| 144e régiment d'infanterie territoriale | |
Deux soldats du144e régiment territorial vers février 1915. | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | ( pour les bataillons de pionniers) |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie territoriale |
| Rôle | Infanterie de soutien |
| Inscriptions sur l’emblème | Artois 1914-1915 Somme 1916 |
| Guerres | Première Guerre mondiale |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 |
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Le144e régiment d'infanterie territorial (144e RIT) est unrégiment d'infanterie territoriale de l'armée de terrefrançaise. Il a participé à laPremière Guerre mondiale, comme infanterie deréserve tactique ou de soutien.
Le régiment reçoit son numéro par décret du. Il doit être formé àTarbes en cas demobilisation[1].
Le régiment estmobilisé àTarbes, il compte troisbataillons d'[8].
Il quitte sa ville le et part d'abord à l'entraînementBordeaux (Caudéran). Il rejoint enrégion parisienne sa division (92e DT) le. Affecté à la défense deParis[9], il stationne notamment àRoissy-en-France pendant labataille de la Marne[10].
La division rejoint ensuite l'Artois en octobre[11]. Le régiment subit sonbaptême du feu et ses deux premierstués le lors de l'attaque deNoyelles-lès-Vermelles[10]. Le régiment mène ensuite divers travaux défensifs (tranchées) autour deSailly-Labourse puis àNœux-les-Mines. À partir du 17, le régiment effectue des travaux sur la deuxième ligne du front àBouvigny-Boyeffles. Fin octobre, le régiment tient les tranchées dans le secteur. Le3e bataillon attaque et libèreVermelles le, au prix de pertes assez élevées[12].
Le, le régiment rejointBully,Grenay et laFosse Calonne, où il tient les tranchées tout en menant des attaques locales. Il tient ce secteur jusqu'au, perdant 368 tués et blessés[13].
Il occupe à partir de cette date le secteur d'Aix-Noulette, soutenant les assauts, ravitaillant les premières lignes, tenant les secondes lignes et assurant divers travaux défensifs. Il est relevé le[14].
Après une période de repos et d'instruction en janvier-février[15], le régiment rejoint le la zone deVerdun. Il y travaille sous les bombardements allemands jusqu'au[16].
Le régiment part ensuite pour laChampagne du au, autour deSomme-Tourbe. Il ravitaille les unités de première ligne et occupe les tranchées de seconde ligne[17].
Le, le3e bataillon est dissout[8]
Après une période de repos àSaint-Germain-la-Ville puisSaint-Omer-en-Chaussée[18], le régiment rejoint laSomme entre le et le. Le premier bataillon est àFoucaucourt,Soyécourt etFramerville. Le reste du régiment est d'abord àVendeuil-Caply puis rejoint le secteur où œuvre1er bataillon[19]. Les territoriaux y occupent les tranchées de seconde ligne et ravitaillent les unités d'assaut. Les compagnies sont également détachées au transport de matériel, augénie, à latélégraphie ou même à la garde de l'état-major du21e corps. Les pères defamilles nombreuses sont d'ailleurs spécifiquement affectés à cette mission en décembre. Le régiment quitte la région le[20].
Le, les bataillons passent des quatre à troiscompagnies d'infanterie mais les deux compagnies demitrailleuses du régiment sont directement rattachées à chacun des deux bataillons[21].
Le, le régiment est dissous et forme le1er et le2e bataillons de pionniers du144e RIT. Les deux compagnies de mitrailleuses forment le21e bataillon territorial de mitrailleurs avec celles du143e RIT[4]. Les deux bataillons de pionniers du144e RIT sont dissous fin janvier 1919[22].
Le premier bataillon est dissous fin janvier 1919 enBelgique[22].
Après le début de la démobilisation en décembre 1918 àChâteau-Thierry, le deuxième bataillon est dissous fin 1919 dans la région d'Étival[22].

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[23] :
Le régiment est décoré de lacroix de guerre 1914-1918, ayant été cité à l'ordre de la184e brigade (de la92e division territoriale) le[24].