L’élevage est l'ensemble des activités qui assurent l'entretien et la multiplication desanimaux souventdomestiques, parfoissauvages, pour l'usage des humains.
Les premiers hommes vivaient decueillette, de lapêche et dechasse. AuNéolithique les hommes passent d'une économie prédatrice à une économie productrice, ce qui se traduit concrètement par ladomestication de certaines espèces dont les caractéristiques évoluent sous la pression d'unesélection artificielle menée par l'homme et dont l'archéologie apporte des preuves[1].
L'apparition de cette économie productrice pose cependant encore de nombreuses questions et beaucoup d'explications ont été proposées :
d'ordre religieux, par exemple chez lesAïnous avec leurrituel de l'ours :l'élevage pourrait avoir été un produit d'un rituel sacrificiel, un animal, élevé comme un membre de la famille et en son sein, servant aux sacrifice lorsqu'un rituel l'exige ;[réf. nécessaire]
d'ordredémographique, augmentation de la population, compétition entre groupes humains ;
La domestication donne alors (ou non) un résultat en fonction de l'animal utilisé ;loup conduisant à l'apparition duchien, bovins sauvages aux bovins domestiques, ou ours chez les Aïnous, ce qui ne mène à rien de matériellement utilitaire mais fournit une piste explicative. Despeintures murales de la civilisation mycénienne montrent que les animaux sont associés à la chasse, ainsi qu'à latauromachie.
L'apparition dupastoralisme nomade daté de −6200 au Levant et enArabie selonJuris Zarins(en) constitue une évolution notable ; Juris Zarins s'oppose ainsi aux théories anciennes selon lesquelles le pastoralisme aurait pu apparaître avant l'agriculture[4] ; il suppose d'ailleurs des animaux ayant atteint un niveau de domestication suffisamment avancé pour que les troupeaux puissent être maîtrisés dans des espaces ouverts.
La sélection de races lainières à partir de −5000 chez les ovins[5], caprins (chèvreKashmir), bovins (yack),lamas et même le chien facilite l'expansion de l'élevage et des populations de pasteurs vers les régions humides ou froides, nordiques ou de montagne.
Lemouflon corse, probable descendant d'ovins domestiqués d'Anatolie, les premiers animaux de production à l'avoir été, a un pelage ras. Ses ancêtres ne produisaient pas de laine utilisable.
Colombier de château enÉcosse. Les colombiers permettaient auxnobles et auxmoines non seulement de se nourrir d'un mets échappant aux restrictions desjours maigres mais aussi de recueillir les fientes, gage d'unjardin luxuriant.
Les paysans utilisent la force des animaux pour les travaux agricoles : bœufs et chevaux tirent lacharrue ou laherse. Ils réalisent lescorvées de charrois (transport de vin, de blé, de bois, de paille). Les chevaux étaient parmi les biens les plus précieux deschevaliers et des armées. Plus tard, ils ont halé les navires etpéniches sur les fleuves. Certainsmoulins et machines ont longtemps utilisé leur force de travail. L'élevage fournit aussifumier, purin etfientes pour amender et fertiliser les terres.
En 2019, le cheptel bovin mondial (bœufs domestiques etbuffles) s'élevait à 1,7 milliard de bêtes, le cheptel ovin (moutons etchèvres) à 2,3 milliards, celui despoulets à 25 milliards, celui descanards à 1,2 milliard et celui desporcs à 850 millions d'animaux[18].
En 2001, le porc était la viande la plus consommée au monde, surtout enAsie (59 % du cheptel, avec une demande alors en progression)[19]. Depuis 2019, la production mondiale de poulet dépasse celle de porc, à 118 millions de tonnes contre 110. De 2000 à 2019, la production de poulet a doublé alors que celle de viande de porc augmentait de moins de 25 %. Sur la même période, la production deviande équine était en légère baisse[20].
En 2011, 65 milliards d'animaux ont été abattus dans le monde dont 58,11 milliards de poulets, 1 383 000 porcs et 320 millions de bovins. À l'échelle mondiale, la consommation de viande est en augmentation, particulièrement en Asie ; elle a atteint les 286,2 milliards de tonnes de produits carnés. La consommation par continent se répartit respectivement de la façon suivante : 46 % est consommée en Asie, 20 % en Europe, 14 % en Amérique du nord, 10 % en Amérique du sud, 5 % en Afrique et 4 % en Amérique centrale[21].
Les productions de l'aquaculture explosent, dépassant celle des pêches à la fin des années 2010[3]. L'élevage massif des insectes pour l'alimentation animale voire humaine commence à s'organiser.
Les diverses activités mises en œuvre pour l'élevage incluent notamment la gestion des animaux pour les multiplier, et leur fournir gîte, nourriture, soins, en vue de leur utilisation et/ou de leur production. Il fait appel à certaines sciences et de techniques dont : laphysiologie animale, lasélection, legénie génétique (OGM), l'alimentation animale, lamédecine vétérinaire, les techniques relatives au logement et à l'exploitation que l'on peut regrouper sous le vocable dezootechnie.
Les animaux peuvent être élevés complètement en extérieur, disposer d'abris qu'ils occupent occasionnellement ou bien être confinés en permanence. Les bâtiments, abris ou aménagements utilisés varient selon l'espèce et le type d'élevage :porcherie,bergerie,poulailler,ruche,étable.
L'élevage s'applique généralement aux espèces d'animaux domestiques, mais pas exclusivement. On élève aussi des animaux sauvages, pour des productions particulières par exemple lesvisons, pour la chasse et la pêche, comme auxiliaires des cultures, pour la sauvegarde d'espèces menacées, ce qui est d'ailleurs une des nouvelles missions desparcs zoologiques[22].
les animaux eux-mêmes : nouvelles générations pour le renouvellement des troupeaux, animaux de repeuplement de territoire de chasse ou de pêche,animaux de compagnie, animaux d'agrément (en particulier de nombreuses espèces et races d'oiseaux) ;
Moutons de Soay au sommet des fortifications deLille. Comme la chèvre, ce mouton primitif peut brouter dans des endroits escarpés. Leurs ancêtres ont pu participer grâce à leur laine à la conquête des îles pluvieuses et venteuses du Nord-Ouest de L'Europe.une force de travail :traction animale et transports,chienberger, de handicapé, de garde ou policier, animaux chasseurs (furet, chat, etc.), chèvres « tondeuses-élagueuses » dans lesravins.
Femelle detrichogramme s'apprêtant à pondre dans un œuf denoctuelle ; des trichogrammes sont élevés dans ce but.
à la protection des plantes contre lesravageurs (élevage d'insectes comme lescoccinelles destinés à être relâchés dans les cultures ou zones sensibles) ; Les insectes pollinisateurs et lesarthropodes prédateurs de ravageurs sont qualifiés d'organismes auxiliaires ;
à la préservation des espèces et des races menacées de disparition (élevage conservatoire) ; lejharal (photo ci-contre) en est un exemple[3] ;
au soutien ou à la défense de personnes, unités de la protection civile ou militaires (chiens d'aveugles ou détecteurs de substances, pigeons voyageurs,mulets)[25] ;
au recyclage des déchets des activités humaines. C'était traditionnellement le rôle des élevages familiaux de cochons et de poules qui recevaient les déchets de cuisine. Depuis que l'industrie alimentaire existe, ce rôle est repris surtout par les élevages bovins et porcins. Ainsi lesdrêches debrasserie, lapulpe de betterave sucrière, les écarts de triage de légumes sont systématiquement réintroduits dans l'alimentation animale de façon industrielle ou artisanale et représentent des volumes considérables. L'élevage delombrics et d'insectes est envisagé pour traiter à grande échelle les résidus organiques ultimes[26].
Des animaux indissociables de certains modes de vie traditionnels
L'élevage permet la mise en valeur et l'entretien (à condition qu'il n'y ait passurpâturage) des zones arides desteppes, detoundra,semi-désertiques, où la végétation essentiellement à base de végétaux trèscellulosiques ne peut fournir une alimentation suffisante aux humains. De nombreuses populations n'ont pu s'installer dans ces zones que grâce à l'élevage d'herbivores. Il en est de même pour certaines zones difficiles d'accès :montagnes,vallons encaissés,marécages.
Dans leszones rurales pauvres, l'accès à l'élevage permet d'enclencher un processus de développement. C'est à ce titre que l'ONGaméricaineHeifer International fait don d'animaux d'élevage à des familles très pauvres, accompagnés de formation adéquates pour les aider à se développer et à en aider d'autres ensuite[27].
Transhumance de bovins, Tyrol italien.Élevage de pouletsstandard, France, 2017.
Élevage extensif pratiqué sur de grandes surfaces, délimitées ou non (pastoralisme nomade), où les ressources enfourrages sont limitées ; il peut donner lieu à des parcours se répétant selon les saisons (transhumance) ; Il a été la ressource ordinaire des empires dessteppes et il a pris la forme duranching dans les régions colonisées par les Européens à partir duXIXe siècle souvent au détriment des populations locales.
Élevage pastoral, ancestral et nomade, relevant du système d'élevage extensif ;
Polyculture-élevage, assurant l'autosuffisance générale ou partielle ; cette forme d'organisation permettant notamment une rotation efficace des cultures et le recyclage naturel des déchets est de nouveau considérée[30] ;
Élevage biologique, respectant un cahier des charges privilégiant une alimentation « naturelle », optimisant le bien-être animal et un lien au sol dans des fermes de polyculture-élevage (pas d'élevages hors sol). La santé des animaux est préservée par des approches préventives et l'utilisation de races rustiques. L'usage d'antibiotiques et de médicaments vétérinaires est réglementé ; laphytothérapie, l'aromathérapie ou l'homéopathie sont recommandées[31].
Élevage de canards,Comté de Nantou,Taïwan, 2020.Élevage conventionnel, système d'élevage dominant basé sur les méthodes de production telles qu'elles ont été envisagées au moment de laRévolution verte dans les années 1940-1960, c'est-à-dire avec l'emploi de semences améliorées, d'engrais de synthèse et depesticides pour lesfourrages, l'utilisation de races spécialisées à hautes performances et la commercialisation des produits à grande échelle ;
Élevage intensif ou industriel, conventionnel, axé sur le maximum de rentabilité ;
Mini-élevage : élevage familial ou à petite échelle, encouragé dans les villages isolés ou défavorisés pour remplacer lacueillette et lebraconnage[32], petits élevages obligatoirement réalisés sur les lieux d'utilisation[25] ; l'élevage de l'athérure africain, dont l'intensification ne semble pas possible, est un exemple de mini-élevage ;
Élevage conservatoire, protégeant des races dont l'existence est menacée ou absente dans certaines régions.
Animaux sacrés : les mesures prises pour vénérer et favoriser ces animaux peuvent s'apparenter à un élevage ; il peut s'agir cependant d'un élevage réellement productif à condition que celui-ci soit respectueux ; c'est le cas de l'élevage laitier (vaches et bufflesses) en Inde, le premier de la planète.
Lepâturage sur les lieux d'anciennes forêts peut avoir un impact irréversible sur la biodiversité forestière, à échelle humaine de temps, même si la forêt repousse sur le même site[38]. La diffusion dans les pays riches de l'élevage hors-sol est un facteur de bouleversement des paysages (les cultures industrielles desoja et maïs remplacent les pâtures qui étaient despuits de carbone, des filtres pour l'eau).
Selon un rapport deGreenpeace publié en 2018, la production deviande et de produits laitiers mobiliserait jusqu’à 80 % de la surface des terres agricoles dans le monde. Des centaines de millions d’hectares sont ainsi mobilisés pour nourrir les animaux que consommeront ensuite les habitants des pays riches, alors que ces terres pourraient être employées à alimenter les habitants des pays pauvres. PourJonathan Safran Foer,« L’élevage industriel ne « nourrit » pas « le monde » ; il l’affame en le détruisant »[39].
Le centre-sud de l'Amérique du Sud (Argentine) – notamment à cause de l'élevage – serait le premier secteur d'émission deméthane de l'hémisphère sud. Le méthane est un puissant facteur dechangement climatique.
L'un des problèmes est l'émission degaz à effet de serre par les animaux élevés, par la filière viande, et par les cultures qui alimentent ces animaux. Selon un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de 2013, le secteur de l'élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre[40]. Une partie de ces gaz est duméthane, dont le pouvoir réchauffant est 28 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone[41]. Selon un rapport de février 2019 duthink tank françaisInstitute for Climate Economics (I4CE), le secteur de l’élevage génère 63 % des émissions dues à l’alimentation alors qu’il ne fournit que 16 % des calories consommées dans le monde[42].
75 % des surfaces agricoles mondiales (dont 30 % de prairies) sont consacrées à l'élevage, qui consomme en outre plus d'un tiers de la production de céréales. Des chercheurs néerlandais ont estimé l'impact de l'alimentation sur la consommation d'espaces agricoles. Comme cela avait déjà été largement démontré, les régimes riches en protéines d'origine animale nécessitent plus de terre. Cependant, le point le plus bas de la courbe n'est pas atteint avec une consommation strictement végétale, mais avec un régime intégrant en moyenne 12 % de protéines animales, et notamment du lait. En effet une disparition complète de l'élevage poserait des problèmes en particulier pour valoriser des prairies dans les régions où il est difficile de produire autre chose et la synergie entre production animale et végétale est compatible avec l'agriculture biologique pour remplacer la fertilisation minérale[43].
En France, le rapport duHaut Conseil pour le climat sur les politiques agricoles, publié le 25 janvier 2024, constate que l'élevage est particulièrement vulnérable face auxcanicules : la sécheresse de 2022 a causé entre 2 et 4 milliards d'euros de pertes aux éleveurs français. Les vaches produisent moins de lait, de moins bonne qualité ; la hausse des températures accroît les besoins en eau des animaux et réduit la production de fourrage. L'élevage émet 46 millions de tonnes équivalent CO2 en 2021, soit 59 % des émissions de l'agriculture en France. Le rapport estime qu'en modifiant l'alimentation des animaux et la gestion des effluents, une réduction des émissions de près de 7 millions de tonnes pourrait être obtenue, par exemple, en remplaçant desglucides par deslipides insaturés, ou en utilisant des additifs alimentaires ; la couverture des fosses d'effluents, l'installation detorchères ou encore la méthanisation dulisier permettent aussi de réduire les émissions[44].
La journalisteSonia Shah(en) souligne que l'élevage peut contribuer à créer des virus transmissibles à l'homme : « des centaines de milliers de bêtes entassées les unes sur les autres en attendant d’être conduites à l’abattoir : voilà des conditions idéales pour que les microbes se muent en agents pathogènes mortels. Par exemple, les virus de lagrippe aviaire, hébergés par le gibier d’eau, font des ravages dans les fermes remplies de poulets en captivité, où ilsmutent et deviennent plus virulents — un processus si prévisible qu’il peut être reproduit en laboratoire. L’une de leurs souches, leH5N1, est transmissible à l’homme et tue plus de la moitié des individus infectés. En 2014, enAmérique du Nord, il a fallu abattre des dizaines de millions de volailles pour enrayer la propagation d’une autre de ces souches »[45].
La diffusion planétaire de l'élevage en batterie (élevages de plus de 10 000 volailles) semble avoir eu un rôle dans la diffusion du virusH5N1 et d'autres pathogènes. Dans les supermarchés britanniques en 2014 selon laFood Standards Agency, soixante-dix pour cent de la viande de poulet vendue est contaminée par des bactéries du genreCampylobacter[46].
En outre, les quantités considérables de déjections générées par l'élevage « offrent aux microbes d’origine animale d’autres occasions d’infecter les populations » en se déversant dans l'eau potable ou dans des aliments destinés à la consommation humaine. Ainsi, chaque année, 90 000 Américains sont contaminés[45].
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO),« Le risque de transmission de maladies des animaux aux humains augmentera dans le futur, en raison de la croissance de la population humaine et de l’augmentation du bétail, de changements spectaculaires dans la production animale, de l’émergence de réseaux agroalimentaires mondiaux et d’une augmentation importante de la mobilité des biens et des personnes (…) La concentration de production animale dans des zones restreintes engendre des risques sanitaires importants pour les animaux et les humains »[47].
L'utilisation croissante des antibiotiques dans l'élevage représente un risque important pour la santé humaine, en favorisant larésistance aux antibiotiques[48].
En raison des risques dezoonoses et de maladies induites par des viandes ou conserves avariées, ou de trafics d'hormones, la filière et la commercialisation des viandes font l'objet de contrôles.
Le rapport, intitulé « Simplification des dossiers et des contrôles environnementaux en élevage », synthétisant les propositions d’un groupe de travail ayant associé les organisations professionnelles agricoles et les administrations concernées, contient des propositions de simplification de procédure (ex : possibilité de déposer le dossier sousforme numérique) et des propositions visant à limiter les possibilités de recours (despréfets notamment) ou visant à allonger les délais entre deux contrôles des élevages (un contrôle qui pourrait être porté à tous les 10 ans, avec des délais allongés de 5 à 7 ans si l'agriculteur est certifié ou adhère à de bonnes pratiques. Le contrôle périodique présenté par ce rapport comme « ayant d'abord une vocation pédagogique », et pouvant être à rapprocher des « régimes à adhésion volontaire : certification environnementale et charte des bonnes pratiques d'élevage en particulier ». Il utiliserait la documentation laissée chez l'éleveur (p. 15 du rapport)[49]. Une certification environnementale à trois conditions pourrait valoir contrôle. Selon ce rapport, concernant la« vérification de l'existence de capacités de stockage suffisantes pour les effluents d'élevage, la charte des bonnes pratiques est plus précise que le contrôle périodique : même si le technicien est invité à faire preuve de compréhension, il doit relever l'absence de capacité de stockage, ce que le contrôle périodique ne fait pas »[49]. En cas d'adhésion à la charte, le rapport propose d'utiliser pour le contrôle périodique les documents remis à l'éleveur à l'issue de l'audit charte (et réciproquement) (…) en recherchant« en priorité à élargir la reconnaissance que donne pour l'éleveur la participation à la charte »[49].
SelonJean-Baptiste Jeangène Vilmer en 2008,« l'homme consomme annuellement plus de 53 milliards d'animaux par an, principalement et dans l’ordre, des poulets, canards, porcs, lapins, dindes, moutons, chèvres, bovins et chevaux. Les animaux d'élevage représentent (…) en Occident 98 % de la totalité des animaux avec lesquels les humains sont en interaction. (…) Les abattoirs américains tuent plus de 23 millions d’animaux par jour (…) Selon les estimations de l’ONU (FAO), la production mondiale de viande et de lait doublera d’ici 2050 »[51]. Une question abordée par leséthiciens est celle de la condition animale, que certains traitent de manière plus générale dans la question de la« responsabilité morale des humains à l'égard des animaux »[51].
↑Lepetz S. & Yvinec J.-H. (2002),Présence d'espèces animales d'origine méditerranéenne en France du nord aux périodes romaine et médiévale : actions anthropiques et mouvements naturels. In : Mouvements ou déplacements de populations animales en Méditerranée au cours de l'Holocène (A. Gardeisen, éditeur), British Archaeological Report, S1017 : 33-42
↑Mac Arthur R.H. & Wilson E.O. (1967),Island Biogeography. Princeton University Press, Princeton, NJ, USA
↑Arbogast RM (1994)Premiers élevages néolithiques du Nord-est de la France. ERAUL, Liège
↑Meniel P 1984)Contribution à l’histoire de l’élevage en Picardie du Néolithique à la fin de l’âge du Fer. Revue Archéologique de Picardie 3 (numéro spécial).
↑Tresset A (1996)Chasse et élevage au Néolithique ancien dans le Sud-Est du Bassin Parisien. Rapport d’étude. SRA Île-de-France, Paris.
↑Arbogast RM & Jeunesse C (1990)Ensisheim « Ratfeld », quelques données sur la chasse et l’élevage au Néolithique Rubané en Alsace, in Cahen D. & Otte M. (eds), Rubané et Cardial. ERAUL, Liège : 287-298
↑Meniel P (1987)L'élevage en Gaule. Les structures de l’élevage en France septentrionale à la fin de l’âge du Fer. Archaeozoologia 1(2) : 149-166.
↑Auxiette G (1994)Mille ans d’occupation humaine, mille ans d’élevage. L’exploitation des animaux sur les sites du Bronze inal à l’Augustéen dans la vallée de l’Aisne. Thèse de3e cycle. Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), Paris.
↑J.-C. Le Blay, S. Lepetz & J.-H. Yvinec (1998),Évolution de l’élevage dans l’antiquité tardive (Bas Empire et haut Moyen Âge) en Île-de-France, in Publication des actes du Colloque « L’Antiquité Tardive en Île-de-France ». Ministère de la Culture, Paris : 50-67.
↑J.-H. Yvinec (1988)L’élevage et la chasse, in Guadagnin R. (éd.), Un village au temps de Charlemagne. Moines et paysans de l’abbaye de Saint-Denis duVIIe siècle à l’An Mil. Catalogue de l’exposition,Musée national des Arts et Traditions populaires. La réunion des musées nationaux, Paris : 226-236.
↑Article « céréaliculture » duDictionnaire du Moyen Âge, p. 239-240.
↑Fernand Braudel,Civilisation matérielle…, tome 1, p. 110.
Deneux M.,L'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact possible sur la géographie de la France à l'horizon 2005, 2050 et 2100. Rapport du Sénat, 291 pages, 2002.