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Île-de-France

48° 51′ nord, 2° 19′ est
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Page d’aide sur les redirections

« Région parisienne » et « Île de France » redirigent ici. Pour les autres significations, voirÎle-de-France (homonymie).

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirIDF.

Île-de-France
Île-de-France
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
Siège du conseil régionalSaint-Ouen-sur-Seine
PréfectureParis
Départements etcollectivités territorialesVille de Paris (75)[N 1]
Seine-et-Marne (77)
Yvelines (78)
Essonne (91)
Hauts-de-Seine (92)
Seine-Saint-Denis (93)
Val-de-Marne (94)
Val-d'Oise (95)
Arrondissements25
Cantons155
Communes1 266
Conseil régionalConseil régional d'Île-de-France
Présidente du conseil régional
Mandat
Valérie Pécresse (LR)
2021-2028
PréfetMarc Guillaume
Code Insee11
Code ISO 3166-2FR-IDF
Démographie
GentiléFranciliens
Population12 463 067 hab.(2023en évolution de +2,37 % par rapport à 2017)
Densité1 038 hab./km2
Rang (population)1er sur 18
Langues
régionales
Francien,champenois (est de laSeine-et-Marne),normand (extrême-nord-ouest desYvelines et du Val-d'Oise)
Géographie
Coordonnées48° 51′ nord, 2° 19′ est
Superficie12 011 km2
Rang13e sur 18
Localisation
Localisation de Île-de-France
Liens
Site webwww.iledefrance.fr
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L'Île-de-France (/ildəfʁɑ̃s/[N 2]) est unerégion historique etadministrativefrançaise. Il s'agit d'une région très fortement peuplée, qui représente à elle seule 18,8 % de la population de laFrance métropolitaine sur seulement 2,2 % de sa superficie, ce qui en fait la région la plus peuplée (12,46 millions d'habitants en2023) et la plus densément peuplée (1 038 hab/km2) de France.

Désignée dans le langage courant par son ancien nom de « région parisienne », elle est fortement centralisée sur l'agglomération parisienne, qui s'étend sur 23,5 % de la surface régionale, mais où habite 88,4 % de sa population. L'aire d'attraction de Paris recouvre, quant à elle, la totalité de la superficie francilienne et des portions de régions limitrophes.

Avec unPIB estimé à 764,8 milliards d'euros et unPIB par habitant de 62 105 euros en 2021[1], c'est larégion qui produit le plus de richesses en France. L'Île-de-France est également un pôle européen de premier ordre puisque c'est la deuxième région européenne pour le produit intérieur brut (PIB) comparé selon la méthode dite « àparité de pouvoir d'achat » (PPA), juste derrière laRhénanie-du-Nord-Westphalie, et la sixième région d'Europe selon le PIB par habitant (PPA), derrière larégion métropolitaine de Prague enTchéquie, mais devant lesSouthern and Eastern (Dublin) enIrlande[2].

La région est limitrophe de cinq autres régions françaises : lesHauts-de-France, au nord, leGrand Est, à l'est, laBourgogne-Franche-Comté, au sud-est, leCentre-Val de Loire, au sud-ouest, et laNormandie, à l'ouest.

Géographie

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Article détaillé :Géographie de l'Île-de-France.

Localisation

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La géographie de l'Île-de-France est marquée, sur le plan physique, par sa situation au centre d'unbassin sédimentaire, leBassin parisien, au relief relativement plat, irrigué par un fleuve navigable, laSeine, dont les principaux affluents convergent précisément dans cette région ; par unclimat tempéré et dessols agricoles très fertiles, et sur le plan économique, par la présence en son centre deParis,capitale et principaleagglomération urbaine de laFrance.

Avec une superficie de 12 012 km2, l'Île-de-France est l'une des plus petitesrégions françaises (la plus petite de la France métropolitaine après laCorse), mais de loin la plus importante par sa population (environ 12 millions d'habitants en 2015, soit un peu moins de 18 % de la population française,départements d'outre-mer inclus) et par sonproduit intérieur brut qui, en 2014, représentait 30,94 % du PIB de la France[3].

Concentrant les pouvoirs économiques, administratifs et politiques d'un pays très centralisé, elle est au centre d'un réseau de communication qui se ramifie en étoile autour de Paris.

Régions limitrophes de l'Île-de-France
NormandieHauts-de-France
Centre-Val de LoireÎle-de-FranceGrand Est
Centre-Val de LoireBourgogne-Franche-Comté

Liste de points extrêmes

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Liste des points extrêmes d'Île-de-France par département.
DépartementNordEstSudOuest
EssonneBièvresVarennes-JarcyAngervilleChatignonville
Hauts-de-SeineGennevilliersVilleneuve-la-GarenneAntonyVaucresson
ParisQuai de l'Allier (19e arrondissement)Avenue de la Belle-Gabrielle,Bois de Vincennes (12e arrondissement)Avenue de Mazagran (13e arrondissement)Passerelle de l'Avre,Bois de Boulogne (16e arrondissement)
Seine-et-MarneCrouy-sur-OurcqLouan-Villegruis-FontaineBeaumont-du-GâtinaisNanteau-sur-Essonne
Seine-Saint-DenisTremblay-en-FranceVaujoursNoisy-le-GrandÉpinay-sur-Seine
Val-de-MarneFontenay-sous-BoisLa Queue-en-BriePérignyFresnes
Val-d'OiseSaint-Clair-sur-EpteVémarsBezonsLa Roche-Guyon
YvelinesGommecourtVélizy-VillacoublayAllainvilleBlaru

Environnement

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Carte des forêts de l'Île-de-France.

Le territoire de la région est très urbanisé malgré la fragmentation éco-paysagère d'une grande partie du territoire (par les routes) et des grandes vallées de laSeine, de laMarne, et de l'Oise (par l'urbanisation). Elle possède de grands massifs forestiers (285 000 ha dont87 000 ha de forêt publique) et de nombreux grands parcs urbains qui ceinturent presque la région au sud et au nord (massif des trois forêts). Les trois quarts du territoire régional sont toujours recouverts de forêts ou de terres agricoles. La région a cependant moins perdu debiodiversité que certaines zones d'agriculture intensive de surface équivalente plus au nord. Cette ceinture forme un réservoir de biodiversité, principalement constitué du Vexin, des forêts de Rambouillet et d'Yvelines, connectés par des vallées de l'Essonne et certaines boucles de la Seine, repérés comme éléments duréseau écologique national.

Selon sonprofil environnemental régional, l'Île-de-France est du point de vue de la biodiversité dans une situation moyenne à l'échelle du continent européen, plus riche que les régions du Nord, mais moins que celles du sud. Un réseau relictuel et fragile, à conforter decorridors biologiques a permis un minimum de dispersions animales et végétales entre les grands noyaux de nature (massifsforestiers,zones humides) par la Carte des corridors biologiques d'intérêt régional[4]. La région est à 80 % constituée d'espaces naturels et ruraux, 20 % du territoire étant construit. On y trouve228 espèces d'oiseaux sur les375 observables en France, 18 000 espèces d'insectes sur 35 200 les plus facilement observables et60 espèces de mammifères sur 121, ou encore 1 620 espèces et sous-espèces de plantes sur 6 000.

Les données communiquées par les autorités sur la qualité de l'air en région Île-de-France seraient délibérément faussées, les niveaux de pollution étant nettement plus élevés que les données officielles, selon une enquête du journalLe Parisien. Interrogé par le quotidien, le journaliste Jean-Christophe Brisard explique que ces données sont faussées « parce qu’au lieu d’avoir des pics de pollution quelques jours par an, on serait presque toujours en pic »[5].

La région parisienne est touchée par le problème des décharges sauvages. La très grande majorité de ces déchets proviennent d'artisans et d'entreprises du BTP[6].

Les études de l'Union internationale pour la conservation de la nature menées sur l’Île-de-France révèlent que 31 % des 1 600 espèces defougères etplantes à fleurs sont menacées de disparition, 27 % despapillons de jour, 30 % deschauves-souris, ou encore 39 % desoiseaux nicheurs. Sans être menacées de disparition, certaines populations « encore abondantes il y a peu » ont considérablement diminué, comme certaines espèces de chauve-souris (pipistrelles communes etnoctules communes) ou d'oiseaux, dont leshirondelles et lemoineau domestique, qui a perdu 73 % de ses effectifs parisiens entre 2004 et 2017. L'usage despesticides, l'urbanisation et leréchauffement climatique semblent en être les principales causes[7]. En 2019, selon la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs, sur les14 espèces de rapaces diurne d'Île-de-France, huit sont menacées d'extinction[8].

Comparaison des pollutions PM10

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Source ORS-IDF[9].

Géologie

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En dehors des zones construites le long des rivières, les carrières et zones rocheuses exploitables sont encore nombreuses dans la région.

On trouve dugypse au Nord (Cormeilles-en-Parisis,butte de Montmorency, monts de laGoëleetc.), beaucoup desablons notamment dans leGâtinais et les boucles de la Marne, de l'argile autour de la ville deProvins (Seine-et-Marne) et dans leMantois ainsi que ducalcaire aux limiteschampenoises et le long duLoing[10].

Article détaillé :Géologie de l'Île-de-France selon l'échelle des temps géologiques.

Relief

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Cartes détaillées de l'Île-de-France.
 

Le point culminant de la région d'Île-de-France, au sens administratif, est situé àHaravilliers (Val-d'Oise) sur lesbuttes de Rosne et culmine à216 mètres. Le point le plus bas est à10 mètres àPort-Villez (Yvelines). L'altitude moyenne est de108 mètres[11].

Le point le plus haut de la région historique, qui comprend des terres hors de la région administrative actuelle (notamment les deux tiers Sud et Est de l'actuel département de l'Oise), est lesignal de Courcelles, à239 mètres, àSavignies à l'ouest de Beauvais.

Lacolline d'Élancourt (anciennement colline de la Revanche) est plus haute avec ses 231 mètres, mais il s'agit d'une colline en partie artificielle, élevée avec les remblais de construction de la ville nouvelle deSaint-Quentin-en-Yvelines : son sommet n'est pas d'origine naturelle.

À Paris,Montmartre etBelleville se disputent lepoint culminant de Paris. Quant à la proche banlieue (départements 75, 92, 93 et 94), il se trouve à179 mètres dans les forêts deMeudon et deFausses-Reposes[12]. Aucune autre commune des Hauts-de-Seine ne semble atteindre cette altitude ; l'autre point localement culminant du département, vers48° 49′ 21″ N, 2° 09′ 14″ E où l'on trouve une géodésique à177,5 m, semble se situer à Marnes-la-Coquette et est signalé à178 m[13]. Les différences sont minimes et c'est plutôt l'ensemble du plateau s'étalant de Meudon à Vaucresson qui devrait être considéré (ce plateau montant d'ailleurs encore plus haut du côté Yvelines).

Hydrographie

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La région Île-de-France est entièrement comprise dans lebassin versant de la Seine. Tous les cours d'eau de la région sont desaffluents ou des sous-affluents de la Seine. Nombre des rivières sont drainées par les grands affluents de la rive droite (Marne,Oise,Epte) ou de la rive gauche (Eure). Cette dernière bien qu'elle ne coule pas en Île-de-France, reçoit de nombreuses rivières issues du sud et de l'ouest des Yvelines (Drouette,Vesgre…)[14].

Les cours d'eau principaux (Seine, Marne et Oise) sont navigables et se caractérisent par leurs nombreuxméandres, boucles typiques de l'Île-de-France qui ont modelé le paysage. La formation de ces méandres s'explique par la très faible pente de ces cours d'eau.

L'altitude du terrain totalement aléatoire (oscillant toujours entre 10 et 200 m) a laissé, souvent aux abords des boucles, des lacs et des étangs aujourd'hui aménagés en bases de loisirs (Moisson-Mousseaux, Cergy-Neuville, Villeneuve-Saint-Georges, etc.).

Climat

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La région Île-de-France bénéficie d'unclimat tempéré, modéré par des influences océaniques. La température moyenne s'élève à11 °C et les précipitations moyennes à 600 mm.

Urbanisme

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Aire urbaine et zones de l'Île-de-France.

Occupation des sols

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Malgré sa forte urbanisation qui la situe au premier rang national sur ce plan, l'Île-de-France est majoritairement agricole et rurale pour ce qui est de l'occupation des sols[15] : sur ses 12 070 km2, environ 50 % sont consacrés à l'agriculture[16],[15] (une des plus productives de France) et environ 23 % à laforêt (287 000 hectares), contre une moyenne nationale de 30 %[15],[17]. Parmi les plus importantes forêts de la région, on peut citer celles deFontainebleau,Rambouillet,Montmorency,Saint-Germain-en-Laye etSénart. Cependant, la progression de l'urbanisation continue, année après année, de grignoter la surface agricole qui a perdu mille kilomètres carrés au cours des cinquante dernières années face à l'étalement urbain et aux développements des infrastructures.

Logement

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Avec 1 263 700 logements locatifs sociaux, l’Île-de-France totalise 26 % duparc social de laFrance métropolitaine[18]. Les créations de logements sociaux dans la région ont atteint en 2024 leur plus bas niveau depuis seize ans alors que les demandes sont en augmentation. Fin décembre 2023, il y avait 836 000 demandes de logements sociaux, soit deux fois plus qu’en 2010. La région compte 1,3 million de personnes mal logées ou sans domicile[19].

Les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées représentent en 2018 73 % des transactions de logements contre 60 % en 1998. Inversement, la part des employés et ouvriers achetant un logement est tombé de 27 % à 19 %[20].

Transports

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Article détaillé :Transports en Île-de-France.
Durée de voyage en train depuis Paris par le train (2007). La mise en service duTGV-Est vers l'est de la France et l'Allemagne et de laLGV Sud Europe Atlantique vers Bordeaux ont modifié les données.
Plan schématique duboulevard périphérique de Paris (en noir) et des autres autoroutes de laPetite Couronne.

Tous lesmodes de transport urbains ou presque, sont représentés en Île-de-France.

Malgré sa position en marge de labanane bleue européenne, l'Île-de-France et en particulier l'agglomération parisienne dispose d'atouts qui contribuent à en faire un pôle essentiel des transports européens : poids économique de la région, position sur des axes de circulation importants entre nord et sud de l'Union, qualité du réseau existant (en particulier du réseauTGV qui désormais la connecte à cinq pays européens), poids de Paris en tant que centretouristique, première ville mondiale pour les congrès…

Jusque dans les années 1960, le métro était presque cantonné à Parisintra-muros, ayant en plusieurs décennies étendu encore relativement peu les terminus de ses stations à la proche banlieue (ce qu'il fit ensuite progressivement), le bus et le train de banlieue restant les transports principaux pour la banlieue et grande couronne.

En1969, le premier tronçon du métro régional, futur RER, fut inauguré : ce nouveau parcours reliant laNation àBoissy-Saint-Léger, complètement électrifié, fut réalisé en grande partie sur l’ex « ligne de Vincennes » auparavant desservie par des trains à vapeur et diminua considérablement les temps de parcours. L’année suivante, une liaison ferroviaire directeÉtoilela Défense à grand gabarit fut mise en service, dix ans après les débuts de la construction du nouveau quartier d’affaires. Elle fut prolongée vers la nouvellegare d'Auber dans le quartier de l’Opéra en1972, puis à l’ouest versSaint-Germain-en-Laye en intégrant une partie de laligne historique en1973.

En1977, la traversée de Paris par le nouveauRER A fut achevée par la liaison entre les stations Auber etChâtelet - Les Halles, tandis qu’une nouvelle branche en direction deMarne-la-Vallée fut construite. En même temps, laligne de Sceaux desservant lavallée de Chevreuse et le sud-est desHauts-de-Seine fut prolongée vers le nouveau cœur du réseau auxHalles et devint leRER B. Au cours des années suivantes, ces deux lignes furent prolongées en empruntant des voies de chemin de fer déjà existantes ou prolongées mais exploitées avec d’autres trains de laSNCF ayant pour terminus les gares de surface, vers le nord-est et l’aéroport de Roissy pour le RER B, vers la ville nouvelle deCergy-Pontoise pour le RER A.

Ce réseau fut ensuite complété par la création de nouvelles liaisons ferroviaires traversant Paris, dont seuls les tunnels passant sous le centre-ville étaient nouveau :RER C connectant les réseaux de banlieue desgare des Invalides et d’Austerlitz à partir de1979 puis lavallée de Montmorency en1988 ;RER D reliant le réseau de laGare de Lyon aux Halles et à laplaine de France au nord en1987 ; puisRER E destiné à délester le RER A d’une partie de son trafic, ouvert en 2024.

En1990, les tramways qui avaient été complètement abandonnés et dont la dernière rame avait circulé dans Paris en 1937, reprirent naissance sous forme plus moderne, avec des véhicules plus confortables et entièrement électrifiés, cette fois pour desservir les banlieues dans le cadre d’un projet de rocade à quelques kilomètres des limites de Paris, réalisé en partie seulement. LeT1, au Nord-Est de la capitale, en fut le premier tronçon, nouvellement construit sur les chaussées jusque-là réservées aux voitures. LeT2 à l’Ouest, reprenant en grande partie la « ligne des Moulineaux » peu rentable à partir de1997, fut un succès et une reconversion similaire fut effectuée au nord-est (Ligne 4 du tramway d'Île-de-France) pour la « ligne des Coquetiers ».

Sur lesboulevards des Maréchaux, qui formaient une limite entre la partie urbanisée de la ville de Paris et l'ancienne zonenon aedificandi correspondant à celle des fortifications de Thiers – sur laquelle des ensembles de logements à bon marché (HBM), différents équipements et le boulevard périphérique ont été bâtis –, circulaient les autobus de la ligne de petite ceinture (le PC). Le tramway T3 remplace progressivement le bus PC, avec les actuelles lignesT3a etT3b.

De plus en plus de lignes de tramways inter-banlieue, dont le manque se faisait sentir pour les salariés devant se rendre de leur domicile à leur travail, soit en passant par Paris, soit par de multiples changements de bus, sont construites. L’agglomération parisienne s'étendant et devenant de plus en plus peuplée au fil des années (extension de l'urbanisation), des projets de construction de tramways de grande banlieue sont en cours, dont l'un correspondant à une « grande ceinture », analogue mais en transport en commun à laFrancilienne utilisée par les voitures automobiles.

Uneligne de télécabines, à l'instar de celle enjambant la Tamise à Londres, ou de celle de Cologne, devrait être construite également vers fin 2025 au-dessus de Créteil, pour désengorger en « hauteur », la circulation toujours très intense du Carrefour Pompadour (le métro et train y existant déjà eux-aussi).

Letransport fluvial de voyageurs est relativement peu répandu en raison de sa commodité moins grande et de son accès restreint, dû à la nécessité de relier un point à l'autre devant être situés sur la Seine, voire l'Oise ou la Marne (ou encore les canaux Saint-Martin ou de Saint-Denis, mais avec des écluses) ou depuis quelques ports fluviaux. L'usage du « batobus » est néanmoins de plus en plus prisé.

Infrastructures

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Réseau routier
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Le réseau routier comporte environ 800 km d'autoroutes en Île-de-France. On distingue une dizaine de radiales : les principales étant l'Autoroute du Soleil (Dijon,Lyon,Marseille),du Nord (Lille),de Normandie (Rouen,Caen,Le Havre),de l'Est (Reims,Metz,Nancy,Strasbourg), et l'Aquitaine et l'Océane (Nantes,Bordeaux,Rennes) ainsi que des autoroutes concentriques : lepériphérique entoure le Paris historique, l'A 86, la proche banlieue et laFrancilienne en cours de bouclage est située à une dizaine de kilomètres plus à l'extérieur.

En Île-de-France, les principaux axes de circulation incluant des autoroutes urbaines côtoient des zones densément peuplées très avoisinantes ces axes routiers, ce qui conduit 58 % des Franciliens à ressentir les effets de la pollution atmosphérique sur leur santé ou celle de leur entourage proche[9].

Réseau ferroviaire
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Article détaillé :Transport en commun en Île-de-France.
TGVThalys engare de Paris-Nord.

Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus assurant à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Chaque gare dessert à la fois une portion de la banlieue et est un point de départ de grandes lignes vers les autres régions de France et l'étranger. Le réseau ferré de l'agglomération parisienne comporte environ cinq cents gares et mille cinq cents kilomètres de lignes pratiquement entièrement électrifiées en25 kV alternatif ou en 1 500 V continu.

Réseau fluvial
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L'Île-de-France dispose d'un réseau de 700 km de voies navigables[21].

Aéroports
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Vue aérienne du complexe aéroportuaire deParis-Charles de Gaulle.

L'Île-de-France possède trois aéroports, qui ont accueilli 95,4 millions de passagers et 2 millions de tonnes de fret en 2015 :

  • l'aéroport de Paris-Le Bourget : historiquement le premier aéroport, trop proche du centre-ville, est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires ;
  • l'aéroport de Paris-Orly : créé après la Seconde Guerre mondiale, est destiné au trafic intérieur non desservi par leTGV et à la desserte de l'Europe du Sud et de l'Afrique du Nord (29,7 millions de passagers)[22] ;
  • l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle : le plus récent (1974), reçoit aujourd'hui l'essentiel du trafic international (65,7 millions passagers)[23] et du fret.
Héliport
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Paris possède aussi unhéliport, situé dans le15e arrondissement mais au sud du boulevard périphérique, en limite de la commune d'Issy-les-Moulineaux, ce qui explique son nom (héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux). Le site est exploité parAéroports de Paris[24].

Pistes cyclables
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En 2019 on compte 591 km de pistes cyclables[25].

Mobilité

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Un jour ouvré, on compte environ vingt-trois millions de déplacements mécanisés en Île-de-France (soit deux tiers des déplacements). Plus de la moitié de ceux-ci sont effectués par des véhicules privés (le parc est supérieur à quatre millions de voitures) ou par des véhicules utilitaires. Le solde est assuré par les transports en commun.

Le trafic routier a connu une forte croissance durant lesannées 1980, mais cette progression n'a pas été linéaire et tend à ralentir depuis 1992, en particulier dans la zone agglomérée. Les déplacements routiers demeurent prépondérants, mais les flux tendent à se modifier au fil du temps. Si les axes radiaux et leboulevard périphérique voient leur fréquentation stagner voire diminuer, les axes de rocade voient leur trafic augmenter, provoquant des phénomènes de saturation chroniques, à l'exemple du tronc commun des autoroutesA4 etA86 dans leVal-de-Marne. Cette évolution est en relation avec le développement des emplois, commerces et services en banlieue, alors que l'emploi régresse dans Paris intra-muros, les transports en commun demeurant peu compétitifs pour des déplacements en rocade[26].

Vélo
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En 2019, la part du vélo dans les déplacements quotidien est de 2 %[25]. Si cette part était en augmentation à Paris au début des années 2000, elle restait stable voire en baisse dans les autres départements de la région[27].

Transports en commun
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Article détaillé :Transport en commun en Île-de-France.
Letramway francilien.

Lestransports en commun de l'agglomération parisienne offrent plusieurs modes de transports distincts. La ville de Paris et sa proche banlieue sont accessibles par lemétro, un système ferroviaire où les stations sont très proches. Au-delà des limites de la ville, l'Île-de-France est couverte par les trains des réseauxRER etTransilien, créant un réseau ferroviaire étendu. L'offre est complétée localement par un réseau extensif de lignes d'autobus et quelques lignes detramways.

L'organisation des transports en commun de la région relève deÎle-de-France Mobilités, anciennement leSyndicat des Transports d'Île-de-France (STIF), établissement public composé de la région Île-de-France, de la ville de Paris et des sept autres collectivités départementales de la région. ÎdF Mobilités organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs assurés par laRégie autonome des transports parisiens (RATP), laSNCF et l'Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France (OPTILE) qui regroupe80 entreprises privées exploitant des lignes régulières d'autobus dans la région.

Les principaux transports en commun d'Île-de-France sont :

  • Métro de Paris : 16 lignes exploitées par la RATP, desservant Parisintra-muros et la proche banlieue. Il a été ouvert en 1900, et totalise aujourd'hui 321 stations et 245 km de voies. Il est emprunté par environ 1 milliard de personnes à l'année ;
  • RER : trains desservant à la fois Paris et la banlieue proche, moyenne ou grande. Il comporte 5 lignes : les lignes A et B sont exploitées en commun par la RATP et la SNCF et les lignes C, D et E sont exploitées par la SNCF ;
  • Tramway d'Île-de-France : 14 lignes, dont 9 sont exploitées par la RATP, la ligne T4 étant exploitée par la SNCF, la ligne T9 par Keolis et les lignes T11, T12 ,T13 par Transkeo filiale commune de Keolis et SNCF. La première ligne est entrée en service en 1992 ;
  • Transilien : réseau de transport express régional (TER) deSNCF Voyageurs qui comporte, outre les lignes deRER et la ligne T4 du tramway précédemment citées,9 autres lignes de trains de banlieue ;
  • Bus : environ 1 500 lignes de bus parcourent la région, dont plus de 350 sont exploitées par la seuleRATP pour Paris et sa proche banlieue, et les autres parKeolis,Transdev,RATP Cap Île-de-France et d'autres opérateurs indépendants regroupés au sein de l'Optile.
« Vélib' » et « Autolib' »
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Articles détaillés :Vélib' Métropole etAutolib' (Paris).

En 2007, lamairie de Paris, décide, face au nombre important de cyclistes et de pistes cyclables, de mettre à disposition, pour des périodes allant d'une demi-heure à un an moyennant caution et abonnement dans ce cas, des vélos répartis et stationnés à différents endroits stratégiques de la capitale. L'utilisateur prend l'un des vélos de son choix disponible à l'une des stations du serviceVélib', et peut le ramener à une autre station avec emplacements disponibles Vélib'.

Au départ uniquement situés dans Paris, les points des Vélib' sont étendus progressivement, tout comme, par la suite, lesAutolib', dans la banlieue parisienne. Les pistes cyclables sont de mieux en mieux aménagées, permettant éventuellement auxrollers ouskateboards, sous toute réserve, d'y circuler aussi.

En 2011, un service d'autopartage de petites voitures électriques est lancé sous le nom d'Autolib'. Il est nécessaire de s'inscrire au préalable dans une des stations plus spécifique en présentant sur machine, le permis de conduire. Ce service prend fin en 2018.

Trafic ferroviaire grandes lignes
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Environ mille trains de grandes lignes quittent chaque jour ouvré les six grandes gares tête de ligne parisiennes. Ces trains desservent l'essentiel des villes de France, ainsi que de nombreuses villes d'Europe occidentale. Le trafic est en augmentation avec l'ouverture de lignes à grande vitesse en direction de laGrande-Bretagne, de laBelgique et de l'Allemagne en particulier. Lagare de Lyon se place en tête, suivie desgares du Nord etMontparnasse.

Le développement du TGV a permis la création de liaisons directes entre métropoles deProvince, mais passant par le réseau francilien. La réalisation de laLGV Interconnexion Est en 1994 a ainsi permis le net développement des relations entre le Nord et leSud-Est ou legrand Ouest, mais ces liaisons profitent également à la région par la présence de gares, permettant d'assurer un meilleur remplissage des trains et un allègement de la charge des grandes gares parisiennes, pour l'essentiel au bord de la saturation.

Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec lesTGV qui partent de laGare de Lyon, de lagare Montparnasse, de lagare du Nord et depuis2007 de lagare de Paris-Est. Lagare Saint-Lazare est la première gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes) alors que lagare du Nord est la première pour le trafic.

Transport fluvial
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Le transport fluvial de voyageurs demeure globalement marginal dans la région, mais tend à progresser. Si letourisme fluvial à Paris est particulièrement développé, des croisières fluviales se créent progressivement sur les autres cours d'eau d'Île-de-France, par exemple sur l'Oise, ou sur les canaux[21]. Un service régulier sur la Seine et la Marne,Voguéo, accessible aux personnes titulaires d'un abonnement de transport, a été expérimenté entre 2008 et 2011, et n'a pas redémarré depuis[28].

Transport de marchandises

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En 2006, 296 millions de tonnes de marchandises ont transité en Île-de-France, soit environ 12 % du tonnage total transporté en France, volume en hausse de 2 % par rapport à l'an 2000. Quatre catégories de marchandises représentent à elles seules 90 % du total : les matériaux de construction représentent 101 millions de tonnes soit 40 % du total, suivis par les produits manufacturés et messageries avec 78 millions de tonnes soit 31 %, les produits alimentaires avec vingt-deux millions de tonnes soit 9 % et les produits agricoles avec vingt-et-un millions de tonnes soit 8 % du total.

Près de la moitié des marchandises transportées ne quittent pas la région, les courtes distances étant quasi exclusivement assurées par la voie routière. Le rail est privilégié en revanche pour les plus longues distances, la voie navigable étant très concentrée sur les échanges avec la Normandie, qui représentent près de la moitié du tonnage transporté, en particulier les ports de Rouen et du Havre, assurant essentiellement le transport de matériaux de construction, et, dans une bien moindre mesure, de combustible. La part du transport aérien se monte à 2,2 millions de tonnes, assuré à 88 % par les deux principaux aéroports parisiens. Les marchandises sont majoritairement échangées avec les États-Unis et le Sud-Est asiatique[29].

Transport routier
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Le transport routier de marchandises domine largement dans la région, avec plus de deux cents millions de tonnes transportées par la route en 2008. Les transports ferroviaires ou fluviaux n'en ont assuré que de dix à quinze millions de tonnes chacun la même année[30]. La part modale de la route atteignait alors 89,9 %, contre 5,4 % pour la voie navigable et 4,8 % pour le rail[31].

Transport ferroviaire
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UneBB 27000 tracte un train de céréales àBobigny, point le plus fréquenté de laligne de Grande Ceinture.

Durant lesannées 1990, on compte chaque jour plus de cinq-cents convois de fret sur les lignes ferroviaires régionales, transportant près de 240 000 tonnes de marchandises. Si la dimension de l'agglomération peut expliquer les volumes constatés, c'est avant tout la situation de carrefour de la région qui explique l'importance des flux, majoritairement de transit. Ainsi, le trafic généré par la région elle-même peut être évalué à 50 000 tonnes en moyenne quotidienne, pour 90 000 tonnes de flux inter-régionaux.

Les principaux flux observables relient le Nord auSud-Est, ou les produits lourds de l'industrie métallurgique dominent, et l'Est à Ouest liant laLorraine et l'Alsace à la basse-Seine et à laBretagne. D'autres flux de moindre importance existent, parfois orthogonaux, dont la présence en Île-de-France s'explique pour partie par la médiocrité des liaisons ferroviaires transversales, souvent mal équipées.

Si les axes radiaux Paris -Lille, Paris -Bruxelles, Paris -Bordeaux et Paris -Le Havre sont les plus fréquentés, c'est laligne de Grande Ceinture, particulièrement à l'Est de Paris, qui détient le record national pour le trafic fret[32].

Le transport ferroviaire de marchandises demeure relativement stable. La part des marchandises importées dans la région représente environ le double en volume des marchandises exportées, ce qui s'explique par les besoins d'une importante population et la quasi-absence d'exportation de matières premières ou de produits énergétiques ; la part du trafic interne reste très faible[33].

Le transport combiné, après une hausse jusqu'en 2001, est désormais en recul. Il dépassait trois millions de tonnes en 2008[34].

Transport fluvial
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Article détaillé :Ports de Paris.
Deux péniches se croisent sur la Seine au niveau du bois de Boulogne.

Paris est le premier port fluvial de France avec un trafic de21 millions de tonnes en 2005[35]. Les installations du port sont échelonnées le long de laSeine et des canaux de laVille de Paris : lecanal Saint-Denis et lecanal de l'Ourcq.

Les terminaux les plus importants sont lePort de Gennevilliers et lePort de Bonneuil-sur-Marne[36]. L'activité est gérée par lePort autonome de Paris. Le trafic est constitué majoritairement par les matériaux de construction (16,8 MT), lesgranulats (10,9 MT), les déblais (4,8 MT) et les céréales (2,1 MT)[37].

Le trafic de marchandises par voie fluviale au port de Gennevilliers demeure relativement stable, la part des marchandises importées dans la région étant en moyenne le triple de celle des marchandises exportées. Le transport de conteneurs est, lui, en augmentation rapide et constante : il a été multiplié par quatre entre 2000 et 2007[38].

Transport aérien
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Le transport aérien de marchandises est quant à lui en augmentation constante : il a doublé entre 1998 et 2008[39].

Toponymie

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Étant située en pleine terre, le nom d'« île » de France peut paraître étrange. L’homme politique et ancien ministreMichel Giraud, ex-président de la région Île-de-France, par ailleurs inventeur du mot « Francilien »[40] pour désigner les habitants de l’Île-de-France, a proposé l’explication suivante : « ce nom désigne la langue de terre délimitée par laSeine (à l'ouest), l’Oise et l'Aisne (au nord), laMarne et l'Ourcq (au sud et à l'est)[41]. Toutefois, comme il apparaît sur la carte présentée au chapitre suivant, une telle délimitation n’a rien d’évident, puisque ces fleuves traversent la région plus qu’ils ne la délimitent, la région Île-de-France étant entièrement comprise dans lebassin versant de laSeine ainsi qu’il est précisé supra, au chapitre hydrographie.

Une seconde explication voit en « Île-de-France » une altération deLiddle Franke, c'est-à-dire « Petite France » enlangue franque[42]. Cette région est en effet une des terres d'enracinement du peuple desFrancs, depuis leur pénétration enGaule, lors desgrandes invasions. Le nom n'est attesté pour la première fois qu'en 1387, dans lesChroniques deJean Froissart[43], soit plusieurs siècles après l'extinction de la langue franque.Mais la notion de « Pays de France » est, quant à elle, beaucoup plus ancienne. On cite le texte de la page Wikipedia qui lui est consacrée :Le motFrance apparaît avec les premiersMérovingiens, auVe siècle. Il désigne auVIe siècle l'ensemble des territoires qui leur sont soumis, entre leRhin et laLoire. Au temps desCarolingiens, cet espace se réduit et ne désigne plus qu'un territoire situé entre l'Austrasie et laNeustrie. Au cours desXe et XIe siècles, ce territoire se réduit encore pour ne désigner plus que le Nord-Est de Paris. Il a sans doute existé une subdivision dudiocèse de Paris correspondant à ce territoire, l'archidiaconé de France[44]. La désignation « de France » apparaît pour la première fois dans un texte de 1126 pour désigner l'abbaye de Saint-Denis (Monasterii beati dyonisii de Francia). Ce rétrécissement progressif de la France des Mérovingiens, pour aboutir à un domaine territorial très restreint, situé aux alentours de Paris, est en faveur d’une justification de l’étymologie « Liddle Franke ». Au18e siècle, 80 localités étaient encore désignées "en France". Il subsiste de nos jours l’appellation d’une trentaine de communes dites « en France », comme le sont Puiseux-en-France, Bonneuil-en-France, Mareil-en-France, Tremblay-en-France, etc., sans parler de Roissy-en-France, la plus connue, à cause de l’implantation sur son territoire de l’aéroport Charles de Gaulle[45].

Lors du débat parlementaire sur la création administrative de la région, en 1976,« Île-de-France » s'impose grâce au soutien du sénateur-maire deVersaillesAndré Mignot face à« région parisienne » qui était promu par lesdéputés de Paris, mais qui marquait peu de considération pour la banlieue et les régions rurales de la nouvelle région[46]. Ses habitants sont nommés les« Franciliens »,gentilé proposé en 1985 parMichel Giraud, dans son ouvrageL'Île-de-France, région capitale et adopté par l’Académie française en 1986[47],[46].

Histoire

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Gouvernement général militaire d'Île-de-France

1519–1789

DrapeauBlason
Description de cette image, également commentée ci-après
Le gouvernement militaire de l'Île-de-France en 1789.
Informations générales
StatutGouvernement général militaire
CapitaleParis,Versailles (fin de l'Ancien Régime)
Langue(s)Français,francien,picard
ReligionCatholicisme

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Latour de Montlhéry au sud de l’Île-de-France, entreOrléanais etFrance, clef dudomaine royal et enjeu d'un célèbre épisode au début duXIIe siècle de la lutte entrecapétiens etthibaldiens.
Article détaillé :Histoire de l'Île-de-France.

Sous lamonarchie, on trouvait, administrativement, ungouvernement militaire, relevant directement de l'autorité duroi de France. Lagénéralité de Paris, autre entité administrative d’Ancien Régime ayant à sa tête unintendant, avait des limites qui ne coïncidaient pas avec celles du gouvernement.

LaDescription des provinces et villes de France de Pierre de La Planche de 1669, en son premier volume, Livre I consacré au Gouvernement de l'Île-de-France présente selon les circonscriptions administratives de l'époque ce gouvernement en sept chapitres :

  1. Prévôté et Vicomté de Paris
  2. Bailliage de Melun
  3. Bailliages de Mantes et de Montfort l'Amaury
  4. Bailliage de Senlis et Duché de Valois
  5. Bailliages et Comtés du Beauvaisis
  6. Bailliage de Laon,Ire partie du Vermandois
  7. Bailliage et Comté de Soissons

Comme les autres entités administratives françaises de l'époque, sa reconnaissance officielle fut supprimée en1789 lors de l'instauration desdépartements. L'Île-de-France retrouva de nouveau un statut officiel avec laloi dedécentralisation de1982 impulsée parGaston Defferre. Aujourd'hui, elle regroupe huitdépartements : l’Essonne, lesHauts-de-Seine,Paris, laSeine-Saint-Denis, laSeine-et-Marne, leVal-de-Marne, leVal-d'Oise et lesYvelines.

Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, ce gouvernement administratif, dénommé gouvernement d'Île-de-France, s'étendait en réalité bien plus loin que ne l'est l'Île-de-France en tant queprovince, comme le préciseRobert de Hesseln dans sonDictionnaire universel de la France. La province d'Île-de-France proprement dite comporte lePays de France avec le Parisis, leMantois, laBrie française, leVexin français, leHurepoix, leGâtinais français et laGoële.

En plus des pays de la province d'Île-de-France, le gouvernement englobait vers le nord et le nord-est des pays détachés de la province de Picardie[48] comme leSoissonnais ou leLaonnois,actuellement[C'est-à-dire ?] situés dans l'Aisne, ainsi que leBeauvaisis, leNoyonnais et leValois,actuellement[C'est-à-dire ?] situés dans l'Oise (Hauts-de-France), mais était moins étendue vers l'est, excluant laBrie champenoise, autour de Meaux, rattachée à la Champagne. Vers le sud ses limites étaient sensiblement les mêmes qu'aujourd'hui englobant leGâtinais, tandis que vers l'ouest, la limite avec laNormandie est restée inchangée le long de la ligne de l'Epte. Elle correspondait à une zone de gouvernement militaire qui ne coïncidait pas complètement avec la zone d'intérêts économiques des corporations marchandes de Paris. Par parenthèse, cette remarque historique vient renforcer l'hypothèse d'une étymologie franque (liddle franke) du nomÎle-de-France, et en affaiblir l'hypothèse géo-fluviale[réf. nécessaire].

AuXVIIe siècle, un nombre important d'habitants vinrent coloniser laNouvelle-France (Canada), en particulier les fameuses « filles du Roy ».

À gauche, le gouvernement militaire de l’Île-de-France sous l’Ancien Régime et ses pays ; à droite, les communes et départements actuels transposés sur ledit gouvernement militaire.

À la suite de laRévolution, elle fut découpée en cinq départements :Seine,Seine-et-Oise,Seine-et-Marne,Oise etAisne.

Larégion fut reconstituée après1945 à partir des trois premiers et la décentralisation administrative à partir de1964, puis politique en1982 a consolidé les anciennesprovinces.

Découpage des départements

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Les limites des départements de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Seine-et-Marne avaient été fixées pendant la Révolution française, le, à la suite dudécret divisant la France en départements. Pour éviter la domination de la capitale sur une trop vaste région tout en assurant néanmoins à la ville une zone de ravitaillement, le département de la Seine fut inscrit en principe à l'intérieur d'un rayon de trois lieues (12 km) autour de la cathédrale Notre-Dame et fut entouré de tous côtés par la Seine-et-Oise, dont le chef-lieu fut fixé à Versailles[49].

Les limites actuelles de la région datent de l'arrêté ministériel du[50], définissant les régions de programme à la suite du décret du[51] sur les plans d'action régionale. Appelée initialementrégion parisienne, elle recouvre lesdépartements de laSeine, de laSeine-et-Marne et deSeine-et-Oise, soit ceux qui étaient sous l'autorité dupréfet régional, haut fonctionnaire institué par lerégime de Vichy à partir de mars 1941 et ayant sous sa tutelle lespréfets de ces départements. Elle devient par la suite l'une des neuf zones régionales d'action administratives dites « igamies » ayant à sa tête uninspecteur général d'administration en mission extraordinaire (IGAME) instauré en 1948. En 1960, lors de la transformation des régions de programme en circonscriptions d'action régionale, la composition de la région parisienne fut inchangée.

Cependant, l'État cherche à exercer un contrôle étroit sur l'aménagement et l'urbanisme de la région, au détriment des conseils généraux des départements et des conseils municipaux. Aussi, legouvernement Debré publie l'ordonnance du créant le District de la région de Paris, confirmé par la loi du, à la tête duquel est nommé un délégué général,Paul Delouvrier. Il met aussi à l'étude un nouveau découpage de la région en départements, une commission présidée par leconseiller d'État Roland Maspétiol y travaillant de 1961 à 1963. Mais les propositions de celle-ci sont peu suivies. Sous l'impulsion de Paul Delouvrier, qui bénéficie du soutien du président de la RépubliqueCharles de Gaulle, legouvernement Pompidou fait voter la loi du et publie le décret d'application du portant de trois à huit le nombre des départements[52]. Le nouveau découpage entre en vigueur le.

Le très important département de la Seine (5 646 446 habitants au recensement de 1962), portant leno 75 dans l'ordre logique alphabétique des départements, est alors démembré, la commune de Paris étant isolée, alors que trois départements de banlieue limitrophes deParis sont créés, incluant les 80 autres communes de l'ex-Seine et 43 communes de l'ex-Seine-et-Oise et constituant lapetite couronne, particulièrement urbanisée et densément peuplée :

La majeure partie de l'ex-Seine-et-Oise, qui portait leno 78, moins dense et plus rurale, est elle-même découpée en trois départements constituant, avec la Seine-et-Marne, lagrande couronne :

LaSeine-et-Marne (77), à l'est, reste, quant à elle, inchangée, devenant ainsi le plus vaste département d’Île-de-France (près de la moitié de la superficie régionale)[53].

L'objectif de cette réforme était de rapprocher l'État de ses administrés dans le cadre de départements de taille plus réduite et de faire coïncider les nouvelles préfectures avec des pôles restructurant la banlieue dense dans le cadre de vastes opérations d'urbanisme en petite couronne (Nanterre,Bobigny,Créteil) et avec des villes nouvelles en grande couronne (Évry,Pontoise,Melun etSaint-Quentin-en-Yvelines près deVersailles). Nommé préfet de la région en 1966, tout en demeurant délégué général audistrict de Paris, Paul Delouvrier eut ainsi toute latitude pour mettre en œuvre l'aménagement de la région parisienne.

D'un point de vue politique, il s'agissait aussi de démanteler le département de la Seine, dont le préfet avait plus de pouvoir que le délégué général du district de Paris. Cette concurrence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par Charles de Gaulle et par les premiers ministres de l'époque,Michel Debré puisGeorges Pompidou, pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi, laréorganisation de la région parisienne en 1964 aboutit à démembrer le Grand Paris pour trois raisons principales[54] :

En 1965, l'équipe de Paul Delouvrier réalise leschéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région de Paris (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodèle profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'unréseau express régional (RER) et création desvilles nouvelles (Évry,Marne-la-Vallée,Cergy-Pontoise,Saint-Quentin-en-Yvelines etSénart).

Le district de la région parisienne est devenu larégion Île-de-France en 1976 (loino 76-394 du portant création et organisation de la région d’Île-de-France).

Leschéma directeur de la région (Sdrif) appuie depuis 2008, sa politique sur un nouvel outil : les fronts urbains. Cette ligne de contact entre la ville et l'espace ouvert des champs et des bois représente près de 13 000 km en Île-de-France. Pour le Sdrif, il s'agit d'en faire des lignes de démarcation au-delà desquelles il ne sera plus possible d'empiéter[55].

Politique et administration

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Politique

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La région compte 155cantons[56] pour 96députés[57] et 53sénateurs[58].

Résultat des principaux scrutins.
ÉlectionCandidatPourcentage des votes exprimés
Élection présidentielle de 2022[59]Emmanuel Macron73,02 %
Marine Le Pen26,98 %
Élections régionales de 2021[60]Valérie Pécresse43,69 %
Julien Bayou33,06 %
Jordan Bardella13,81 %
Laurent Saint-Martin9,44 %
Élections européennes de 2019[61]Renaissance27,26 %
Europe Écologie Les Verts15,89 %

Administration

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Article détaillé :Conseil régional d'Île-de-France.
Carte administrative de l'Île-de-France.

Leconseil régional administre larégion Île-de-France. Il siège àSaint-Ouen-sur-Seine, au 2 rue Simone Veil, et est présidé depuis2015 parValérie Pécresse (Soyons libres).

Ses209 sièges sont répartis comme suit entre les groupes[62] :

Lepréfet de région de la région Île-de-France est lepréfet de Paris.

Finances publiques

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Pour 2011 les dépenses (hors gestion de la dette) atteignaient 5,37 milliards d'euros et l'endettement 3,52 milliards d'euros[63].

Population et société

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Démographie

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Article détaillé :Démographie de l'Île-de-France.

Évolution et structures démographiques

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En 2023, l'Île-de-France est la région la plus peuplée de France avec une population de 12,3 millions d'habitants, en augmentation en moyenne de 0,3 % par an depuis 2019. Cette croissance démographique est uniquement due à l'excédent naturel, avec 154 000 naissances domiciliées dans la région en 2023 contre 77 000 décès, tandis que le solde migratoire est déficitaire[64]. Comme dans le reste de la France, la dynamique démographique stagne, avec une baisse de la fécondité et un vieillissement de la population[64]. Toutefois, l'indicateur conjoncturel de fécondité qui est de 1,73, reste plus élevé qu'au niveau national (1,68 en 2023)[64]. De même, la part des60 ans ou plus est la plus faible parmi les régions de France métropolitaine avec 20 %[65].

En 2020, un francilien sur sept vit dans unquartier de la politique de la ville contre moins de un habitant sur dix au niveau national[66]. Près de 90 % des habitants d'Île-de-France vivent à domicile et plus de 70 % des ménages âgés sont propriétaires de leur habitation. On voit ainsi un développement assez important des structures d'accueil pour personnes âgées, tel que les résidences services, résidences autonomies, et autres maisons de retraite.

Évolution de la population  [ modifier ]
180118511861187218761881188618911896
1 353 0002 239 9252 819 2753 141 9603 316 3873 726 3183 934 5224 126 8704 365 879
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
190119061911192119261931193619461954
4 735 7994 960 5295 335 5955 682 7686 146 3746 705 7466 785 9136 597 9307 317 228
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
196219681975198219901999200620112016
8 470 0159 248 6319 878 56510 073 05910 660 55410 951 13611 532 39811 852 85112 117 132
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
20212023-------
12 317 27912 463 067-------
(Sources : IAURIF[67], BaseInsee,population sans doubles comptes à partir de 1962[68] puispopulation municipale à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tout au long duXIXe siècle la région d'Île-de-France connaît une croissance spectaculaire de sa population, liée surtout à l'attraction qu'exerçe la ville deParis sur lesprovinces. En1911,Paris dont la population constitue déjà l'essentiel de celle de la région (2 833 351 sur 5 182 151), est la troisième ville la plus peuplée du monde (aprèsLondres qui compte7 millions d'habitants etNew York qui en compte4 millions, mais devantVienne etBerlin). Entre laPremière Guerre mondiale et1945, la croissance de la population d'Île-de-France ralentit quelque peu, du fait des deux guerres mondiales, mais se maintient malgré la baisse de la natalité dans le pays.

De 1946 à 1975, la population de la région fait un bond de près de 50 %, cette période correspondant à celle dubaby-boom et au pic de la migration depuis la province vers la région parisienne. Les vingt-cinq années suivantes se caractérisent par une croissance nettement plus faible, liée avant tout à une émigration importante vers d'autres régions de France (régions atlantiques et méridionales), malgré une fécondité devenue supérieure à la moyenne du pays, et l'apport d'un courant migratoire positif en provenance de l'étranger. Au cours des années 2000 et 2010, on assiste cependant à une renouveau de la croissance démographique du fait du fort excédent des naissances sur les décès et de la réduction du déficit migratoire à l'égard des autres régions.

AnnéePopulation au
ParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d'OiseÎle-de-France
19682 590 771604 340854 382673 3251 461 6191 249 6061 121 319693 2699 248 931
19752 299 830755 7621 082 296923 0611 438 9301 322 1271 215 674840 8859 878 565
19822 176 243887 1121 196 111987 9881 387 0391 324 3011 193 655920 59810 073 059
19902 150 1471 077 2061 305 0761 083 2451 389 4161 378 5761 213 4461 047 55310 644 665
19912 145 9121 095 2351 314 9251 093 6581 392 3691 380 9531 215 1541 057 35010 695 556
19922 139 9281 115 2221 326 1851 105 9741 394 9101 384 9081 218 4501 067 69910 753 276
19932 132 4751 131 1791 333 8141 115 4001 395 4611 387 4271 221 1581 076 50010 793 414
19942 129 8561 146 9901 340 2681 122 1031 399 1571 389 7871 222 2141 082 84810 833 223
19952 120 5451 159 4211 345 4711 127 6471 403 0811 389 9761 221 9181 090 91610 858 975
19962 116 5121 169 8271 350 5391 131 3991 406 9491 389 6681 221 1451 097 80910 883 848
19972 110 8691 176 2891 353 1801 131 5141 412 2921 388 8041 222 4291 100 05010 895 427
19982 111 3151 182 5431 353 7231 133 6531 419 1101 386 0231 225 4731 100 78210 912 622
19992 123 6861 191 7751 353 9451 133 8361 427 8881 383 3191 227 0301 104 53310 946 012
20002 130 4371 202 5691 360 9711 142 5101 441 7111 394 6251 235 5681 111 85511 020 246
20012 137 4191 214 6081 368 8231 151 7701 457 0061 406 8081 244 6041 119 48511 100 523
20022 142 0591 226 4911 375 7171 160 7961 472 0211 419 2191 252 7691 126 93611 176 008
20032 146 9381 238 6211 382 0951 169 8261 486 7241 431 4911 261 1801 133 74211 250 617
20042 149 0061 250 4831 388 2351 178 3541 501 1711 443 1861 268 9471 140 59011 319 972
20052 153 6021 260 4671 394 8431 187 8071 516 6501 459 0741 278 8921 147 98411 399 319
20062 181 3711 273 4881 395 8041 198 2731 536 1001 491 9701 298 3401 157 05211 532 398
20072 193 0301 289 5241 403 9571 201 9941 544 4111 502 3401 302 8891 160 72111 598 866
20082 211 2971 303 7021 406 0531 205 8501 549 6191 506 4661 310 8761 165 39711 659 260
20092 234 1051 313 4141 407 5601 208 0041 561 7451 515 9831 318 5371 168 39211 728 240
20102 243 8331 324 8651 408 7651 215 3401 572 4901 522 0481 327 7321 171 16111 786 234
20112 249 9751 338 4271 413 6351 225 1911 581 6281 529 9281 333 7021 180 36511 852 851
20122 240 6211 353 9461 412 3561 237 5071 586 4341 538 7261 341 8311 187 08111 898 502
20132 229 6211 365 2001 418 4841 253 9311 591 5031 552 4821 354 0051 194 68111 959 807
20142 220 4451 377 8461 421 6701 268 2281 597 7701 571 0281 365 0391 205 53912 027 565
20152 206 4881 390 1211 427 2911 276 2331 601 5691 592 6631 372 3891 215 39012 082 144
20162 190 3271 397 6651 431 8081 287 3301 603 2681 606 6601 378 1511 221 92312 117 132
20172 187 5261 403 9971 438 2661 296 1301 609 3061 623 1111 387 9261 228 61812 174 880
20182 175 6011 412 5161 441 3981 296 6411 619 1201 632 6771 396 9131 238 58112 213 447
20192 165 4231 421 1971 448 2071 301 6591 624 3571 644 9031 407 1241 249 67412 262 544
20202 145 9061 428 6361 449 7231 306 1181 626 2131 655 4221 407 9721 251 80412 271 794
20212 133 1111 438 1001 456 3651 313 7681 635 2911 668 6701 415 3671 256 60712 317 279
20222 113 7051 452 3991 470 7781 324 5461 647 4351 681 7251 419 5311 270 84512 380 964
20232 103 7781 468 1081 485 0861 338 4851 654 7121 704 3161 426 9291 281 65312 463 067
AnnéeParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d'OiseÎle-de-France
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes à partir de 1968[70] puispopulation municipale à partir de 2006[71].)


Recensement 2019Île-de-France[72],[73]
Pays/territoire de naissancePopulation
Drapeau de la FranceFrance métropolitaine9 215 134
Drapeau de l'AlgérieAlgérie330 935
Drapeau du MarocMaroc253 518
Drapeau du PortugalPortugal234 399
Drapeau de la TunisieTunisie127 827
Guadeloupe81 269
Martinique75 959
Drapeau de la République populaire de ChineChine71 500
Drapeau de la TurquieTurquie67 982
Drapeau du MaliMali66 085
Drapeau de la Côte d'IvoireCôte d'Ivoire63 810
Drapeau du SénégalSénégal60 124
Drapeau de l'ItalieItalie58 141
Drapeau de la RoumanieRoumanie53 848
Drapeau de la république démocratique du CongoRD Congo52 449
Drapeau de l'EspagneEspagne45 828
Drapeau du Sri LankaSri Lanka45 786
Drapeau du CamerounCameroun45 370
Drapeau de la république du CongoRépublique du Congo38 651
Drapeau d'HaïtiHaïti36 685
Drapeau de la PolognePologne35 871
Drapeau de la République socialiste du Viêt NamViêt Nam35 251
Drapeau du CambodgeCambodge30 321
La Réunion30 077
Drapeau de l'IndeInde29 623
Drapeau de la SerbieSerbie25 632
Drapeau du LibanLiban21 066
Drapeau de MadagascarMadagascar21 002
Drapeau de l'AllemagneAllemagne20 523
Drapeau du PakistanPakistan20 178
Drapeau de la RussieRussie19 019
Drapeau de MauriceÎle Maurice18 840
Drapeau de la GuinéeGuinée18 709
Drapeau du BrésilBrésil17 887
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-Uni17 789
Drapeau des États-UnisÉtats-Unis17 583
Drapeau des Nations unies Autres pays et territoires857 720

Alors qu'entre1990 et1999 la population de la région n'avait augmenté que de 291 000 habitants - soit 32 000 par an -, le rythme d'accroissement s'est considérablement accéléré depuis lors[74]. De 1999 à2009, le taux d'accroissement annuel moyen a été de 0,69 %, soit plus de 77 600 habitants supplémentaires chaque année, principalement dû à l'excédent naturel. Au1er janvier 2010, la population de l'Île-de-France est passée à 11 786 234 habitants[75].

Au recensement de 2006, 40 % desimmigrés vivant en France résident en Île-de-France. En 2020-2021, plus de 41 % des franciliens (soit plus de cinq millions de personnes) sont immigrés ou ont au moins un parent immigré, soit environ 21 % d'immigrés et 20 % d'enfants d'immigrés (nés en France)[76]. La part des immigrés est passée de 14 % en 1990 à 16,9 % en 2006, et celle des enfants de moins de18 ans nés en France de parents immigrés de 24,6 à 32,5 %[77].

43 % des franciliens âgés de 18 à 50 ans en 2008 ont un lien direct avec la migration vers la métropole, sur deux générations, au sens d’être immigrés, descendants d’immigrés, natifs d’un département d’Outre-Mer (DOM) ou descendants de natifs de DOM[78].

Par ailleurs, 51,6 % des enfants nés en Île-de-France en2014, soit 94 610 sur 182 671, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité) ou dans un DOM-TOM, soit la plus forte proportion devant la régionProvence-Alpes-Côte d'Azur (35,3 %) et l'Alsace (33,7 %)[79],[80],[81].

Communes les plus peuplées

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Liste des communes de plus de 70 000 habitants de la région
NomCode
Insee
DépartementSuperficie
(km2)
Population
(dernièrepop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Paris75Paris105,402 103 778(2023)19 960modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Denis93066Seine-Saint-Denis15,77149 077(2023)9 453modifier les donnéesmodifier les données
Boulogne-Billancourt92012Hauts-de-Seine6,17119 019(2023)19 290modifier les donnéesmodifier les données
Montreuil93048Seine-Saint-Denis8,92111 934(2023)12 549modifier les donnéesmodifier les données
Argenteuil95018Val-d'Oise17,22106 130(2023)6 163modifier les donnéesmodifier les données
Nanterre92050Hauts-de-Seine12,1997 783(2023)8 022modifier les donnéesmodifier les données
Vitry-sur-Seine94081Val-de-Marne11,6793 963(2023)8 052modifier les donnéesmodifier les données
Créteil94028Val-de-Marne11,4693 397(2023)8 150modifier les donnéesmodifier les données
Asnières-sur-Seine92004Hauts-de-Seine4,8293 941(2023)19 490modifier les donnéesmodifier les données
Colombes92025Hauts-de-Seine7,8191 053(2023)11 659modifier les donnéesmodifier les données
Aubervilliers93001Seine-Saint-Denis5,7688 365(2023)15 341modifier les donnéesmodifier les données
Aulnay-sous-Bois93005Seine-Saint-Denis16,2087 599(2023)5 407modifier les donnéesmodifier les données
Versailles78646Yvelines26,2084 095(2023)3 210modifier les donnéesmodifier les données
Courbevoie92026Hauts-de-Seine4,1782 902(2023)19 881modifier les donnéesmodifier les données
Rueil-Malmaison92063Hauts-de-Seine14,7082 874(2023)5 638modifier les donnéesmodifier les données
Champigny-sur-Marne94017Val-de-Marne11,3078 072(2023)6 909modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Maur-des-Fossés94068Val-de-Marne11,2576 572(2023)6 806modifier les donnéesmodifier les données
Noisy-le-Grand93051Seine-Saint-Denis12,9572 978(2023)5 635modifier les donnéesmodifier les données
Drancy93029Seine-Saint-Denis7,7672 390(2023)9 329modifier les donnéesmodifier les données

Enseignement supérieur

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L'Île-de-France regroupe encore la plupart desgrandes écoles les plus prestigieuses malgré un mouvement de déconcentration qui a conduit notamment au transfert de l'École nationale d'administration àStrasbourg et de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud àLyon.

Article détaillé :Enseignement supérieur en Île-de-France.

Santé

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Les cas detuberculose ont augmenté de 10 % en Île-de-France entre 2015 et 2017. Les populations précaires, vivant en hébergement collectif ousans domicile fixe, sont les plus exposées à la maladie[82].

En2020, c'est la région de France qui a été le plus touchée par lapandémie de Covid-19 avec notamment près d'un décès sur quatre survenus dans le pays (7 328 sur un total de 29 407 au 15 juin)[83],[84].

Lamortalité infantile augmente de 1,2 % en moyenne chaque année en Île-de-France depuis 2011. LaSeine-Saint-Denis est depuis longtemps le département qui enregistre le plus grand nombre de décès infantiles, avec 2 788 morts entre 2001 et 2019, tandis que leVal-de-Marne connaît l'augmentation de mortalité la plus rapide depuis dix ans, avec une croissance moyenne de 2,8 % chaque année. Cette mortalité s'explique en particulier par des facteurs sociaux-économiques, la pauvreté étant un facteur aggravant, ainsi que par la hausse de la prévalence de certaines maladies chez les femmes enceintes comme le diabète[85].

Sport et loisirs

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La région dispose de nombreux hippodromes, notamment les hippodromes parisiens (Auteuil,Longchamp,Vincennes, etc.). Mais il existe également deux hippodromes situés en Île-de-France et qui dépendent de laFédération des courses d'Île-de-France et de Normandie : l'hippodrome de Rambouillet et l'hippodrome de Fontainebleau.

Elle possède en outre des équipements sportifs reconnus internationalement pour l'organisation de grandes compétitions : cinq grands stades defootball et derugby (pouvant servir aussi pour des compétitions d'athlétisme ou d'autres manifestations, notamment culturelles) :

Par ailleurs, la région a accueilli lesJeux olympiques de 2024 à Paris.

Elle possède douzebases de plein air et de loisirs nommés « îles de loisirs » :Corniche des Forts en Seine-Saint-Denis ;Boucles de la Seine,Saint-Quentin-en-Yvelines etVal-de-Seine dans les Yvelines ;Cergy-Pontoise dans le Val-d'Oise ;Port-aux-Cerises etÉtampes dans l'Essonne ;Créteil dans le Val-de-Marne ;Bois-le-Roi,Buthiers,Jablines-Annet etVaires-Torcy en Seine-et-Marne.

Des manifestations commeParis Plages, ou Clamart Plage (Hauts-de-Seine) sont organisés chaque année.

Économie

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L'Île-de-France est un des principaux moteurs de l'économie mondiale. En 2021, lePIB de l'Île-de-France était de 764 800 millions d'euros, soit 62 105 euros par habitant[1]. Ainsi, la région parisienne est la plus importante région européenne par son PIB[86].Bien que sa population n'en fasse que la20e métropole mondiale, le PIB de l'Île-de-France est le cinquième des grandes villes du monde après l'aire métropolitaine deTokyo, leGrand New York,Los Angeles.[réf. nécessaire]

Avec6,3 millions emplois en 2023[87], dont 85,5 % dans le secteur tertiaire, l'Île-de-France se caractérise par sa place prépondérante dans l'économie nationale et par l'importance du secteur tertiaire. De nombreux groupes nationaux ou internationaux ont leur siège en Île-de-France et la région représente 29 % de lavaleur ajoutée brute du pays (en 2002). Bien que réalisant 83 % de sa valeur ajoutée dans les services, l'économie francilienne reste extrêmement diversifiée par rapport aux autres villes de sa taille. Bien que la région a subi une forte désindustrialisation, elle reste la première régionindustrielle française. L'agriculture, qui occupe 45 % du territoire régional (48 % hors Paris), dont les deux tiers sont consacrés auxcéréales, est l'une des plus productives de France. L'Île-de-France est aussi une destinationtouristique de premier plan.

Le taux de pauvreté en Île-de-France s’élève à 15,9 % en 2015, contre 12,3 % en 2006. La région est par ailleurs de plus en plus inégalitaire. Les prix du logement ont poussé les plus modestes en dehors deParis[88].

Comparaison internationale

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L'Île-de-France représente en 2015 31,1% du PIB de France métropolitaine[89], alors que sa population représente 18,2 % de la population française métropolitaine[90]. En2002,Eurostat évaluait le PIB francilien à 4,5 % du PIB total de l'Union européenne25 membres)[91], alors que la région comporte moins de 2,45 % du total de la population de l'UE à 25. En Europe de l'Ouest, la seule métropole qui puisse se comparer à Paris estLondres.À titre de comparaison[Quoi ?], Eurostat évaluait le PIB total duGrand Londres en 2002 à 264 milliards d'euros. La région métropolitaine londonienne est toutefois un peu plus large que le grand Londres ce qui fausse un peu la comparaison (et les chiffres que l'on peut composer à l'occasion donnent les deux métropoles au coude à coude). Cependant, les PIB de ces deux régions métropolitaines dépassent largement ceux de toutes les autres métropoles européennes, que ce soit laRandstad Holland, les conurbationsRhin-Ruhr ouRhin-Main, larégion bruxelloise, letriangle d'or italien ou celle deBerlin-Brandebourg.

Grands secteurs d'activité

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L'économie francilienne est diversifiée. L'industrie du tourisme, par exemple, (Paris est la première destination mondiale) emploie 395 000 personnes en 2011 (dont 261 500 emplois directs), soit 30 % des emplois touristiques nationaux, mais à peine 6,9 % des Franciliens en 2011[92] : dans de nombreux domaines, Paris est le premier ou l'un des tout premiers centres mondiaux sans être totalement dépendant d'aucun. D'ailleurs, si l'économie francilienne est essentiellement une économie de services, sa base industrielle demeure très importante. L'Île-de-France est toujours l'un des principaux centres de production européens, qui a su préserver sa compétitivité en augmentant toujours plus la part de la recherche dans son activité industrielle. Il n'en demeure pas moins que l'Île-de-France est aujourd'hui surtout une région de services de très haut de gamme, en particulier à destination des entreprises.

L’Île-de-France est une place-forte du cinéma avec 50 % des tournages de France (1 500 autorisations par an, dont un tiers sont des productions étrangères) et 90 à 95 % du travail depostproduction générant 135 000 emplois, 20 000 permanents, 115 000 intermittents), l’Île-de-France est la première région d’Europe à peu près à égalité avec le grand Londres en termes de volume d’activité. Première région en Europe pour les tournages, la région offre80 plateaux, dont des studios récents comme laCité du cinéma àSaint-Denis. et se situe en pointe dans le secteur des effets visuels et de la3D avec des entreprises commeMac Guff (les Minions)[93].

Répartition de l'emploi

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Emplois au[94]
SecteurEmploiEn pourcentage
Agriculture, sylviculture, pêche11 5370,2 %
Industrie et construction732 27412,9 %
Industrie439 7407,7 %
Construction292 5345,1 %
Commerce, transports et services4 947 70586,9 %
Commerce, hébergement et restauration943 39816,6 %
Transports et entreposage365 0266,4 %
Information, communication, activités financières et d'assurance, activités immobilières824 56214,5 %
Activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien910 79516,0 %
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale1 552 15627,3 %
Autres activités de services351 7696,2 %
Total5 691 516100 %
Valeur ajoutée par secteur d'activité en millions d'euros en 2009[95].
SECTEURMillions d'eurosEn pourcentage
Agriculture, sylviculture, pêche6090,1 %
Industrie, énergie et construction63 27812,7 %
Construction19 7754,0 %
Biens de consommation12 7562,6 %
Biens d’équipement9 0791,8 %
Énergie8 8761,8 %
Biens intermédiaires6 9811,4 %
Automobile3 1010,6 %
Agro-alimentaire2 7100,5 %
Transports, commerce, services434 23187,2 %
Services aux entreprises121 74424,4 %
Finance et immobilier117 18323,5 %
Éducation, santé, action sociale, administration81 81716,4 %
Commerce45 9759,2 %
Services aux particuliers41 8678,4 %
Transports25 6455,1 %

Industrie

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L'industrie emploie 463 000 personnes en Île-de-France, ce qui en fait la première région industrielle française devantRhône-Alpes. Mais c'est en même temps, avec seulement 8,2 % des emplois dans l'industrie, l'une des régions les moins industrialisées de France (après Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon et Corse) et une région qui s'est fortement désindustrialisée depuis une vingtaine d'années.

Aéronautique, espace et industries de défense
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Le secteur de l'aérospatiale et des industries de défense emploie 72 000 salariés en Île-de-France (dont 36 000 emplois directs). Plusieurs sociétés d'importance européenne y sont présentes, notammentAirbus Group,Thales,Dassault Aviation,Safran,ESA,Arianespace, etc. avec des sites de production, des centres de recherche, des sièges sociaux…

Automobile
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Le secteur de l'automobile en Île-de-France emploie 145 000 salariés (dont 60 000 emplois directs et le solde en sous-traitance). Les deux constructeurs nationaux sont présents et exploitent deux usines de production parmi les plus importantes (Renault àFlins-sur-Seine,PSA àPoissy et plusieurscentres de recherche, dont letechnocentre Renault deGuyancourt et le centreStellantis deVélizy). La plupart des équipementiers y sont également implantés, notamment (Delphi,Valeo,Faurecia,Johnson Controls Automotive Electronics,Bosch Braking System, Lear Corporation, etc.) Le secteur de la recherche en automobile emploie 17 500 personnes, dont 6 600 chercheurs, en Île-de-France, soit 75 % du potentiel du secteur en France.

Énergie
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Depuis la découverte de laradioactivité à Paris, le nucléaire est un des secteurs où la recherche et l'industrie francilienne sont en pointe. Le groupeAreva y avait son siège social et ses successeurs,Framatome etOrano également.TotalEnergies, un autre leader mondial de l'exploitation d'énergie, a également son siège mondial en Île-de-France ainsi que de nombreux laboratoires de recherche.EDF est également très fortement implanté en Île-de-France. De même,Engie (ex GDF Suez) a son siège en Île-de-France (à La Défense).

Services

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Lesservices constituent la majeure partie de l'emploi francilien. Au, l'Insee recense 426 000 personnes travaillant dans les services (74,4 % de l'emploi régional) auxquelles il faut ajouter 680 000 personnes travaillant dans les commerces (12 % de l'emploi régional).

Services collectifs
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Au quotidien, ce sont plus de1,5 million de personnes qui travaillent dans l'administration, la santé humaine, l'action sociale ou l'éducation.

De grands groupes de services collectifs (électricité, téléphonie, eau, etc.) à capitaux publics ou privés ont leur siège dans la région (EDF,Veolia,Orange).

Services aux entreprises
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Les activités de conseil sont en très fort développement et la région parisienne compte environ 500 000 emplois dans ce domaine. Les principales entreprises mondiales sont présentes à Paris, y ayant implanté leur siège européen ou un bureau. Les activités financières (337 000 emplois), connaissentactuellement[C'est-à-dire ?] une réorganisation très rapide. L'Île-de-France accueille le siège de grandes Banques mondiales (BNP Paribas,Société générale,Crédit agricole) et le siège d'Euronext. La Bourse de Paris, par sa proximité avec plus de 400 banques et institutions est considérée comme étant la4e Bourse mondiale derrière Tokyo, New York et Londres. De plus, Paris accueille les bureaux de grandes banques commeLazard ouGoldman Sachs.

Agriculture

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L’évolution des modes de transports et l’invention de la réfrigération ont progressivement recomposé sur l'organisation spatiale des régions urbaines et fait perdre sa couronne maraîchère à Paris. Transportées d’abord par le train puis par la route, les denrées périssables ont pu être produites plus loin et la ceinture horticole a petit à petit cédé la place à l’étalement urbain[96]. L’Île-de-France n’est ainsi autonome qu’à hauteur de 10 % pour les légumes frais, de 1,5 % pour les fruits, de 12 % pour les œufs ou encore de 1 % pour le lait, l’autonomie alimentaire n’étant atteinte que pour le blé (159 %) et le sucre (117 %)[97].

En 2020, l'agriculture couvre environ 50 % du territoire régional (soit 600 000 hectares), mais elle n'emploie que 6 300 personnes sur 5 000 exploitations[98]. LaSeine-et-Marne est de loin le département le plus agricole : il consacre à l'agriculture 58 % de son territoire d'où provient 57 % de la production de blé régionale. La proximité d'un marché de onze millions de consommateurs, la fertilité des sols, la technicité agricole, la mécanisation des exploitations, le développement de la qualité, font que l'Île-de-France demeure une grande région agricole, notamment dans le domaine céréalier.

Sur les365 000 ha de superficiescéréalières de 2013, leblé tendre couvre à lui seul239 000 ha (dont3 882 ha en culture biologique) pour une production de2 millions de tonnes. L’orge et lemaïs ont une production respective de 571 000 tonnes et 471 000 tonnes. 3 000 des 5 000 exploitations franciliennes sont tout ou en partie céréalières et les rendements sont assez élevés pour le blé tendre (86,2 quintaux/ha) et l’orge (76,1 q/ha). Avec22meuneries, la région produit 15 % de la production nationale defarine, ce qui en fait la première région française[99],[100].

La production agricole régionale couvre globalement plus de 20 % des besoins du marché francilien, ce qui est très important. Outre les grandes cultures, une caractéristique régionale est la permanence des productions spécialisées péri-urbaines (plantes en pot, plantes à massifs, roses coupées, plantes de pépinières, légumes et frais), bien que celles-ci aient tendance à régresser sous la pression de l'urbanisation, mais l'Île-de-France reste une des premières régions horticoles de France. Les cultures maraîchères ou horticoles occupent 40 % de la population active agricole. La production animale ne représente que 8 % de la valeur de la production agricole francilienne.

L'industrie agro-alimentaire place l'Île-de-France au premier rang des régions françaises pour son chiffre d'affaires (7 243,4 M d'euros en 2018[101]) et sa valeur ajoutée (23 %)[Quand ?].L’industrie agroalimentaire francilienne compte 545 entreprises productrices (Coca-Cola,Lu,Panzani, etc.) et 792 établissements employeurs[101].

Entreprises implantées

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Géographie de l'emploi francilien

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La géographie de l'emploi francilien inclut les pôles économiques qui, eux-mêmes, incluent pôle central (Paris), pôles scientifiques et techniques régionaux d'échelle mondiale (La Défense -Plateau de Saclay -Roissy -La Plaine Saint-Denis) et autres pôles scientifiques et techniques régionaux majeurs (Marché de Rungis -Évry-Courcouronnes -Marne-la-Vallée).

Pour l'organisation régionale, voir lespôles de compétitivité, les articles sur l'agglomération parisienne et leBassin parisien ainsi que le cadre régional duSDRIF.

Chiffres du recensement au[102].
DépartementSuperficie
en km2
PopulationNombre d'emploisEmplois
par hectare
Actifs résidentsEmplois
par actif résident
Paris1052 206 4881 797 745171,211 228 1771,46
Seine-et-Marne (2)5 9151 390 121453 6590,77702 4110,65
Yvelines (2)2 2851 427 291533 1202,33706 2500,75
Essonne (2)1 8041 276 233442 9352,46633 7350,70
Hauts-de-Seine (1)1761 601 569949 62853,96844 4011,12
Seine-Saint-Denis (1)2361 592 663565 17923,95777 0440,73
Val-de-Marne (1)2451 372 389517 09721,11698 0270,74
Val-d'Oise (2)1 2461 215 390422 0853,39600 2280,70
(1)Petite couronne6574 566 6412 031 90430,932 319 4720,88
(2)Grande couronne11 2505 309 0351 851 7991,652 642 6240,70
Île-de-France12 01212 082 1445 682 0484,736 190 2750,92
Principales communes en termes d'emploi en 2022[103].
CommuneNombre d'emplois
Paris1 905 846
Courbevoie105 155
Saint-Denis96 665
Nanterre92 344
Boulogne-Billancourt91 165
Puteaux84 698
Roissy-en-France69 561
Issy-les-Moulineaux64 408
Levallois-Perret62 603
Montreuil58 229
Créteil57 578
Neuilly-sur-Seine50 575
Versailles48 983
Gennevilliers42 192
Rueil-Malmaison41 866
Évry-Courcouronnes39 821

Culture locale et patrimoine

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Article détaillé :Culture de l'Île-de-France.

Patrimoine culturel

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Architecture, routes historiques et touristiques

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Château deVersailles dans lesYvelines, inscrit sur la liste dupatrimoine mondial de l'UNESCO.
Au1er plan, latour Eiffel et leChamp-de-Mars àParis et, en arrière-plan, les gratte-ciel deLa Défense àPuteaux,Courbevoie etNanterre dans lesHauts-de-Seine.
La façade principale duchâteau d'Écouen donnant sur la Plaine de France.

L'Île-de-France est le berceau de l'architecture gothique dont les joyaux sont lacathédrale Notre-Dame de Paris, labasilique Saint-Denis, l'abbaye de Royaumont, lechâteau de Vincennes, l'église Saint-Eustache, laConciergerie et laSainte-Chapelle.

Des témoignages de l'architecture Renaissance, tel que le monumentalchâteau d'Écouen (Val-d'Oise) bâti parAnne de Montmorency auXVIe siècle, peuvent être visités. La commune d'Écouen présente par ailleurs un grand nombre de monuments architecturaux de cette époque.

L'arc de triomphe de l'Étoile et l'hôtel national des Invalides à Paris, et les châteauxde Versailles,de Vincennes,de Vaux-le-Vicomte,de Fontainebleau,de Rambouillet sont également des monuments d'architecturesclassique etnéoclassique en Île-de-France.

Labasilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris est de styleromano-byzantin.

Lagrande mosquée de Paris est de stylehispano-mauresque.

Lagrande synagogue de la Victoire à Paris est de style roman fleuri.

L'architecture moderne etcontemporaine est bien représentée en Île-de-France, par lecentre Georges-Pompidou, latour Montparnasse, laGrande Arche etles tours dela Défense, laBibliothèque nationale de France, leStade de France, et dans lesvilles nouvelles deMarne-la-Vallée (Noisy-le-Grand), deCergy-Pontoise, d'Évry (cathédrale de la Résurrection), deMelun-Sénart et deSaint-Quentin-en-Yvelines.

La région possèdeà ce jour[Quand ?] huitvilles d'Art et d'Histoire :Paris,Boulogne-Billancourt,Étampes,Rambouillet,Saint-Quentin-en-Yvelines,Pontoise,Meaux etNoisiel.

Elle a quatre routes historiques et touristiques : laroute historique des maisons d'écrivain, la route Normandie-Vexin, la route François1er et le parcours des Impressionnistes.

Elle possède 4 plus beaux jardins de France :château de Breteuil,château de Saint-Jean-de-Beauregard,château de Vaux-le-Vicomte,château de Courson.

Quatre sites franciliens sont classésUNESCO : lesRives de la Seine à Paris,Palais etparc de Fontainebleau,Palais etparc de Versailles etProvins ville defoire médiévale.

Culture rurale

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Vue de l'Île-de-France, deThéodore Rousseau, en 1830. En fait, vue depuisMontmorency sur lelac d'Enghien.

L'Île-de-France, dans sa partie la plus périphérique, a été jusqu’à l'époque de la création desvilles nouvelles un ensemble très rural constitué de terres très fertiles. Aujourd'hui, près de 80 % de la surface régionale est toujours constituée de cultures et deforêts.

Chacune des petites régions qui entourent la capitale conserve, malgré l'expansion de l'agglomération parisienne, une vocation rurale marquée et très souvent, un important patrimoine tant monumental (châteaux,églises classées…) quevernaculaire (lavoirs,croix de chemin,fermes fortifiées, quelquesmoulins…). Depuis lesannées 1980, le classement de certains sites (Vexin français) puis la création de quatreparcs naturels régionaux contribuent à préserver ce patrimoine.

Parmi les régions historiques qui entourentParis on compte :

  1. leVexin français au nord-ouest, borné à l'est parPontoise et la vallée de l'Oise, à l'ouest par l'Epte, au nord par le Thelle et au sud par la vallée de laSeine. Cette région est pour sa partie francilienne devenue leparc naturel régional du Vexin français ;
  2. lePays de France, au nord de Paris, dont la partie nord, très rurale, est maintenant préservée grâce auparc naturel régional Oise-Pays de France ;
  3. leMultien et laGoële au nord-est de Paris ;
  4. laBrie à l'est ;
  5. leGâtinais français au sud-est, en partie préservé grâce auparc naturel régional du Gâtinais français ;
  6. leHurepoix au sud, pour partie intégré dans leparc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse ;
  7. leMantois à l'ouest.

Culture urbaine

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L'Île-de-France concentre, notamment grâce àParis, un ensemble d'activités culturelles urbaines de grande densité : la capitale, mais aussi d'autres villes franciliennes, abritent un nombre très important de musées, théâtres, salles de concert et de spectacles. Cette présence de la culture en ville et l'activité liée au patrimoine urbain contribue à la capacité d'attraction touristique de la région, et contribue grandement à son rayonnement.

Par ailleurs, bien que letag (graffiti) soit interdit en de nombreux endroits et coûte en dépense de nettoyage à la collectivité, certains avancent qu'il est devenu un art descultures urbaines[104]. Dans les différents quartiers de Paris et de la banlieue, se développe dans les centres culturels, les maisons de jeunes et les écoles de cirque, la pratique des arts urbains émergents croisés avec les arts du cirque. Naissent avec ce nouveau courant artistique des festivals comme celui deBagneux (92) appelé HipCirqHop, mêlant les arts du cirque, le hip hop, le graff, le free-style…

Article détaillé :Art urbain en Île-de-France.

Équipements culturels

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Musées principaux

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Les musées incluent notamment lepalais du Louvre, lemusée national d'art moderne-Centre Pompidou, leMuséum national d'histoire naturelle, lemusée d'Orsay, lemusée du Quai Branly - Jacques-Chirac, lemusée Rodin, lemusée national des arts asiatiques Guimet, laCité des sciences et de l'industrie, lemusée national de la Renaissance d'Écouen (Val-d'Oise), lemusée de l'Air et de l'Espace du Bourget (Seine-Saint-Denis) et lemusée de la Grande Guerre du pays de Meaux (Seine-et-Marne).

Salles de spectacles principales

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L'AccorBercy Arena, l'Olympia, lepalais des congrès de Paris, leCasino de Paris,Le Grand Rex, le Chapiteau Alexis-Gruss, lePalais des Sports de Paris, laPhilharmonie de Paris, laCité de la musique de Paris, l'opéra national Garnier et l'opéra Bastille de Paris, leCirque d'hiver Bouglione àParis. En banlieue,La Seine musicale deBoulogne-Billancourt, le théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, lethéâtre de Gennevilliers, lethéâtre Nanterre-Amandiers, laMC93 Bobigny, l'Académie Fratellini dela Plaine-Saint-Denis, ainsi que leStade de France deSaint-Denis et leParis La Défense Arena (anciennement U Arena) deNanterre, couramment utilisés en tant que lieux de représentation et lieux de concert.

Événements culturels majeurs

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Principaux festivals

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Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations contenues dans cette section proviennent du blog d'actualité financière de Paris et de l'Île-de-France[105].
Voir la catégorie :Festival en Île-de-France.

Fêtes traditionnelles

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Spécialités régionales

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Emblèmes : Des trois lys d'or à l'étoile rouge-orangé

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Héraldique

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Le blason d'Île-de-France, en écu ou en bannière d'armes (drapeau armorié), est l'emblème traditionnel qui reste le plus connu et qui est utilisé officiellement par la région militaire, par la légion de gendarmerie d'Île-de-France, ou par exemple en 2010 par laMonnaie de Paris qui a frappé une pièce de 10 € à trois fleurs de lys pour représenter la région d'Île-de-France[108].

Il s'agit du blason d'une région appelée France, comme l'attestent des toponymes commeRoissy-en-France, parce que c'était ledomaine particulier des rois de France. Il est la forme moderne du blason dit « de France ancien » (d’azur semé de fleurs de lys) comme le montre un timbre-poste de vingt francs émis le et conçu parRobert Louis[109], ou encore les écussons régionaux de plusieurs mouvements scouts, de produits régionaux. Les fleurs de lys sur fonds d'azur figurent dans nombre de blasons des villes d'Île-de-France :Saint-Denis,Montreuil,Puteaux,Cachan,Villepinte,Enghien-les-Bains,Juziers, etc. Les villes commeParis qui possèdent dans le haut de leur blason trois fleurs de lys sur fonds d'azur étaient desbonnes villes.

Blason historique d'Île-de-France

Région de France ou de l'Île-de-France, armoiries anciennes semées de fleurs de lys d'or sur fonds d'azur. Utilisées dans les blasons des départements de la région.

Blason historique d'Île-de-France

Île-de-France,armes modernes seblasonnent ainsi :d'azur à trois fleurs de lys d'or[110].

Des armes traditionnelles au logo commercial

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Après la recréation en1976 de l'entité administrativeRégion Île-de-France qui avait été supprimée en 1946, leconseil régional d'Île-de-France a voulu remplacer le blason millénaire de l'Île-de-France,« D'azur à trois fleurs de lys d'or », par un logotype publicitaire commandé à des agences de communication, résultant en cinq changements successifs de 1976 à 2014[réf. nécessaire].

Le premier logo adopté était formé« d'une rose stylisée vue de dessus, de couleurs bleu, blanc, rouge, représentant la région, les quatre pétales extérieurs bleus » représentant les quatre départements de la grande couronne (Essonne,Seine-et-Marne,Val-d'Oise etYvelines), les trois pétales intérieurs blancs ceux de la petite couronne (Hauts-de-Seine,Seine-Saint-Denis etVal-de-Marne) et le bouton rouge le département deParis. Cette rose est traversée par une ligne bleue et au-dessus des mots« RÉGION » en lettres bleues et« ÎLE-DE-FRANCE » en lettres blanches sur fond bleu.

Ce logo a ensuite été légèrement modifié pour donner un deuxième logo, en faisant apparaître un cadre bleu à la place de la simple ligne, et transformant le texte en« MA RÉGION C'EST » (sur deux lignes, toujours en bleus sur fond blanc) et« L'ÎLE-DE-FRANCE » (en blanc sur fond bleu), avec sous le cadre la mention« Conseil régional » en lettres bleues.

Un troisième logo a été commandé en novembre 2000 par le conseil régional à l'agence de publicitéAilleurs exactement (filiale du groupeHavas Advertising)[111] qui a proposé« uneétoile à huit branches orange dans un tourbillon bleu, surmontant la mention« Région Île-de-France » en lettres bleues ». Ils ont donné huit pointes à l'étoile pour symboliser les huit départements de la région, tandis que le tourbillon bleu symbolise la volonté de dynamisme du Conseil régional.

Un quatrième logo a été commandé en 2005 par leconseil régional d'Île-de-France, qui l'a fait déposer le comme marque à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) sous leno 05 3 385 919, dont l'enregistrement a été publié auBOPI[N 3] 2005-46 le et modifié auBOPI 2006-12 du[112]. Ce logotype est composé« d'une étoile à huit branches de couleur rouge-orangé[N 4] accolée au nom de la région en lettres minuscules.« Les huit branches de l'étoile symbolisent les huit départements franciliens »[113],[114] ».

Un cinquième logo a été adopté en 2014[115], la couleur est rouge-orangé alors que les précédents étaient de couleur bleue, ce qui a suscité une controverse[116].

Une sixième variante a été adoptée en 2019 : le texte repasse sur deux lignes, le lettrage derégion est en caractères bleu, tandis que celui deÎle-de-France reste en caractères gras de couleur orange.

  • Blason traditionnel de la région d'Île-de-France depuis le VIIIe siècle
    Blason traditionnel de la région d'Île-de-France depuis leVIIIe siècle
  • Drapeau traditionnel de la région d'Île-de-France depuis le VIIIe siècle
    Drapeau traditionnel de la région d'Île-de-France depuis leVIIIe siècle
  • Logo du Conseil régional d'Île-de-France de 1976 à novembre 2000.
    Logo du Conseil régional d'Île-de-France de 1976 à novembre 2000.
  • Logo du Conseil régional d'Île-de-France de novembre 2000 au 10 octobre 2005.
    Logo du Conseil régional d'Île-de-France de novembre 2000 au.
  • Logo du Conseil régional d'Île-de-France de 2005 à 2019.
    Logo du Conseil régional d'Île-de-France de 2005 à 2019.
  • Logo du Conseil régional d'Île-de-France depuis le 18 septembre 2019.
    Logo du Conseil régional d'Île-de-France depuis le.

Projets et réalisations

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Smart Region Initiative

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La région Île-de-France accueille plus de 500 000 emplois et de 150 000 sociétés du numérique et constitue un territoire dynamique dans ce domaine[117].Le lancement, et la réussite, de cette initiative se base sur quatre piliers[118] :

  1. La généralisation du Très Haut Débit, pour permettre le développement d'infrastructures de communication performantes qui favorisent l'innovation, dont de nouveaux usages et services. 40 millions d'euros ont été versés par la région aux départements en tant que soutien pour le déploiement du réseau de fibre optique[119],[120].
  2. Un "concentrateur de données" à destination des acteurs du territoire francilien, publics et privés, sous la forme d'une plateforme numérique 3D lancée mi-décembre 2017, dont le budget est de 5 millions d'euros. Cette plateforme à vocation à devenir le "double numérique" du territoire en accueillant toutes les données qui y sont produites, pour favoriser l'innovation. L'Île-de-France affiche sa stratégie en faveur de l'open data et de la donnée d'intérêt régional.
  3. De nouveaux services innovants dans le cadre des compétences régionales telles que la mobilité, la culture, le développement économique, le tourisme ou l'environnement. Ces services prennent la forme d'applications mobile/web et de déploiement d'objets connectés sur le territoire.
  4. Une démarche pérenne d'innovation ouverte, avec une volonté de co-construction de ce projet. Les acteurs de la région, entreprises, associations, collectivités, citoyens, sont mobilisés dans ce cadre, autour du lancement des "Rendez-vous de la Smart Region" et autres évènements.

Pour se démarquer comme le premier techno hub européen, le programme Smart Region Initiative prévoit aussi de soutenir la création de pôle de recherches technologiques autour des enjeux de l'intelligente artificielle, des véhicules autonomes ou encore de l'impression 3D[120].

Des inégalités persistes dans la prise en main des outils numériques par les différents niveaux decollectivités territoriales (région, départements, intercommunalités et communes). Dans cette démarche, la région d'Île-de-France doit s'assurer de la cohérence globale des initiatives sur son territoire pour que tous les franciliens soient intégrés, et développe en même temps des initiatives à son échelle, en particulier sur les questions de mobilités. C'est l'objectif d'Île-de-France Mobilités qui souhaite rendre accessible une offre d'accès global à la mobilité, intégrant tous les modes de déplacement[117].

Notes et références

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Notes

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  1. La "Ville de Paris" est unecollectivité à statut particulier.
  2. Prononciation enfrançais de France standardisé retranscrite phonémiquement selon la normeAPI.
  3. Le BOPI est le Bulletin officiel de la propriété industrielle, publié par l'INPI.
  4. Le déposant de la marque précise que« Le logotype ci-dessus est toujours en couleur pantone485 C, à l'exception de la version noire sur fond blanc, et blanche sur fond rouge. Pas de possibilité d'autres couleurs en dehors des déclinaisons citées ci-dessus. ».

Références

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  1. a etb« L'essentiel sur… l'Île‑de‑France | Insee », surinsee.fr,(consulté le).
  2. PIB régionaux par habitant en 2007,Eurostat, 18 février 2010[PDF].
    Les tableaux indiquent 513 705 millions SPA pour laRhénanie-du-Nord-Westphalie contre 488 598 millions SPA pour l'Île-de-France en 2007.
  3. « Économie | La préfecture et les services de l'État en région Île-de-France », surprefectures-regions.gouv.fr(consulté le).
  4. [PDF]carte des corridors biologiques d'intérêt, sur ile-de-france.ecologie.gouv.fr
  5. Émilie Torgemen, « «On ment à la population» : le scandale de l’air pollué en France »,Le Parisien,‎(lire en ligne)
  6. AFP, « En région parisienne, la maladie chronique des décharges sauvages », surSciences et Avenir,(consulté le).
  7. https://actu.orange.fr/societe/environnement/la-nature-bouleversee-par-l-homme-encore-plus-fragile-en-ile-de-france-CNT000001gCI15/photos/vue-d-un-champ-a-l-ouest-de-paris-le-27-juin-2018-69e615e10b37d21a6ed1bfcb6fce9a75.html
  8. « Inquiétude sur le sort des rapaces en Ile-de-France »,Le Journal du dimanche,(consulté le).
  9. a etbhttp://www.ors-idf.org/dmdocuments/erpurs_synth_poll_prox.pdf
  10. Services Collectifs des Espaces Naturels et ruraux d'IDF
  11. « Les treize nouvelles régions visualisées sans carte », surLibération.fr,(consulté le).
  12. La carteIGN montre des géodésiques à 175m à Meudon-la-Forêt et diverses pages web sur Meudon (par exemple[1]) donne 179 m à Meudon
  13. Marnes-la-Coquette.
  14. « Carte du réseau hydrogrpahique de l'Île-de-France », Agence de l'eau Seine-Normandie(consulté le).
  15. ab etc« Dossiers : L'Île-de-France, première région urbaine de France est aussi une grande région agricole et rurale », surprefectures-regions.gouv.fr,(consulté le).
  16. http://www.cci-paris-idf.fr/sites/default/files//crocis/wysiwyg/CC-secteurs-actvite-2019.pdf
  17. « Une richesse naturelle insoupçonnée », suronf.fr(consulté le).
  18. Cécile Hagmann, Hélène Joinet, « Faut-il réduire le nombre d’opérateurs pour maintenir la dynamique du logement social ? », suriau-idf.fr,(consulté le).
  19. « En Ile-de-France, la chute de la production HLM suscite une mobilisation inédite »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne)
  20. « Ouvriers et employés ont totalement disparu du marché immobilier parisien », surLe Figaro(consulté le).
  21. a etbIAU IdF - Le tourisme fluvial en Île-de-France : une image à valoriser.
  22. Trafic de l'aéroport de Paris-Orly, consulté le sur le site de l'Union des aéroports français
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  24. AmbreDeharo, « Paris va-t-elle perdre son héliport ? », surCapital.fr,(consulté le).
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  26. IAU IdF - La circulation routière en Île-de-France. Évolution des flux et conditions de circulation dans la zone centrale
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  28. Caroline Sallé, « Le projet de « vaporetto » parisien Voguéo fait naufrage »,Le Figaro,‎(lire en ligne, consulté le).
  29. [PDF]Direction régionale de l’Équipement d'Île-de-France - Le fret en Île-de-France : statistiques 2006
  30. Direction régionale de l’Équipement d'Île-de-France - Transport par modes
  31. Direction régionale de l’Équipement d'Île-de-France - Répartition du trafic national par mode
  32. Gérard Blier,Nouvelle géographie ferroviaire de la France, tome II,p. 61
  33. Direction régionale de l’Équipement d'Île-de-France - Transport ferroviaire
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  35. [PDF]Rapport 2005 du Port Autonome de Paris.
  36. IAU IdF,La place de l'Île-de-France dans l'hinterland du Havre : le maillon fluvial.
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  44. Guadagnin 1982,p. 20.
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  46. a etbTom Rousset, « On vous dit pourquoi : l'Île-de-France s’appelle comme cela », surfrance3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france,(consulté le).
  47. Entretien du avec Michel Giraud.
  48. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux,(lire en ligne),p. 79 :

    « Il comprenait, outre l'Île-de-France proprement dite, le Laonnois, le Noyonnais, le Soissonnais, le Valois et le Beauvaisis, détachés de la Picardie »

  49. Jean Bastié,Géographie du Grand Paris, Paris, Masson, 1984,p. 54.
  50. Journal officiel, 6 décembre 1956,p. 11649en ligne[PDF].
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  52. Claude Cottour,Du District à la Région Île-de-France, DREIF, septembre 2008[PDF].
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