26 janvier : environ 2 000 personnes manifestent àMontréal contre le projet de loi obligeant la ville à payer sa part dans la construction duQuébec, Montréal, Ottawa et Occidental (le chemin de fer de la rive nord). La métropole ne veut plus la payer depuis qu'elle a appris que la voie ferrée passera parTerrebonne au lieu d'entrer dans l'île[2].
lemaire de Montréal,Jean-Louis Beaudry, s'oppose officiellement au projet de loi Angers sur les subventions des municipalités à la construction duQuébec, Montréal, Ottawa et Occidental[3];
dans son discours du budget, le trésorierLevi Ruggles Church annonce de nouveaux impôts pour solder la construction des chemins de fer. Le déficit anticipé est de 610 000 $[4].
6 février : quelques centaines de personnes manifestent devant l'Hôtel du Parlement de lacôte de la Montagne, protestant contre le projet de loi parrainé par le procureur généralAuguste-Réal Angers qui obligerait plusieurs municipalités à payer leurs contributions sur la construction du chemin de fer de la rive nord. Certaines d'entre elles parviennent à casser quelques fenêtres de l'immeuble avant d'être refoulées[1].
11 avril : àOttawa, le chef conservateurJohn A. Macdonald présente une motion blâmant le geste du lieutenant-gouverneur. La motion est battue 112 voix contre 70[10].
25 mai : les tailleurs de pierre travaillant à la construction du nouvelhôtel du Parlement se mettent en grève lorsqu'ils apprennent que leur employeur a baissé leurs salaires et engagé des ouvriers spécialisés venus deMontréal[13].
3 juin : desbriseurs de grève venus deTrois-Rivières et de Montréal sont engagés pour remplacer les ouvriers en grève sur les chantiers de construction de l'hôtel du Parlement. Ils sont pris à partie par les grévistes[14].
12 juin : la milice doit intervenir pour réprimer une émeute menée par les grévistes àQuébec. L'escarmouche se termine par la mort de 2 manifestants[15].
18 juin : le discours du budget dePierre Bachand annonce des dépenses de 2 314 000 $ pour l'année en cours[16].
17 juillet : l'Assemblée législative adopte un projet de loi abolissant leConseil législatif. Pour être en vigueur, il a cependant besoin d'être avalisé par le Conseil lui-même qui le rejette[1].
19 juillet : un vote de non confiance proposé parChapleau est rejeté de justesse par l'Assemblée législative[18].
↑ChristianBlais, GillesGallichan, FrédéricLemieux et JocelynSaint-Pierre,Québec, quatre siècles d'une capitale, Québec, Les Publications du Québec,,p. 36.