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145e régiment d'infanterie (France)

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145e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 145e régiment d'infanterie (France)
Le145e RI lors dumassacre de Fourmies en 1891, dessin deL'Intransigeant.

Création1795
Dissolution1914
PaysDrapeau de la FranceFrance
BrancheArmée de terre
Typerégiment d'infanterie
Rôleinfanterie
SurnomRégiment de Maubeuge
Inscriptions sur l’emblèmeLoano 1795
Lützen 1813
Wurschen 1813
GuerresGuerres de la Révolution
Guerres de l'Empire
Campagne d'Allemagne
Première Guerre mondiale
BataillesBataille de La Fluvia
Bataille de Loano
Bataille de Mockern
Combat de Weissenfels
Bataille de Lützen
Bataille de Bautzen
Bataille de Wurschen
Combat de Goldberg
Bataille de Katzbach
Combat de Dessau
Bataille de Leipzig
Bataille de Hanau
Prise de Fort l'Écluse
Bataille de Saint-Julien
Combat de Mâcon
Bataille de Limonest
Bataille de Miribel
Siège de Maubeuge (1914)
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Le145e régiment d'infanterie (145e RI) est unrégiment d'infanterie de l'Armée de terre françaisecréé sous la Révolution sous le nom de145e demi-brigade de première formation puis recréé sous lePremier Empire. Il est détruit en1914 et jamais recréé.

Création et différentes dénominations

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Colonels/Chef de brigade

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  • 1795 : chef-de-brigadeFrançois Joseph Thorillon du Bourg de Vacherolles, devenu ensuitegénéral de brigade.
  • 1796 : Le numéro est vacant jusqu'en 1813.
  • 1813 : colonel François-Antoine Nicolas.
  • 1813 : colonel Henry Dolisie.
  • 1814 : Le numéro est vacant jusqu'en 1887.
  • Du au : lieutenant-colonel puis colonel Eugène Uffler.
  • Du au : colonel Joseph-Marius-Achille Parent.
  • Du au : colonel Paul-Théodore Lacroisade.
  • Du au : colonel Henry-Louis Lefebvre.
  • Du au : colonel Joseph-Lucien Persil.
  • Du au : colonel Marie-Charles-Julien-Raoul Martin de Laporte.
  • Du au : colonel Gabriel-Emile Strasser.

Historique des garnisons, combats et batailles

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145e demi-brigade de première formation (1795-1796)

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Guerres de la Révolution

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La145e demi-brigade de première formation est formée en1795 avec les :

Forte de 1 045 hommes, la145e demi-brigade de première formation, placée dans la brigade dugénéralBeyrand, à la1re division sous les ordres dugénéral Augereau fait les campagnes de l'an III et de l'an IV à l'armée des Pyrénées-Orientales. Elle campe en avant deFiguères, au camp de l'Égalité.

Armée des Pyrénées-Orientales
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Bataille de la Fluvia - (26prairialanIII ())

Legénéral Scherer qui avait pris, à la fin de mai, le commandement de l'armée des Pyrénées-Orientales, ordonna un fourrage pour le 14 juin. La divisionAugereau se porta sur les bords de laFluvia pour le protéger, dans la nuit du 13 au 14. Legénéral Beyrand occupa les hauteurs dePontos, en avant deBascara. Une colonne ennemie de 20 000 hommes déboucha de cette dernière ville et assaillit de toutes parts la brigadeBeyrand qui, malgré sa grande infériorité numérique, résista avec intrépidité. Sur le point d'être cerné, le général Beyrand se vit contraint à la retraite, mais, ayant reçu un renfort de 3 000 hommes de la2e division, il reconquit toutes ses positions et força les Espagnols à repasser la Fluvia. Le fourrage terminé, l'armée revint dans ses camps, emmenant avec elle 300 chariots de blé.
À partir de cette époque, les deux armées ne se livrèrent plus aucun combat. Les Espagnols s'occupèrent de l'instruction de leurs recrues, et les Français, affaiblis par les maladies et les désertions à l'intérieur, se trouvèrent dans l'impossibilité de reprendre l'offensive.

Les grandes chaleurs et l'air malsain de la plaine de l'Ampourdan décidèrent legénéral Scherer à s'éloigner des bords duManol. La145e demi-brigade alla occuper les hauteurs deVillana où elle fut successivement aux ordres des généraux de brigade Genin etThouret. Le général Augereau conserva le commandement de la division. Lapaix avec l'Espagne ayant été signée à Bâle le, les hostilités cessèrent. Sur l'ordre d'une dépêche duComité de salut public, on envoya de suite 6 000 hommes à l'armée d'Italie. Pour échapper aux fièvres qui décimaient son armée, le général Scherer évacua l'Espagne le 20 août, sans attendre l'échange des ratifications. Il laissa seulement 3 600 hommes sous les ordres du général Augereau. La145e demi-brigade fut un des corps qui restèrent enEspagne. L'échange des ratifications eut lieu le 26 août, et les places deRoses et deFiguières furent rendues aux Espagnols le 7 décembre. Les troupes françaises prirent alors des cantonnements dans les environs dePerpignan. L'armée des Pyrénées-Orientales ayant été définitivement dissoute, 33 bataillons organisés en trois divisions commandées par lesgénérauxAugereau,Sauret etCharlet, allèrent renforcer l'armée d'Italie. La145e demi-brigade, forte de 881 hommes, partit deLupiale le 23 septembre, pour se rendre àNice sans s'arrêter.

Armée d'Italie
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Affecté à l'armée d'Italie début novembre, la145e demi-brigade forme avec la147e demi-brigade depremière formation labrigade Saint-Hilaire de la1re division,Augereau. Cette brigade passa sous le commandement dugénéral Bizanet vers la fin du même mois.

Bataille de Loano - (23 et)

D'après le plan arrêté entre le général en chefSchérer et legénéral Masséna, il y eut trois attaques contre les Austro-Sardes; une simulée et deux véritables. Legénéral Sérurier prit le corps de gauche, Schérer celui de droite, et Masséna dirigea la principale attaque contre le centre ennemi.
Les 12 000 hommes arrivés desPyrénées, commandés par legénéral Augereau, étaient à la droite.

L'attaque du centre, par Masséna, réussit à merveille. L'attaque de droite, par le général Schérer, eut aussi un plein succès. L'adjudant généralRusca se porta, au pas de charge, à la tête d'une colonne de 1 700 hommes dont faisaient partie deux bataillons de la145e, sur trois mamelons retranchés qui formaient les avant-postes de l'ennemi, en avant deLoano. Deux des redoutes furent emportées d'assaut en vingt minutes, et la troisième fut abandonnée par l'ennemi épouvanté lorsqu'il se vit sur le point d'être entouré.
Ensuite, l'adjudant-général Rusca seconda le chef de brigadeLannes, et cinq positions retranchées, garnies de canons et placées les unes derrière les autres, furent emportées successivement.
À quatre heures et demie, éclata un orage épouvantable qui amena une profonde obscurité et favorisa l'armée ennemie qui battait en retraite.

Le lendemain, Augereau se jeta à sa poursuite et l'atteignit dans les gorges deSan-Giacomo que Massena occupait déjà, de sorte que les Autrichiens, pressés par derrière, sur leur front et sur leurs flancs, ne purent se défendre. Toute cette partie de l'armée austro-sarde fut mise en déroute.
À la suite de ces succès de la droite et du centre, le général Sérurier, auquel on envoya 5 000 hommes de renfort, prit à son tour l'offensive, les 25, 26, 27 et 28 novembre, et força l'ennemi à se réfugier dans le camp retranché deCeva. Dans cette bataille mémorable, 32 000 Français, dénués des choses essentielles, sans cavalerie, sans pain, sans habits, sans souliers pour la plupart, vainquirent plus de 50 000 Autrichiens et Piémontais fournis abondamment de tout, postés sur des montagnes escarpées, derrière des retranchements défendus par 100 pièces de canon.

Le général Scherer, dans son rapport, rendit justice à l'intrépidité des troupes venues des Pyrénées.

Labataille de Loano termina lacampagne en Italie. Les deux armées prirent leurs quartiers d'hiver, attendant le retour du printemps pour recommencer la lutte. L'armée d'Italie resta abandonnée du gouvernement, qui s'occupait exclusivement de réparer les revers éprouvés sur les bords duRhin. Le dénuement dans lequel on laissa les vainqueurs deLoano empêcha le général Schérer de tirer tout le parti désirable de sa victoire. Il n'y avait plus ni habillement, ni vivres, ni munitions. La faim et la misère entraînèrent les soldats à des excès, qu'on réprima par des moyens disciplinaires rigoureux.

La145e demi-brigade resta à la1re division Augereau, mais la brigade dont elle faisait partie passa sous les ordres dugénéralPerrin, à la fin de1795. La145e demi-brigade fut cantonnée àBardineto.

Un secondamalgame de l'infanterie ayant été prescrit par un arrêté du18nivôseanIV (), la 145e demi-brigade entra dans la composition de la4e demi-brigade deuxième formation, le10germinalanIV ().

L'unité étant dissoute, lenuméro 145 devient vacant.

145e régiment d'infanterie de ligne (1813-1814)

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Guerres de l'Empire

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Le145e régiment d'infanterie de ligne est formé àLyon le, avec les :

Le régiment fut organisé à 4 bataillons de guerre, comprenant 75 officiers et 2 408 hommes de troupe. Ledépôt, primitivement àToulon, fut transféré àMarseille, où l'on créa, le1er avril, le5e bataillon, à 4 compagnies, dont l'effectif total était de 14 officiers et 432 hommes de troupe.

Campagne d'Allemagne
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Le145e fait laCampagne d'Allemagne de1813 à la2e brigade dugénéral Godard de la9e division dugénéral Delmas du3e corps de la Grande Armée, commandé par lemaréchalNey. Cette brigade passa ensuite sous les ordres dugénéralBrayer. Le régiment eut d'abord 4 bataillons de guerre au3e corps. Il était sous les ordres du colonel François-Antoine Nicolas, ancienchef de bataillon du63e de ligne. Des officiers n'étaient pas en état de faire campagne. Le 27 mars et le 9 avril, par ordre dumaréchal Ney, 19 capitaines, 6 lieutenants et 4 sous-lieutenants furent soit congédiés soit mis à la retraite. Après avoir participé à labataille de Mockern, le3e corps était àErfurth vers le 20 avril, lorsque Napoléon vint prendre le commandement de la nouvelle armée qu'il avait organisée.

Dans les derniers jours du mois d'avril, les différents corps se concentrèrent entreLeipzig et laSaale. Le prince Eugène, ayant appris la marche du3e corps, chercha à opérer sa jonction avec lui le plus près possible de Leipzig. Le 26 avril, le3e corps se rendit àNaumbourg. Le 29, son avant-garde rencontra àWeissenfels, une division de cavalerie russe qui fut obligée de se replier.

Le1er mai, l'armée française continua son mouvement sur Leipzig, et le3e corps livra lecombat de Weissenfels, qui contraignitWintzingerode à la retraite. Leprince Eugène opéra sa jonction avec l'Empereur le même jour.

Bataille de Lützen - ()

Le lendemain,2 mai, c'est labataille de Lützen. L'armée russo-prussienne prononça son attaque à dix heures du matin dans la plaine, se dirigeant sur Kaya, présentant plusieurs colonnes très profondes. Aussitôt, le maréchal Ney fil prendre les armes au3e corps qui était au centre de l'armée française et qui soutint d'abord seul toute l'attaque. Ce corps résista avec intrépidité au corps d'armée du généralBlücher, qui était en première ligne et que le général en chef Wittgenstein fit soutenir par deux divisions du corps d’Yorck, puis par le corps deWintzingerode et la réserve de cavalerie russe. Accablé par le nombre, le3e corps avait été obligé d'abandonner les villages de Kleingörschen et de Rahna, lorsque le6e corps français entra en ligne et arrêta net l'ennemi.
Blücher fit donner la garde prussienne, réserve de son corps d'armée, et les Prussiens atteignirent le village de Kaya, qui fut pris, perdu et repris trois fois. Alors, la
division Ricard, dernière réserve du3e corps, s'avança à son tour et reconquit Kaya. Toutes les divisions du3e corps rivalisèrent d'intrépidité. Cependant, Wittgenstein ayant fait avancer une division russe au secours des Prussiens, ceux-ci s'emparèrent encore une fois de Kaya. L'Empereur employa sa réserve. À 4 heures du soir, leprince Eugène survint avec le11e corps, culbuta la droite des Prussiens, menaçant leurs derrières. LaJeune Garde s'élança sur Kaya. L'ennemi fut enfoncé et ramené dans sa première position du matin, après une lutte acharnée qui dura jusqu'à la nuit. Le général Wittgenstein profita de l'obscurité et battit en retraite.

Sur les 12 000 hommes tués ou blessés de l'armée française, la plus grande partie appartenait au3e corps, qui avait eu la principale part à cette victoire. Le 145e de ligne, composé, comme tous les régiments nouvellement formés ou réorganisés, de soldats inexpérimentés, sans grande instruction militaire, non habitués aux fatigues, avait cependant montré la solidité et la valeur de vieilles troupes. C'est avec justice que Napoléon dit, le soir de la bataille, de ces soldats improvisés : « Depuis dix-sept ans que je commande les armées françaises, je n'ai jamais vu plus de bravoure et plus de dévouement. »

Le 145e fut très éprouvé. Il eut 6 officiers tués (3 capitaines et 3 lieutenants ou sous-lieutenants), et 10 officiers blessés. Ses pertes, en sous-officiers ou soldats, furent de 26 tués, 230 blessés et 296 prisonniers ou disparus. Mais un certain nombre de disparus n'étaient qu'égarés et rejoignirent plus tard.

AprèsLutzen, le3e corps marcha surWittenberg etTorgau, pour menacerBerlin. Il se mit en route le 4 mai, occupaPlösen etMockau (de) le 5 mai, se dirigea surDüben etWittenberg le 10 mai, traversaTorgau le 11 mai, marcha surLuckau le 14 mai, surSpremberg le 15 mai, répartit ses divisions entreHoyerswerda etSenftenberg le 17 mai. Lesdivisions Delmas etSouham étaient àNiesendorf (de) le 19 mai.

Bataille de Bautzen - ()

L'ennemi occupaitBautzen et les hauteurs qui se trouvent à droite et à gauche de la ville.Napoléon concentra ses corps et prit ses dispositions d'attaque.
LemaréchalNey, avec les3e,5e et7e corps, reçut l'ordre de se rapprocher deKlix (de), de franchir laSprée, de tourner la droite de l'ennemi pour se diriger sur Wurschen et de là surWeissenberg, pendant que le reste de l'armée attaquerait les alliés de front. Le3e et le5e corps allèrent se placer en face deKlix (de) ; le7e corps resta plus en arrière, vers Stier. Pendant ce temps, les autres corps franchirent laSprée et emportèrent des positions importantes. Mais la journée de Bautzen n'était que le prélude d'un engagement plus sérieux, l'empereurAlexandre étant décidé à livrer une grande bataille dans ses retranchements, sur une position que l'ennemi croyait inexpugnable.

Bataille de Wurschen - ()

Les alliés n'avaient pas compris le but de la marche dumaréchalNey et n'avaient laissé à leur aile droite que les deux corps deBarclay et deBlücher, qui s'y trouvaient déjà la veille.Napoléon, pour tromper l'ennemi, attaqua avec acharnement sa gauche et l'amena à la renforcer.
Pendant ce temps, lemaréchalNey, avec les3e et5e corps, culbuta le corps deBarclay de Tolly, àKlix (de), passa laSprée et enleva le village dePreititz (de).Blücher y envoya de nombreux renforts, et les Prussiens reprirent ce village. Mais grâce aux succès des attaques des autres corps, les alliés furent obligés de dégarnir leur droite. Le maréchal Ney en profita pour reprendre Preititz, et il avança sur Wurschen en débordant tout à fait la droite ennemie. A 4 heures, le centre et la droite des alliés furent contraints à la retraite, et à 7 heures, le3e et le5e corps arrivèrent à Würschen.
Malgré les nombreuses pertes que le
145e avait supportées peu de jours auparavantà Lutzen, il prit une part active àcette brillante victoire. Le colonel François-Antoine Nicolas fut blessé à la tête de son régiment. Le145e eut encore, à labataille de Wurschen, 26 hommes tués, 286 blessés, dont 9 officiers, 135 disparus, soit une perte totale de 447 hommes.

Les jours suivants, l'armée française poursuivit l'ennemi en retraite. Le3e corps se remit en marche, arriva àGörlitz le 23 mai, àWaldau le 24 mai, àBuntzlau le 25 mai, àHaynau le 27 mai, àNeumarkt in Schlesien le 28 mai, se dirigeant surBreslau. Il s'arrêta le 31 mai àLissa. Le 4 juin, un armistice fut conclu. La Russie et la Prusse en profitèrent pour réorganiser et renforcer leurs armées. Napoléon combla aussi les vides de la sienne par de nouvelles levées, compléta les cadres et forma des réserves. Le145e, qui était àGassendorf le 15 juin, se rendit le 18 au camp deLiegnitz, où il resta pendant la fin du mois de juin et pendant le mois de juillet. Il s'y réorganisa. En exécution du décret impérial du 17 juin, le 4e bataillon fut amalgamé dans les trois premiers. Le colonel François-Antoine Nicolas, blessé, fut remplacé dans le commandement du régiment par le major Anthelme, puis, après l'armistice, qui prit fin le 10 août, par le colonel Henri Dolisie.

Dès le 14 août, Blücher se mit en mouvement. Le3e corps, qui était àLiegnitz, se replia surHaynau, dans la nuit du 17 au 18, après un léger engagement de son arrière-garde avec legénéral Sacken. Après avoir essayé de marcher surLoewenberg avec le3e corps, le maréchal Ney se retira, dans la nuit du 19 au 20, surBuntzlau. Napoléon, étant arrivé à Loewenberg, fit reprendre l'offensive. Le3e corps re-passa leBober àBuntzlau, attaqua Sacken et le repoussa de toutes ses positions. Le 22 août, Ney chassa encore Sacken de Woltshayn et le rejeta surLiegnitz.

Pendant lecombat de Goldberg, le 23 août, le3e corps prit position devant Liegnitz. Napoléon se rendit àDresde et emmena Ney avec lui, Il confia le commandement de l'armée qui restait sur leBober (3e,5e,11e corps et2e corps de cavalerie) aumaréchalMacdonald. Le3e corps passa sous les ordres dugénéralSouham à partir du 23 août.

Bataille de Katzbach - ()

Blücher reprit l'offensive en même temps queMacdonald. Le3e corps ne put arriver assez tôt pour soutenir le11e corps qui fut repoussé avec pertes et acculé à laKatzbach par les corps deSacken et d'Yorck. Deux divisions du3e corps cherchèrent à opérer une diversion, mais elles furent bousculées par le corps de Sacken. Le145e RI fit très bonne contenance. Pendant la nuit, Macdonald se retira surBuntzlau où se réunirent aussi les3e et5e corps. La retraite fut continuée, et le3e corps, qui avait le moins souffert, forma l'arrière-garde.

Le 4 septembre, Macdonald abandonnait la position deHochkirch et continuait sa retraite surBautzen, lorsqu'il rencontra l'Empereur venant deDresde avec lagarde impériale, le6e corps et la cavalerie deLatour-Maubourg. Napoléon l'arrêta et fit reprendre l'offensive. L'avant-garde de Blücher fụt repoussée.
Le 6 septembre, Macdonald se porta surReichenbach, et Blücher repassa laNeisse et laQueis. L'Empereur retourna à Dresde.

Le 9 septembre, Blücher effectua un mouvement offensif, Macdonald battit en retraite surBautzen le 10 septembre, surGöda, le 11 septembre, surBischofswerda le 12 septembre et enfin sur Harthau le 14 septembre. Napoléon revint le 22 et reporta l'armée en avant surBischofswerda, puis fit concentrer le 24 septembre les 3 corps de Macdonald dans la position deWeissig, àune lieue et demie en avant de Dresde.

L'armée de Silésie, commandée par Blücher, ayant franchi l'Elbe, Napoléon résolut de se porter contre elle pour la rejeter au-delà de ce fleuve et retarder la concentration des alliés. Dans la nuit du 10 au 11 octobre, Blücher et leprince de Suède replièrent leurs armées sur laSaale, àRothenburg et àHalle. Le généralTauenzien fut laissé àDessau pour couvrir les ponts et veiller à la sûreté deBerlin. LemaréchalNey fut chargé d'attaquer Dessau avec le3e corps.Tauenzien, apprenant son approche, ne laissa qu'une de ses divisions dans cette ville, et se replia surRosslau.

Combat de Dessau - ()

C'est alors que la division Delmas, chargée d'attaquer Dessau, livra un des brillants combats de cette campagne. L'arrière-garde prussienne fut chargée avec vigueur au passage de laMulde, et perdit 3 000 hommes et 6 canons. L'ennemi s'enfuit à la hâte, repassa l'Elbe, détruisit lepont de Rosslau et se retira parZerbst surPotsdam etBerlin. La déclaration de guerre de laBavière forçaNapoléon à se rapprocher de la ligne d'opérations deLeipzig. Le 16 octobre, la divisionDelmas était en marche, avec l'artillerie du3e corps, sur la route d'Eilenbourg, pour se rendre àLeipzig, lorsque le6e corps eut à soutenir lecombat de Möckern. La division Delmas fit un à droite et rejoignit le6e corps avec lequel elle passa laParthe versSchönefeld, à 6 heures du soir, après avoir vainement essayé de reprendreMöckern.

Bataille de Leipzig - ()

Le 17 octobre au soir, toutes lesforces des coalisés se trouvèrent réunies devantLeipzig. Entouré par des forces plus que doubles,Napoléon diminua son front. Lemaréchal Ney, opposé à l'armée de Silésie,commanda l’aile gauche. Le3e corps fut placé àNeutsch (de) etThekla (de), ayant à sa gauche le6e corps et à sa droite le7e. Mais au début de la bataille, il recula par suite des manœuvres de l'ennemi, pour opérer sa liaison avec le restant de l'armée. La trahison des troupes saxonnes du7e corps, qui passèrent à l'ennemi avec leur artillerie, affaiblit considérablement l'aile gauche. Malgré tout, le6e corps défendit avec acharnement le village deSchönefeld contre legénéral russe Langeron, mais il finit par manquer de munitions. Le3e corps vint le relever, vers les 3 heures. Langeronengagea alors deux nouvelles divisions.Schönefeld fut pris, perdu et repris plusieurs fois. Malgré leur héroïsme, les troupes du3e corps ne purent tenir contre des adversaires trop nombreux. Le village, jonché de cadavres, resta au pouvoir des Russes.
L'armée suédoise et le corps de
Wintzingerode s'étaient avancés contre le7e corps, et n'avaient plus trouvé que la divisionDurutte qui allait être écrasée, lorsque la divisionDelmas accourut avec la brigade légère dugénéral Beurmann, et repoussa les Suédois. Mais la lutte était trop inégale. Plus de 30 000 hommes assaillirent cette faible colonne. Le145e régiment de ligne éprouva des pertes sensibles. Le2e bataillon envoyé pour débusquer les tirailleurs ennemis d'un bois, eut affaire à des forces bien supérieures et une partie fut fait prisonnier dans la mêlée. Legénéral Delmas, qui avait demandé lui-même à reprendre du service pour cette campagne, fut blessé mortellement.

Napoléon, apprenant la situation critique de son aile gauche, s’y porta avec une partie des réserves et repoussa l'ennemi jusqu'àSchönefeld d'où on ne put le déloger. Cette bataille fut très glorieuse pour les troupes dumaréchal Ney puisqu'elles ne se montaient pas à 40 000 hommes, et elles luttèrent avec héroïsme contre plus de 150 000. Le145e RI perdit, pendant les journées des 16, 17 et 18 octobre, 3 officiers tués et 7 prisonniers, 23 hommes de troupe tués et 41 prisonniers.

L'armée française commença à battre en retraite le 19 octobre. Le3e corps se distingua encore dans la défense deLeipzig. Le prince de Suède étant arrivé, dès le matin, devant les faubourgs de l'Est, un combat acharné s'engagea aux palissades de « Hinterthor » et de « Kohlgaertenthor ».Vorontsov attaquaGrimma et l'hôpital, mais les troupes du3e corps se logèrent dans les maisons et arrêtèrent l'ennemi. Les portes de la ville ayant été forcées, les Français se retirèrent en défendant le terrain pied à pied après avoir subi des pertes considérables.

La déplorable erreur dugénie qui fit sauter le pont de l'Elster trop tôt, livra aux coalisés les dernières troupes qui combattaient encore pour protéger la retraite. Le145e RI perdit 1 chirurgien et 30 hommes faits prisonniers.

Le 2 novembre, l'armée française repassa leRhin, après avoir remporté, le 30 octobre, la bellevictoire de Hanau à laquelle le145e RI contribua.

Le145e régiment d'infanterie de ligne fut presque complètement détruit dans cetteterrible campagne. Le 10 novembre, il n'avait plus que 43 officiers et 833 hommes de troupe en état de combattre ; 153 hommes, dont 4 officiers, étaient malades ou blessés. Aussi,à la réorganisation de l'armée, arrêtée par l'Empereur le 7 décembre, on ne voit plus figurer qu'un bataillon affecté à la8e division, dugénéral Ricard, composée des débris du3e corps. Le cadre du 1er bataillon fut complété, puis l'excédent renvoyé audépôt le 13 novembre.

À la fin de 1813, le général de division Ricard prit le commandement du3e corps, le général Souham étant parti le 7 novembre en congé de deux mois pour guérir ses blessures, et il en ramena les dernières troupes àMayence pour former une seule division. Il la conduisit àCoblentz, afin de l'opposer aux troupes coalisées qui se disposaient à passer leRhin.

Campagne de France
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Au commencement de janvier1814, le1er bataillon du145e RI était toujours à la division du général Ricard, qui était la1re division du6e corps d'armée commandé par lemaréchal Marmont.

Le corps d'armée russe deSacken effectua le passage du Rhin dans la nuit du au. Lacampagne de France commençait.

La divisionSaint-Priest, du corps deLangeron, entoura dansCoblentz la divisionDurutte, qui put difficilement s'échapper en perdant de nombreux hommes et fut secourue à propos par la division Ricard, qu'elle venait de relever. Les deux divisions françaises réunies gagnèrent laSarre parLembach. Le 6 janvier, lemaréchal Marmont s'établit sur la rive gauche de laSarre àForbach, et fit défendre l'espace entreSarrelouis etSarreguemines par les divisions Ricard etDurutte. Le 10 janvier, le général Sacken prépara des ponts. Marmont battit en retraite et prit position sousMetz le 12 janvier. Le 13 janvier, la division Ricard exécuta une reconnaissance surPont-à-Mousson etNancy, et apprit que l'ennemi était maître de cettedernière ville. Marmont laissa le général Durutte à Metz et se retira surVerdun, derrière laMeuse.

L'armée française était dans un complet dénuement. Elle ne recevait plus ni solde ni distributions. Les troupes vivaient sur le pays. Des corps d'armée frappèrent des emprunts forcés sur quelques villes. Le145e de ligne n'avait plus, le 21 janvier, que 23 officiers et 217 sous-officiers et soldats en état de combattre.

Lemaréchal Marmont, pour se maintenir à la hauteur des autres corps, se retira surSaint-Dizier où il arriva le 24 janvier. La division Ricard protégea cette retraite en se plaçant à l'entrée dudéfilé des Islettes.

Menacé de nouveau par l'ennemi, Marmont rejoignit le corps dumaréchal Ney àVitry-le-François.Napoléon vint prendre le commandement de l'armée et marcha surLangres parSaint-Dizier,Joinville etChaumont.

La division Ricard, restée dans l’Argonne, fut remplacée par la divisionBrayer du11e corps, et flanqua la droite de l'armée avec la divisionDufour et la brigade de cavaleriePicquet. Legénéral Gérard eut le commandement de ces troupes, qui ne prirent point part à labataille de Brienne, le. Le 30 janvier, le général Gérard les réunit et leur fit prendre position àDienville pour former l'aile droite et garder le pont de l'Aube.

Bataille de La Rothière - ()

La division Ricard fut déployée en masse par bataillon, en deuxième ligne, derrière la divisionDufour, qui était appuyée à l'Aube et avait à sa gauche la brigadePicquet s'étendant jusqu'àLa Rothière[1].

Blücher fit attaquer à midi. La neige tombait à gros flocons et rendait le temps obscur. Legénéral Giulay essaya vainement de s'emparer du pont deDienville[2]. Legénéral de brigadeBoudin, de la division Ricard, plaça une réserve à l'entrée du village et ses tirailleurs dans les maisons situées près du pont. L'intelligence et la bravoure des soldats de cette division firent échouer toutes les attaques. Le145e se distingua d'une façon toute particulière dans cette défense. Le corps autrichien du général Giulay eut plusieurs de ses bataillons détruits dans ce combat opiniâtre.

Le centre de l'armée française ayant été enfoncé, et legénéral de Wrède obtenant des succès contre legénéral Marmont, Napoléon comprit que la bataille était perdue et ordonna la retraite qui s'exécuta avec difficulté. Legénéral Gérard n'abandonna qu'à minuit le pont deDienville qu'il avait si bien défendu.

L'armée française se retira surTroyes.
Le 5 février, les deux divisions du général Gérard étaient àSaint-Parres-aux-Tertres.Schwartzenberg, pour forcer l'Empereur à quitter Troyes, menaça sa ligne de retraite en le faisant tourner par la route deBar-sur-Seine. Le corps deColloredo (de) s'avança sur cette route. Deux divisions furent envoyées par Napoléon en reconnaissance, chassèrent les Autrichiens au-delà d'Etroy et rentrèrent dans Troyes. Alors, Colloredo voulut s'emparer du pont de La Guillotière àRuvigny, mais Gérard le repoussa en lui faisant perdre 300 hommes tués ou prisonniers. Le 7 février, après toutes ces affaires, le145e de ligne n'avait plus que 23 officiers et 127 hommes.

La retraite se continua surNogent. LesmaréchauxOudinot etVictor furent chargés de la défense de laSeine, de l'Yonne et duLoing, entreNogent,Montereau etAuxerre. Napoléon se porta sur la Marne contre l'armée de Silésie. Il emmena avec lui une partie de l'armée, dont la division Ricard. Il rejoignit les maréchauxNey etMarmont, et, le 10 février, les troupes furent réunies en avant deSézanne.

Bataille de Champaubert - ()

Le général russeAlsusiew essaya de défendre lepont Saint-Prix[3]. Les divisionsLagrange et Ricard l'emportèrent, et l'ennemi fut poussé jusque sousBaye. L'Empereur déploya l'infanterie dans la plaine, porta ses troupes à gauche sur la route de Paris et la division Ricard à droite surÉpernay, en longeant un bois. De la sorte, Alsusiew n'eut plus que la route de Montmirail pour battre en retraite. Ce corps russe fut presque complètement pris ou détruit. L'héroïque et infatigable division Ricard avait eu la plus grande part à ces brillants résultats. Le soir même, une brigade de cette division marcha surMontmirail d'où elle chassa lesCosaques avec l'aide de lacavalerie de la Garde.

Bataille de Montmirail - ()

Le lendemain, l'autre brigade de la division Ricard se rendit à son tour àMontmirailavec les autres troupes.Sacken voulut, avec 16 000 hommes, tenter le combat. Sa droite s'appuyait à laferme de la Haute-Épine près de la route deChâlons àLa Ferté-sous-Jouarre, et sa gauche était au « village de Blessine » situé sur la commune deVendières.

La gauche de l'armée française défendait le « village de Pomesson » également situé sur la commune de Vendières, et la droite était placée entre les routes deChâteau-Thierry et deLa Ferté. La division Ricard avait encore les postes d'honneur. Une partie était à Pomesson, clef du passage par le vallon du Petit-Morin, et le reste était à la droite avec la cavalerie. La lutte fut acharnée, car les Russes étaient plus nombreux au commencement de la journée, Napoléon ayant été obligé de laisser hors du champ de bataille une bonne partie de ses troupes.

Une division ennemie eut quelque succès contre notre gauche, et s'empara « village de Pomesson », mais le général Ricard reprit définitivement ce village, et les Russes chassés furent obligés de s'enfuir dans laforêt deNogent.
La division Ricard, après tant d'efforts, éprouva naturellement des pertes très grandes. Presque tous les officiers supérieurs furent blessés.

Bataille de Vauchamps - ()

Blücher s'était décidé à avancer surMontmirail. Son infanterie occupaVauchamps, et plaça des tirailleurs dans le bois situé en avant. Le reste de l'armée s'installa à 600 mètres derrière. A dix heures, lapremière brigade de la division Ricard s'approcha sur la droite par le bois de Beaumont, et la deuxième attaqua de front Vauchamps. L'ennemi repoussa cette dernière et voulut la poursuivre, mais notre cavalerie survint, le ramena en désordre et en fit un véritable carnage. La position de Blücher fut enlevée, et sa retraite menacée. Il essaya de se retirer en combattant. Les carrés d’infanterie qu'il forma furent enfoncés et pris pour la plupart. Cette résistance donna le temps à plusieurs divisions de notre cavalerie de se porter sur ses derrières. Alors, ce fut une déroute complète.

Il y eut une nouvelle organisation de l'armée prescrite par Napoléon après lavictoire de Montereau remportée le 18 février. À la suite de tant de combats, le premier bataillon du145e ne possédait plus assez d'hommes pour continuer la campagne. Aussi, le 21 février, ne figure-t-il plus sur la situation du6e corps. Il fut envoyé à la réserve de Paris et reçut desconscrits. Il fut placé à la1re brigade dugénéralLangeron, de la2edivision de la réserve de Paris commandée par legénéral Souham. Le145e RI avait, le1er mars, 23 officiers et 449 hommes de troupe. Il était àMoret-sur-Loing le 8 mars.

Un rapport du général de brigadeLangeron, du 14 mars, donne quelques renseignements sur l'état de ce bataillon à cette époque. Il n'y a aucun effet de campement. Les hommes n'ont qu'une paire de souliers. De nombreuses armes ont besoin de réparations, 180 hommes sont à l'école de peloton et le reste n'en est qu'à apprendre la position. Il manque 114 habits et 17 capotes. Il n'y a pas de chef de bataillon. Le commandement resta, pendant toute la campagne, aucapitaine Korczuski. Le premier bataillon du145e avait conservé l'aigle. Le général demanda qu'elle fût renvoyé audépôt.

Le premier bataillon du145e fut placé sous le commandement du major Aubry, qui avait encore sous ses ordres un bataillon du46e de ligne et un du28e léger.

Le 15 mars, la brigadeLangeron était en marche surPont-sur-Yonne. Un ordre duministre de la Guerre rappela la division dugénéral Souham de l'Yonne sur laSeine. Ces troupes arrivèrent àNogent-sur-Seine le 26 mars. Lemaréchal Marmont les laissa dans cette ville, espérant qu'elles couvriraient le mouvement rétrograde des deux corps qui battaient en retraite sur Paris (corps de Marmont et corps de Mortier).

Après lacapitulation de Paris, le 31 mars, l'armée française prit position sur la rivière d'Essonne. Pendant les pourparlers relatifs à l'abdication de Napoléon, lemaréchal Marmont laissa le commandement de ses troupes augénéral Souham, qui les emmena de sa propre autorité, le 5 avril, àVersailles, pour lesplacer sous l'obéissance deLouis XVIII.

Il reste à parler des deux bataillons du145e de ligne organisés audépôt.

Armée de Lyon
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Les premiers jours de janvier, le2e bataillon réorganisé avait à Marseille les4e,5e et6e compagnies, et le5e bataillon avait toujours ses quatre compagnies. Le145e de ligne détacha à la divisionMusnier, qui défendaitLyon, les trois premières compagnies du2e bataillon, comprenant 12 officiers et 390 hommes[4]. Elles arrivèrent le 19 janvier et furent placées à la brigadePouchelon. Le reste du régiment demeura àMarseille.

Prise de Fort l'Écluse ()

Lemaréchal Augereau arriva le 22 janvier avec un renfort et repoussa jusqu'àMontluel les Autrichiens, qui avaient déjà pénétré dans Lyon. Ayant reçu de nouvelles troupes au commencement de février, le maréchal Augereau fit reprendre l'offensive contre les Autrichiens disséminés. LegénéralPouchelon se porta de Lyon surNantua, avec les bataillons du145e et du16e de ligne. Ces deux faibles bataillons firent partie de la colonne dugénéral Bardet qui marchait sur lefort l'Écluse etqui l'enlevèrent le.

Bataille de Saint-Julien ()

Le général Pouchelon ayant rejoint la divisionDessaix, qui se dirigeait surGenève, prit part à un combat très glorieux. Le général autrichienKlebelsberg (de) fut attaqué par trois colonnes. Le général Pouchelon commanda celle de gauche et fut chargé de débusquer les postes ennemis qui se trouvaient dans les bois, situés àgauche de la route deChambéry àGenève. Une centaine de tirailleurs furent envoyés. Ils s'emparèrent avec promptitude du bois, qui demeura au pouvoir du général Pouchelon, dont Dessaix se loua beaucoup dans son rapport augénéral Marchand. Les autres colonnes n'eurent pas moins de succès.
Les troupes françaises n'étaient composées que deconscritsn'ayant pas deux mois de service. Cependant, elles battirent un ennemi bien supérieur en nombre et s'emparèrent de positions importantes défendues par de l'artillerie. Les Autrichiens perdirent plus de 1 000 hommes, les Français 300 seulement[5].

Les alliés envoyèrent de nombreux renforts contre l'armée de Lyon. Le généralPouchelon se trouva aucombat de Mâcon, le 11 mars, mais ne put faire une diversion qu'il lui avait été ordonné d'exécuter sur latête de pont deMâcon.

Le maréchal Augereau se replia sur Lyon[6]. Pendant labataille de Limonest, le 20 mars, les quelques compagnies du général Pouchelon, formant un seul bataillon, furent sous les ordres dugénéral Bardet, quirésista avec intrépidité, à Miribel, augénéral Hardegg, débouchant par la route deBourg. La belle résistance des troupes françaises coûta aux alliés plus de 3 000 hommes tandis qu'elles n'en perdirent que 946. Lyon ne pouvant être défendu, les Français battirent en retraite sur l'Isère.

Après l'exil deNapoléon Ier à l'île d'Elbe, l'ordonnance royale du,qui réorganise les corps de l'armée française, les débris du145e régiment d'infanterie de ligne sont incorporés dans le16e régiment d'infanterie de ligne le.

Leno 145 n'existe plus et devient vacant et le reste jusqu'à la loi du quicrée 18 régiments d'infanterie numérotés de 145 à 162.

1814 à 1887

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Le145e régiment d'infanterie n'existe plus.

1887 à 1914

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Le145e RI, estformé le 25 juillet 1887 à 3 bataillons provenant des1er régiment d'infanterie,40e régiment d'infanterie et84e régiment d'infanterie, àMaubeuge.

Le, le régiment tire sur des ouvriers en grève. L'événement est connu sous le nom de laFusillade de Fourmies[7].

En 1905, le régiment, commandé par le colonel Persil, tenait garnison àMaubeuge et àMontmédy (4e bataillon)[8].

Première Guerre mondiale

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1914

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En casernementMaubeuge, le régiment n'est pas endivisionné, il est affecté dans la garnison de Maubeuge.
Le145e Régiment d'Infanterie appartenait, en temps de paix, à la garnison normale de la Place de Maubeuge.
D'après le plan de mobilisation, il faisait partie, en cas de guerre, de la réserve générale de la Place, qui comprenait :

Entre-deux-guerres

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Néant.

Seconde Guerre mondiale

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Le régiment n'existe pas durant le conflit.

Drapeau

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Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[9] :


Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment

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Personnages célèbres ayant servi

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Pertes humaines

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  • Colonels tués et blessés à la tête du 145e régiment d'infanterie de ligne :
Colonel François-Antoine Nicolas : blessé le à labataille de Wurschen.
Officiers tués: Onze
Officiers morts de blessures: Aucun
Officiers blessés: Trente-sept

Sources et bibliographie

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Notes et références

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Notes

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  1. 12 janvier1813

Références

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  1. Campagne de France 1814
  2. La Révolution dans l'Aube
  3. Le Petit journal du 6 février 1867
  4. Lyon en 1814 ; l'invasion, le rétablissement des Bourbons et l'occupation étrangère
  5. Les occupations militaires étrangères en 1814 et 1815 dans le Val de Saône, le Beaujolais et la Dombes
  6. 1814, Augereau et l'armée de Lyon : bataille de St-Georges-de-Reneins
  7. DanielleTartakowsky,La part du rêve : histoire du1er mai en France, Hachette littératures,(ISBN 978-2-01-235771-6 et2-01-235771-7,OCLC 60370662,lire en ligne)
  8. Album photographique "145e Régiment d'Infanterie - 1905", Phototypie Ed. Gancette, Maubeuge.
  9. Décisionno 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées,no 27, 9 novembre 2007

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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