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Cette équation prend en compte de manière naturelle la notion de spin introduite peu de temps avant et permit de prédire l'existence desantiparticules. En effet, outre la solution correspondant à l'électron, il découvre une nouvelle solution correspondant à une particule de charge et autres nombres quantiques opposés à ceux de l'électron[1]. En 1932,Carl David Anderson, alors qu'il étudiait lerayonnement cosmique (sans lien avec les travaux de Dirac), observe, avec unechambre à brouillard, une particule de charge opposée à celle de l'électron et de masse bien inférieure à celle duproton (seule particule chargée positivement connue à l'époque). Cette particule s'avéra par la suite être celle conjecturée par Dirac, lepositon[2].
Il est par ailleurs notable que l'opérateur de Dirac, découvert pour des raisons absolument physiques (et théoriques), a enmathématiques un usage indispensable dans lethéorème de l'indice démontré en 1963.
Il est commun en mécanique quantique de considérer l'opérateurquantité de mouvement et dans ce cas l'équation de Dirac se réécrit de façon condensée :
De plus, il est naturel de chercher une formulation covariante, ce qu'on fait en posant et (métrique (+ – – –)), auquel cas on a (en adoptant les conventions et) une notation encore plus compacte :
La fonction d'onde à quatre composantes, appelée spineur, encode simultanément les deux états propres du spin, les solutions d'énergie positive/négative (particule/anti-particule) et leur couplage relativiste, comme suit[réf. souhaitée] :
Lorsque la quantité de mouvement p est nulle, les quatre composantes se décomposent en deux paires distinctes. La première (Φ) encode les amplitudes de probabilité associées aux états propres du spin de la particule (exemple : électron). La seconde (Χ) encode celles de l'antiparticule correspondante (exemple : positron).
Dès que p ≠ 0, les quatre composantes décrivent soit une particule (énergie positive), soit une antiparticule (énergie négative). Chaque solution individuelle reste un état à quatre composantes où le spin sigma et la quantité de mouvement p sont couplés. L'une des paires encode les états propres du spin hérités du référentiel au repos, dynamiquement ajustés au mouvement. L'autre paire encode leur modification relativiste en reliant les deux paires par l'énergie totale du système[pas clair][réf. souhaitée].
J.-Y. Ollitrault,Mécanique quantique relativiste, DEA Champs, particules, matière et Magistère interuniversitaire de physique2e année (1998-1999)[lire en ligne][PDF].