L'île a été habitée sans interruption depuis le début duNéolithique, comme en témoignent de nombreux vestiges préhistoriques. À partir duVIe siècle, des peuplades parlant legaélique et venant d'Irlande ont colonisé l'île, qui est devenue un centre d'activité religieuse. Durant la période tourmentée qu'a été l'« âge des Vikings », Arran est devenue la propriété de la couronnenorvégienne avant d'être absorbée officiellement par leroyaume d'Écosse auXIIIe siècle. Lesclearances auXIXe siècle ont abouti à une diminution importante de la population et à la disparition de la langue et de la culture gaéliques.
L'économie et la population se sont renforcées ces dernières années, le secteur principal étant letourisme. Arran abrite également une grandebiodiversité, dont trois espèces d'arbres endémiques à l'île.
La plupart des îles de l’Écosse ont été habitées par les locuteurs d'au moins quatre langues différentes depuis l'âge du fer, et beaucoup de noms d'îles ont donc plus d'une signification possible. Arran ne fait pas exception et l'origine de ce nom est loin d'être connue. Mac an Tàilleir, en 2003, affirme que ce terme n'aa priori aucun lien avec le nom « Aran » qui, enIrlande, signifie « réniforme » (de l'irlandaisára : « le rein »)[3]. Haswell-Smith (en 2004) propose que le mot soit unedérivation lexicale dubrittonique, ce qui est inhabituel pour une île écossaise, et comprenant le sens d'un « lieu élevé », ce qui correspond à la géographie de l'endroit. Arran est en effet bien plus élevée que les territoires avoisinants le long des rives duFirth of Clyde[2].
Tous les autrestoponymes locaux d'origine brittonique qui pourraient avoir existé ont ensuite été remplacés à l'arrivée desGaëls (parlant legaélique), depuis l'Irlande et via leur royaume tout proche deDal Riada. Durant l'âge des Vikings, Arran, tout comme la vaste majorité des îles écossaises, est devenue la propriété de la couronne norvégienne et était probablement connue sous le nom d'« Herrey » ou « Hersey ». En raison de cette influence dunorrois, beaucoup de noms de lieux actuels sur l'île d'Arran sont d'origine viking[4].
L'île se trouve dans leFirth of Clyde, entreAyr et leKintyre. Le profil des collines du nord d'Arran observé depuis les côtes de l'Ayrshire est une vue bien connue appelée le « Guerrier endormi » (The Sleeping Warrior), à cause de sa ressemblance avec un visage humain qui se repose[5]. La plus haute de ces collines est leGoat Fell, culminant à 873,5 m[6]. Il y a trois autres pics au nord-est de l'île : Caisteal Abhail, Cìr Mhòr et Beinn Tarsuinn. Bheinn Bharrain est le point culminant du nord-ouest de l'île, s'élevant à 721 m[7].
La plus grande vallée d'Arran est le Glen Iorsa à l'ouest, bien que le Glen Sannox (en gaélique :Gleann Shannaig) et le Glen Rosa (Gleann Ròsa) à l'est entourent leGoat Fell. Si le relief du sud de l'île est moins montagneux, une partie importante des terres intérieures se trouve à une altitude dépassant les 350 m et le sommet de l'A'Chruach atteint les 512 m[8]. Il y a deux autres « marilyns » au sud, Tighvein et Beinn Bhreac.
Arran compte un certain nombre de villages principalement sur le littoral.Brodick (envieux norrois :Breiðvík, « large baie ») est le site du principal terminal deferry, de plusieurs hôtels et de la majorité des commerces. Lechâteau de Brodick est le siège des Ducs deHamilton. Cependant,Lamlash est le plus grand village de l'île, avec une population de 1 010 habitants en comparaison avec les621 habitants que compteBrodick (recensement de 2001)[13]. Les autres villages incluentLochranza au nord,Corrie, Arran(en) au nord-est,Blackwaterfoot au sud-ouest,Kildonan au sud etWhiting Bay au sud-est.Catacol se trouve juste sur la route de Lochranza[14].
L'île d'Arran compte 4 629 habitants en 2011[1], soit une densité de 10,72 hab./km2. Les principaux villages de l'île sontBrodick etLamlash sur la côte est : ils comptent à eux seuls 32 % des habitants d'Arran[13]. D'un point de vue historique, la population de l'île augmente sensiblement du milieu duXVIIIe siècle au début duXIXe siècle. À la suite du programme desHighland Clearances initié au milieu duXIXe siècle, des populations entières déménagent[15] : la courbe de population baisse constamment jusqu'au milieu duXXe siècle. Depuis lesannées 1980, la population d'Arran est de nouveau en hausse.
La plupart des terres intérieures septentrionales de l'île sont occupées par un largebatholite degranite d'origine volcanique apparu il y a60 millions d'années auCénozoïque. On trouve un cercle extérieur de granites bruts et un noyau interne de matériaux granuleux plus fins[21]. Les roches sédimentaires dominent la partie méridionale de l'île, en particulier legrès rouge. Certains de ces grès contiennent desfulgurites – des marques probablement causées par lafoudre, datant duPermien[18]. Des dunes de sable sont maintenues dans du grès duPermien près de Brodick. Il y a aussi des couches de rochestriasiques et même un rare exemple decraie duCrétacé[22].
En visite à Arran en 1787, le géologueJames Hutton a trouvé son premier exemple de « discordance » au nord de Newton Point près deLochranza, apportant des preuves de ses théoriesplutonistes de l'uniformitarisme et des indices sur l'âge de la Terre. La zone est l'un des endroits les plus réputés pour l'étude de lagéologie[27],[20].
King's Cave.
Les glaciations duPléistocène ont recouvert presque entièrement l’Écosse de glace et les pics les plus élevés étaient probablement des « nunataks » à cette époque[18]. Après la dernière déglaciation de la fin duPléistocène, le niveau des mers était 70 m plus bas qu'à l'heure actuelle et il est probable que, vers14000 avant notre ère, l'île ait été reliée à l’Écosse « continentale »[28]. Les changements de niveau des mers et l'élévationisostatique des terres rend le tracé des côtes post-glaciaires complexe, mais il est évident que l'île est encerclée par des plages post-glaciaires[29]. La Grotte du Roi (en anglais :King's Cave) sur la côte sud-ouest est un exemple de formation émergente sur une telle plage. Cette caverne, longue de 30,5 m et haute de 15,3 m, s'étend bien au-dessus de l'actuel niveau de la mer[30]. Il y a de hautes falaises maritimes au nord-est, dont les larges strates sous les hauteurs de Torr Reamhar et à Scriden (en gaélique :An Scriodan) à l'extrême nord de l'île. Le Nord d'Arran est un des quarante lieux de l’Écosse désignés par l'appellation« National Scenic Area »[31].
L'île possède trois espèces desorbiers, arbres endémiques et dont les noms scientifiques sont :Sorbus arranensis,Sorbus pseudofennica etSorbus pseudomeinichii[32]. Ces arbres sont considérés comme desespèces vulnérables, protégées dans le Glen Diomhan, réserve naturelle en partie clôturée, au nord d'Arran. Elles sont contrôlées par leScottish Natural Heritage. Seuls236Sorbus pseudofennica et283Sorbus arranensis à l'état adulte ont été enregistrés en 1980[33]. Ce sont des arbres typiques des pentes montagneuses, bien qu'ils poussent à des altitudes plus basses et qu'ils soient conservés dans leBrodick Country Park. Hormis ces trois espèces d'arbres, on trouve à Arran une grande variété de plantes sauvages (jacinthe des bois,ajonc,bruyère callune,rosier arctique,compagnon rouge,chèvrefeuille,piment royal entre autres), dechampignons et demousses[34].
Arran est caractérisée par une concentration particulière decairns néolithiques, lesClyde Cairns, qui prennent souvent la forme d'allées couvertes. Le style caractéristique de ces structures est celui d'une pierre rectangulaire ou trapézoïdale et un monticule de terre qui entoure une chambre délimitée par de larges bandes de pierre. Des fragments depoterie et d'ossements trouvés dans les chambres laissent à penser qu'elles servaient de prisons et certaines d'entre elles possèdent en effet des vestibules, qui étaient probablement un endroit public ou rituel. Il y a deux exemples à Monamore Glen, à l'est du village deLamlash[39], et des structures semblables appelées les « Tombes des Géants » (en anglais :Giant's Graves) au-delà deWhiting Bay. On trouve de nombreuxmégalithes datant de la période préhistorique, dont sixcromlechs à Machrie Moor (en gaélique :Am Machaire)[40].
Le monastère d'Aileach fondé parBrendan de Clonfert auVIe siècle est probablement établi à Arran. SaintMolaise de Leighlin est également actif dans la région, tout particulièrement àHoly Isle[43]. Les grottes sousKeil Point (en gaélique :Rubha na Cille) contiennent une dalle qui pourrait avoir servi d'autel. Cette pierre présente deux pétrosomatoglyphes, les empreintes de deux pieds droits attribuées àColomba d'Iona[44].
AuXIe siècle, Arran fait partie du Sodor (envieux norrois :Suðr-eyjar), c'est-à-dire des îles du sud duRoyaume de Man et des Îles, mais à la mort deGodred Crovan en 1095, toutes les îles passent sous la direction deMagnus III de Norvège.Lagman de Man (1103–1104) restaure le pouvoir local. Après la mort deSomerled, Arran et Bute sont dirigées par son fils Angus[45]. En 1237, les îles écossaises coupent les ponts avec l'île de Man et deviennent un royaume indépendant, avant d'être cédées à la couronne écossaise en 1266, en vertu dutraité de Perth. Une tombe viking d'importance découverte près deKing's Cross au sud de Lamlash, contenait un os de baleine, des rivets et des clous de fer, des fragments de bronze et une pièce en bronze duIXe siècle ; une autre tombe de la même époque et du même endroit contenait une épée et une armure[46]. Arran fait également partie dudiocèse de Sodor et Man.
Le château de Brodick joue un rôle important dans l'histoire médiévale de l'île. Datant probablement duXIIIe siècle, il est conquis par les troupes anglaises durant lesGuerres d'indépendance avant d'être récupéré par les forces écossaises en 1307. Il est sévèrement endommagé par l'action des bateaux anglais en 1406 et subit une attaque de John d'Islay, leLord des Îles en 1455. À l'origine siège du Clan Stewart de Menteith, le château passe à la famille Boyd auXVe siècle[48],[49]. Pendant une période limitée, durant le règne du roiJacques V d'Écosse auXVIe siècle, l'île d'Arran est sous la régence de Robert Maxwell,5e lord de Maxwell[50].
Le, un avion de typeConsolidated B-24 Liberator immatriculé LB-30A AM261 de la Royal Air Force décolle de la base de Heathfield dans l'Ayrshire à destination de l'aéroport international de Gander au Canada. Cependant, le B-24 s'écrase sur le flanc de Mullach Buidhe, au nord duGoat Fell et ses 22 personnes (passagers et équipage) y périssent[52].
À la fin duXXe, plusieurs articles de presse mentionnent l'immersion dedéchets radioactifs et demunitions au large des côtes d'Arran. Selon les archives britanniques, avant1958, une société britannique a immergé deux dispositifs antistatiques contenant dustrontium 90 dans lafosse de Beaufort non loin d'Arran[53]. Au milieu desannées 1990, une étude duNational Radiological Protection Board (NRPB, office anglais deradioprotection) est publiée sur la base des« informations disponibles ». Elle vise à évaluer l'importanceradiologique des rejets de déchets dans la fosse de Beaufort et des déversements effectués aux alentours de la côte écossaise[54]. Cette étude[55] a conclu (en novembre 1997) à l'absence derisques significatifs en termes deradioprotection[54]. L'évaluation des doses pouvant être absorbées par la manipulation des fûts et des différents objets rejetés sur les plages par les vagues ou récupérés lors d'activités de pêche a conclu à l'absence de risque significatif, sauf en cas de contact avec l'une des deux sources destrontium 90 immergées près de l'île d'Arran[54]. Bien que le risque de contact soit faible, le NRPB a recommandé de donner des conseils aux pêcheurs auchalut et aux organismes chargés de la collecte et du traitement des objets rejetés sur les plages[54].
Legaélique était encore couramment parlé à Arran au début duXXe siècle. Le recensement de 1901 rapporte environ 25 à 49 % de gaélophones du côté Est de l'île et de 50 à 74 % du côté Ouest. À partir de 1921, le pourcentage pour l’entièreté de l'île est descendu à moins de 25 %. Depuis lors, le nombre de locuteurs est tombé dans la tranche de 0 à 24,9 %[56]. Cependant, Nils Holmer cite leFéillire (un almanach gaélique) rapportant 4 532 habitants sur l'île en 1931, dont 605 gaélophones, démontrant ainsi que le gaélique ne représentait plus que 13 % de la population[57]. L'usage de cette langue a continué à décliner jusqu'à ce que les derniers locuteurs natifs du gaélique d'Arran disparaissent dans lesannées 1990. Les 1,6 % de gaélophones dans le recensement de 1991 et les 1,5 % dans le recensement de 2001 comprennent des locuteurs d'autres régions qui se sont ensuite établis à Arran[58].
Le gaélique d'Arran est bien documenté. Holmer[59] a entrepris une enquête sur l'île en 1938, rapportant que le gaélique était parlé par un bon nombre d'habitants plus âgés. Il a interrogé 53 témoins d'endroits divers et sa description du dialecte, intituléThe Gaelic of Arran, a été publiée en 1957 ; cet ouvrage compte 211 pages d'informations sur laphonologie, lagrammaire et lelexique de cette langue. L'enquête sur les dialectes gaéliques d'Écosse (Survey of the Gaelic Dialects of Scotland), qui a collecté des données sur le dialecte gaélique entre 1950 et 1963 a également interrogé 5 locuteurs natifs du gaélique d'Arran[60].
Le dialecte d'Arran appartient au groupe méridional des dialectes gaéliques (ceux appelés les dialectes « périphériques » dans les études celtiques). Il présente plusieurs particularités sur le plan phonologique :
la disparition du /h/ intervocalique (ex.athair /aəɾ/, « le père », normalement /ahəɾʲ/)[57] ;
la préservation d'un /l/, /n/ et /r/ long (ex.fann /fan̪ˠː/, « faible », normalement /faun̪ˠ/ avecdiphtongaison)[57].
Le trait le plus inhabituel du gaélique d'Arran est lasemi-voyelle /w/ après uneconsonne labiale et avant une voyelle initiale (ex.maith /mwɛh/, « bon », normalement /mah/ en gaélique standard.
DuXVIIe siècle jusqu'à la fin duXXe siècle, Arran faisait partie du comté de Bute[61]. Après la réorganisation des pouvoirs locaux en 1975, Arran a été rattachée au district deCunninghame dans la région duStrathclyde[62].
Ce système à deux niveaux de pouvoir a perduré jusqu'en 1996 lorsque leLocal Government etc. (Scotland) Act 1994 a été mise en application, supprimant les régions et districts et les remplaçant par trente-deuxautorités unitaires. Arran fait actuellement partie duCouncil Area duNorth Ayrshire, tout comme d'autres îles qui faisaient auparavant partie du comté de Bute[63].
Auparlement écossais, Arran fait partie de la circonscription électorale deCunninghame North[69], actuellement représentée parKenneth Gibson duParti national écossais (SNP)[70]. Les travaillistes détenaient le siège jusqu'en 2007, lorsque le SNP l'a remporté avec une majorité de 48 votes seulement (30,7 % des suffrages exprimés contre 30,6 % pour le parti travailliste), le siège le plus marginal au parlement écossais à l'époque[71]. Aux élections régionales écossaises de 2011, le SNP a réalisé une percée de près de 22 %, récoltant 52,6 % des voix dans cette circonscription[72].
Carte indiquant les voies de communication de l'île.
Arran est reliée à l’Écosse « continentale » par deux ferries de la compagnie maritimeCaledonian MacBrayne, un deBrodick àArdrossan et le second deLochranza àClaonaig[73]. Des voyages estivaux sont aussi proposés à bord du bateau à vapeurPS Waverley et un service d'été proposé par un local relieLamlash àHoly Isle toute proche.
La distillerie d'Arran à Lochranza.LePS Waverley et, en arrière-plan, le château de Brodick.
La principale source de revenus de l'île est le tourisme, une des attractions principales étant l'imposantchâteau de Brodick, propriété duNational Trust for Scotland. La station d'Auchrannie, qui compte deux hôtels, trois restaurants et deux centres de loisirs, est un des plus grands pourvoyeurs d'emplois sur Arran[77]. Les commerces locaux incluent ladistillerie d'Arran, ouverte en 1995 à Lochranza, etArran Aromatics, qui produit une gamme de cosmétiques.
L'élevage et lasylviculture sont d'autres secteurs importants. Les projets de 2008 d'élevage desaumon, représentant plus de 800 000poissons àLamlash Bay ont été critiqués par leSeabed Trust de la communauté d'Arran. Ils craignaient que cet élevage puisse mettre en péril la première zone marine protégée d’Écosse, qui a été annoncée en[78],[79].Lamlash Bay est depuis peu une zone marine protégée et une zone interdite à lapêche selon les termes duMarine (Scotland) Act, ce qui signifie qu'aucun poisson oucrustacé ne peut être attrapé dans cette zone[80],[81].
La brasserie d'Arran est unemicrobrasserie fondée en à Cladach, près de Brodick. La brasserie produit huit types de bières enbouteille et enfut. La bière à base deblé,Arran Blonde (5,0 %d'alcool) est la marque la plus populaire ; d'autres incluentArran Brune,Arran Sunset et une ale de saison appeléeFireside, brassée uniquement en hiver. La brasserie est ouverte aux visiteurs, avec dégustation possible en magasin. Le commerce a été mis en liquidation en et a été revendu auMarketing Management Services International Ltd. en. La brasserie a maintenant redémarré la production et ses bières sont disponibles à travers l’Écosse[82].
Arran possède un journal,The Arran Banner. Il a été listé par leLivre Guinness des records en sous le titre de « journal local qui réalise une circulation proche de la saturation dans sa zone de publication ». L'entrée mentionne :« The Arran Banner, fondé en 1974, a un lectorat de plus de 97 % dans la septième plus grande île de Grande-Bretagne »[85]. Il y a également un hebdomadaire en ligne intituléVoice for Arran, qui repose en grande partie sur des articles écrits par une communauté de membres.
En 2010, une version du jeuMonopoly pour l'île d'Arran a été mise sur le marché[86].
↑Étude disponible sur demande auprès duNational Radiological Protection Board du Royaume-Uni (mémorandum M859 du NRPB, «Assessment of the radiological implications of dumping in Beaufort's Dyke and other coastal waters from the 1950s» (évaluation de l'incidence radiologique de l'immersion de déchets dans la fosse de Beaufort et dans les autres eaux côtières, à partir des années 1950)
La version du 25 juillet 2011 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.