Émile Pierre Ratez est né à Besançon le. Il est le fils de Pierre Antoine Ratez (né en 1806 à Besançon et mort en 1880 à Paris), imprimeur et de Laurence Gaillard (née en 1820 à Besançon et morte après 1890)[1].
Il se maria avec Marie Joséphine Eugénie Welsh (1864-1929), institutrice. Ils eurent deux enfants : Marie Ratez (1890-1954) et Suzanne Ratez (1893-1967)[1].
Par ailleurs, il était connu pour être républicain etfranc-maçon[3].
Il fut d'abord durant trois ans, sur son temps libre, l'élève de Pierre Demol, ancienprix de Rome de Bruxelles, à l'école municipale de musique de Besançon où il commença sa formation musicale (leçons d'harmonie et decontrepoint). Après y avoir obtenu despremiers prix ensolfège et en violon, il donna sa démission de son poste obtenu au sein de l'administration des ponts et chaussées[2].
Il a dirigé dans cette ville l'orchestre de la Société des concerts populaires (1893-1906)[2]. Son activité de chef est critiqué par les milieux conservateurs mais il obtient des succès dans le répertoireberliozien. Sa politique d'invitation de compositeurs français contemporains contribue à la renommée de la Société des concerts populaires. En 1906, tout en demeurant directeur artistique de cette Société, il cède sa place en tant que chef d'orchestre àAlfred Cortot[3].
Il a rédigé unTraité élémentaire de contrepoint et de fugue, édité chez Leduc[2] en 1902[3].
Il fut témoin de l'inhumation d'un autre musicien lillois, l'hautboïsteEdmond Deren, mort en 1931, également enterré au cimetière de l'Est de Lille[1].
Il prit sa retraite en 1931 après 40 ans à la tête du conservatoire de Lille.Edmond Gaujac fut nommé et prit sa succession[5].
Lydéric (créé en 1895 auGrand Théâtre de Lille[6]), opéra en trois actes et quatre tableaux inspiré des personnages légendaires deLydéric et Phinaert qui seraient à l'origine de la fondation de la ville de Lille ; poème de MM. Largillère-Beauclerc et Cosseret
Paula (créé en 1904 à Besançon)
La Fille de Barbizier (1913), opéra comique en cinq actes de Édouard Droz et Louis Duplaine
Le Dragon vert, opéra japonais en deux actes, paroles de Philippe de Rouvre[2]
Scènes héroïques, cantate en trois parties et un prologue pour solistes, chœur et orchestre, op. 33, 1899 ; jouée à Lille avec la Société des concerts populaires le 29 juillet 1899 en présence du compositeur et organisteThéodore Dubois
Frère Jacques !, op. 59, double chœur à quatre voix mixtes sans accompagnement, paroles et musique d'Émile Ratez, 1914
La dernière halte, op. 76, son dernier opus ; pour chœur et orchestre
Marie-Claire, musique pour le drame de A. Capon représenté auThéâtre de Lille[2]
Fantaisie et fugue pour contrebasse et orchestre ou piano, op. 56, 1912
Japonerie pour violon et orchestre ou piano, op. 57, 1912, dédiée à Edmond Surmont ; jouée à Lille avec la Société des concerts populaires le 5 mai 1901
Thème, Variations, Fugue, op. 35, pour contrebasse et piano
Deux pièces pour violoncelle, op. 38 pour violoncelle et piano, 1900, dédiées àMaurice Darcq
Sonate pour violonet piano, op. 40, enfa majeur, dédiée à Victor Seiglet, 1902, professeur au conservatoire de Lille
Douze études pour violon, op. 41
Deux pièces pour flûteet piano, op. 42, en la mineur et en ut majeur, 1903, dédiées àAlfred Quesnay, professeur de flûte au conservatoire de Lille
Six pièces caractéristiques pour contrebasse et piano, op. 46, 1904, dédiées à Gustave Charpentier, professeur au conservatoire de Paris
Sonate pour alto et piano, op. 48, 1907, dédiée au Docteur Dujardin
Nouvelles études mélodiques pour piano, op. 49, 1908-1909
Fantaisie ibérique pour violoncelle et pianoou orchestre, op. 51, 1910, dédiée à Raymond Marthe
Chantecler, op. 54 en mi majeur, pour quatuor à cordes, dédié à Marcel Chailley
Sonatine pour clarinette et piano, op. 61, dédiée àFerdinand Capelle, professeur de clarinette au conservatoire de Lille
Sonate dorienne pour violon et piano, op. 63, 1925
Pièce romantique pour alto et piano, op. 70, dédiée à Albert Frimat, professeur au conservatoire de Lille ; des transcriptions existent pour saxophone alto, clarinette en si bémol et violoncelle
L'Ægipan pour piano, op. 72, 1931, dédiée à Geneviève Dehelly, pianiste