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Émile Théodose Thérond est undessinateur,graveur,lithographe etillustrateur français, né le àSaint-Jean-du-Gard et mort le à Paris.

Émile Thérond est né àSaint-Jean-du-Gard, fils de François Thérond,bonnetier, et de Marie Grave[1].
À Paris, il est l'élève deGérard-Seguin, mais aussi et plus certainement d'Anne-François Arnaud, qui dirige l'école de dessin deTroyes, ville de labonneterie. C'est dans cette école que Thérond rencontreDieudonné Lancelot, du même âge que lui. Déjà dessinateur lithographe lors de son mariage à Troyes (Aube) en 1842[2], il rejoint ensuite la capitale où son père est installé comme marchand de bas et où naît sa fille Marguerite en 1851[3].
Dessinateur, il produit d'abord pour l'édition illustrée, puis ses dessins paraissent dansLe Magasin pittoresque (dès 1855),Le Tour du monde (dès 1857) etLe Monde illustré (dès 1857) — pour lequel il conçoit notamment l'en-tête gravé parHenry Duff Linton.
En 1855, il est l'un des deux principaux dessinateurs, avecDieudonné Lancelot, duParis illustré lancé parLouis Hachette et qui comprend 280 vignettes. Puis à partir de 1858, pour le même éditeur, il illustre lesguides-albums de voyage d'Adolphe Joanne.
Il est réputé pour sesgravures sur bois,eaux fortes etlithographies. En 1858, il dessine et grave à l'eau forte le frontispice ornementé puis le portrait, et sur bois, les vignettes et les encadrements de l'édition d'Émaux et camées deThéophile Gautier parue chezAuguste Poulet-Malassis et Broise[4].
L'un des auteurs qu'il illustre le plus souvent estAlfred Delvau : on retient les remarquables suites gravées pourLes Cythères parisiennes (1864) produit avecFélicien Rops et le tireurAuguste Delâtre[5] et l'Histoire anecdotique des barrières de Paris (1865)[6]. Il n'est pas certain qu'il continue à produire des gravures après 1870 : la plupart des éditions postérieures à cette date sont des retirages d'images publiées antérieurement ou sans date.Henri Beraldi, qui le mentionne, ne précise rien sur ce point (1892).
AuSalon de 1865, il expose un dessin rehaussé d'aquarelle intituléUn château d'eau : le catalogue officiel le mentionne comme élève de M. Arnaud, habitant àFontenay-aux-Roses, et résidant momentanément à Paris chez un certain Royer, au 24rue du Cherche-Midi[7]. Domicilié en dernier lieu à Levallois-Perret, il est encore mentionné dessinateur lors de son décès survenu à Paris en 1883, à l'âge de 62 ans[8]. L'une de ses dernières activités d'illustrateur est mentionnée dans la page de titre du périodiqueLe Monde illustré datée au[9].
En 1871, sa fille, Marguerite Thérond épouse Jean-Louis Outhwaite, dessinateur, fils du graveurJean-Jacques Outhwaite (1810-1878)[10]. L'artisteGérard-Séguin est témoin au mariage[11].
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