Le mot « émir » peut signifier « prince » (« émira » désignant « princesse ») lorsqu'il désigne une personne régnant sur un territoire, ou « général » lorsqu'il désigne un commandant d'armée. On remarque ainsi que ce titre peut être comparé à celui deduc du monde européen.
Le territoire dirigé par un émir se nommeémirat (principauté en français).
Le terme émir peut également être porté comme prénom, orthographié dès lors « Amir » (ou « Amira » au féminin).
Le termeamiral est dérivé de ce titre. Une première étymologie le donne comme dérivé de la locutionأمير البحرʾamīr al baḥr (« émir/prince de la mer »)[réf. souhaitée], étymologie par la suite contestée au profit de la locutionʾamīr al ālī (« très grand chef »)[1].
Amīr al-mu’minīn[2] est habituellement traduit par « commandeur des croyants ». C’est le titre donné au représentant suprême des musulmans, porté dans les premiers temps de l'islam par lecalife. Le terme a étélatinisé commeMiramolinus, d'où en françaisMiramolin, tandis qu'en grec on trouve la forme "Améroumnis" (Αµερουµνης) voire "Mirmnis" (Μηρµνης)[réf. souhaitée].
Le roi du Maroc porte aujourd'hui le titre de Commandeur des croyants, mais son titre n'est pas reconnu par les autres pays musulmans[réf. souhaitée].
Amīr al-muslimīn[3] est le titre donné auxsultans et signifiant « prince des musulmans ». Ce titre a été utilisé parAbû Yûsuf Ya`qûb ben `Abd al-Haqq sultanMérinide qui en 1269, se proclame « prince des musulmans » (amīr al-muslimīn) pour ne pas prendre le titre califal de « commandeur des croyants » (amīr al-mu’minīn).
Amīr-e tūmān[7] « émir de dix-mille (hommes) » est le titre d’un chef militaire conduisant une armée de 10 000 hommes. L’armée était divisée en groupes de dix, cent, mille et dix mille hommes. À l’époqueKadjar, la vente des titres va le déprécier. Malgré un décret limitant à sept le nombre de titulaires de ce titre, il y en avait plus d’une centaine[8].
Amīr-e laškar[9] « émir de l’armée » est un titre militaire Iranien équivalent à celui de général qui a été aboli parReza Pahlavi, lors de son accession au trône (1925). Sous les Kadjar, les titres d’amīr-e laškar et d’amīr-e tūmān coexistent jusqu’à leur abolition[10].
L’amīr-e haras[13] « émir des gardes » est, à la cour desAbbassides, l’officier chargé du maintien de l’ordre à l’intérieur du palais. Cet office perd de son importance avec lesSeldjoukides[14].
↑Amīr-e tūmān en persan : amīr tūmān,امیر تومان, « commandant de dix mille (hommes) » c'est-à-dire responsable d’une région capable de fournir dix mille soldats.