L'Île-de-France (/ildəfʁɑ̃s/[N 2]) est unerégion historique etadministrativefrançaise. Il s'agit d'une région très fortement peuplée, qui représente à elle seule 18,8 % de la population de laFrance métropolitaine sur seulement 2,2 % de sa superficie, ce qui en fait la région la plus peuplée (12,46 millions d'habitants en2023) et la plus densément peuplée (1 038 hab/km2) de France.
Désignée dans le langage courant par son ancien nom de « région parisienne », elle est fortement centralisée sur l'agglomération parisienne, qui s'étend sur 23,5 % de la surface régionale, mais où habite 88,4 % de sa population. L'aire d'attraction de Paris recouvre, quant à elle, la totalité de la superficie francilienne et des portions de régions limitrophes.
La géographie de l'Île-de-France est marquée, sur le plan physique, par sa situation au centre d'unbassin sédimentaire, leBassin parisien, au relief relativement plat, irrigué par un fleuve navigable, laSeine, dont les principaux affluents convergent précisément dans cette région ; par unclimat tempéré et dessols agricoles très fertiles, et sur le plan économique, par la présence en son centre deParis,capitale et principaleagglomération urbaine de laFrance.
Concentrant les pouvoirs économiques, administratifs et politiques d'un pays très centralisé, elle est au centre d'un réseau de communication qui se ramifie en étoile autour de Paris.
Selon sonprofil environnemental régional, l'Île-de-France est du point de vue de la biodiversité dans une situation moyenne à l'échelle du continent européen, plus riche que les régions du Nord, mais moins que celles du sud. Un réseau relictuel et fragile, à conforter decorridors biologiques a permis un minimum de dispersions animales et végétales entre les grands noyaux de nature (massifsforestiers,zones humides) par la Carte des corridors biologiques d'intérêt régional[4]. La région est à 80 % constituée d'espaces naturels et ruraux, 20 % du territoire étant construit. On y trouve228 espèces d'oiseaux sur les375 observables en France, 18 000 espèces d'insectes sur 35 200 les plus facilement observables et60 espèces de mammifères sur 121, ou encore 1 620 espèces et sous-espèces de plantes sur 6 000.
Les données communiquées par les autorités sur la qualité de l'air en région Île-de-France seraient délibérément faussées, les niveaux de pollution étant nettement plus élevés que les données officielles, selon une enquête du journalLe Parisien. Interrogé par le quotidien, le journaliste Jean-Christophe Brisard explique que ces données sont faussées « parce qu’au lieu d’avoir des pics de pollution quelques jours par an, on serait presque toujours en pic »[5].
La région parisienne est touchée par le problème des décharges sauvages. La très grande majorité de ces déchets proviennent d'artisans et d'entreprises du BTP[6].
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Le point culminant de la région d'Île-de-France, au sens administratif, est situé àHaravilliers (Val-d'Oise) sur lesbuttes de Rosne et culmine à216 mètres. Le point le plus bas est à10 mètres àPort-Villez (Yvelines). L'altitude moyenne est de108 mètres[11].
Le point le plus haut de la région historique, qui comprend des terres hors de la région administrative actuelle (notamment les deux tiers Sud et Est de l'actuel département de l'Oise), est lesignal de Courcelles, à239 mètres, àSavignies à l'ouest de Beauvais.
Lacolline d'Élancourt (anciennement colline de la Revanche) est plus haute avec ses 231 mètres, mais il s'agit d'une colline en partie artificielle, élevée avec les remblais de construction de la ville nouvelle deSaint-Quentin-en-Yvelines : son sommet n'est pas d'origine naturelle.
À Paris,Montmartre etBelleville se disputent lepoint culminant de Paris. Quant à la proche banlieue (départements 75, 92, 93 et 94), il se trouve à179 mètres dans les forêts deMeudon et deFausses-Reposes[12]. Aucune autre commune des Hauts-de-Seine ne semble atteindre cette altitude ; l'autre point localement culminant du département, vers48° 49′ 21″ N, 2° 09′ 14″ E où l'on trouve une géodésique à177,5 m, semble se situer à Marnes-la-Coquette et est signalé à178 m[13]. Les différences sont minimes et c'est plutôt l'ensemble du plateau s'étalant de Meudon à Vaucresson qui devrait être considéré (ce plateau montant d'ailleurs encore plus haut du côté Yvelines).
La région Île-de-France est entièrement comprise dans lebassin versant de la Seine. Tous les cours d'eau de la région sont desaffluents ou des sous-affluents de la Seine. Nombre des rivières sont drainées par les grands affluents de la rive droite (Marne,Oise,Epte) ou de la rive gauche (Eure). Cette dernière bien qu'elle ne coule pas en Île-de-France, reçoit de nombreuses rivières issues du sud et de l'ouest des Yvelines (Drouette,Vesgre…)[14].
Les cours d'eau principaux (Seine, Marne et Oise) sont navigables et se caractérisent par leurs nombreuxméandres, boucles typiques de l'Île-de-France qui ont modelé le paysage. La formation de ces méandres s'explique par la très faible pente de ces cours d'eau.
Malgré sa forte urbanisation qui la situe au premier rang national sur ce plan, l'Île-de-France est majoritairement agricole et rurale pour ce qui est de l'occupation des sols[15] : sur ses 12 070 km2, environ 50 % sont consacrés à l'agriculture[16],[15] (une des plus productives de France) et environ 23 % à laforêt (287 000 hectares), contre une moyenne nationale de 30 %[15],[17]. Parmi les plus importantes forêts de la région, on peut citer celles deFontainebleau,Rambouillet,Montmorency,Saint-Germain-en-Laye etSénart. Cependant, la progression de l'urbanisation continue, année après année, de grignoter la surface agricole qui a perdu mille kilomètres carrés au cours des cinquante dernières années face à l'étalement urbain et aux développements des infrastructures.
Avec 1 263 700 logements locatifs sociaux, l’Île-de-France totalise 26 % duparc social de laFrance métropolitaine[18]. Les créations de logements sociaux dans la région ont atteint en 2024 leur plus bas niveau depuis seize ans alors que les demandes sont en augmentation. Fin décembre 2023, il y avait 836 000 demandes de logements sociaux, soit deux fois plus qu’en 2010. La région compte 1,3 million de personnes mal logées ou sans domicile[19].
Les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées représentent en 2018 73 % des transactions de logements contre 60 % en 1998. Inversement, la part des employés et ouvriers achetant un logement est tombé de 27 % à 19 %[20].
Tous lesmodes de transport urbains ou presque, sont représentés en Île-de-France.
Malgré sa position en marge de labanane bleue européenne, l'Île-de-France et en particulier l'agglomération parisienne dispose d'atouts qui contribuent à en faire un pôle essentiel des transports européens : poids économique de la région, position sur des axes de circulation importants entre nord et sud de l'Union, qualité du réseau existant (en particulier du réseauTGV qui désormais la connecte à cinq pays européens), poids de Paris en tant que centretouristique, première ville mondiale pour les congrès…
Jusque dans les années 1960, le métro était presque cantonné à Parisintra-muros, ayant en plusieurs décennies étendu encore relativement peu les terminus de ses stations à la proche banlieue (ce qu'il fit ensuite progressivement), le bus et le train de banlieue restant les transports principaux pour la banlieue et grande couronne.
En1969, le premier tronçon du métro régional, futur RER, fut inauguré : ce nouveau parcours reliant laNation àBoissy-Saint-Léger, complètement électrifié, fut réalisé en grande partie sur l’ex « ligne de Vincennes » auparavant desservie par des trains à vapeur et diminua considérablement les temps de parcours. L’année suivante, une liaison ferroviaire directeÉtoile –la Défense à grand gabarit fut mise en service, dix ans après les débuts de la construction du nouveau quartier d’affaires. Elle fut prolongée vers la nouvellegare d'Auber dans le quartier de l’Opéra en1972, puis à l’ouest versSaint-Germain-en-Laye en intégrant une partie de laligne historique en1973.
En1977, la traversée de Paris par le nouveauRER A fut achevée par la liaison entre les stations Auber etChâtelet - Les Halles, tandis qu’une nouvelle branche en direction deMarne-la-Vallée fut construite. En même temps, laligne de Sceaux desservant lavallée de Chevreuse et le sud-est desHauts-de-Seine fut prolongée vers le nouveau cœur du réseau auxHalles et devint leRER B. Au cours des années suivantes, ces deux lignes furent prolongées en empruntant des voies de chemin de fer déjà existantes ou prolongées mais exploitées avec d’autres trains de laSNCF ayant pour terminus les gares de surface, vers le nord-est et l’aéroport de Roissy pour le RER B, vers la ville nouvelle deCergy-Pontoise pour le RER A.
Ce réseau fut ensuite complété par la création de nouvelles liaisons ferroviaires traversant Paris, dont seuls les tunnels passant sous le centre-ville étaient nouveau :RER C connectant les réseaux de banlieue desgare des Invalides et d’Austerlitz à partir de1979 puis lavallée de Montmorency en1988 ;RER D reliant le réseau de laGare de Lyon aux Halles et à laplaine de France au nord en1987 ; puisRER E destiné à délester le RER A d’une partie de son trafic, ouvert en 2024.
En1990, les tramways qui avaient été complètement abandonnés et dont la dernière rame avait circulé dans Paris en 1937, reprirent naissance sous forme plus moderne, avec des véhicules plus confortables et entièrement électrifiés, cette fois pour desservir les banlieues dans le cadre d’un projet de rocade à quelques kilomètres des limites de Paris, réalisé en partie seulement. LeT1, au Nord-Est de la capitale, en fut le premier tronçon, nouvellement construit sur les chaussées jusque-là réservées aux voitures. LeT2 à l’Ouest, reprenant en grande partie la « ligne des Moulineaux » peu rentable à partir de1997, fut un succès et une reconversion similaire fut effectuée au nord-est (Ligne 4 du tramway d'Île-de-France) pour la « ligne des Coquetiers ».
Sur lesboulevards des Maréchaux, qui formaient une limite entre la partie urbanisée de la ville de Paris et l'ancienne zonenon aedificandi correspondant à celle des fortifications de Thiers – sur laquelle des ensembles de logements à bon marché (HBM), différents équipements et le boulevard périphérique ont été bâtis –, circulaient les autobus de la ligne de petite ceinture (le PC). Le tramway T3 remplace progressivement le bus PC, avec les actuelles lignesT3a etT3b.
De plus en plus de lignes de tramways inter-banlieue, dont le manque se faisait sentir pour les salariés devant se rendre de leur domicile à leur travail, soit en passant par Paris, soit par de multiples changements de bus, sont construites. L’agglomération parisienne s'étendant et devenant de plus en plus peuplée au fil des années (extension de l'urbanisation), des projets de construction de tramways de grande banlieue sont en cours, dont l'un correspondant à une « grande ceinture », analogue mais en transport en commun à laFrancilienne utilisée par les voitures automobiles.
Uneligne de télécabines, à l'instar de celle enjambant la Tamise à Londres, ou de celle de Cologne, devrait être construite également vers fin 2025 au-dessus de Créteil, pour désengorger en « hauteur », la circulation toujours très intense du Carrefour Pompadour (le métro et train y existant déjà eux-aussi).
Letransport fluvial de voyageurs est relativement peu répandu en raison de sa commodité moins grande et de son accès restreint, dû à la nécessité de relier un point à l'autre devant être situés sur la Seine, voire l'Oise ou la Marne (ou encore les canaux Saint-Martin ou de Saint-Denis, mais avec des écluses) ou depuis quelques ports fluviaux. L'usage du « batobus » est néanmoins de plus en plus prisé.
En Île-de-France, les principaux axes de circulation incluant des autoroutes urbaines côtoient des zones densément peuplées très avoisinantes ces axes routiers, ce qui conduit 58 % des Franciliens à ressentir les effets de la pollution atmosphérique sur leur santé ou celle de leur entourage proche[9].
Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus assurant à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Chaque gare dessert à la fois une portion de la banlieue et est un point de départ de grandes lignes vers les autres régions de France et l'étranger. Le réseau ferré de l'agglomération parisienne comporte environ cinq cents gares et mille cinq cents kilomètres de lignes pratiquement entièrement électrifiées en25 kV alternatif ou en 1 500 V continu.
L'Île-de-France possède trois aéroports, qui ont accueilli 95,4 millions de passagers et 2 millions de tonnes de fret en 2015 :
l'aéroport de Paris-Le Bourget : historiquement le premier aéroport, trop proche du centre-ville, est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires ;
l'aéroport de Paris-Orly : créé après la Seconde Guerre mondiale, est destiné au trafic intérieur non desservi par leTGV et à la desserte de l'Europe du Sud et de l'Afrique du Nord (29,7 millions de passagers)[22] ;
Un jour ouvré, on compte environ vingt-trois millions de déplacements mécanisés en Île-de-France (soit deux tiers des déplacements). Plus de la moitié de ceux-ci sont effectués par des véhicules privés (le parc est supérieur à quatre millions de voitures) ou par des véhicules utilitaires. Le solde est assuré par les transports en commun.
Le trafic routier a connu une forte croissance durant lesannées 1980, mais cette progression n'a pas été linéaire et tend à ralentir depuis 1992, en particulier dans la zone agglomérée. Les déplacements routiers demeurent prépondérants, mais les flux tendent à se modifier au fil du temps. Si les axes radiaux et leboulevard périphérique voient leur fréquentation stagner voire diminuer, les axes de rocade voient leur trafic augmenter, provoquant des phénomènes de saturation chroniques, à l'exemple du tronc commun des autoroutesA4 etA86 dans leVal-de-Marne. Cette évolution est en relation avec le développement des emplois, commerces et services en banlieue, alors que l'emploi régresse dans Paris intra-muros, les transports en commun demeurant peu compétitifs pour des déplacements en rocade[26].
En 2019, la part du vélo dans les déplacements quotidien est de 2 %[25]. Si cette part était en augmentation à Paris au début des années 2000, elle restait stable voire en baisse dans les autres départements de la région[27].
Lestransports en commun de l'agglomération parisienne offrent plusieurs modes de transports distincts. La ville de Paris et sa proche banlieue sont accessibles par lemétro, un système ferroviaire où les stations sont très proches. Au-delà des limites de la ville, l'Île-de-France est couverte par les trains des réseauxRER etTransilien, créant un réseau ferroviaire étendu. L'offre est complétée localement par un réseau extensif de lignes d'autobus et quelques lignes detramways.
L'organisation des transports en commun de la région relève deÎle-de-France Mobilités, anciennement leSyndicat des Transports d'Île-de-France (STIF), établissement public composé de la région Île-de-France, de la ville de Paris et des sept autres collectivités départementales de la région. ÎdF Mobilités organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs assurés par laRégie autonome des transports parisiens (RATP), laSNCF et l'Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France (OPTILE) qui regroupe80 entreprises privées exploitant des lignes régulières d'autobus dans la région.
Les principaux transports en commun d'Île-de-France sont :
RER : trains desservant à la fois Paris et la banlieue proche, moyenne ou grande. Il comporte 5 lignes : les lignes A et B sont exploitées en commun par la RATP et la SNCF et les lignes C, D et E sont exploitées par la SNCF ;
Tramway d'Île-de-France : 14 lignes, dont 9 sont exploitées par la RATP, la ligne T4 étant exploitée par la SNCF, la ligne T9 par Keolis et les lignes T11, T12 ,T13 par Transkeo filiale commune de Keolis et SNCF. La première ligne est entrée en service en 1992 ;
Transilien : réseau de transport express régional (TER) deSNCF Voyageurs qui comporte, outre les lignes deRER et la ligne T4 du tramway précédemment citées,9 autres lignes de trains de banlieue ;
Bus : environ 1 500 lignes de bus parcourent la région, dont plus de 350 sont exploitées par la seuleRATP pour Paris et sa proche banlieue, et les autres parKeolis,Transdev,RATP Cap Île-de-France et d'autres opérateurs indépendants regroupés au sein de l'Optile.
En 2007, lamairie de Paris, décide, face au nombre important de cyclistes et de pistes cyclables, de mettre à disposition, pour des périodes allant d'une demi-heure à un an moyennant caution et abonnement dans ce cas, des vélos répartis et stationnés à différents endroits stratégiques de la capitale. L'utilisateur prend l'un des vélos de son choix disponible à l'une des stations du serviceVélib', et peut le ramener à une autre station avec emplacements disponibles Vélib'.
Au départ uniquement situés dans Paris, les points des Vélib' sont étendus progressivement, tout comme, par la suite, lesAutolib', dans la banlieue parisienne. Les pistes cyclables sont de mieux en mieux aménagées, permettant éventuellement auxrollers ouskateboards, sous toute réserve, d'y circuler aussi.
En 2011, un service d'autopartage de petites voitures électriques est lancé sous le nom d'Autolib'. Il est nécessaire de s'inscrire au préalable dans une des stations plus spécifique en présentant sur machine, le permis de conduire. Ce service prend fin en 2018.
Environ mille trains de grandes lignes quittent chaque jour ouvré les six grandes gares tête de ligne parisiennes. Ces trains desservent l'essentiel des villes de France, ainsi que de nombreuses villes d'Europe occidentale. Le trafic est en augmentation avec l'ouverture de lignes à grande vitesse en direction de laGrande-Bretagne, de laBelgique et de l'Allemagne en particulier. Lagare de Lyon se place en tête, suivie desgares du Nord etMontparnasse.
Le développement du TGV a permis la création de liaisons directes entre métropoles deProvince, mais passant par le réseau francilien. La réalisation de laLGV Interconnexion Est en 1994 a ainsi permis le net développement des relations entre le Nord et leSud-Est ou legrand Ouest, mais ces liaisons profitent également à la région par la présence de gares, permettant d'assurer un meilleur remplissage des trains et un allègement de la charge des grandes gares parisiennes, pour l'essentiel au bord de la saturation.
Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec lesTGV qui partent de laGare de Lyon, de lagare Montparnasse, de lagare du Nord et depuis2007 de lagare de Paris-Est. Lagare Saint-Lazare est la première gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes) alors que lagare du Nord est la première pour le trafic.
Le transport fluvial de voyageurs demeure globalement marginal dans la région, mais tend à progresser. Si letourisme fluvial à Paris est particulièrement développé, des croisières fluviales se créent progressivement sur les autres cours d'eau d'Île-de-France, par exemple sur l'Oise, ou sur les canaux[21]. Un service régulier sur la Seine et la Marne,Voguéo, accessible aux personnes titulaires d'un abonnement de transport, a été expérimenté entre 2008 et 2011, et n'a pas redémarré depuis[28].
En 2006, 296 millions de tonnes de marchandises ont transité en Île-de-France, soit environ 12 % du tonnage total transporté en France, volume en hausse de 2 % par rapport à l'an 2000. Quatre catégories de marchandises représentent à elles seules 90 % du total : les matériaux de construction représentent 101 millions de tonnes soit 40 % du total, suivis par les produits manufacturés et messageries avec 78 millions de tonnes soit 31 %, les produits alimentaires avec vingt-deux millions de tonnes soit 9 % et les produits agricoles avec vingt-et-un millions de tonnes soit 8 % du total.
Près de la moitié des marchandises transportées ne quittent pas la région, les courtes distances étant quasi exclusivement assurées par la voie routière. Le rail est privilégié en revanche pour les plus longues distances, la voie navigable étant très concentrée sur les échanges avec la Normandie, qui représentent près de la moitié du tonnage transporté, en particulier les ports de Rouen et du Havre, assurant essentiellement le transport de matériaux de construction, et, dans une bien moindre mesure, de combustible. La part du transport aérien se monte à 2,2 millions de tonnes, assuré à 88 % par les deux principaux aéroports parisiens. Les marchandises sont majoritairement échangées avec les États-Unis et le Sud-Est asiatique[29].
Le transport routier de marchandises domine largement dans la région, avec plus de deux cents millions de tonnes transportées par la route en 2008. Les transports ferroviaires ou fluviaux n'en ont assuré que de dix à quinze millions de tonnes chacun la même année[30]. La part modale de la route atteignait alors 89,9 %, contre 5,4 % pour la voie navigable et 4,8 % pour le rail[31].
Durant lesannées 1990, on compte chaque jour plus de cinq-cents convois de fret sur les lignes ferroviaires régionales, transportant près de 240 000 tonnes de marchandises. Si la dimension de l'agglomération peut expliquer les volumes constatés, c'est avant tout la situation de carrefour de la région qui explique l'importance des flux, majoritairement de transit. Ainsi, le trafic généré par la région elle-même peut être évalué à 50 000 tonnes en moyenne quotidienne, pour 90 000 tonnes de flux inter-régionaux.
Les principaux flux observables relient le Nord auSud-Est, ou les produits lourds de l'industrie métallurgique dominent, et l'Est à Ouest liant laLorraine et l'Alsace à la basse-Seine et à laBretagne. D'autres flux de moindre importance existent, parfois orthogonaux, dont la présence en Île-de-France s'explique pour partie par la médiocrité des liaisons ferroviaires transversales, souvent mal équipées.
Si les axes radiaux Paris -Lille, Paris -Bruxelles, Paris -Bordeaux et Paris -Le Havre sont les plus fréquentés, c'est laligne de Grande Ceinture, particulièrement à l'Est de Paris, qui détient le record national pour le trafic fret[32].
Le transport ferroviaire de marchandises demeure relativement stable. La part des marchandises importées dans la région représente environ le double en volume des marchandises exportées, ce qui s'explique par les besoins d'une importante population et la quasi-absence d'exportation de matières premières ou de produits énergétiques ; la part du trafic interne reste très faible[33].
Le transport combiné, après une hausse jusqu'en 2001, est désormais en recul. Il dépassait trois millions de tonnes en 2008[34].
Deux péniches se croisent sur la Seine au niveau du bois de Boulogne.
Paris est le premier port fluvial de France avec un trafic de21 millions de tonnes en 2005[35]. Les installations du port sont échelonnées le long de laSeine et des canaux de laVille de Paris : lecanal Saint-Denis et lecanal de l'Ourcq.
Le trafic de marchandises par voie fluviale au port de Gennevilliers demeure relativement stable, la part des marchandises importées dans la région étant en moyenne le triple de celle des marchandises exportées. Le transport de conteneurs est, lui, en augmentation rapide et constante : il a été multiplié par quatre entre 2000 et 2007[38].
Étant située en pleine terre, le nom d'« île » de France peut paraître étrange. L’homme politique et ancien ministreMichel Giraud, ex-président de la région Île-de-France, par ailleurs inventeur du mot « Francilien »[40] pour désigner les habitants de l’Île-de-France, a proposé l’explication suivante : « ce nom désigne la langue de terre délimitée par laSeine (à l'ouest), l’Oise et l'Aisne (au nord), laMarne et l'Ourcq (au sud et à l'est)[41]. Toutefois, comme il apparaît sur la carte présentée au chapitre suivant, une telle délimitation n’a rien d’évident, puisque ces fleuves traversent la région plus qu’ils ne la délimitent, la région Île-de-France étant entièrement comprise dans lebassin versant de laSeine ainsi qu’il est précisé supra, au chapitre hydrographie.
Lors du débat parlementaire sur la création administrative de la région, en 1976,« Île-de-France » s'impose grâce au soutien du sénateur-maire deVersaillesAndré Mignot face à« région parisienne » qui était promu par lesdéputés de Paris, mais qui marquait peu de considération pour la banlieue et les régions rurales de la nouvelle région[46]. Ses habitants sont nommés les« Franciliens »,gentilé proposé en 1985 parMichel Giraud, dans son ouvrageL'Île-de-France, région capitale et adopté par l’Académie française en 1986[47],[46].
Sous lamonarchie, on trouvait, administrativement, ungouvernement militaire, relevant directement de l'autorité duroi de France. Lagénéralité de Paris, autre entité administrative d’Ancien Régime ayant à sa tête unintendant, avait des limites qui ne coïncidaient pas avec celles du gouvernement.
LaDescription des provinces et villes de France de Pierre de La Planche de 1669, en son premier volume, Livre I consacré au Gouvernement de l'Île-de-France présente selon les circonscriptions administratives de l'époque ce gouvernement en sept chapitres :
En plus des pays de la province d'Île-de-France, le gouvernement englobait vers le nord et le nord-est des pays détachés de la province de Picardie[48] comme leSoissonnais ou leLaonnois,actuellement[C'est-à-dire ?] situés dans l'Aisne, ainsi que leBeauvaisis, leNoyonnais et leValois,actuellement[C'est-à-dire ?] situés dans l'Oise (Hauts-de-France), mais était moins étendue vers l'est, excluant laBrie champenoise, autour de Meaux, rattachée à la Champagne. Vers le sud ses limites étaient sensiblement les mêmes qu'aujourd'hui englobant leGâtinais, tandis que vers l'ouest, la limite avec laNormandie est restée inchangée le long de la ligne de l'Epte. Elle correspondait à une zone de gouvernement militaire qui ne coïncidait pas complètement avec la zone d'intérêts économiques des corporations marchandes de Paris. Par parenthèse, cette remarque historique vient renforcer l'hypothèse d'une étymologie franque (liddle franke) du nomÎle-de-France, et en affaiblir l'hypothèse géo-fluviale[réf. nécessaire].
À gauche, le gouvernement militaire de l’Île-de-France sous l’Ancien Régime et ses pays ; à droite, les communes et départements actuels transposés sur ledit gouvernement militaire.
Larégion fut reconstituée après1945 à partir des trois premiers et la décentralisation administrative à partir de1964, puis politique en1982 a consolidé les anciennesprovinces.
Les limites actuelles de la région datent de l'arrêté ministériel du[50], définissant les régions de programme à la suite du décret du[51] sur les plans d'action régionale. Appelée initialementrégion parisienne, elle recouvre lesdépartements de laSeine, de laSeine-et-Marne et deSeine-et-Oise, soit ceux qui étaient sous l'autorité dupréfet régional, haut fonctionnaire institué par lerégime de Vichy à partir de mars 1941 et ayant sous sa tutelle lespréfets de ces départements. Elle devient par la suite l'une des neuf zones régionales d'action administratives dites « igamies » ayant à sa tête uninspecteur général d'administration en mission extraordinaire (IGAME) instauré en 1948. En 1960, lors de la transformation des régions de programme en circonscriptions d'action régionale, la composition de la région parisienne fut inchangée.
Cependant, l'État cherche à exercer un contrôle étroit sur l'aménagement et l'urbanisme de la région, au détriment des conseils généraux des départements et des conseils municipaux. Aussi, legouvernement Debré publie l'ordonnance du créant le District de la région de Paris, confirmé par la loi du, à la tête duquel est nommé un délégué général,Paul Delouvrier. Il met aussi à l'étude un nouveau découpage de la région en départements, une commission présidée par leconseiller d'État Roland Maspétiol y travaillant de 1961 à 1963. Mais les propositions de celle-ci sont peu suivies. Sous l'impulsion de Paul Delouvrier, qui bénéficie du soutien du président de la RépubliqueCharles de Gaulle, legouvernement Pompidou fait voter la loi du et publie le décret d'application du portant de trois à huit le nombre des départements[52]. Le nouveau découpage entre en vigueur le.
LaSeine-et-Marne (77), à l'est, reste, quant à elle, inchangée, devenant ainsi le plus vaste département d’Île-de-France (près de la moitié de la superficie régionale)[53].
L'objectif de cette réforme était de rapprocher l'État de ses administrés dans le cadre de départements de taille plus réduite et de faire coïncider les nouvelles préfectures avec des pôles restructurant la banlieue dense dans le cadre de vastes opérations d'urbanisme en petite couronne (Nanterre,Bobigny,Créteil) et avec des villes nouvelles en grande couronne (Évry,Pontoise,Melun etSaint-Quentin-en-Yvelines près deVersailles). Nommé préfet de la région en 1966, tout en demeurant délégué général audistrict de Paris, Paul Delouvrier eut ainsi toute latitude pour mettre en œuvre l'aménagement de la région parisienne.
D'un point de vue politique, il s'agissait aussi de démanteler le département de la Seine, dont le préfet avait plus de pouvoir que le délégué général du district de Paris. Cette concurrence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par Charles de Gaulle et par les premiers ministres de l'époque,Michel Debré puisGeorges Pompidou, pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi, laréorganisation de la région parisienne en 1964 aboutit à démembrer le Grand Paris pour trois raisons principales[54] :
imposer le district de la région de Paris en démembrant le département de la Seine pour éviter l'émergence d'un contre-pouvoir trop important dans laVe République naissante ;
cantonner l'influence duParti communiste français à un seul territoire, laSeine-Saint-Denis, et éviter que le PCF, à la faveur d'une alliance avec le parti socialiste de l'époque (laSFIO), ne reprenne les rênes duGrand Paris, donc du département de la Seine[54].
En 2023, l'Île-de-France est la région la plus peuplée de France avec une population de 12,3 millions d'habitants, en augmentation en moyenne de 0,3 % par an depuis 2019. Cette croissance démographique est uniquement due à l'excédent naturel, avec 154 000 naissances domiciliées dans la région en 2023 contre 77 000 décès, tandis que le solde migratoire est déficitaire[64]. Comme dans le reste de la France, la dynamique démographique stagne, avec une baisse de la fécondité et un vieillissement de la population[64]. Toutefois, l'indicateur conjoncturel de fécondité qui est de 1,73, reste plus élevé qu'au niveau national (1,68 en 2023)[64]. De même, la part des60 ans ou plus est la plus faible parmi les régions de France métropolitaine avec 20 %[65].
En 2020, un francilien sur sept vit dans unquartier de la politique de la ville contre moins de un habitant sur dix au niveau national[66]. Près de 90 % des habitants d'Île-de-France vivent à domicile et plus de 70 % des ménages âgés sont propriétaires de leur habitation. On voit ainsi un développement assez important des structures d'accueil pour personnes âgées, tel que les résidences services, résidences autonomies, et autres maisons de retraite.
De 1946 à 1975, la population de la région fait un bond de près de 50 %, cette période correspondant à celle dubaby-boom et au pic de la migration depuis la province vers la région parisienne. Les vingt-cinq années suivantes se caractérisent par une croissance nettement plus faible, liée avant tout à une émigration importante vers d'autres régions de France (régions atlantiques et méridionales), malgré une fécondité devenue supérieure à la moyenne du pays, et l'apport d'un courant migratoire positif en provenance de l'étranger. Au cours des années 2000 et 2010, on assiste cependant à une renouveau de la croissance démographique du fait du fort excédent des naissances sur les décès et de la réduction du déficit migratoire à l'égard des autres régions.
Alors qu'entre1990 et1999 la population de la région n'avait augmenté que de 291 000 habitants - soit 32 000 par an -, le rythme d'accroissement s'est considérablement accéléré depuis lors[74]. De 1999 à2009, le taux d'accroissement annuel moyen a été de 0,69 %, soit plus de 77 600 habitants supplémentaires chaque année, principalement dû à l'excédent naturel. Au1er janvier 2010, la population de l'Île-de-France est passée à 11 786 234 habitants[75].
Au recensement de 2006, 40 % desimmigrés vivant en France résident en Île-de-France. En 2020-2021, plus de 41 % des franciliens (soit plus de cinq millions de personnes) sont immigrés ou ont au moins un parent immigré, soit environ 21 % d'immigrés et 20 % d'enfants d'immigrés (nés en France)[76]. La part des immigrés est passée de 14 % en 1990 à 16,9 % en 2006, et celle des enfants de moins de18 ans nés en France de parents immigrés de 24,6 à 32,5 %[77].
43 % des franciliens âgés de 18 à 50 ans en 2008 ont un lien direct avec la migration vers la métropole, sur deux générations, au sens d’être immigrés, descendants d’immigrés, natifs d’un département d’Outre-Mer (DOM) ou descendants de natifs de DOM[78].
Par ailleurs, 51,6 % des enfants nés en Île-de-France en2014, soit 94 610 sur 182 671, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité) ou dans un DOM-TOM, soit la plus forte proportion devant la régionProvence-Alpes-Côte d'Azur (35,3 %) et l'Alsace (33,7 %)[79],[80],[81].
Les cas detuberculose ont augmenté de 10 % en Île-de-France entre 2015 et 2017. Les populations précaires, vivant en hébergement collectif ousans domicile fixe, sont les plus exposées à la maladie[82].
En2020, c'est la région de France qui a été le plus touchée par lapandémie de Covid-19 avec notamment près d'un décès sur quatre survenus dans le pays (7 328 sur un total de 29 407 au 15 juin)[83],[84].
Lamortalité infantile augmente de 1,2 % en moyenne chaque année en Île-de-France depuis 2011. LaSeine-Saint-Denis est depuis longtemps le département qui enregistre le plus grand nombre de décès infantiles, avec 2 788 morts entre 2001 et 2019, tandis que leVal-de-Marne connaît l'augmentation de mortalité la plus rapide depuis dix ans, avec une croissance moyenne de 2,8 % chaque année. Cette mortalité s'explique en particulier par des facteurs sociaux-économiques, la pauvreté étant un facteur aggravant, ainsi que par la hausse de la prévalence de certaines maladies chez les femmes enceintes comme le diabète[85].
Elle possède en outre des équipements sportifs reconnus internationalement pour l'organisation de grandes compétitions : cinq grands stades defootball et derugby (pouvant servir aussi pour des compétitions d'athlétisme ou d'autres manifestations, notamment culturelles) :
Avec6,3 millions emplois en 2023[87], dont 85,5 % dans le secteur tertiaire, l'Île-de-France se caractérise par sa place prépondérante dans l'économie nationale et par l'importance du secteur tertiaire. De nombreux groupes nationaux ou internationaux ont leur siège en Île-de-France et la région représente 29 % de lavaleur ajoutée brute du pays (en 2002). Bien que réalisant 83 % de sa valeur ajoutée dans les services, l'économie francilienne reste extrêmement diversifiée par rapport aux autres villes de sa taille. Bien que la région a subi une forte désindustrialisation, elle reste la première régionindustrielle française. L'agriculture, qui occupe 45 % du territoire régional (48 % hors Paris), dont les deux tiers sont consacrés auxcéréales, est l'une des plus productives de France. L'Île-de-France est aussi une destinationtouristique de premier plan.
Le taux de pauvreté en Île-de-France s’élève à 15,9 % en 2015, contre 12,3 % en 2006. La région est par ailleurs de plus en plus inégalitaire. Les prix du logement ont poussé les plus modestes en dehors deParis[88].
L'Île-de-France représente en 2015 31,1% du PIB de France métropolitaine[89], alors que sa population représente 18,2 % de la population française métropolitaine[90]. En2002,Eurostat évaluait le PIB francilien à 4,5 % du PIB total de l'Union européenne (à25 membres)[91], alors que la région comporte moins de 2,45 % du total de la population de l'UE à 25. En Europe de l'Ouest, la seule métropole qui puisse se comparer à Paris estLondres.À titre de comparaison[Quoi ?], Eurostat évaluait le PIB total duGrand Londres en 2002 à 264 milliards d'euros. La région métropolitaine londonienne est toutefois un peu plus large que le grand Londres ce qui fausse un peu la comparaison (et les chiffres que l'on peut composer à l'occasion donnent les deux métropoles au coude à coude). Cependant, les PIB de ces deux régions métropolitaines dépassent largement ceux de toutes les autres métropoles européennes, que ce soit laRandstad Holland, les conurbationsRhin-Ruhr ouRhin-Main, larégion bruxelloise, letriangle d'or italien ou celle deBerlin-Brandebourg.
L'économie francilienne est diversifiée. L'industrie du tourisme, par exemple, (Paris est la première destination mondiale) emploie 395 000 personnes en 2011 (dont 261 500 emplois directs), soit 30 % des emplois touristiques nationaux, mais à peine 6,9 % des Franciliens en 2011[92] : dans de nombreux domaines, Paris est le premier ou l'un des tout premiers centres mondiaux sans être totalement dépendant d'aucun. D'ailleurs, si l'économie francilienne est essentiellement une économie de services, sa base industrielle demeure très importante. L'Île-de-France est toujours l'un des principaux centres de production européens, qui a su préserver sa compétitivité en augmentant toujours plus la part de la recherche dans son activité industrielle. Il n'en demeure pas moins que l'Île-de-France est aujourd'hui surtout une région de services de très haut de gamme, en particulier à destination des entreprises.
L’Île-de-France est une place-forte du cinéma avec 50 % des tournages de France (1 500 autorisations par an, dont un tiers sont des productions étrangères) et 90 à 95 % du travail depostproduction générant 135 000 emplois, 20 000 permanents, 115 000 intermittents), l’Île-de-France est la première région d’Europe à peu près à égalité avec le grand Londres en termes de volume d’activité. Première région en Europe pour les tournages, la région offre80 plateaux, dont des studios récents comme laCité du cinéma àSaint-Denis. et se situe en pointe dans le secteur des effets visuels et de la3D avec des entreprises commeMac Guff (les Minions)[93].
L'industrie emploie 463 000 personnes en Île-de-France, ce qui en fait la première région industrielle française devantRhône-Alpes. Mais c'est en même temps, avec seulement 8,2 % des emplois dans l'industrie, l'une des régions les moins industrialisées de France (après Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon et Corse) et une région qui s'est fortement désindustrialisée depuis une vingtaine d'années.
Le secteur de l'aérospatiale et des industries de défense emploie 72 000 salariés en Île-de-France (dont 36 000 emplois directs). Plusieurs sociétés d'importance européenne y sont présentes, notammentAirbus Group,Thales,Dassault Aviation,Safran,ESA,Arianespace, etc. avec des sites de production, des centres de recherche, des sièges sociaux…
Le secteur de l'automobile en Île-de-France emploie 145 000 salariés (dont 60 000 emplois directs et le solde en sous-traitance). Les deux constructeurs nationaux sont présents et exploitent deux usines de production parmi les plus importantes (Renault àFlins-sur-Seine,PSA àPoissy et plusieurscentres de recherche, dont letechnocentre Renault deGuyancourt et le centreStellantis deVélizy). La plupart des équipementiers y sont également implantés, notamment (Delphi,Valeo,Faurecia,Johnson Controls Automotive Electronics,Bosch Braking System, Lear Corporation, etc.) Le secteur de la recherche en automobile emploie 17 500 personnes, dont 6 600 chercheurs, en Île-de-France, soit 75 % du potentiel du secteur en France.
Depuis la découverte de laradioactivité à Paris, le nucléaire est un des secteurs où la recherche et l'industrie francilienne sont en pointe. Le groupeAreva y avait son siège social et ses successeurs,Framatome etOrano également.TotalEnergies, un autre leader mondial de l'exploitation d'énergie, a également son siège mondial en Île-de-France ainsi que de nombreux laboratoires de recherche.EDF est également très fortement implanté en Île-de-France. De même,Engie (ex GDF Suez) a son siège en Île-de-France (à La Défense).
Lesservices constituent la majeure partie de l'emploi francilien. Au, l'Insee recense 426 000 personnes travaillant dans les services (74,4 % de l'emploi régional) auxquelles il faut ajouter 680 000 personnes travaillant dans les commerces (12 % de l'emploi régional).
Au quotidien, ce sont plus de1,5 million de personnes qui travaillent dans l'administration, la santé humaine, l'action sociale ou l'éducation.
De grands groupes de services collectifs (électricité, téléphonie, eau, etc.) à capitaux publics ou privés ont leur siège dans la région (EDF,Veolia,Orange).
L’évolution des modes de transports et l’invention de la réfrigération ont progressivement recomposé sur l'organisation spatiale des régions urbaines et fait perdre sa couronne maraîchère à Paris. Transportées d’abord par le train puis par la route, les denrées périssables ont pu être produites plus loin et la ceinture horticole a petit à petit cédé la place à l’étalement urbain[96]. L’Île-de-France n’est ainsi autonome qu’à hauteur de 10 % pour les légumes frais, de 1,5 % pour les fruits, de 12 % pour les œufs ou encore de 1 % pour le lait, l’autonomie alimentaire n’étant atteinte que pour le blé (159 %) et le sucre (117 %)[97].
En 2020, l'agriculture couvre environ 50 % du territoire régional (soit 600 000 hectares), mais elle n'emploie que 6 300 personnes sur 5 000 exploitations[98]. LaSeine-et-Marne est de loin le département le plus agricole : il consacre à l'agriculture 58 % de son territoire d'où provient 57 % de la production de blé régionale. La proximité d'un marché de onze millions de consommateurs, la fertilité des sols, la technicité agricole, la mécanisation des exploitations, le développement de la qualité, font que l'Île-de-France demeure une grande région agricole, notamment dans le domaine céréalier.
La production agricole régionale couvre globalement plus de 20 % des besoins du marché francilien, ce qui est très important. Outre les grandes cultures, une caractéristique régionale est la permanence des productions spécialisées péri-urbaines (plantes en pot, plantes à massifs, roses coupées, plantes de pépinières, légumes et frais), bien que celles-ci aient tendance à régresser sous la pression de l'urbanisation, mais l'Île-de-France reste une des premières régions horticoles de France. Les cultures maraîchères ou horticoles occupent 40 % de la population active agricole. La production animale ne représente que 8 % de la valeur de la production agricole francilienne.
L'industrie agro-alimentaire place l'Île-de-France au premier rang des régions françaises pour son chiffre d'affaires (7 243,4 M d'euros en 2018[101]) et sa valeur ajoutée (23 %)[Quand ?].L’industrie agroalimentaire francilienne compte 545 entreprises productrices (Coca-Cola,Lu,Panzani, etc.) et 792 établissements employeurs[101].
L'Île-de-France, dans sa partie la plus périphérique, a été jusqu’à l'époque de la création desvilles nouvelles un ensemble très rural constitué de terres très fertiles. Aujourd'hui, près de 80 % de la surface régionale est toujours constituée de cultures et deforêts.
L'Île-de-France concentre, notamment grâce àParis, un ensemble d'activités culturelles urbaines de grande densité : la capitale, mais aussi d'autres villes franciliennes, abritent un nombre très important de musées, théâtres, salles de concert et de spectacles. Cette présence de la culture en ville et l'activité liée au patrimoine urbain contribue à la capacité d'attraction touristique de la région, et contribue grandement à son rayonnement.
Par ailleurs, bien que letag (graffiti) soit interdit en de nombreux endroits et coûte en dépense de nettoyage à la collectivité, certains avancent qu'il est devenu un art descultures urbaines[104]. Dans les différents quartiers de Paris et de la banlieue, se développe dans les centres culturels, les maisons de jeunes et les écoles de cirque, la pratique des arts urbains émergents croisés avec les arts du cirque. Naissent avec ce nouveau courant artistique des festivals comme celui deBagneux (92) appelé HipCirqHop, mêlant les arts du cirque, le hip hop, le graff, le free-style…
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations contenues dans cette section proviennent du blog d'actualité financière de Paris et de l'Île-de-France[105].
En épicerie : la moutarde de Meaux, vinaigre de Lagny, le confit de pétales de rose, le safran du Gâtinais, les plantes utilitaires et aromatiques de Milly-la-Forêt.
En boulangerie, pâtisserie et confiserie : le croissant parisien et la baguette parisienne, le gâteauParis-brest, la brioche de Nanterre, lesaint-honoré, l'opéra,financier, macaron de Paris, macaron fondant de Réau, sablé briard de Mormant, mauresses de Moret, bonbon à la menthe de Milly-la-Forêt, sucre d'orge de Moret, cailloux monterelais,coquelicot et gelée de Nemours, pavés de Meaux et de Lagny, melunettes, niflettes de Provins, chocolats, miels de Brie et du Gâtinais.
En boissons, on trouve le vin desclos Montmartre, clos de Bercy, clos de Bellevue, clos des Morillons, clos de Clamart, picolo vin d'Argenteuil, vin de Suresnes, clos de RueilBuzenval, clos Saint-Vincent de Noisy-le-Grand, vin de Bagneux, vin de Gagny, vin de Neuilly-Plaisance, bières artisanales de Brie, du Vexin et du Gâtinais, cidre fermier de la Brie, jus de pomme et sirops fermiers de la Brie, du Vexin et du Gâtinais, etnoyau de Poissy[107].
Emblèmes : Des trois lys d'or à l'étoile rouge-orangé
Le blason d'Île-de-France, en écu ou en bannière d'armes (drapeau armorié), est l'emblème traditionnel qui reste le plus connu et qui est utilisé officiellement par la région militaire, par la légion de gendarmerie d'Île-de-France, ou par exemple en 2010 par laMonnaie de Paris qui a frappé une pièce de 10 € à trois fleurs de lys pour représenter la région d'Île-de-France[108].
Il s'agit du blason d'une région appelée France, comme l'attestent des toponymes commeRoissy-en-France, parce que c'était ledomaine particulier des rois de France. Il est la forme moderne du blason dit « de France ancien » (d’azur semé de fleurs de lys) comme le montre un timbre-poste de vingt francs émis le et conçu parRobert Louis[109], ou encore les écussons régionaux de plusieurs mouvements scouts, de produits régionaux. Les fleurs de lys sur fonds d'azur figurent dans nombre de blasons des villes d'Île-de-France :Saint-Denis,Montreuil,Puteaux,Cachan,Villepinte,Enghien-les-Bains,Juziers, etc. Les villes commeParis qui possèdent dans le haut de leur blason trois fleurs de lys sur fonds d'azur étaient desbonnes villes.
Région de France ou de l'Île-de-France, armoiries anciennes semées de fleurs de lys d'or sur fonds d'azur. Utilisées dans les blasons des départements de la région.
Île-de-France,armes modernes seblasonnent ainsi :d'azur à trois fleurs de lys d'or[110].
Après la recréation en1976 de l'entité administrativeRégion Île-de-France qui avait été supprimée en 1946, leconseil régional d'Île-de-France a voulu remplacer le blason millénaire de l'Île-de-France,« D'azur à trois fleurs de lys d'or », par un logotype publicitaire commandé à des agences de communication, résultant en cinq changements successifs de 1976 à 2014[réf. nécessaire].
Le premier logo adopté était formé« d'une rose stylisée vue de dessus, de couleurs bleu, blanc, rouge, représentant la région, les quatre pétales extérieurs bleus » représentant les quatre départements de la grande couronne (Essonne,Seine-et-Marne,Val-d'Oise etYvelines), les trois pétales intérieurs blancs ceux de la petite couronne (Hauts-de-Seine,Seine-Saint-Denis etVal-de-Marne) et le bouton rouge le département deParis. Cette rose est traversée par une ligne bleue et au-dessus des mots« RÉGION » en lettres bleues et« ÎLE-DE-FRANCE » en lettres blanches sur fond bleu.
Ce logo a ensuite été légèrement modifié pour donner un deuxième logo, en faisant apparaître un cadre bleu à la place de la simple ligne, et transformant le texte en« MA RÉGION C'EST » (sur deux lignes, toujours en bleus sur fond blanc) et« L'ÎLE-DE-FRANCE » (en blanc sur fond bleu), avec sous le cadre la mention« Conseil régional » en lettres bleues.
Un troisième logo a été commandé en novembre 2000 par le conseil régional à l'agence de publicitéAilleurs exactement (filiale du groupeHavas Advertising)[111] qui a proposé« uneétoile à huit branches orange dans un tourbillon bleu, surmontant la mention« Région Île-de-France » en lettres bleues ». Ils ont donné huit pointes à l'étoile pour symboliser les huit départements de la région, tandis que le tourbillon bleu symbolise la volonté de dynamisme du Conseil régional.
Un cinquième logo a été adopté en 2014[115], la couleur est rouge-orangé alors que les précédents étaient de couleur bleue, ce qui a suscité une controverse[116].
Une sixième variante a été adoptée en 2019 : le texte repasse sur deux lignes, le lettrage derégion est en caractères bleu, tandis que celui deÎle-de-France reste en caractères gras de couleur orange.
Blason traditionnel de la région d'Île-de-France depuis leVIIIe siècle
Drapeau traditionnel de la région d'Île-de-France depuis leVIIIe siècle
Logo du Conseil régional d'Île-de-France de 1976 à novembre 2000.
Logo du Conseil régional d'Île-de-France de novembre 2000 au.
Logo du Conseil régional d'Île-de-France de 2005 à 2019.
Logo du Conseil régional d'Île-de-France depuis le.
Lapertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution.Améliorez-le oudiscutez-en, sachant quela pertinence encyclopédique d'une information se démontre essentiellement par des sources secondaires indépendantes et de qualité qui ont analysé la question.(avril 2022) Motif avancé : Section peu sourcée et promotionnelle
La région Île-de-France accueille plus de 500 000 emplois et de 150 000 sociétés du numérique et constitue un territoire dynamique dans ce domaine[117].Le lancement, et la réussite, de cette initiative se base sur quatre piliers[118] :
La généralisation du Très Haut Débit, pour permettre le développement d'infrastructures de communication performantes qui favorisent l'innovation, dont de nouveaux usages et services. 40 millions d'euros ont été versés par la région aux départements en tant que soutien pour le déploiement du réseau de fibre optique[119],[120].
Un "concentrateur de données" à destination des acteurs du territoire francilien, publics et privés, sous la forme d'une plateforme numérique 3D lancée mi-décembre 2017, dont le budget est de 5 millions d'euros. Cette plateforme à vocation à devenir le "double numérique" du territoire en accueillant toutes les données qui y sont produites, pour favoriser l'innovation. L'Île-de-France affiche sa stratégie en faveur de l'open data et de la donnée d'intérêt régional.
De nouveaux services innovants dans le cadre des compétences régionales telles que la mobilité, la culture, le développement économique, le tourisme ou l'environnement. Ces services prennent la forme d'applications mobile/web et de déploiement d'objets connectés sur le territoire.
Une démarche pérenne d'innovation ouverte, avec une volonté de co-construction de ce projet. Les acteurs de la région, entreprises, associations, collectivités, citoyens, sont mobilisés dans ce cadre, autour du lancement des "Rendez-vous de la Smart Region" et autres évènements.
Pour se démarquer comme le premier techno hub européen, le programme Smart Region Initiative prévoit aussi de soutenir la création de pôle de recherches technologiques autour des enjeux de l'intelligente artificielle, des véhicules autonomes ou encore de l'impression 3D[120].
Des inégalités persistes dans la prise en main des outils numériques par les différents niveaux decollectivités territoriales (région, départements, intercommunalités et communes). Dans cette démarche, la région d'Île-de-France doit s'assurer de la cohérence globale des initiatives sur son territoire pour que tous les franciliens soient intégrés, et développe en même temps des initiatives à son échelle, en particulier sur les questions de mobilités. C'est l'objectif d'Île-de-France Mobilités qui souhaite rendre accessible une offre d'accès global à la mobilité, intégrant tous les modes de déplacement[117].
↑Prononciation enfrançais de France standardisé retranscrite phonémiquement selon la normeAPI.
↑Le BOPI est le Bulletin officiel de la propriété industrielle, publié par l'INPI.
↑Le déposant de la marque précise que« Le logotype ci-dessus est toujours en couleur pantone485 C, à l'exception de la version noire sur fond blanc, et blanche sur fond rouge. Pas de possibilité d'autres couleurs en dehors des déclinaisons citées ci-dessus. ».
« Il comprenait, outre l'Île-de-France proprement dite, le Laonnois, le Noyonnais, le Soissonnais, le Valois et le Beauvaisis, détachés de la Picardie »
↑a etbExposés par le chercheur CNRS Emmanuel Bellanger dans leFilm documentaire en ligne, réalisé à l'occasion de la parution du livre "Val-de-Marne : Anthologie 1964 - 2014" paru aux Éditions de l'Atelier en 2014.
↑Philippe Louchart et Séverine Albe-Tersiguel, « La population des régions de 1851 à 1999 »,Note rapide Population et modes de vie, IAURIF,(lire en ligne[PDF])