L'île PierreIer[1], ennorvégienPeter I Øy[1], est uneîle volcanique, revendiquée par laNorvège, située dans l'océan Austral, enmer de Bellingshausen, au large de la partie côtière occidentale de l’Antarctique. Le front glaciaire rend son accès difficile et son débarquement risqué par les embarcations en raison des chutes deséracs. Pourtant l’île a fait l’objet d’explorations et d’expéditions à caractère scientifique et sportif.Ola Olstad(no) et son corps expéditionnaire réussirent à débarquer pour la première fois sur l'île le. L’ascension de son sommet principal, lepic Lars-Christensen, n’a jamais été réalisée. Elle reste une île très peu connue.
Il s'agit d'unvolcan bouclier, datant de l'Holocène d'après des échantillons estimés de 0,1 à 0,35 million d'années. On ne sait pas si ce volcan est éteint ou non, mais la partie supérieure semble non modifiée par la glaciation, indiquant la possibilité d'uneéruption dans les quelques derniers siècles.
L'une des arêtes sommitales culmine à 1 755 m aupic Lars-Christensen[4]. D'autres sources contradictoires[5] indiquent un sommet culminant à seulement 1 640 mètres ou 1 695 mètres[6].
Diptyque. Vostok et Mirny. Île Pierre I. 11/01/1821 La première expédition russe en Antarctique.
L'île est constamment entourée par labanquise, sauf un bref moment pendant l'été austral ; elle est recouverte à 95 % par les glaces[5] atteignant souvent plusieurs dizaines de mètres. Son pourtour est très accidenté et présente de nombreuses falaises d'environ 40 mètres de haut avec des risques importants de chutes de sérac. Seuls trois sites de débarquement potentiels ont été observés et identifiés : deux ont fait l'objet d'un débarquement humain, dont en 2010 l’expédition françaiseNo man's land project avec la navigatriceIsabelle Autissier.
Les sites de débarquement sont issus des dernières coulées de lave venues se déverser directement dans l'océan. Anciennement, leur refroidissement rapide a provoqué un bourrelet d'enrochement de pourtour sous leniveau de la mer qui s'est transformé ensuite en une table sédimentaire de roches volcaniques émergentes au fil des éruptions successives[7]. Ce processus de formation volcanique implique une faible et fragile épaisseur de cette croûte de coulée par endroits, jetée comme un ponton sur la mer. Sous l'action de l'eau, de l'assaut des vagues, d'alternances de périodes de gel et des glaces, ces terres gagnées sur la mer sont sujettes à une érosion plus rapide. Ce phénomène physique est susceptible de modifier considérablement la précision des maigres données cartographiques recueillies de ces lieux : il a pour conséquence directe d'augmenter dans le même temps les difficultés potentielles d'un débarquement, surtout après plusieurs dizaines d'années sans expédition régulière d'observation.
Son relief, lié à l'émergence d'un volcan aujourd’hui éteint au-dessus du niveau des eaux, présente au sommet un cratère dépressionnaire d'environ 100 mètres de diamètre[5]. La glace, actuellement présente sur plusieurs dizaines de mètres, ne permet pas de visualiser avec précision les arêtes de lacaldeira et d'estimer la hauteur primitive de l'île ainsi que son niveau d'érosion et la dépression maximale au niveau du cratère.
Il existe de cette île une carte crayonnée[6] non datée qui fait apparaître trois importants glaciers non identifiés mais aussi non cartographiés. À l'est, le pourtour côtier le plus abrupt au pied du pic volcanique a été nommécôte de Bellingshausen. Plus au nord, en direction ducap Eva, se trouve lacôte Mirnyi, et, à l'opposé, lacôte Vostok[6] au sud/sud-ouest. Ces lieux ont été nommés par le capitaine russe Bellingshausen, qui rapporte qu'une falaise rocheuse se dressait à plusieurs milliers de pieds au-dessus de la mer à la limite du pack de glace[6]. Ola Olstad, lui, a nommé labaie deSandefjord à l'ouest et lepicLars Christensen[6] au centre-est qu'il voyait s'élever derrière dans les brumes.
Il règne, en ce lieu solitaire et isolé de la mer de Bellingshausen, un climat extrême très instable, marqué par de forts vents[6], des températures très basses et des chutes de neige[5].La présence de forts vents limite grandement les possibilités d'un débarquement pour établir un camp de base car il est difficile d'envisager des rotations entre la terre et le navire avec unhélicoptère comme l'a notamment rapporté le capitaine dubrise-glaceargentinGénéral-San-Martin en1971[6].
Durant l'hiver austral, l'île est entourée d'une épaisse banquise qui la rend totalement inaccessible par voie maritime. Durant l'été austral, autour de février, la fonte progressive de la banquise permet suivant les années et les conditions météorologiques d'envisager une approche par bateau.
Plusieurs glaciers importants et imposants de par leur épaisseur masquent le relief de l'île[6]. Au pic Lars Christensen, des estimations donnent entre 60 et 120 mètres d'épaisseur de calotte glaciaire.
Des îlots affleurants et des récifs adjacents rendent la navigation d'approche difficile en plus des fragments de sérac, de banquise et autres icebergs qui se déplacent rapidement avec les courants. Le seul endroit raisonnable pour le mouillage est "Sandefjord bay" (littéralementLa baie de Sandefjord), et encore, seulement pour une courte période car il est impossible d'ancrer[6].
L'île est découverte par le capitaine russeFabian Gottlieb von Bellingshausen le, qui approche à environ quatorze milles[6] de ses côtes. Lorsqu’il a découvert cette importante masse de terre, il pense d'abord avoir découvert un nouveau continent[6], mais en arrivant près de celle-ci, il devra se résoudre à constater que le fruit de sa découverte n'est qu'une île perdue. Il lui sera impossible de s'en approcher au plus près et mettre pied à terre pour en revendiquer la possession à cause d'importants packs de glace flottants rendant la navigation trop dangereuse.
Bellingshausen baptise l'île en l'honneur dutsarde RussiePierreIer. En janvier1927, l'explorateur norvégienOla Olstad(no) prend le commandement d'une nouvelle et premièreexpédition dont le but est de rechercher de nouvelles eaux pour lachasse à la baleine[8]. Ces hommes sont les premiers à approcher l'île d'aussi près, plus d'un siècle après Bellingshausen. Ils rapportent en Norvège des clichés noir et blanc de l'endroit. Une seconde expédition prend la route en1929 et débarque pour la première fois sur l'île le : elle revendique dès lors très officiellement l'île et son territoire maritime pour laNorvège.
Un abri de secours à vivres et à médicaments est construit par Ola Olstad et son équipage pour eux-mêmes et d'éventuelles nouvelles expéditions. La prise de possession sera confirmée en1931 par leparlement norvégien et l'île devient une dépendance norvégienne en1933[6].
Du au, l'expédition scientifique de radio-émission du MV AuroraThe First Peter One LA-DX-Group expedition assure la première liaison radio terrestre et la première émission d'un signal radio depuis le cap Eva[6] en ondes moyennes.
En 1994,The second Peter One LA-DX-Group expedition teste les 9 bandes HF dans tous les modes.
En 2006,The third Peter One LA-DX-Group expedition installe une station météorologique émettrice et temporaire.
L'île demeure cependant très peu explorée. Une tentative d'ascension du sommet de l'île est envisagée en 2010 par leNo man's land project avec l'aide logistique de la navigatriceIsabelle Autissier, seconde femme à se rendre dans ce milieu marin côtier.
Depuis presque un siècle de revendication deterritorialité, en ce lieu peu fréquenté, les Norvégiens ne se sont jamais vraiment intéressés à l’île[8].
Les résumés partiels d'expéditions qui suivent tentent de faire le point des tentatives d'exploration des différents milieux de cette île si particulière et géographiquement éloignée.
L’expédition Bellingshausen est une expéditionrusse d'exploration dans l'océan Austral entre1819 et 1821. Le, au départ dePortsmouth, le capitaine Fabian Gottlieb von Bellingshausen, en prend le commandement sur désignation de l'amirauté russe et appareille avec leVostok (littéralement « l'Orient »), unecorvette de 600 tonneaux. Il est accompagné pour ce long périple maritime autour dupôle Sud par un navire de soutien de 530 tonneaux, leMirnyi (littéralement « le Pacifique »), sous les ordres deMikhaïl Lazarev, capitaine adjoint de commandement d'expédition.
En découvrant la mer de Bellingshausen, qui porte son nom, il croise au large de plusieurs îles dont celle-ci. L'île est découverte le par le capitaine russe qui l'approcha à environ quinze milles de ses côtes[8]. Il la nommera ainsi en l'honneur du tsar PierreIer de Russie.
Ce périple constitue la deuxième expédition française en Antarctique.
Jean-Baptiste Charcot fait construire un nouveau et quatrième navirePourquoi-Pas ? : untrois-mâts barque de 40 mètres jaugeant 825 tonneaux, équipé d'un moteur auxiliaire. Spécialement conçu pour réaliser de nouvelles expéditions polaires, en tenant compte de l'expérience de sonFrancais, duScotia deWilliam Speirs Bruce et duDiscovery deRobert Falcon Scott (1902), ce navire bénéficie de l'éclairage électrique et d’une bibliothèque riche de 1 500 volumes. Mais la machinerie ne fait que 550 chevaux et s'avérera plus tard sous-dimensionnée.Après un regrettable accident coûtant la vie à un de ses matelots, il appareille au départ duHavre fin août1908. Sa seconde épouse, Marguerite (« Meg »), est du voyage jusqu'àPunta Arenas. L'expédition débutera vraiment en1909, le long de laterre de Graham.
À son retour d'expédition en France métropolitaine, Jean-Baptiste Charcot publiera le récit de son voyage que constitue cette deuxième expédition française en Antarctique :Le Pourquoi Pas ? dans l'Antarctique. Malgré un certain succès, il ne retournera pas dans l'Antarctique, et effectuera avec lePourquoi Pas ? des expéditions dans les mers du nord, en 1911-1914 comme navire-école.
En, l'explorateur norvégien Ola Olstad prend le commandement d'une première expédition ordonnée et financée parLars Christensen, héritier du riche armateur norvégienChristen Christensen habitant àSandefjord, port de pêche. Son but est de rechercher de nouvelles eaux riches encétacés pour pratiquer latraditionnelle chasse à la baleine[8].L'expédition réalise beaucoup de photos en noir et blanc[8] et nomme le grand pic qu'elle aperçoit face à elleLars Christensen, en hommage au financeur de ce périple austral[8]. L'équipe en fait aussi une première estimation de la hauteur soit4 000 ft d'altitude[8]. Mais elle ne débarquera pas.
Expédition australe du SS Norvegia / Ola Olstad en 1929
Une nouvelle expédition est encore financée par Lars Christensen[8] pour prendre possession de l'île au nom de la Norvège, rechercher des nouvelles eaux riches en poissons enAtlantique sud et explorer les eaux peu connues duPacifique Sud[8]. LeSS Norvegia[9](ekk)[10] prend la direction de l'Antarctique avec :
Ola Olstad, commandant d'expédition, premier homme à débarquer sur l'île ;
le Capitaine Larsen,commandant de bord qui y planta le drapeau norvégien.
Ola Olstad et son corps expéditionnaire ne ménageront pas leurs efforts pour débarquer pour la première fois sur l'île le à Sandefjord Bay[6]. Ils en revendiquent, dès lors, la possession pour laNorvège. Un cliché en noir et blanc immortalise cet instant : le drapeau norvégien a été solidement planté par le capitaine Larsen et Olstad, accompagné du capitaine, de 8 hommes d'équipage et d'un photographe, lit un document d'allocution qui signifie la prise de possession de ce territoire par la Norvège (voir la photo[8]). Ainsi une vaste étendue de la mer de Bellingshausen autour de l'île recouverte de banquise enhiver austral et d'eau en période d'été austral devientTerritoire norvégien de navigation et de pêche.
Un abri de secours[6] dont il ne reste aucune trace fut construit pour conserver des vivres et des médicaments[11]. En1971, l'équipe du brise-glace argentin Général-San-Martin n'a pas trouvé cet abri de secours[6].
Le MV Brattegg est un navire norvégien de pêche en acier de 500 tonneaux[12] qui a été utilisé pour recueillir des données scientifiques concernant les zones maritimes du Pacifique sud et de l'océan Austral.
Cette expédition scientifique australe du MV Brattegg réalisée entre 1947 et 1948[8] est financée par laNorwegian Whaling Association (littéralement « Association norvégienne de chasse à la baleine »). LaNorwegian Geographical Society (littéralement « Société norvégienne de géographie »)[12], elle, était responsable du planning ainsi que de l'équipement scientifique de cette petite expédition de quatre scientifiques et dix-sept membres d'équipage qui prend le départ en1947.
Durant l'été austral 1948, le navire arrive sur zone et les 4 chercheurs ont travaillé à récolter des données scientifiques générales permettant de caractériser le milieu marin des eaux de l'île.Pour l'histoire, Grethe Rytter Hasle est aussi la première femme s'être rendue dans les eaux norvégiennes de l'île PierreIer.
Après son retour en Norvège et après plusieurs années de travaux d'analyse des données scientifiques recueillies, Grethe Rytter Hasle publiera en 1968 une analyse du phytoplancton dans l'océan Pacifique sud en caractérisant son abondance, sa composition et sa répartition[15].
Ce long voyage scientifique marque un réel tournant dans la future carrière de cette scientifique de renommée internationale et donne enfin corps à une vocation : travailler en recherche planctologique, ce qu'elle va faire réaliser toute sa vie durant. Ces travaux dans ce domaine sont réellement fondateurs de cette nouvelle dénomination de science qui n'apparaîtra que bien plus tard. Pour l'histoire, Grethe Rytter Hasle est aussi la première femme s'être rendue dans les eaux norvégiennes de l'île PierreIer.
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Les expéditions duWorld Discoverer entre 1982 et 1987
Cette expédition s'est déroulée du au avec les radio-émetteurs Einar LA1EE (3Y1EE) et Kare LA2GV (3Y2GV)[6],[18]. Leur but est d'établir la première liaison radio depuis l'île avec notamment le continent américain, mais aussi les autres et d'émettre un signal radio qui puisse être capté par les radio-amateurs du monde entier depuis le camp de base avec les indicatifs3Y1EE[6] et 3Y2GV obtenus auprès de l'American Radio Relay League. Ils vont opérer depuis le glacier duCap Eva" au nord-ouest de l'île[6]. L'activité de radio émission se soldera par quelque 17 000QSOs essentiellement sur 40 et 20 mètres, enondes moyennes en trafiquant le jour depuis le camp de base et en dormant sur le bateau la nuit[6].
Cette expédition de radio-émission réussie fait suite à un projet avorté en 1970, à une expédition en 1979 (indicatif3YøBZ) qui ne pourra pas débarquer[6] et deux demandes d'indicatif en 1981 et 1982 non suivies de démarches expéditionnaires.
Le Polarstern devant la station britannique Rothera, péninsule Antarctique, février 1994.
Expédition scientifique et de radio-émission duRV Polarstern : "The second Peter One LA-DX-Group expedition" en 1994
Cette expédition s'est déroulée du au avec les radio-émetteurs Ralph K0IR, Bob K4UEE, Gérard F2JD, Michel FM5CD, Peter HB9BXE, Al K3VN, Dave K4SV, Gary K9SG, Wayne KU4V, Erling LA6VM, Bill N2WB, George N4GRN, Don N6JRL, Bob N6OX, Carlos NP4IW/6, Michael PA5M, Robert SP5XVY, Andy UA3AB, Mel W8MV, Gordon W0RUN, Russ KI4NFF[6],[19]. Ils ont opéré avec l'indicatif 3Y0PI. Ils ont enregistré 60 000QSOs sur les 9 bandes HF dans tous les modes[6].
Expédition scientifique et de radio-émission du RV Polarstern : "The Third Peter One LA-DX-Group expedition" en 2006
Cette expédition s'est déroulée du 8 au avec les radio-émetteurs Bob KK6EK, Ralph K0IR, Terry W6MKB, Bob N4GCK, Luis XE1L, Tony WA4JQS, Willy HB9AHL, Peter ON6TT[6],[19]. Ils ont opéré avec l'indicatif 3Y0X. Ils ont enregistré 87 000QSOs[20].
L'équipe d'expédition duPolarstern a notamment aussi installé et solidement érigé une station météo temporaire[21] le afin de recueillir et d'enregistrer des données journalières de météorologie. Elle est aussi capable de fournir des relevés à distance par radiotransmission et télétransmission (système satellitaire de télécommunicationiridium).
L'île est l'objet, pendant l'été austral 2009/2010, d'une expédition d'alpinistes français menée àbon port par la navigatriceIsabelle Autissier : leNo man's land project[22], un trio d'alpinistes chevronnés assisté du gardien secouriste durefuge de la Croix du Bonhomme enSavoie, dont l'un des objectifs les plus ambitieux est de réaliser l'ascension du pic Lars Christensen (1 640 m et point culminant)[5].
Son bateauAda 2, unsloop spécialement aménagé pour les mers australes avec une coque en aluminium, est le quatrième navire à visiter cette île et le deuxième à y débarquer des hommes en vue d'une exploration. Le précédent navire français ayant croisé dans les parages, lePourquoi Pas ? piloté par l'équipage du commandantCharcot sous une météo menaçante, n'avait trouvé aucun point pour accoster sur cette île au relief très hostile, presque entièrement entourée de falaises de glace et de roches. Une approche d'accostage prolongée signifie immédiatement pour les navires une exposition à un risque important de chutes inopinées desérac du front glaciaire qu'il faut sans cesse estimer. Le relief des fonds marins de ces lieux est aussi imprécis et n'aide pas à la navigation. Cela constitue pour l'équipe une menace potentielle de survie. En effet, dans ces positions géographiques éloignées, il serait impossible de se voir prêter assistance dans un délai raisonnable pour permettre le sauvetage d'un équipage en réelle détresse. 95 % de la surface de cette île est recouvert de glaces épaisses[5]. Pour rallier l'île, la navigatrice doit se ravitailler en carburant auprès de labase ukrainienne A. Vernadsky.
Durant l'expédition à terre, des membres d'équipage restés à bord seront de quart pour veiller à éloigner constamment avec unegaffe les morceaux de glace de sérac et autres fragments d'iceberg en suspension. Ceux-ci se déplacent constamment avec les courants marins et peuvent entrer en collision avec la coque du sloop.
La baie de Sandefjord[6], le site d'une ancienne coulée de lave tabulaire déclinante s'abîmant en mer et formant une large anse un peu protégée, a finalement été choisie par Autissier pour accoster. La manœuvre se réalise avec une embarcation légère en laissant le bateau plus au large pour limiter les risques. Une ascension d'exploration débute le[23]. Les trois alpinistes explorateurs sont équipés de combinaisons étanches et isolantes pour limiter les risques liés au froid. Mais les difficultés surgissent rapidement après un début d'ascension pourtant serein : en raison principalement des risques liés à d'importantes crevasses, d'une météo subitement défaillante avec un amoncellement de nuages menaçants autour letoit principal d'origine volcanique, les alpinistes, n'ayant plus qu'une visibilité réduite, doivent renoncer à leur ascension du sommet de l'île[24]. Leur présence sur ce sol gelé se sera limitée à 10 heures[23]. Étant dans la zone du 69° réputée dangereuse pour la navigation, Isabelle Autissier décide de ne pas exposer davantage son bateau et son équipage. LeNo man's land project échoue donc près du but fixé pour cette île, et son sommet demeura pour un temps encore inexploré.
Le caractère hostile de son environnement multipliant les risques naturels est très bien résumé par un fait souligné en commentaires du reportage filmé de l'expédition :son sol, initialement, a été foulé par un nombre d'hommes plus restreint que celui de laLune[22].
Après la traversée dupassage de Drake,Ada 2 et son équipage reviennent le, sans encombre à son port d'attache d'Ushuaïa après 75 jours d'expédition[23].
Le caractère inhospitalier de cette île ne permet pas en l'état des observations actuelles, uninventaire floristique détaillé et de vérifier notamment si cecoin de terre perdu possède des espèces endémiques.
En différentes langues suivant le pays de rédaction ou de publication
Forskrift om vern av miljøet i Antarktis: Fastsatt ved kgl. res med hjemmel i paragraf 7 i lov av 27 februar 1930 nr. 3 om Bouvetøya, Peter I's øy og Dronning Maud land m.m..Fremmet av Miljøverndepartementet. - Oslo : Miljøverndepartementet, 1995-28 s. - (Forskrift ; T - 1113). - Norsk og engelsk versjon i samme trykk. - Se også T-1114(ISBN82-457-0077-0).
3YØPI: the 1994 DXpedition to the most-isolated and most-wanted country in the world: Peter I Island. - Livre deRobert W. Schmieder - Walme Creek: Cordell Expeditions : ill., CA.(ISBN0-9626013-5-7).
Petrology of Peter I øy (Peter I Island), West Antarctica - Publication deTore Prestvik [et al.] -Amsterdam: Elsevier, c1990 - S. 315-338 : ill. - Særtrykk av: Journal of volcanology and geothermal research, 44 (1990).
Rapport de l'expédition Bellingshausen au ministre de la Marine impériale () - Rédigé par le capitaine Fabian Gottlieb von Bellingshausen - Consultable auMusée national de l'Arctique et de l'Antarctique àSaint-Pétersbourg.
Deuxième expédition antarctique française (1908-1910) (Sciences physiques : documents scientifiques) - Rapport d'expédition du commandant Jean-Baptiste Charcot (1914 - Masson éditeur), avec une description des Côtes et des banquises / Instructions Nautiques[26]
Étude scientifiqueAn Analysis of the Phytoplankton of the Pacific Southern Ocean: Abundance, Composition and Distribution during the 'Brattegg' Expedition 1947–48. (Norwegian Geographical Society / Norwegian Whaling Association)
↑a etbCommission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique,Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.06.2006,, 10 p.(lire en ligne),p. 6
↑Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique,Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 15.06.2015,, 12 p.(lire en ligne),p. 9
↑a etbUn reportage compilatoire de cette expédition a été diffusé dans l'émissionThalassa surFrance 3 le 8 avril 2011, montrant des images totalement inédites de cecoin de terres australes perdu au milieu de nulle part.