Pour les articles homonymes, voirMorin.
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Émilienne Léontine Morin, née le àAngers (Maine-et-Loire,France) et morte àQuimper le, est unesténodactylographe,anarcho-syndicaliste française, compagne deBuenaventura Durruti[1],[2].
En 1936, elle participe, au sein de lacolonne Durruti, à laguerre d'Espagne. Elle est alors surnommée « Mimi-FAI » du nom de laFédération anarchiste ibérique (FAI)[3],[4].
Fille d'Étienne Morin, militant anarcho-syndicaliste, Émilienne Morin fréquente très jeune les milieux révolutionnaires et est active au sein desJeunesses syndicalistes[5].
En 1916, elle est la secrétaire du journalpacifiste etantimilitariste,Ce qu’il faut dire fondé parSébastien Faure etMauricius pour s'opposer au « Manifeste des Seize ».
En 1924, elle se marie avec le militantlibertaire italien Mario Cascari dont elle divorce rapidement.

Le, elle rencontreBuenaventura Durruti à laLibrairie internationale anarchiste de Paris. Elle devient sa compagne jusqu'à sa mort[6].
En, Durruti est expulsé en Belgique et Émilienne abandonne son emploi de sténodactylographe pour le rejoindre àBruxelles[7] où vivent alors de nombreux anarchistes espagnols dans une semi-clandestinité. Elle y rencontre notamment, au début de 1928,Lola Iturbe.
Le jeune couple mène une vie difficile. Il arrive qu'elle travaille alors que son compagnon est au chômage et s'occupe des tâches ménagères[8],[9].
En 1931, ils rejoignent l'Espagne où laSeconde République vient d’être proclamée. Elle participe alors aux activités et aux publications de laConfédération nationale du travail.
Le nait leur fille, Colette Durruti[10] qu'Émilienne Morin élèvera quasiment seule, avec l'aide d'une amie faisant office de nourrice, Teresa Margaleff, compte-tenu des nombreuses absences et emprisonnements de Durutti[11].
Lors de larévolution sociale espagnole de 1936, Émilienne rejoint lacolonne Durruti sur lefront d’Aragon[12],[13]. Dès le mois d'août[14], elle est parmi les administrateurs du quartier général de la colonne, dont elle est la responsable du service de presse[15].
Le Durruti est tué sur le front de Madrid. Émilienne est présente à son enterrement, le à Barcelone.
Elle rentre en France en 1937 et mène campagne, par la plume et par la parole, en faveur des révolutionnaires espagnols.
Elle collabore à laSolidarité internationale antifasciste (SIA) animée parLouis Lecoin etNicolas Faucier (notamment pour récolter des fonds et de l’aide pour les réfugiés espagnols internés dans les camps du sud de la France[16]), ainsi qu’au journalLe Libertaire, organe de l'Union anarchiste, dans lequel elle publie ses souvenirs du front en.
Après la guerre, elle garde des liens étroits avec nombre de réfugiéslibertaires espagnols.