28 juillet,Constantinople : le pacha de RoutschouckMustapha Beiraktar, qui assiège lepalais de Topkapı, exige du sultan ottomanMustafa IV qu’il délivre son cousinSélim III pour le rétablir sur le trône. Mais Mustafa IV fait mettre à mort son prisonnier. Il est déposé et Mustapha Beiraktar place sur le trône son frèreMahmud II (fin de règne en1839). Mustapha Beiraktar devient son grand vizir[5]. Mahmud II remet à l'ordre du jour le programme de réforme de l'empire.
4 octobre : les Britanniques cherchent à nouer des relations commerciales avec leJapon. La frégateHMS Phaeton entre en force dans le port deNagasaki mais est refoulée[6].
NapoléonIer envisage la reconquête de l'Égypte pour que les Britanniques ne la gardent pas[8].
LeRoyaume-Uni entretient une escadre au large des côtes de l’Afrique occidentale afin de lutter contre latraite des Noirs, le "squadron"[9]. De deux navires en 1808, elle atteint un maximum de 30 au milieu du siècle. Les patrouilles navales interceptent les convois d’esclaves en partance pour l’Amérique. Dès1815, 6 000 esclaves sont ramenés dans la colonie britannique deSierra Leone[10], où ils se joignent aux esclaves affranchis astreints à la culture ducoton, et ducafé par une compagnie commerciale britannique.
8 mars : le roi Jean VI de Portugal arrive àRio de Janeiro[12]. Son arrivée déchaîne l’enthousiasme. Le roi abolit le régime du monopole et proclame la liberté industrielle (1er avril[13]). Il dote Rio d’institution scientifiques et artistiques : École de médecine et de chirurgie, Lycée des Arts, Bibliothèque royale (1810), Imprimerie royale (), Observatoire astronomique, académie militaire (1810), archives militaire avec une cartothèque[14].
19 mai : rejet d'un projet de loi sur le salaire minimum au Royaume-Uni[28] ; des troubles sociaux éclatent àManchester et dans leLancashire à la suite de la hausse des prix (mai-juin)[29]. Face à la crise, l’opinion britannique commence à demander la paix. Des pétitions circulent. Le gouvernement résiste à la pression et l’agitation retombe, faute d’encadrement (prison ou exil des radicaux depuis la grande répression de 1798-1799).
8 septembre : convention fixant la dette de la Prusse à cent quarante millions dethalers ; Napoléon retire ses troupes de Prusse à l’exception des forteresses deGlogau, deKüstrin et deStettin, occupées jusqu’au versement du solde des contributions de guerre[34] (plus de 245 millions de thalers avec l’indemnité, soit près d’un milliard de francs entre1806 et 1808[35]).
5 novembre : clôture de la diète de Presbourg. Dernière levée de troupes selon le système de l’insurrection nobiliaire enHongrie[38]. Les armées hongroises engagées dans les guerres napoléoniennes atteignent jusqu’à 35 régiments, soit plus de 115 000 hommes.
18 novembre : définition d'un statut des villes enPrusse dont les conseils municipaux seront élus par les bourgeois résidents[39].
24 novembre : Napoléon, apprenant que le ministre prussienStein préparait une revanche contre les Français, exige sa démission et fait confisquer ses biens. Stein s’enfuit en Autriche[34].Altenstein etDohna prennent la tête du ministère (fin le)[40].
19 avril : Ferdinand VII, escorté parSavary se rend à Bayonne. Napoléon lui propose la Toscane le lendemain[41].
30 avril :entrevue de Bayonne[42]. À l’issue d’une sordide querelle, Ferdinand restitue la couronne à son père, puis part en captivité àValençay (10 mai). Charles IV est contraint par Napoléon de lui remettre la couronne (il mourra enItalie). L’empereur la donne à son frère aînéJoseph (6 juin), roi de Naples, décision approuvée par une assemblée de notables espagnols réunie à Bayonne (7 juillet)[41]. Les colonies refusent de le reconnaître, ce qui aboutit à une autonomie de fait.
2 mai :insurrection duDos de Mayo[41] et début de laguerre de résistance espagnole (fin en1814), provoquée par le mécontentement de la population espagnole après l'invasion de l'Espagne par les armées deNapoléon et l'installation de son frère Joseph comme roi. Le peuple de Madrid exaspéré par les troupes deMurat, se révolte aux cris de « Mort aux Français ». L’affrontement fait 200 morts français pour 500 à 1 000 espagnols, en tenant compte de la sanglante répression du3 mai (Tres de Mayo, de Goya).
24-30 mai : le soulèvement est général, animé par le clergé et la noblesse espagnole. Il se manifeste par une guerre d’escarmouche menée par des paysans. Une junte insurrectionnelle se substitue dans chaque province aux autorités (àOviedo le25 mai)[43]. Fin juin, les juntes prennent contact avec leRoyaume-Uni, qui leur accorde subsides et conseillers militaires.
19 juillet : les Français sont défaits àBailen.Dupont, qui marchait surCadix après avoir ravagéCordoue, est encerclé parCastaños près de Bailen et doit capituler le22 juillet[52]. Ses soldats prisonniers seront décimés par les conditions de détention (3 000 survivants sur 16 000).
2 décembre : décrets deChamartin. Napoléon abolit les droits féodaux, supprime le tribunal de l’Inquisition, sécularise et met en vente les biens des monastères[60]. Les juntes proposant un régime constitutionnel et libéral, les décrets de Chamartin n’ont pratiquement aucun effet sur le peuple.
10 décembre : le général britanniqueJohn Moore avance à partir deSalamanque avec 60 000 Anglo-Espagnols pour couper la retraite aux Français où les chasser de Madrid[61],[62].
↑G. Laffaille,Mémoires sur la campagne du corps d'armée des Pyrénées-Orientales, commandé par le général Duhesme, en 1808, Anselin et Pochard, successeurs de Magimel,(présentation en ligne)
↑ab etcJean de Dieu Soult,Campagnes des Généraux Français depuis la révolution de 1789 jusqu'à nos jours : Campagnes de Galice et de Portugal (1809) par le Maréchal Soult, Bureau des Annales Militaires,(présentation en ligne)