bataillons de campagne (normaux) et le3e devient un bataillon de région fortifiée.
En 1935 : le4e bataillon est créé àMetz.
De 1935 à 1940, laligne Maginot s’appuyait en grande partie sur l’efficacité de son système de transmissions. Celui-ci, principalement axé sur le téléphone nécessitait une infrastructure unique couvrant l’intégralité du front fortifié.La construction, l’entretien et l’exploitation de ce réseau sont confiés dès le temps de paix aux compagnies de sapeurs télégraphistes dans le secteur qu'elles ont chacune en charge. Le commandant de compagnie ou le chef de détachement est le Chef du chantier transmissions de la Chefferie des Travaux du Génie.
Dans le Nord-Est, c’est au18e régiment du génie qu’échoit cette mission :
Du fait de l’importance des effectifs et de la spécificité de la tâche, il était prévu que ces deux bataillons fusionnent en 1939 pour ne former qu’un seul régiment. La mobilisation rendra impossible cette mise sur pied.
Jusqu'au second conflit mondial, le régiment va former des générations de sapeurs télégraphistes.
: le18e Régiment du Génie est dissous pour former les compagnies télégraphiste et radio télégraphiste de Division et Corps d'Armée le long de la frontière qui vont assurer les communications des grandes unités des armées : la4e Armée, 3 corps d'armée, 9 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie.
En temps de paix, c'est le4e Bataillon du18e Régiment du Génie qui assure la gestion, l'entretien et les travaux relatifs au réseau de transmission de la Région Fortifiée de Metz.
La guerre nécessitant un effectif bien plus important que celui du temps de paix entraîne dès la mobilisation la dissolution des régiments du génie. Les effectifs de ces régiments sont alors regroupés en bataillons du Génie de Forteresse, chaque bataillon couvrant un secteur fortifié.Ces bataillons sont composés de deux compagnies d’ouvriers du Génie et de deux compagnies chargées de l’exploitation et de l’entretien du matériel téléphonique (Cies 20x/81) et du matériel de radiotélégraphie (Cies 20x/82).Elles sont placées sous le commandement de l’officier placé à la tête de la compagnie du temps de paix devenu Commandant des transmissions du secteur fortifié dès la mobilisation et basé au PC du secteur.
Les sous-officiers en place dès le temps de paix et les sapeurs ayant pris une part active à la construction du réseau (dits sapeurs anciens) qui constituaient l’effectif de la compagnie du temps de paix forment dès la mobilisation l’encadrement des nouvelles compagnies constituées.
Secteur de Crusnes
Secteur de Thionville
Secteur de Boulay
Secteur de Faulquemont
Secteur de la Sarre
La compagnie mixte des transmissions 48/84 est affectée à la2e Division Légère de Cavalerie, chargée sous les ordres du Général BERNIQUET de barrer devantSaint-Valery-en-Caux la route de la mer,. Elle est citée à l'ordre de l'Armée. La4e compagnie en est l'héritière.
Avril 1940 dans lesArdennes -18e RG2e DLC - Sgt RENAUD Sgt ROIRET
Les difficultés pour communiquer éprouvées en mettent en évidence une insuffisance de moyens et la nécessité de soustraire les transmissions à la tutelle du génie.
: la subdivision « Sapeur Télégraphistes » du Génie devient l’Arme des Transmissions, par décret ministérielno 3600/EMA/1 du, les transmissions deviennent une arme distincte du génie, au sein de l’armée d’armistice.
Moins de six mois après la création de l’Arme des Transmissions, le débarquement allié en Afrique du Nord entraîne l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, et la fin de l’armée d’armistice. Néanmoins, le général Merlin prend à Alger la destinée de l’arme en main. Les transmetteurs reprennent le combat dans les campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. Afin de privilégier l’engagement des hommes au combat, le général Merlin ouvre l’accès des transmissions aux femmes pour occuper des postes de centralistes téléphoniques et télégraphiques, et d’exploitants radio. Naît ainsi le corps féminin des transmissions. Ces spécialistes seront communément appelées « les Merlinettes ». Certaines participeront aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.

: création de 4 Centre d'Instruction et d'Organisation des Transmissions.Le C.I.O.T. 618 est stationné au camp STEHELIN àCaudéran près deBordeaux.
: le18e régiment des transmissions est créé à Grenoble, à partir du CIOT 618 et reçoit pour drapeau l’ancien emblème du18e Régiment du Génie démarqué « TRANSMISSIONS ». La plupart des unités entrant dans sa composition, issues des détachements des1er corps,2e corps,3e division,5e division blindée,10e division d'infanterie, ont fait campagne en Afrique du Nord, en Italie, en France et en Allemagne avec laIre Armée.
Parmi ces unités, laCompagnie de transmissions 807 est citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de la croix de guerre et étoile de vermeil. Ses faits d'armes reconnus vaudront au drapeau du régiment de porter l'inscription "Allemagne 1945" dans ses plis.
Lescompagnies 806/1 et806/3 dont les1re et3e compagnies sont héritières, ont été citées, elles aussi, à l'ordre du corps d'armée.
Dissous le (DM n°3102/EMA/I du 7 mars 1946), il est reconstitué le1er mai de la même année enAutriche à partir des réserves de laIre Armée. Cependant, la tradition voulant que le « 18 » soit un régiment de Lorraine, un second18e régiment de transmissions est créé le à Metz (caserne Grandmaison àMetz pour le1er bataillon et caserne Molitor àNancy pour le second). Les deux « 18 » vont coexister pendant trois mois avant que le « 18 » d’Autriche ne prenne le numéro « 42 » le.
, le18e régiment de transmissions deMetz est dissous. Les 2 bataillons autonomes deviennent le18e Bataillon stationné à Metz et le118e Bataillon stationné à Nancy et assurent la garde du drapeau.
Le18e régiment de transmissions en 1950 à Metz.
118e bataillon de transmissions
: le régiment est reconstitué à Metz à partir du118e bataillon de transmissions.
: le18e régiment des transmissions rejointÉpinal, dans les quartiers de la Vierge.
Pendant cette période il reçoit l’ordre d’instruire, sur le plan national, les recrues dans la technique de l’arme des transmissions.
: le4e bataillon est créé, il comprend 3 unités demonteur de lignes fixes.
Du à 1964 : le4e bataillon arrive en Afrique du Nord.
: le4e bataillon est dissous pour donner naissance à trois bataillons de transmissions :
: le18e RT change d’appellation et devient le18e régiment d’instruction des transmissions (18e RIT) dans le quartier Varaigne d’Épinal.
: la5e compagnie du1er bataillon s'installe àMontmédy.
: à Montmédy, se trouvent 2 compagnies : la5e compagnie (instruction ligne) et la9e compagnie (exploitant radio).
: le détachement de Montmédy prend l'appellation du3e bataillon du18e RIT.
: le18e RIT devient18e régiment de transmissions (DM n°13821 / EMAT du 26 octobre 1964).
: dissolution de la7e compagnie du2e bataillon.
: la5e compagnie du3e bataillon est transférée à Metz.
: le3e bataillon du18e RT est dissous.Il donne naissance au43e régiment de transmissions, stationné à Nancy.
Le18e régiment de transmissions redevient18e régiment d'instruction des transmissions.
: création de la738e compagnie de guerre électronique, rattaché au18e RIT à Épinal.
: dissolution des1er et2e bataillons.Dissolution de la6e compagnie.
La7e compagnie devient la4e compagnie.
: création d’un détachement expérimental duRéseau intégré des transmissions automatiques (RITA).
: dissolution des3e et4e compagnies.
: dans le cadre de la restructuration de l’armée de terre, le18e RIT retrouve son appellation d’origine18e régiment de transmissions.
Il assure les liaisons du général commandant le1er Corps d’Armée.

: dissolution de la 738e compagnie de guerre électronique.
: restructuration de l'unité expérimentale RITA à deux unités (6e et7e compagnie).
: création de la5e compagnie (centres nodaux - raccordement).
: présentation des matériels RITA à des officiers généraux de l'Armée indienne.
: dissolution de la5e compagnie.
: vente du système RITA auxÉtats-Unis.
: le18e RT défile sur l'avenue des Champs-Élysées sous les ordres du colonel Kuntz (chef de corps).
1er juillet : le18e RT devient un élément organique de la FAR (Force d'action rapide).
: inauguration du square du18e régiment de transmissions à Épinal.
à : il participe à l’opération Daguet.
: après trois années au sein de la FAR, le18e RT rejoint le3e corps d’armée puis la brigade de transmissions créée le.
: le18e RT est dissous à Épinal.
: le18e régiment de transmissions est recrée àBretteville-sur-Odon (près deCaen) dans le quartier Kœnig.
: il reçoit son drapeau sur laplace d'armes de Caen par le général Thorette, chef d’état-major de l’armée de terre.
À l'été 2008, le régiment apprend qu'il est dissous en 2010. Une partie des unités "SIC" (1er,2e,3e et4eCie) seront « déplacées » pour la montée en puissance du nouveau41e régiment de transmissions deDouai.
Le centre de formation initiale des militaires du rang deDieuze est créé le et relève le13e régiment de dragons parachutistes transféré aucamp de Souge. Son rôle est de former les nouvelles recrues des différents régiments de la1re brigade mécanisée et de labrigade de transmissions et d'appui au commandement.
En2016, dans le cadre de la réorganisation de l'Armée de terre, il rejoint le commandement des systèmes d'information et de communication (devenucommandement de l'appui terrestre numérique et cyber en2024).
Le, le drapeau du18e RT est confié au CFIM de Dieuze[1]. Le18e RT retrouve ainsi laLorraine et sa mission de régiment d’instruction.
À l'été2019, le CFIM de Dieuze change d’appellation et devient le CFIM des transmissions -18e régiment de transmissions[2].
Le CFIM des transmissions -18e RT est constitué d’un état-major, d’un bureau instruction, d’un bureau logistique et de deux compagnies d’instruction. Sa capacité maximale d'instruction est de 400 recrues. Entre 2011 et 2018, il a formé plus de 7 000 militaires.
Il est chargé de la formation initiale des engagés volontaires des régiments de labrigade d'appui numérique et du cyber ainsi que des unités rattachées géographiquement.
Le, le CFIM -18e RT change d'appellation et redevient le18e régiment d'instruction des transmissions (18e RIT)[3]. Le 28 août 2025, le18e RIT est institué héritier du18e régiment de transmissions par filiation directe[4].
Écu moderne d'argent au ciel d'azur chargé en pointe d'une croix de Lorraine d'émail blanc adextrée (rappelant l’attachement à la Lorraine) et senestrée de deux chardons degueules tigés en feuillés de sinople à la champagne du même (rappelant la ville de Nancy)[5]
"Ardent et généreux"
La composition du drapeau '. Voirici.
Il porte l'inscription[6]:
Le : le18e régiment des transmissions est créé à partir du CIOT 618 et reçoit pour drapeau l’ancien emblème du18e régiment de génie démarqué "TRANSMISSIONS". La plupart des unités entrant dans sa composition, issues des détachements des1er CA,2e CA,3e DIA,5e DB,10e DI, ont fait campagne en AFN, en Italie, en France et en Allemagne avec la1re armée. Parmi ces unités, la compagnie de transmissions 807 est citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de lacroix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil. Ses faits d'armes reconnus valent au drapeau du régiment de porter l'inscription "ALLEMAGNE 1945" dans ses plis.
Pendant laPremière Guerre mondiale, l'action des sapeurs télégraphistes est héroïque. Ils déroulent leurs câbles sous la mitraille et les obus, avancent à la vitesse des vagues d'assaut jusqu'en première ligne, rampent pour réparer les fils coupés, récupèrent le matériel lors des replis et exploitent les centraux de campagne dans les pires conditions, parfois en présence de gaz toxiques.Le détachement du8e Régiment du Génie attaché à la38e division d'infanterie, sous les ordres des lieutenants Merlin, Pichery, Pauwels et Sambuc, s'illustre tout particulièrement et obtient la croix de guerre 14-18 avec palme le. Deux nouvelles citations, avec étoile de vermeil et palme s'ajoutent le et le. Par une décision du, ce détachement est autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.
La croix de guerre 14-18 est ensuite attribuée aux trois premières compagnies en souvenir des valeureux sapeurs télégraphistes de l'Armée Manginlors de laseconde bataille de la Marne en 1918.
Le naît le18e régiment de génie constitué de 2 bataillons à Nancy. Le18e RG est l'héritier des traditions de ces valeureux sapeurs télégraphistes de l'armée Mangin dont les titres de gloires valent aux fanions des 3 premières compagnies du18e RT de porter la croix de guerre 14-18.
L’historique du régiment conservé par le service historique de la défense, précise que le régiment a compté un bataillon à cinq compagnies du type forteresse avant guerre. Il précise, dans son annexe cinq, que les unités du18e régiment de transmissions ont été réparties dans un certain nombre de grandes unités dans la région fortifiée de la Lauter, les secteurs fortifiés des Vosges, de Haguenau, de Rohrbach, du Bas-rhin et dans le secteur défensif de la Sarre, au début du second conflit mondial. Tous ces éléments confortent la filiation du régiment avec les troupes de forteresse.
La tenue de tradition du18e régiment de transmission se compose des épaulettes de tradition propres à chaque catégorie de grades et comporte la ceinture de laine kaki des troupes de forteresse.
D’ailleurs, le chant du régiment rend déjà hommage à ces dernières : "Des vieux sapeurs au cœur des forteresses nous héritons nos lettres de noblesse".
Tenue de tradition sur la base de la tenue de combat : T33 pour l’ensemble du personnel
Garde au drapeau :
Insignes des compagnies :
Au lendemain de cette grande guerre,
C’est en Lorraine que tout a commencé.
Des vieux sapeurs au cœur des forteresses, (bis)
Nous héritons nos lettres de noblesse. (bis)
REFRAIN
En d’autres temps de misère et de fer,
Naquit cette arme qui fait notre fierté.
D’Afrique du Nord jusqu’aux rives de Provence, (bis)
Les transmetteurs ont débarqué en France. (bis)
REFRAIN
De l’Allemagne aux sables du désert,
Sur tous les fronts la cuirasse a brillé.
Sachons puiser dans nos pages de gloire, (bis)
L’ardeur, la foi qui feront notre histoire. (bis)
REFRAIN
Sur cette terre meurtrie de Normandie,
Les transmetteurs arrivent aujourd’hui.
Les sacrifices que tant ont accordés, (bis)
Le18e saura s’en inspirer. (bis)
REFRAIN
REFRAIN :
Et si demain la Patrie nous appelle,
Nous partirons remplis de ton ardeur,
Tressaille l’ennemi et sonne le rappel,
Saint Gabriel, et nous serons vainqueurs.
PascalLambert,TM32 : Le téléphone dans la ligne Maginot,(lire en ligne).