31 mars :Calonne publie ses réformes jusqu’alors tenues secrètes pour en appeler à l’opinion publique[3]. Abandonné par le roi, il doit démissionner (8 avril).
1er mai :Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, est poussé au pouvoir par son corps et par la coterie de la reine et devientministre des finances (fin en1788)[5]. Les notables et les parlements lui accordent un emprunt de 67 millions, ce qui permet d’éviter la banqueroute.
26 juin : édit instituant desassemblées provinciales et des municipalités élues. Le doublement duTiers état, le vote par tête et le suffrage censitaire prévu mécontente les privilégiés[8].
27 juin : déclaration qui remplace lacorvée en nature par un impôt en argent[4].
6 août :lit de justice tenu à Versailles pour enregistrer les édits fiscaux[11]. Le parlement de Paris, la cour des comptes, la cour des aides, tous les parlements des provinces protestent et demandent la convocation des états-généraux.
7 août : début d’une révolte nobiliaire (fin en1788). Une partie du Parlement de Paris admettant en son sein plusieurs aristocrates contestataires - leduc d’Orléans, lesducs de Montmorency-Luxembourg,de Praslin,d’Aumont, deBéthune-Charost,d’Uzès,de Luynes, le marquis deLa Fayette - se constitue sans autorisation royale enChambre des pairs et déclare l’enregistrement de la veille « nul et illégal ». Le 10,Adrien Duport prononce un discours applaudit contre l’arbitraire, le vizirat des ministres et les lettres de cachet. Le 13,Duval d’Eprémesnil est porté en triomphe, après avoir fait voter un arrêt déclarant les impôts enregistrés de force « contraires à tous les principes, maximes et usages du royaume »[12].
14 -15 août : lesparlementaires parisiens sont envoyés àTroyes pendant la nuit[5]. Du 15 au17 août des émeutes populaires éclatent àParis pour soutenir les parlementaires. La négociation entreLoménie de Brienne et les parlements aboutit à un compromis : le gouvernement envisage de convoquer les États Généraux, mais demande du temps et des moyens financiers pour présenter en1792 un bilan satisfaisant (novembre)[14].
19 août : lebaron de Breteuil ordonne la fermeture de tous les« clubs, salons, lycées et autres sociétés ou assemblées par souscription »[15]. Les réunions des Clubs comme lasociété des Trente (société réunie chezDuport), qui rayonne sur la province grâce à son journal,La Sentinelle du Peuple (-), sont interdites.
19 septembre : retour duparlement àParis. Il accepte d’enregistrer la prorogation de l’impôt des deuxvingtièmes et le lancement d’un emprunt[4]. Le conflit paraît s’apaiser malgré l’enregistrement forcé par lit de justice de l’emprunt et de « l’édit sur les non-catholiques ».
Arrêté du Parlement de Normandie sur l’édit des vingtièmes du 20 décembre 1787
19 novembre : séance royale auParlement de Paris. Le roi remet au Parlement plusieurs édits à enregistrer : sur l’état civil des non-catholiques, enregistré avec difficulté le, sur les douanes aux frontières et sur la levée d’un emprunt de 430 millions en cinq ans. Les magistrats subordonnent leur acceptation à la promesse de convoquer les états généraux pour 1789. Le roi exige alors l’enregistrement d’office. Leduc d’Orléans s’oppose ouvertement au roi son cousin qui en lui demandant s’il entend tenir unlit de justice ou une séance royale et s’exclamant « Sire, c’est illégal ! ». Le lendemain, il est exilé sur sa terre deVillers-Cotterêts[4],[19].
28 novembre : traité conclu à Versailles entreLouis XVI etNguyễn Anh, souverain de laCochinchine en exil, octroyant au royaume de France un monopôle sur le commerce extérieur du royaume et la concession du port deTourane et des îlesPoulo Condor en échange d’une aide militaire pour reconquérir son royaume[20].
28 et30 novembre : des règlements suppriment de plusieurs offices créés par Calonne[21].
↑Alphonse Courtois,Histoire de la Banque de France : et des principales institutions françaises de crédit depuis 1716, Librairie de Guillaumin,(présentation en ligne)