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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?| Étienne Heudelet de Bierre | ||
Le général Étienne Heudelet de Bierre. | ||
| Naissance | Dijon,Côte-d'Or | |
|---|---|---|
| Décès | (à 86 ans) Ancien 8e arrondissement de Paris | |
| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1792 –1839 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes | |
| Distinctions | Comte de l'Empire Grand-croix de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis | |
| Hommages | Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Est,17e et18e colonnes. | |
| Autres fonctions | Conseiller général deCôte-d'Or pair de France | |
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Étienne Heudelet de Bierre, né le àDijon et mort le à Paris, est ungénéral français de la Révolution et de l’Empire, devenu comte d'Empire, et qui a reçu des distinctions dans les divers régimes :chevalier de Saint-Louis en 1814,pair de France en 1832, grand-croix de laLégion d'honneur le.

Il est le fils d'un commis à la direction des fermes générales du parlement de Bourgogne, Nicolas Heudelet, procureur du roi et époux de Claudine Bonnouvrier, fille et petite-fille de notaire royal àArc-sur-Tille. Commençant au service des armées révolutionnaires, il sert sous l'Empire, recevant le titre de comte. En 1808, il reçoit de l'Empereur de grands domaines en Westphalie qu'il conserve jusqu'au traité de Vienne. Il se rallie à laRestauration, et sert encore sous lamonarchie de Juillet. Il meurt le,place des Vosges à Paris. Il est enterré auCimetière des Péjoces à Dijon.
Famille vigneronne originaire deHaute-Saône, Sébastien Heudelet de Bierre épouse Marie Thérèse Villequez, née à Besançon dans le Doubs le, sœur jumelle de Marc Joseph Charles Villequez et enfants du conseiller du roi au parlement de Franche-Comté. Le mariage a lieu àBucey-lès-Gy (Haute-Saône) le. C'est elle qui gérera les terres duchâteau de Bierre pendant les nombreuses campagnes du général et elle finance la restauration de l'église du village, classée au titre des monuments historiques. Elle est enterrée au cimetière deBierre-lès-Semur.
Les Villequez étant fortement implantée en Franche-Comté (Bucey-lès-Gy), conseillers du Roi et juristes au Parlement de Franche-Comté, il conservera des liens étroits avec sa belle-famille, comme lesMuguet de Nanthou avocats au Bailliage deGray et leur descendance les barons de Bréda, lesCaron maître de forges àSeveux et àQuingey et leur descendance Caron de Lessan, les Braconnier àSoing hérité ensuite par lesMuguet de Nanthou et lesFalatieu et leur descendance Barberot d'Autet au château d'Autet, ou lesBezanson propriétaires de filatures de coton àBreuches et leur descendance les barons de Gail. La descendance Heudelet perdure dans laHaute-Saône par les Gillet de Thorey et les Lasnet de Lanty àChamplitte.
Son fils le comte Léon Heudelet de Bierre, officier de cavalerie, n'ayant que des filles, vend lechâteau de Bierre en 1848. Sa nombreuse descendance est constituée par les Bastide du Lude (son arrière-petit-fils, Gaston Bastide du Lude, publia sa biographie), les Gillet de Thorey, les Laage de Meux, les d'Hauteville, les Brunel, les Lasnet de Lanty, les Leusse, les Colas des Francs, Les Dereix de Laplane, les Laparre de Saint-Sernin.
Sa petite-fille Alix Bastide du Lude épouseAignan Jacques Alexis Germon, maire d'Orléans et président de la Chambre de commerce ;Maurice Bastide du Lude, un des arrière-petits-fils du général, devint un artiste de renom en sculpture et gravure.
Lieutenant au3e bataillon des volontaires de la Côte-d'Or en 1792, adjoint aux adjudants-généraux la même année, aide-de-camp du général de cavalerieDubois le, et quelques mois après aide de camp du généralMichaud, commandant en chef de l'armée du Rhin. Il est promu adjudant-général chef de brigade le, après s'être distingué autant par ses talents que par son courage aux armées duRhin et de laMoselle. Il participe alors aublocus de Mayence.
En 1795, il devient chef d'état-major du généralGouvion-Saint-Cyr à l'armée de Mayence. En 1796, il commande l'avant-garde du généralDelmas et l'avant-garde aupassage du Rhin sousMoreau. Il obtient à cette occasion les félicitations de ce dernier et du gouvernement. Promu au grade degénéral de brigade le, il sert d'abord à l'armée d'observation puis est ensuite chargé d'une mission secrète parBernadotte, passe à l'armée du Danube et fait échouer, à la tête de la5e division qu'il commandait par intérim, le passage de l'Aar tenté par l'archiduc Charles. ÀHohenlinden il fait partie de la divisionNey. Après un temps de non-activité, il commande ledépartement de l'Aube en 1803. Il est promu au grade decommandeur de la Légion d'Honneur le.
Pendant lacampagne d'Autriche, il se distingue à diverses reprises. Il est à la tête de l'avant-garde deDavout et se signale par le passage de l'Enns àSteyer, et par lecombat de Mariazell le, où il bat la division du général autrichienMerveldt forte de dix bataillons, fait 1 500 morts et prend 4 000 prisonniers, avec 10 canons, six drapeaux et plus de cent voitures d'équipages. ÀAusterlitz il se distingue de nouveau et est nommégénéral de division le. Chargé de la2e division du7e corps en, il se montre d'une manière brillante àIéna et àEylau, où une balle lui traverse le corps. Il est créébaron d'Empire le. En 1808, il commande la3e division du8e corps de l'armée d'Espagne, d'où il passe à l'armée de Portugal en 1809, et rend d'importants services dans ces deux campagnes. Rentré en France en 1811 pour cause de santé, il forme ou inspecte en 1812 différents corps qui se rendent enRussie. Le on lui confie la2e division de réserve pour protéger le pays depuis l'Escaut jusqu'à laBaltique.
Après laretraite de Russie,il entre dans la place deDantzig et fait partie de la garnison sous les ordres du généralRapp. Conduit prisonnier de guerre àKiow, il envoie de cette ville le son adhésion au rétablissement desBourbons. Rentré en France le, il commande la18e division militaire lors du retour deNapoléonIer. Il montre d'abord quelque hésitation, puis finit par accepter le commandement de la15e division d'infanterie de l'armée du Rhin. Le, une dépêche télégraphique l'appelle à Paris ; il part le 19, avant le commencement des hostilités, apprend en route les événements de l'armée du Nord et se retire sur ses terres deBierre-lès-Semur.
Commandant de la18e division militaire (Département de la Côte d’Or) à la1re Restauration, le roi ne tarde pas à le nommer gouverneur de la4e division àNancy, puis de la3e àMetz. Il est appelé comme témoin dans le procès du maréchalNey, fait une déposition très loyale qui déplaît aux réactionnaires de l'époque et le fait mettre en non-activité, puis en 1819, en disponibilité et plus tard à la retraite. Après laRévolution de 1830, le comte Heudelet de Bierre, retiré dans ses terres de l'Auxois, est rétabli sur les cadres de l'activité et nommé inspecteur général d'infanterie.
Il exerce depuis plusieurs commandements militaires jusqu'en 1835, où il est classé dans le cadre de non-activité. Il devient conseiller général ducanton de Précy-sous-Thil, en Côte d'Or de 1819 à 1838. Placé dans le cadre de réserve le, il est admis à la retraite le, puis replacé dans le cadre de réserve le par l'empereur Napoléon III.
Les papiers personnels du général Heudelet de Bierre sont conservés auxArchives nationales sous la cote 192AP[1].
| Figure | Blasonnement |
| Armes du baron Zaepffel et de l'Empire D’argent à cinq cotices d’azur semées de trèfles d’or ; au quartier des comtes militaires de l'Empire brochant[2]. |
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