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Le sumérien semble être la plus ancienne langue écrite connue, sous une forme d'écriture appelée lecunéiforme, voire la plus ancienne langue connue[5].
La terminologie employée par les historiens reprend en partie des termes rencontrés dans les textes antiques[8],[9]. Le motSumer est issu du termeakkadienŠumerum, correspondant au sumérienki-engi (« pays autochtone » ?), qui désignait une région couvrant la partie sud de la Mésopotamie. C'est la région d'où provient la majorité de la documentation écrite en sumérien, et manifestement la région où cette langue était parlée par la majorité de la population auIIIe millénaire av. J.-C. — il est aussi possible qu'elle ait été la langue vernaculaire dominante dans la vallée de laDiyala. Ce terme géographique apparaît souvent en opposition à la région qui la bordait au nord, le pays d'Akkad,Akkadum en akkadien etki-uri en sumérien, peuplé majoritairement de Sémites, les « Akkadiens », locuteurs de l'akkadien et sans doute aussi d'autres langues sémitiques aux périodes archaïques. On trouvait du reste plus couramment le terme de « Pays »,kalam, pour désigner ces contrées. La langue sumérienne était également évoquée dans les textes,eme-gi7 (équivalent à« langue autochtone ») en sumérien, etšumeru en akkadien des phases babyloniennes tardives (aussilišan šumeri, « langue sumérienne »)[10]. Les historiens ont ensuite créé le terme « Sumériens » pour qualifier le peuple vivant dans cette région et parlant cette langue, conception qui est étrangère à la mentalité antique et n'apparaît donc pas dans les textes cunéiformes[11].
La langue sumérienne est redécouverte dans le contexte de la traduction des inscriptions cunéiformes à partir de la première moitié duXIXe siècle. Les textes traduits, datés des époques récentes de l'histoire antique du Moyen-Orient (empire néo-assyrien et empire achéménide) sont écrits en akkadien (qu'on appelle alors « assyrien » avec un sens plus large qu'actuellement, puisque ce sont les capitales assyriennes qui sont fouillées à cette période). Ils sont constitués majoritairement de signes phonétiques renvoyant à cette langue, mais il devient assez vite évident que cette écriture comprend une autre catégorie de signes, deslogogrammes (on parle aussi d'idéogrammes), ne renvoyant pas à des sons mais à des choses, et ne s'écrivant pas comme ils se prononcent.Edward Hincks, un des principaux artisans de la traduction de ce système d'écriture, est le premier à émettre l'hypothèse que ces logogrammes renvoient en fait à une langue non-sémitique, d'un passé plus ancien que les textes, qui serait celle des inventeurs de ce système d'écriture et aurait été en partie préservée sous cette forme par les peuples écrivant l'akkadien. Cette intuition est confirmée parHenry Rawlinson qui découvre en 1852 parmi les tablettes exhumées à Ninive des listes bilingues reliant des mots akkadiens à leur équivalent en sumérien[12],[13].
Il est rapidement établi qu'il s'agit d'unelangue agglutinante, ce qui fait qu'on la range d'abord dans la catégorie des langues « touraniennes » ou « scythiques », celles qui sont caractérisées de nos jours comme « langues ouralo-altaïques » (aujourd'hui abandonnées par les linguistes). Se pose alors la question du nom à donner à cette langue nouvellement découverte, qui n'est manifestement celle d'aucun peuple connu pour cette région par les textes grecs ou bibliques, et on a alors le choix entre plusieurs termes apparaissant dans les textes cunéiformes et renvoyant à des peuples inconnus jusqu'alors. Rawlinson et Lenormand proposent de l'attribuer aux « Akkadiens » (alors qu'il devient plus tard évident que cela renvoie à une population parlant une langue sémitique) ; P. Haupt fait de même, mais il est le premier à employer le terme de « sumérien », pour désigner un dessociolectes de cette langue, l'Eme-sal.J. Oppert propose en 1869 que c'est l'intégralité des variantes de cette langue qu'il convient de désigner par le terme « sumérien ». Sa position est confirmée parCarl Bezold qui déchiffre en 1889 un texte établissant clairement l'équivalence entre le mot sumérien désignant cette langue, eme-gi(r), et sa traduction en akkadien,lišan šumeri[14].
Reste à établir la fonction et la nature de cette langue, qui alors n'est connue que par des logogrammes dans des textes en akkadien. En 1874, J. Halévy propose que cette langue ne soit pas la langue d'un peuple, mais une forme d'écriture pratiquée dans le milieu des prêtres, une sorte dehiératique mésopotamien. La majorité des spécialistes du sujet préfère s'en tenir à l'idée initiale d'une langue d'un peuple plus ancien. Il faut attendre les fouilles de Tello (l'antiqueGirsu) et deNippur en Basse Mésopotamie et la découverte puis la publication à partir des années 1880 des premières tablettes intégralement écrites en sumérien pour que la question soit tranchée : le sumérien était bien une langue parlée et écrite aux débuts de l'histoire mésopotamienne[15][16].
François Thureau-Dangin, travaillant auLouvre à Paris, a également apporté d'importantes contributions pour déchiffrer le sumérien avec les publications de 1898 à 1938, comme en 1905 avecLes inscriptions de Sumer et d'Akkad.Charles Fossey auCollège de France àParis était un autre chercheur à la production abondante et fiable. Ses contributions au dictionnaire sumérien-assyrien[17] s'avèrent novatrices[18].
Friedrich Delitzsch a publié un dictionnaire de la grammaire sumérienne[19],[20]. L'élève de Delitzsch,Arno Poebel, a publié une grammaire avec le même titre,Grundzüge der sumerischen Grammatik, en 1923, et fut l'ouvrage de base pour les étudiants en sumérien jusqu'à la parution d'une nouvelle synthèse grammaticale parAdam Falkenstein en 1959 (Das Sumerische). Les avancées des décennies suivantes sont synthétisées en 1984 par Marie-Louise Thomsen (The Sumerian Language: An Introduction to its History and Grammatical Structure), puis parDietz-Otto Edzard en 2003 (Sumerian Grammar), depuis prolongée par des synthèses plus brèves et travaux de recherche produits par d'autres chercheurs (Piotr Michalowski, Pascal Attinger, Gabor Zolyomi, Gonzalo Rubio, etc.). La reconstitution reste incomplète, car à côté d'un ensemble de points sur lesquels les différents spécialistes s'accordent de gros points de désaccord subsistent, notamment sur la morphologie verbale[21].
La compréhension du sumérien repose avant tout sur l'analyse des textes en sumérien et des logogrammes en sumérien présents dans les textes écrits dans d'autres langues (akkadien surtout), en fonction des contextes de ces documents.
Les plus anciens textes écrits à la fin duIVe millénaire av. J.-C. sont de nature administrative, enregistrant des opérations généralement simples, ainsi que quelques listes lexicales. Ils ne comprennent pas d'éléments phonétiques et grammaticaux évidents, aussi la question de savoir s'ils transcrivent du sumérien est débattue. C'est aux alentours de 2900 av. J.-C. qu'apparaissent les premiers éléments permettant de relier l'écriture à une langue, et il s'agit alors sans équivoque possible du sumérien. Vers cette même période apparaissent des textes juridiques (actes de vente), puis vers le milieu duIIIe millénaire av. J.-C. des compositions plus « littéraires » témoignant d'un développement de la pratique de l'écrit ; les textes officiels et juridiques sont plus étoffés. C'est aussi de cette période que datent les premières transcriptions écrites de l'akkadien, et peu après d'autres langues sémitiques de Syrie (Mari,Ebla), villes où les scribes écrivent aussi en sumérien. Les tablettes administratives et économiques restent majoritaires (documents deGirsu,Adab). Avec l'apparition de l'empire d'Akkad (v. 2340-2190 av. J.-C.), la langue akkadienne prend un statut plus important, mais le sumérien reste très pratiqué dans les cités de Sumer. Après l'effondrement de cet empire la documentation de Girsu du temps du roiGudea est une source importante pour la connaissance du sumérien, puis cette langue reprend un statut officiel à l'échelle du Sud mésopotamien sous l'égide de latroisième dynastie d'Ur (v. 2112-2004 av. J.-C.). On parle parfois depériode néo-sumérienne pour désigner cette phase succédant à l'empire d'Akkad, qui voit un essor de la littérature en sumérien (hymnes, prières, mythes, épopées). Cette littérature est en fait essentiellement attestée par des copies scolaires datées des premiers siècles duIIe millénaire av. J.-C., mises au jour àNippur etUr. En revanche la documentation administrative en sumérien s'arrête à cette période, le dernier exemple connu datant du milieu duXIXe siècle av. J.-C. C'est à ce moment que le statut du sumérien écrit évolue, alors qu'il n'est manifestement plus ou très peu parlé : les signes sumériens sont préservés sous la forme de logogrammes dans des textes en akkadien, ce qui indique qu'ils étaient prononcés en akkadien ; le sumérien reste une langue enseignée dans les centres scolaires mésopotamiens, non seulement parce que les scribes doivent en avoir une connaissance de base pour écrire les logogrammes courants, mais aussi parce qu'elle garde un statut de langue prestigieuse. Les sources écrites en sumérien de cette époque proviennent essentiellement du milieu scolaire, qui reste donc bilingue sumérien-akkadien alors que la société l'est de moins en moins. Dans le milieu des temples, le sumérien a un statut de langue liturgique et magique, qui concourt également à son prestige. De la littérature officielle en sumérien est encore produite jusqu'auXVIIIe siècle av. J.-C. dans les royaumes d'Isin et de Larsa, mais avec la domination babylonienne qui leur succède l'akkadien devient de plus en plus employé dans la production littéraire. Par la suite ce ne sont que quelques catégories de textes en sumérien qui sont préservées et transmises jusqu'à la fin de la tradition cunéiforme aux débuts de notre ère ; quelques nouvelles compositions en sumérien sont écrites, des traductions de textes littéraires sumérien en akkadien sont effectuées, mais tout cela ne constitue qu'une portion très réduite de la production littéraire. Le sumérien reste très employé dans le domaine magique (c'est la langue privilégiée pour les incantations) et liturgique (lamentations, notamment sous la varianteEmesal)[22].
Tablette enregistrant des distributions debière depuis les magasins d'une institution, v. 3200-3000 av. J.-C.Uruk,British Museum.
Certains types de textes jouent un rôle plus direct dans la compréhension moderne du sumérien, parce qu'ils avaient été élaborés durant l'Antiquité dans un même but, afin d'aider ceux qui ne connaissaient pas le sumérien à l'apprendre ou à le comprendre, notamment pour la rédaction des textes cunéiformes qui nécessitaient une connaissance au moins basique des logogrammes et donc du vocabulaire sumérien. Trois catégories de textes servant ces besoins peuvent être distinguées :
des traductions en akkadien de textes littéraires écrits en sumérien, qui sont certes parfois fautives, mais restent d'un apport inestimable ;
leslistes lexicales bilingues sumérien-akkadien, comprenant des milliers d'entrées de mots, avec dans certains cas des aides à la prononciation (à destination de locuteurs de l'akkadien) ;
des sortes de textes grammaticaux écrits par des locuteurs de l'akkadien, qui reflète leur propre analyse du sumérien[23].
La reconstitution de l'histoire du sumérien est limitée par le fait qu'il s'agit d'unelangue isolée. Depuis son déchiffrement, de nombreuses tentatives ont été faites pour tenter de le relier à différentes langues et lui attribuer une famille de langues spécifique, sans résultat probant[5].
Relier le sumérien aux familles de langues connues s'est avéré impossible. D'une part, les millénaires écoulés entre les formes connues de sumérienlogographique et la plus ancienne forme reconstructible de la langue, constituent une période trop longue pour faire des comparaisons fiables, d'autant que les changements phonétiques et sémantiques de vocabulaire qui peuvent se produire sur d'aussi longues périodes peuvent rendre une langue méconnaissable par rapport à sa langue d'origine[24].
D'autre part, ces recherches comparatives ont souffert des travaux à viséesnationalistes, cherchant à rattacher des langues modernes à la plus ancienne langue écrite connue, et entachés de lacunes méthodologiques criantes[25]. Pour ce qui est des études plus neutres, elles se sont avant tout concentrées vers la comparaison entre le sumérien et d'autreslangues agglutinantes, avec en arrière-plan l'énigme des origines géographiques du sumérien. Aucune des propositions faites n'a suscité l'adhésion des spécialistes[15].
Quelques exemples de familles linguistiques proposées sont :
Le sumérien est écrit et parlé auxIVe – IIIe millénaireav. J.-C., alors que la Mésopotamie méridionale est une région où plusieurs langues coexistent. Nombre d'entre elles sont manifestement deslangues sémitiques. L'akkadien est la principale langue écrite aux côtés du sumérien, mais la documentation écrite ne reflète sans doute que très imparfaitement la réalité des langues parlées, et il est probable que plusieurs dialectes et langues sémitiques soient parlés par des personnes en contact avec des locuteurs du sumérien, dialectes et langues dont aucun témoignage écrit n'a été préservé. L'akkadien devient progressivement la langue dominante de la Basse Mésopotamie, supplantant les autres langues, dans sa variante « babylonienne »[32]. Cela explique les nombreux échanges qui ont eu lieu entre le sumérien et des langues sémitiques, dont l'akkadien. Il a pu être proposé que les deux aient formé uneaire linguistique[33]. De fait, des similitudes structurelles entre le sumérien et les langues sémitiques semblent impliquer un contact très ancien entre les locuteurs de ces langues[15].
Les contacts entre sumérien et akkadien sont plus couramment envisagés sous l'angle du second au premier, qui se traduit notamment par un important emprunt de vocabulaire (environ 7 % des mots selon une vague estimation d'Edzard), une simplification du vocabulaire et l'adoption d'une syntaxeSOV (alors que les langues sémitiques antiques sont de typeVSO; une explication alternative étant que ce serait une caractéristique aréale, puisque la syntaxe SOV est courante dans les langues de la Mésopotamie antique et des régions voisines). De nombreux mots communs aux deux langues pourraient être des sortes de mots culturels apparus dans un contexte linguistique suméro-sémitique. Et le sumérien lui-même a emprunté de nombreux mots aux langues sémitiques, par exemple,silim qui vient de la racineslm et signifie « bien-être » ; ou le termearad qui vient de la racinewrd « serviteur », « esclave ». Une partie des similitudes peut refléter le fait que le sumérien tel qu'on le connaît est souvent écrit par des locuteurs de l'akkadien, et même majoritairement pour les périodes récentes[34].
Des éléments indiqués précédemment, il résulte que l'on ne sait pas grand chose de l'histoire ancienne du sumérien. En l'absence de langue apparentée, il est impossible de lui trouver une origine géographique extérieure à la Mésopotamie. Le fait que cette langue soit en contact avec des langues sémitiques depuis des temps très reculés ne permet pas d'être plus précis, puisqu'on trouve cette famille de langue sur un espace couvrant la Syrie et la Mésopotamie dès que la documentation écrite permet de se faire une idée de la question, dans la seconde moitié duIIIe millénaire av. J.-C. Cela explique que les origines du sumérien, et plus largement des Sumériens, soient débattues et insaisissables. Une partie des chercheurs suppose qu'ils ont une origine extérieure à la Basse Mésopotamie, mais ils ne peuvent se reposer sur des critères linguistiques comme vu plus haut, et ils ne reçoivent pas de secours de la part des sources archéologiques, qui ne documentent pas d'intrusion d'éléments culturels extérieurs en Basse Mésopotamie durant les dernières phases de la Préhistoire. L'hypothèse concurrente postule que le sumérien et les Sumériens soient apparus en Basse Mésopotamie, donc un processus de formation d'une langue et d'une ethnie (ethnogenèse) à partir de divers éléments installés dans la région. Aucune réponse ne peut être apportée à la question en l'absence de documentation sur les langues parlées avant l'apparition de l'écriture. Du reste, même la langue des inventeurs de l'écriture dans les derniers siècles duIVe millénaire av. J.-C. est débattue : il est généralement estimé que ce sont des Sumériens, mais il n'y a pas de preuve déterminante en ce sens car les textes de l'époque ne portent pas ou très peu d'indications sur leur prononciation, et ne peuvent donc être rattachés avec certitude à aucune langue. Ce n'est qu'à partir de la première moitié duIIIe millénaire av. J.-C. (v. 2750-2700 av. J.-C.) que des textes renvoient sans aucun doute possible à la langue sumérienne, et qu'on trouve dans ces mêmes textes des noms de personne en sumérien, ce qui constitue la date la plus ancienne pour laquelle il soit assuré qu'il y a des locuteurs de cette langue en Basse Mésopotamie[35],[25].
Comme vu précédemment, la documentation administrative rédigée intégralement en sumérien cesse dans la première moitié duXIXe siècle av. J.-C. Comme ce genre de document usuel est considéré (avec les lettres) comme celui reflétant le plus la pratique orale, il est considéré que le sumérien a cessé d'être une langue vernaculaire vers cette période, face à l'akkadien[36]. La date exacte de la fin du sumérien vernaculaire est discutée : pour certains il s'achève dès la période de latroisième dynastie d'Ur, auXXIe siècle av. J.-C. Pour d'autres il continue dans les premiers siècles duIIe millénaire av. J.-C., lapériode d'Isin-Larsa (v. 2000-1760 av. J.-C.), voire un peu après, notamment dans la région deNippur[37].
C'est en effet deNippur que provient la majorité de la documentation écrite en sumérien pour la première moitié duIIe millénaire av. J.-C., cette ville étant devenue le principal centre d'étude et sans doute de rédaction du sumérien. Ailleurs dans la documentation écrite il est désormais traité comme une langue étrangère par les scribes, locuteurs de l'akkadien. Mais ceux-ci ont besoin de l'apprendre dans leur cursus littéraire où sa maîtrise reste indispensable pour comprendre les logogrammes et les textes littéraires et liturgiques. Le sumérien est alors devenu une langue littéraire et liturgique prestigieuse, qui continue à être copiée et écrite dans les milieux savants mésopotamiens, et récitée par le clergé, jusqu'à la disparition de la tradition cunéiforme[38]. Ce « post-sumérien » est souvent très proche dans sa syntaxe de l'akkadien pratiqué au quotidien par les scribes, et comprend couramment diverses erreurs grammaticales par rapport au sumérien « classique »[39].
L'akkadien perd à son tour son statut vernaculaire dans la seconde moitié duIer millénaire av. J.-C. face à l'araméen, mais il est aussi préservé dans le milieu des temples mésopotamiens, aux côtés du sumérien. La fin de l'écriture cunéiforme aux débuts de notre ère marque manifestement la fin de la connaissance du sumérien, même s'il est parfois avancé qu'un usage liturgique de cette langue survive quelque temps encore dans des centres religieux du nord mésopotamien (Harran,Édesse)[40].
Cette langue est composée de différents signes en forme de clous ou de coins ; ce qui lui vaut son nom d'écriture cunéiforme. Pendant près de 3 000 ans, elle est taillée dans de l'argile et cette technique dura jusqu'aux chutes des empires mésopotamiens. La première forme de l'écriture au début de son apparition n'est pas comme plus tard composée d'un alphabet, mais est à ce stade composée de près de 2 000 signes représentant chacun un mot (logogramme) ou une idée (idéogramme)[41].
À l'origine, l'écriture cunéiforme sumérienne s'est développée comme écriture idéographique ou logographique. Chaque signe correspondait à un mot et sa signification était initialement reconnaissable. En quelques siècles, s'est développée complémentairement une représentation syllabique basée sur le principe durébus. À de nombreux signes ont été associées une ou plusieurs syllabes phonétiques, généralement de type V, CV, VC ou CVC (où V représente une voyelle et C une consonne). Le cunéiforme sumérien s'est ainsi développé comme système logographique-phonologique.
Illustrons, par l'exemple d'une courte inscription sur briques deGudea (gouverneur de la cité-État de Lagash vers 2130av. J.-C.), les principes de latranslittération de l'écriture cunéiforme et de sa décomposition par l'analyse grammaticale.
Cette écriture sera plus tard reprise pour l'akkadien, l'ougaritique, l'amorrite et l'élamite, ainsi que par les rois égyptiens qui voulaient communiquer avec leurs provinces du Proche-Orient et les rois mésopotamiens. L'écriture cunéiforme a aussi servi à transcrire certaineslangues indo-européennes, comme lehittite (qui avait en parallèle une écriturehiéroglyphique) et levieux-persan, bien que dans ces cas les instruments degravure aient été différents, éloignant les signes de leurgraphie originelle[6]. La reprise du système graphique s'est accompagnée d'adaptations : les signes, s'ils sont les mêmes en sumérien et en akkadien, ou encore en vieux-persan, n'ont cependant pas la même valeur sémantique.
Remarques :
« Diĝir » et « ki » sont desdéterminatifs, non prononcés. Par convention, ils sont écrits en exposants dans l'analyse.
« PA.TE.SI » et « ŠIR.BUR.LA » sont deslogogrammes composés[Note 1]. Par convention, on écrit en capitales la prononciation des composants d'un tel logogramme composé.
Traduction : « PourInanna, souveraine de tous les pays et sa maîtresse,Gudea, gouverneur deLagash et héros deĜatumdu, a construit son temple de Girsu. »
L'écriture sumérienne et les questions de transcription et translittération ne sont pas discutées plus avant dans cet article : il est fait référence à l'article cunéiforme.
La transcription du sumérien, sous la forme du cunéiforme, est le processus par lequel unépigraphiste fait un dessin au trait pour montrer des signes d'inscription sur une tablette d'argile ou en pierre sous une forme graphique adaptée pour la publication moderne. Mais tous les épigraphistes ne sont pas fiables, et avant qu'un savant publie un traitement important d'un texte, les spécialistes vont prendre des dispositions pour comparer la transcription publiée à la tablette réelle, pour voir si des signes, notamment cassés ou endommagés, devraient être représentés différemment.
En revanche, la translittération est le processus par lequel un sumérologue décide de la façon de représenter les signes du cunéiforme en caractères latins, toujours dans cette même langue. Selon le contexte, un signe cunéiforme peut être lu comme l'un des nombreux logogrammes possibles, dont chacun correspond à un mot de la langue sumérienne, comme une syllabe phonétique (V, VC, CV ou encore CVC), ou comme un déterminant. Certains logogrammes sumériens ont été écrits avec de multiples signes en cunéiformes.
L'hypothèse de l'existence de diverses autres consonnes a été émise sur la base des alternances graphiques et des prêts, mais aucun n'a trouvé une large acceptation. Par exemple, Diakonoff énumère en évidence deux sons l-, deux sons r-, deux sons h-, et deux sons g- ; et suppose une différence phonétique entre les consonnes qui sont abandonnées en fin de mot (comme le g dans zag > za3). D'autres phonèmes consonantiques ont été proposés comme semi-voyelles tels que /j/ et /p/[45], et une fricative glottale /h/[46].
Très souvent, une consonne en fin de mot n'est pas exprimée par écrit, et peut être omise dans la prononciation, elle refait surface seulement quand elle est suivie par une voyelle : par exemple le /k/ du génitif -ak n'apparaît pas danse2lugal-la « la maison du roi », mais devient évident danse2lugal-la-kam « (il) est la maison du roi »[42].
Les 4 voyelles de l'écriture cunéiforme sont /a/, /e/, /i/ et /u/. L'hypothèse de l'existence du phonème /o/ a été émise, justifiée par la translittération akkadienne qui ne la distingue pas du phonème /u/. Cependant, cette hypothèse est contestée[43].
Il existe des preuves d'uneharmonie vocalique matérialisées par la hauteur ou l'ATR dans le préfixe i3/e-, cas retrouvés dans des inscriptions deLagash de l'ère présargonique (cela a poussé des chercheurs à postuler non seulement un phonème /o/ qui est supposé avoir existé, mais aussi le phonème /ɛ/ et, plus récemment, le /ɔ/[47]).
Les syllabes peuvent répondre à n'importe laquelle des structures suivantes : V, CV, VC ou CVC. S'il a existé des structures syllabiques plus complexes, les enregistrements cunéiformes ne permettent pas de les détecter.
On retrouve en sumérien une utilisation importante demots composés : ainsi par exemple le motlugal signifiant « roi » est formé par l'accolement des mots pour « grand » et « homme » (lu = homme, gal = grand).
Une autre caractéristique du sumérien est le grand nombre d'homophones (mots ayant la même structure sonore, mais des significations différentes). Les différents homophones (ou, plus précisément, les différents signes cunéiformes qui les dénotent) sont marqués avec des numéros différents par convention, « 2 » et « 3 », souvent remplacés respectivement par un accent aigu et un accent grave. Par exemple :du = « aller » ;du3 =dù = « construire »[24].
Le sumérien distingue les genres grammaticaux (personnel et impersonnel), mais il n'a pas de pronoms spécifiques pour distinguer les genres masculin ou féminin. Le genre personnel est employé pour désigner non seulement les humains mais aussi les dieux et, dans certains cas, pour le mot « statue ».
Le nom sumérien est composé typiquement d'une ou de deux syllabes, rarement plus sauf dans les mots composés.
Carte de Sumer
Exemple :
igi = œil, e = temple, nin = femme, dame.
Beaucoup de mots bisyllabiques sont décomposables :
Exemple :
lugal = roi (lu = homme, gal = grand).
En fin de mot, une particule s'ajoute afin de préciser le rôle du mot dans la phrase ainsi que diverses modalités. D'autres particules comme les possessifs se greffent aussi en fin de mot.
Exemple :
lugal.ani = son roi (ani étant la marque de la3e personne).
Deux mots peuvent se suivre afin de fabriquer ungénitif, surtout dans le cas de noms propres.
Exemple :
ur.Namma = homme de Namma (ur = homme, Namma = dieu local).
Sinon, usuellement, on utilise le marqueur .k pour le génitif.
Exemple :
nin.ani.r = pour sa dame (femme.possessif_3e_personne.pour)
nin.ani.k = de sa dame (k = génitif)
e.r = pour (le) temple (temple.pour)
e.k = du temple (k = génitif)
e.0 = le temple (0 = marque du vide, absolutif)
Il y a deux genres grammaticaux, généralement appelés humain et non-humain (le premier comprend les dieux et le mot « statue » dans certains cas, mais pas les plantes ni les animaux non humains, le dernier comprend également plusieurs noms collectifs). Les adjectifs suivent le nom (lugal.mah = « grand roi »). En général, l'ordre des phrases serait : nom - adjectif - chiffre - phrase génitive - proposition relative - marqueur de possession - marque du pluriel et marqueur de cas.
Exemple :
diĝir gal-gal-gu-ne-ra = pour tous mes grands dieux[48].
Le sumérien a deux nombres, lesingulier et lepluriel. Le pluriel n'est marqué que dans les noms ou groupes verbaux dont le sujet est du genre personnel, la marque du pluriel est facultative et est marquée par lesuffixe « ene ». Si le pluriel est un nombre défini (exemple : « lugal-umun »), le suffixe n'est pas nécessaire, le nom sera au pluriel par défaut. Le pluriel peut toutefois être marqué par une répétition du mot dans le cas des genres impersonnels, avec une probabilité que cela désigne une généralité (« du-du » : tous les mots).
Exemple de l'emploi de l'ergatif :lugal-ee2 mu-un-de3 « le roi a construit la maison » ;lugal ba-gen « le roi est allé » (le sujet transitif s'exprime différemment par rapport au sujet intransitif car il faut le suffixe -e).
Exemple de l'emploi du nominatif et de l'accusatif :i3-d :n « Je vais » ;e2 ib2-ud3-un « Je construis la maison ». L'absolutif ne comprend pas de suffixe.
Exemple de l'emploi de l'ergatif :
Sumérien
Français
Explication
lugal-Ø mu-ĝen-Ø
Le roi (lugal) est venu (mu-ĝen)
verbe intransitif : le sujet (« lugal ») employé dans le cas de l'absolutif
lugal-e bad-Ø i-n-sig-Ø
Le roi a détruit (i-n-sig-Ø) le mur (bad) faible
Verbe transitif : l'agent (« lugal-e ») est employé dans le cas de l'ergatif
En sumérien lenominatif marque à la fois lesubstantif et leverbe, phénomène que l'on appelle enlinguistique « double marquage », et qui est identique au singulier et au pluriel. Ce marquage est placé à la fin d'unsyntagme nominal, notamment après les pluriels enene (en théorieĝeš : « arbre »,ĝešene : « arbres »,ĝešeneke : « les arbres », mais en pratique les règles de ce marquage sont compliquées par les phénomènes de contraction combinés avec les effets du syllabaire et les interactions avec les autrescas). Un modèle plus récent, représenté entre autres par Gábor Zólyomi[49] propose que lescas du sumérien sont utilisés pour marquer une valeur nominale au sujet ou au verbe. Selon ce modèle, il pourrait y avoir un nombre de cas considérablement plus élevé que les neuf habituellement définis.
Par exemple, les déclinaisons des substantifslugal (« roi ») etĝeš (« arbre ») sont les suivantes :
Le verbe sumérien a, comme le nom, une ou deux syllabes. Il est sujet à deux conjugaisons (transitive et intransitive) et à deux aspects (hamtu etmaru, comme indiqué dans les grammaires akkadiennes du sumérien). Le sumérien a également été réputé avoir deux temps (passé et présent-futur), mais ceux-ci sont actuellement décrits commeaspects perfectifs ou imperfectifs.
Toutefois, la conjugaison sumérienne est plus complexe que celles de la plupart des langues modernes ; le verbe est soumis à un double marquage, qui indique la personne du sujet mais en outre celle du complément d'objet direct et des autres compléments, s'il y a lieu.
La forme verbale sumérienne distingue un certain nombre de modes et d'accords avec le sujet ou l'objet, le nombre et le genre. La langue peut également intégrer des références pronominales à d'autres modificateurs de verbe, comme :e2- še3 ib2-ši-du-un « je vais à la maison », mais aussie2-se3 i3-du-un « je vais à la maison » et simplementib2-ši-du -un « je vais chez lui » sont possibles[51].
La racine verbale est presque toujours monosyllabique et forme une chaîne dite verbale[52]. Les formes conjuguées peuvent recevoir des préfixes et des suffixes, tandis que les formes non conjuguées ne peuvent avoir que des suffixes.[réf. souhaitée] Globalement, les préfixes ont été divisés en trois groupes qui se produisent dans l'ordre suivant : préfixes modaux, « préfixes de conjugaison », et les préfixes pronominaux et dimensionnels[53].
Les préfixes modaux sont /Ø/ (à l'indicatif), /nu-/, /la-/, /li-/ (négatif; /la/ et /li/) /ga -/, /ha/ ou /il-/, /u-/, /na-/ (négatif ou positif), /bara-/ (négatif ou vétitif), /nus-/ et /SA-/ avec davantage de l'assimilation de la voyelle. Leur signification peut dépendre de TA.
Structure de la phrase nominale par rapport à d'autres langues
Ces exemples montrent que dans leslangues agglutinantes, les différents types de syntagmes nominaux sont possibles en ce qui concerne l'ordre de leurs éléments[24].
Deuxvariétés (ousociolectes) du sumérien sont connues : l'émegir et l'émesal. Il y a entre les deux variétés des différences phonologiques et lexicales mais il n'y a pas de différences grammaticales[55].
L'émegir (en sumérien : 𒅴𒂠EME.G̃IR),ême-ĝir[Note 2] oueme.g̃ir, terme utilisé pour qualifier le sumérien en général, se présente comme étant le langage couramment parlé à Sumer[56].
L'émegir est considéré comme le dialecte d'arrivée et la langue expliquante du sumérien[57].
Il se pourrait que la prononciation de la forme standardeme.gir était tabou pour les femmes sumériennes[58].
Le statut de l’émesal est sujet à débat parmi les spécialistes.
Certains considèrent qu’il s’agit d’un exemple de « langue féminine » (comme il en existe ou a existé dans d’autres cultures, par exemple engarifuna ou enubang), pour plusieurs raisons, notamment le fait que :
Dans certains textes littéraires, une distinction est reconnaissable entre une forme ordinaire du sumérien, l'émegir, et une variété spécifique pour relater le discours féminin, l'émesal[56] ;
Par ailleurs, les chansons rituelles réalisées par lesgalas oukalous (en), prêtres de sexe masculin mais qui néanmoins adoptaient des comportements féminins, sont également rédigées en émesal (Thomsen explique :The occurrence of Emesal in cult songs is thus explained as due to the fact that the kalu priests who recited these songs were eunuchs, and not being regarded as men, they had to use women's language[56] - « L'occurrence de l'émesal dans les chants religieux est ainsi expliquée par le fait que les prêtres kalous qui récitaient ces chants étaient deseunuques, et n'étant pas considérés comme des hommes, ils devaient utiliser le langage féminin »);
Enfin, pendant longtemps, il y a eu une confusion due au fait que le terme sumérien SAL était écrit avec le signe MUNUS (signifiant « femme »), laissant entendre qu’émesal signifiait littéralement « langue des femmes », et l’on croyait d’ailleurs que le terme sumérien pour « femme » était justement SAL, et non MUNUS ; aujourd’hui les chercheurs s’accordent sur le fait qu’émesal signifie « langue fine » ou « voix aiguë », possiblement en raison des différences phonologiques entre les deux variétés du sumérien[59],[60].
Cependant, tous les textes littéraires dans lesquels l'émesal était utilisé ont des contenus religieux ou sont associés à un contexte mythologique : d’autres spécialistes soutiennent donc qu’en-dehors de ce contexte, il n’existe aucune preuve historique de ce statut de « langue féminine » ; il se pourrait alors que l’émesal ait été, du moins originellement, un dialecte seulement géographique[60].
À contrario de l'émegir, l'émesal est considéré comme le dialecte de départ du sumérien[61].
Le vocabulaire émesal s'amorce par les noms dedivinités et se termine par les noms d'esclaves[62],[63], principe qui se retrouve aussi en Égypte ancienne dans l'Onomasticon d'Amenemopet.
Il n’existe pas de différences grammaticales entre l’émegir et l’émesal. Les seules différences sont d’ordre le plus souvent phonologique, et parfois également lexical[56],[60]. Comme l'émesal modifie la prononciation des mots courants, les mots émesal ne peuvent pas être écrits logographiquement mais doivent être orthographiés syllabiquement. Les orthographes syllabiques sont un bon signe que l'on se trouve dans un contexte émesal, même si tous les mots d'un texte particulier ne sont pas systématiquement orthographiés correctement en émesal[60].
Traduction[65] I.1-7:Enlil, le roi de toutes les terres, père de tous les dieux, par son commandement de l'entreprise, fixe la frontière entreNingirsu etShara. 8-12: Mesilim, roi deKish, sur l'ordre de Ishtaran, mesuré sur le terrain et a mis en place une pierre là-bas 13-17: Ush, dirigeant d'Umma, a agi avec arrogance. 18-19: Il a arraché la pierre 20-21: et marcha vers la plaine deLagash. 22-27:Ningirsu, guerrier d'Enlil, sur son ordre juste, firent la guerre avecUmma. 28-29: Sur l'ordre deEnlil, il jeta son grand filet de bataille au-dessus 30-31: et entassés tumulus pour lui sur la plaine. 32-42:Eanatum, souverain deLagash, oncle deEn-metena, souverain de Lagash, a fixé la frontière avec Enakale, dirigeant d'Umma ; II.1-3a: fait le canal qui s'étend désormais à partir du canal de la Gu'edena ; 3b: à gauche un champ deNingirsu d'une longueur 1,290 mètres, vers le côté d'Umma 3c: et établi comme terrain sans propriétaire. 4-5: Au fait sur le canal il a inscrit des pierres, 6-8: et a restauré la pierre de Mesilim. 9-10: Il n'a pas franchi la plaine d'Umma. 11-18: Sur la levée deNingirsu, le « Namnundakigara », il a construit un sanctuaire dédié àEnlil, un sanctuaire pourNinhursag, un sanctuaire pourNingirsu et un sanctuaire pourUtu.
Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Émegir »(voirla liste des auteurs).
Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Emesal »(voirla liste des auteurs).
↑Unlogogramme composé (oucomposé diri, d'après la prononciation de l'un d'entre eux, traditionnellement pris comme exemple type) est un mot composé de plusieurs logogrammes et ne se prononçant pas comme la succession des logogrammes individuels.
↑a etbGuy Deutscher,Syntactic Change in Akkadian: The Evolution of Sentential Complementation., Université d'Oxford,p. 20–21, 2007(ISBN978-0-19-953222-3)
↑A. K. Grayson,Penguin Encyclopedia of Ancient Civilizations, ed. Arthur Cotterell, Penguin Books, 1980,p. 92
↑Ph. Abrahami,« Un système d'idéogrammes : « sumérien ou rien », dans B. Lion et C. Michel,Les écritures cunéiformes et leur déchiffrement, Paris,,p. 111-128.
↑Gábor Zólyomi, « Genitive Constructions in Sumerian », dansJournal of Cuneiform Studies, the American Schools of Oriental Research, Boston, Massachusetts, 48, 1996,p. 31–47(ISSN0022-0256)
↑Justin Cale Johnson,The Eye of the Beholder: Quantificational, Pragmatic and Aspectual Features of the *bí- Verbal Formation in Sumerian,UCLA, Los Angeles, 2004
↑Voir par exemple Rubio 2007, Attinger 1993, Zólyomi 2005,Sumerisch, dansSprachen des Alten Orients
↑Jean-ClaudeBoulanger, « Quelques causes de l’apparition des dictionnaires bilingues. Un retour vers les civilisations lointaines »,Approches contrastives en lexicographie bilingue, Paris, Honoré Champion éditeur,no 2,,p. 89-105(lire en ligne).
↑Jean-ClaudeBoulanger,Les inventeurs de dictionnaires : de l'eduba des scribes mésopotamiens au scriptorium des moines médiévaux, University of Ottawa Press,, 545 p.(ISBN978-2-7603-0548-9,lire en ligne)
Deux documents mis à jour annuellement par Daniel A. Foxvog, professeur d'assyriologie retraité de l'University of California at Berkeley, et pouvant intéresser les débutants en sumérien et autres lecteurs de cet article :(en) « Introduction to Sumerian Grammar » et(en) « Elementary Sumerian Glossary »