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Élections régionales de 2010 en Alsace

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Pour un article plus général, voirÉlections régionales françaises de 2010.

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Élections régionales de 2010 en Alsace
47 sièges duconseil régional
14 et
Corps électoral et résultats
Inscrits au1er tour1 248 887
Votants au1er tour541 528
43,36 %en diminution 16,1
Votes exprimés au1er tour520 025
Blancs et nuls au1er tour21 503
Inscrits au2d tour1 248 892
Votants au2d tour638 009
51,09 %en diminution 9,8
Votes exprimés au2d tour616 541
Blancs et nuls au2d tour21 588
Philippe Richert –UMP
Voix au1er tour181 705
34,94 %
en augmentation 0,9
Voix au2e tour284 576
46,16 %
Sièges obtenus28en augmentation 1
Jacques Bigot –PS
Voix au1er tour98 629
18,97 %
en diminution 1,2
Voix au2e tour242 113
39,27 %
Sièges obtenus14en augmentation 2
Patrick Binder –FN
Voix au1er tour70 173
13,49 %
en diminution 5,1
Voix au2e tour89 832
14,57 %
Sièges obtenus5en diminution 3
Jacques Fernique –Verts
Voix au1er tour81 117
15,60 %
en augmentation 8,2
Sièges obtenusÉlus sur la liste Bigot
Président duconseil régional
SortantÉlu
André Reichardt
UMP
Philippe Richert
UMP
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Lesélections régionales ont eu lieu les et[1]. Dans uncontexte national de forte poussée de la gauche, l'Alsace est considérée comme la seule région defrance métropolitaine que lamajorité présidentielle puisse conserver[2]. Et siles sondages et les analystes politiques prédisent un score extrêmement serrée au second tour[3],[4],[5], finalement la majorité régionale sortante menée par le sénateurUMPPhilippe Richert conserve la région avec un score légèrement supérieur àcelui de2004 avec 46,16 % des suffrages exprimés et 28 sièges sur 47[6].

Mode d'élection

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Le mode de scrutin est fixé par lecode électoral. Il précise que les conseillers régionaux sont élus tous les six ans[7].

Les conseillers régionaux sont élus dans chaque région au scrutin de liste à deux tours sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l'ordre de présentation. Chaque liste est constituée d'autant de sections qu'il y a de départements dans la région[8].

Si une liste a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, le quart des sièges lui est attribué. Le reste est réparti à la proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne. Une liste ayant obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés ne peut se voir attribuer un siège[8].

Sinon on procède à un second tour où peuvent se présenter les listes ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés[8]. La composition de ces listes peut être modifiée pour comprendre les candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, sous réserve que celles-ci aient obtenu au premier tour au moins 5 % des suffrages exprimés et ne se présentent pas au second tour[9]. À l’issue du second tour, les sièges sont répartis de la même façon[8].

Les sièges étant attribués à chaque liste, on effectue ensuite la répartition entre les sections départementales, au prorata des voix obtenues par la liste dans chaque département[10].

Contexte régional

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L'Alsace a, depuis l'élection des conseils régionaux élus en1986, toujours été dirigée par une majoritéRPR-UDF puisUMP et par des présidentscentristes ou dedroite. Elle est la seule région à ne pas avoir été touchée par la « vague rose » auxélections de2004. Lors de ces dernières, la liste d'unionUMP-UDF menée par le président sortant de l'époqueAdrien Zeller avait obtenu 34,06 % des suffrages au premier tour puis 43,48 % des voix et 27 sièges sur 47 au second dans une triangulaire l'opposant à la listePS-Verts deJacques Bigot (20,12 % au premier tour, 34,57 % et 12 élus au second) et auFN de Patrick Binder (18,58 % puis 21,95 % et huit sièges). Les deux conseils généraux duBas-Rhin et duHaut-Rhin étant de même dirigés par des présidentsUMP (Guy-Dominique Kennel en remplacement dePhilippe Richert depuis2008 avec une majorité de 32 conseillers généraux sur 43 dans leBas-Rhin,Charles Buttner avec une majorité de 18 élus sur 31 dans leHaut-Rhin) tandis que la région ne compte depuis2007 qu'un seul députéPS (Armand Jung dans leBas-Rhin) et seulement trois sénateurs degauche sur un total de neuf (lessocialistesRoland Ries dans leBas-Rhin etPatricia Schillinger dans leHaut-Rhin, et leVertJacques Muller dans leHaut-Rhin), l'Alsace passe ainsi pour un fief dedroite. Toutefois, celle-ci a perdu la capitale régionale,Strasbourg, auxmunicipales de2008 au profit duPSRoland Ries (sa liste ayant obtenu au second tour 58,33 % des voix contre 41,77 % à celle du maire sortantFabienne Keller). Par conséquent, laCommunauté urbaine de Strasbourg a également basculé à cette occasion àgauche en portant à sa présidence le chef de l'oppositionsocialiste au conseil régional,Jacques Bigot.

La politique régionale a également été bouleversée par le décès, le, d'Adrien Zeller, qui avait réussi à maintenir autour de lui l'ensemble des élus ex-UDF divisés depuis2007 entre leNouveau Centre et leMoDem. Le14 septembre suivant, le5e vice-président du conseil régional et maireUMP deSouffelweyersheimAndré Reichardt est élu pour le remplacer et terminer les quelques mois restant avant la fin de son mandat, par 26 voix sur 47 dès le premier tour. La majorité était pourtant alors divisée puisque l'ancien1er vice-président qui exerçait jusqu'alors l'intérim, Bernard Stoessel, ex-président duMoDem duHaut-Rhin jusqu'en, puis depuis fin2009 coordinateur régional de l'Alliance centriste deJean Arthuis, s'était également porté candidat, recueillant 4 suffrages[11]. De plus, également en, le groupe centriste, qui jusqu'à présent était resté uni et persistait au sein d'un intergroupe avec l'UMP, se scinde entre cinq membres se maintenant dans cet intergroupe sous le nom de « groupe Majorité Zellerienne » (René Danési, Jean-Jacques Fritz, Monique Jung, Bernard Stoessel et Danielle Traber) et 2 formant un groupeMoDem (Danièle Meyer et Odile Uhlrich-Mallet).

Privée de sa tête de liste désignée,Adrien Zeller, et de sa capacité de rassemblement àdroite et aucentre, l'UMP organise du17 au des primaires enAlsace pour désigner son nouveau chef de file dans la région[12]. Seul candidat, le sénateur duBas-RhinPhilippe Richert est finalement choisi sans problème le25 octobre[13] et il est officiellement investi comme tête de liste pour laMajorité présidentielle lors du conseil national de son parti le[14],[15]. La majorité sortanteUMP - ex-UDF part néanmoins divisée alors qu'elle était unie en2004 dès le premier tour. La liste « Majorité alsacienne », telle que présentée le, comprend trois des cinq membres du groupe « Majorité Zellerienne » (René Danési en8e position dans leHaut-Rhin, Monique Jung en10e et Jean-Jacques Fritz en17e dans leBas-Rhin) tout en revendiquant symboliquement l'héritage d'Adrien Zeller en présentant sa veuve, Huguette Zeller, en6e place dans leBas-Rhin, et en laissant une place àLa Gauche moderne deJean-Marie Bockel avec les adjoints de ce dernier à la mairie deMulhouse Chantal Risser et Hakim Mahzoul, respectivement en3e et12e positions dans leHaut-Rhin[16]. Mais, le, l'ancien président par intérim Bernard Stoessel, fondateur du mouvementForce centriste Alsace et coordinateur régional de l'Alliance centriste, annonce qu'il conduira une liste centriste lors desélections régionales[17], avant de renoncer le11 février en raison des mauvais sondages et du coût financier que représenterait un échec. Concernant leMoDem, seule une des deux élues sortantes de ce parti décide de se représenter, Odile Uhlrich-Mallet, qui prend la tête dans leHaut-Rhin d'une liste menée régionalement et dans leBas-Rhin par l'ancien secrétaire national desVertsYann Wehrling, Danièle Meyer pour sa part annonçant ne pas briguer un nouveau mandat dès[18],[19].

Lagauche pour sa part s'avance tout aussi divisée. Alors qu'ils avaient fait liste commune dès le premier tour en2004, lePS et lesVerts forment cette fois-ci des listes séparées. Celle du premier est encore une fois dirigée parJacques Bigot, le chef de fait de l'oppositionsocialiste sur la scène régionale, position renforcée par son accession en2008 à la présidence de laCommunauté urbaine de Strasbourg. Lui-aussi tend à mettre en avant une certaine proximité avec la tradition centriste de la région telle qu'incarnée par la personnalité d'Adrien Zeller, déclarant que celui-ci « acceptait qu'on dise qu'il était de centre-gauche » ou en présentant en deuxième place dans leBas-Rhin Dominique Hoeffel, fille de l'ancien sénateur centriste puisUMPDaniel Hoeffel. La listeEurope Écologie est quant-à-elle menée par le président du groupe desVerts au conseil régional,Jacques Fernique. Elle a de plus réussi le rassemblement de la quasi-totalité de la famille écologiste dans la région puisqu'elle a été rejointe par l'Alliance écologiste indépendante (AEI) et donc en son sein leMouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter, toujours un réservoir important de voix enAlsace puisque ce dernier, seul, avait réuni 7,4 % des voix lors desrégionales de2004. Ils font également campagne en direction du centre, en se présentant simplement comme une « liste écologiste », hors de toute « querelle théologique » entredroite etgauche), ou en admettant que : « Nous avons toujours travaillé en bonne intelligence avec Adrien Zeller »[20]. Fort d'une certaine dynamique, les écologistes semblent ainsi en bonne position. Un sondage IFOP réalisé pourParis Match,Public Sénat et le quotidienL'Alsace au début du mois de placeEurope Écologie deJacques Fernique en deuxième place au premier tour avec 21 % des intentions de vote, derrière l'UMP dePhilippe Richert qui obtiendrait 34 % des suffrages mais devant lePS deJacques Bigot à 18 %, mais remporterait de peu une triangulaire au second tour en prenant la tête d'une liste d'union avec lessocialistes par 44 % des voix contre 43 % à la liste Richert et 13 % auFN[21].

À « gauche de la gauche » ou à l'extrême gauche, leFront de gauche, unissant lePCF, leParti de gauche, laGauche unitaire mais aussi lePCOF,les Alternatifs et Coordination communiste, se présente sous le nom d’« Ensemble pour une Alsace à gauche » et est conduit par trois têtes de liste : Jean-Yves Causer (Les Alternatifs, maître de conférences en sociologie à l'université de Strasbourg) est le chef de file régional et en deuxième position dans leHaut-Rhin, Jean-Luc Muller (Gauche unitaire et ancien de laLCR) est en première place dans leBas-Rhin et Aline Parmentier (membre du conseil national duPCF) mène la liste dans leHaut-Rhin[22]. LeNPA se lance dans la campagne le et est mené par Yvan Zimmermann, ouvrier et syndicaliste de l'usine PSA de Mulhouse qui était déjà tête de liste pour le mouvement dans lacirconscription Est lors desélections européennes de, il avait alors réuni 5,64 % des suffrages exprimés[23]. Un autre militant syndical dePSA Mulhouse, Julien Wostyn, déjà candidat auxmunicipales de2008 àMulhouse, prend la tête régionale de la liste deLutte ouvrière en étant secondé par Roland Robert, ouvrier chezGeneral Motors, dans leBas-Rhin, et Nathalie Mulot, agent territorial àMulhouse Alsace Agglomération[24].

À « droite de la droite » ou à l'extrême droite, on retrouve les listes désormais traditionnelles du partirégionaliste etidentitaireAlsace d'abord et duFN. Le premier est mené par son président et ancien conseiller régional de1992 à2004Jacques Cordonnier. Il lance sa campagne dès le mois d'[25]. Le second est porté, comme en2004, par Patrick Binder, chef de file du groupe au conseil régional depuis1999 et conseiller municipal deMulhouse

Candidats

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Toutes les têtes de liste du premier tour

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Attitudes entre les deux tours

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Seuls laMajorité présidentielle, lePS,-AEI et leFN ont obtenu plus de 10 % des suffrages et peuvent donc éventuellement se maintenir au second tour. Les listesRichert et Binder s'avancent inchangées. Comme dans toutes les autres régions sauf enBretagne,Jacques Bigot etJacques Fernique fusionnent leur liste dès le : la direction régionale et les têtes de liste départementales restent celles duPS au premier tour, tandis qu'Europe Écologie obtient 11 noms sur 25 dont quatre parmi les dix premiers, et les2e (Andrée Buchmann) et3e (Jacques Fernique) places, dans leBas-Rhin, et 9 candidats sur 20 dont 5 parmi les dix premiers, et également les2e (Djamila Sonzogni) et3e (Antoine Waechter) positions, dans leHaut-Rhin[31].

Aucune des sept autres listes n'a passé la barre des 5 % nécessaire pour fusionner, et ne peuvent donc se contenter que de consignes de vote[32] :

  • en faveur de la liste Bigot : leFG et alliés de Jean-Yves Causer ;Écologie sociale, solidaire etdécroissante de Manuel Santiago,
  • libre choix entre l'abstention ou la liste Bigot :LO de Julien Wostyn.
  • formations divisées : auNPA, la tête de liste régionale Yvan Zimmermann ne donne aucune consigne, estimant que : « Si le PS veut les voix du NPA, c'est à lui d'aller chercher les électeurs. Il faut qu'il se prononce clairement sur la question des retraites, sur l'interdiction des licenciements et sur l'augmentation des salaires. Notre appel à nous est plutôt pour la mobilisation sociale du 23 mars, car c'est dans la rue que se mènent les luttes », tandis que la fédération duBas-Rhin appelle clairement « à infliger la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par la droite et l'extrême-droite - et notamment en Alsace, région dirigée par l'UMP » ; auMoDem, les têtes de listeYann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet lancent des propositions et une lettre ouverte aux trois listes en lice, en ajoutant : « Libre à elles, si elles veulent vous convaincre de voter pour elles, d’y répondre », mais plusieurs personnalités, dont le vice-président de la fédération duBas-Rhin Jacques Bon, se prononcent pourPhilippe Richert.
  • aucune consigne :Alsace d'abord deJacques Cordonnier « propose à [ses] électeurs d'analyser les programmes à la lumière de plusieurs points importants : la fusion des collectivités, la relocalisation des entreprises et la défense du concordat », tandis que le chef du mouvement régionaliste estime que l'appel de Patrick Binder lancé à cet électorat pour voter pour lui ne sera pas suivi ; enfin la liste decentre droit de Patrick Striby, après avoir hésité à appeler au vote blanc, finit lui aussi par ne donner aucune consigne tout en déclarant attendre « avec un grand intérêt la position du sénateur Richert sur la mise en place d'un statut fiscal dérogatoire pour l'Alsace » pour se déterminer à titre personnel à voter pour ladroite.

Têtes de liste au second tour

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Têtes de liste départementale

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ListesBas-RhinHaut-Rhin
LORoland RobertNathalie Mulot
NPAAurélie VaniYvan Zimmermann
PCFJean-Luc Muller(GU)Aline Parmentier(PCF)
PSJacques BigotAntoine Homé
ECOStéphanie ThuillierJean-Pierre Frick
VertsJacques FerniqueDjamila Sonzogni
MoDemYann WehrlingOdile Uhlrich-Mallet
ACColette SchildknechtPatrick Striby
UMPPhilippe RichertArlette Grosskost
FNChristian CotellePatrick Binder
ADAJacques CordonnierAgnès Harnist

Sondages

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Avertissement : Les résultats des intentions de vote ne sont que la mesure actuelle des rapports de forces politiques. Ils ne sont en aucun cas prédictifs du résultat des prochaines élections.La marge d'erreur de ces sondages est de 4,5 % pour 500 personnes interrogées, 3,2 % pour 1000, 2,2 % pour 2000 et 1,6 % pour 4000[33].

Premier tour

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Intentions de votes au niveau national
SondeurDatePanelLONPAPCFPSECOVertsMoDemACUMPFNADA
WostynZimmermannCauserBigotSantiagoFerniqueWehrlingStoesselStirbyRichertBinderCordonnier
OpinionWay1 000211192185---236104
TNS Sofres700222172174---14193
CSA801222194155---134125
Ifop80322,51,518---2142---33114

Second tour

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InstitutDateÉchantillonPS-VertsUMPFNNSP
BigotFerniqueRichertBinder
TNS-Sofres70043,5---43,513---
OpinionWay---43,5---43,513---
CSA79344---431351
OpinionWay1000---434611---
44---4511---
---4753------
48---52------
TNS-Sofres700---42499---
44---479---
---4555------
47---53------
CSA801---46421247
46---411346
---5347---49
55---4547
Ifop803---444313---
41---4415

Notoriété

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En décembre 2009, selon un sondage LH2, seulement 11 % des habitants de l'Alsace citent spontanémentAndré Reichardt lorsqu'on leur demande le nom de leur président de région[34], ce qui en fait le troisième chef d'exécutif régional le plus méconnu aprèsFrançois Bonneau dans leCentre etDaniel Percheron dans leNord-Pas-de-Calais. Mais ce chiffre doit être relativisé, dans le sens oùAndré Reichardt n'est à la tête du conseil régional que depuis et pour quelques mois seulement.

Thèmes prioritaires

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Le même sondage LH2 de classe ainsi, en fonction du choix des personnes interrogées, les thèmes de campagne privilégiés par ces derniers :

  • la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie : 58 %,
  • le financement et la mise en œuvre de la formation professionnelle et de l’apprentissage : 41 %,
  • le développement économique et l’aide aux entreprises : 35 %,
  • la construction et la rénovation des lycées : 24 %,
  • le développement des infrastructures de transports ferroviaires notamment TER : 16 %,
  • autre : 2 %,
  • ne se prononcent pas : 4 %.

Résultats

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Alsace

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Résultats des élections régionales des 14 et enAlsace[35]
Tête de liste
Étiquette politique(partis et alliances)
Premier tourSecond tourSièges
Voix%Voix%Nombre%
Philippe Richert sortant 
Union pour un mouvement populaire
181 70534,94284 59546,162859,57
Jacques Bigot
Parti socialiste
98 62918,97242 11439,271429,79
Jacques Fernique
Les Verts
81 11715,60
Patrick Binder
Front national
70 17313,4989 83214,57510,64
Jacques Cordonnier
Alsace d'abord
25 9064,98
Yann Wehrling
Mouvement démocrate
23 0734,44
Jean-Yves Causer
Parti communiste français
9 7121,87
Yvan Zimmermann
Nouveau parti anticapitaliste
8 5501,64
Manuel Santiago
Divers écologiste
8 3761,61
Patrick Striby
Alliance centriste
8 3031,60
Julien Wostyn
Lutte ouvrière
4 4810,86
Inscrits1 248 887100,001 248 892100,00
Abstentions707 35956,64610 88348,91
Votants541 52843,36638 00951,09
Blancs et nuls21 5033,9721 4683,36
Exprimés520 02596,03616 54196,64

Analyse

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Le premier tour enAlsace[36] est marqué par plusieurs tendances :

La force de la droite parlementaire, qui dispose de plus d'un tiers des suffrages exprimés et qui peut « séduire les électeurs du MoDem »[37], semble toujours importante[38]. La listePS réalise un score mitigé, avec près de 19 % des voix, soit légèrement moins qu'au premier tour de2004 au cours duquel il était toutefois à l'époque associé auxVerts.Juste après, leFront National, comme cinq ans auparavant, passe la barre des 10 % et se qualifie pour une triangulaire. Loin derrière,Alsace d'abord, un parti de droite identitaire et régionaliste, a presque atteint les 5 % permettant la fusion au deuxième tour (4,98 %).

Au second tour, l'Alsace reste la seule région àdroite enFrance métropolitaine. La liste dePhilippe Richert (Majorité alsacienne UMP-NC-GM) arrive assez largement en tête, sans obtenir la majorité absolue en nombre d'électeurs, avec 46,16 % des suffrages exprimés et 28 sièges sur 47, soit2,6 points et un élu de plus qu'en2004. On peut donc remarquer que les voix d'Alsace d'abord et du MoDem se sont plutôt reportées sur la droite que sur la gauche. LePS, qui s'est allié entre les deux tours avecEurope Écologie, améliore lui aussi légèrement son score du précédent scrutin régional (39,27 % et 14 conseillers régionaux contre 34,44 % et 12 élus précédemment) mais reste toutefois distancé par la majorité sortante malgré plusieurs sondages donnant un résultat plus serré. LeFN, enfin, divise son score de2004 par 1,5, passant de 22 % à 14,57 % des voix et de huit à cinq sièges[6].

La listeBigot l'emporte dans les trois grandes agglomérations alsaciennes :Strasbourg (54,2 % pour Bigot),Mulhouse (47 %) et mêmeColmar. La gauche arrive également en tête dans certaines villes moyennes, commeSélestat, dans certains cantons vosgiens (Saales,Schirmeck ouSainte-Marie-aux-Mines) et dans plusieurs cantons de la Communauté urbaine de Strasbourg. La droite l'emporte dans les zones rurales et dans plusieurs petites ou moyennes villes, commeHaguenau,Wissembourg ouSaverne. Le FN obtient, quant à lui, de bon scores à Mulhouse et dans plusieurs cantons ruraux :Niederbronn-les-Bains (18,59 %), Mulhouse-Nord (21,20 %), Mulhouse-Ouest (19,08 %),Neuf-Brisach (19,19 %),Masevaux (20,25 %) etSaint-Amarin (22,88 %), mais réalise de mauvais résultats à Strasbourg (7,86 %).

Globalement, la Majorité alsacienne doit son bon score au département duBas-Rhin (48,12 %, 43,25 % dans leHaut-Rhin). La gauche à un score presque identique dans les deux départements (respectivement 39,24 % et 39,31 %). Le FN doit son score au sud de l'Alsace (17,44 %), alors qu'au nord, il n'obtient que 12,64 %[39].

Départementaux

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Bas-Rhin

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Résultats desélections régionales françaises des 14 et 21 mars 2010 dans leBas-Rhin
Tête
de liste
ListePremier tourSecond tourSièges
Voix%Voix%#%
Philippe Richert*UMP-NC120 99138,65177 31848,121862,07
Jacques BigotPS-PRG-MRC62 86920,08144 60839,24827,59
Jacques Fernique Verts-MEI-Cap21-UL46 43514,83
Christian CotelleFN36 82411,7646 57212,64310,34
Jacques CordonnierADA-BI13 6654,37 
Yann WehrlingMoDem12 9894,15
Jean-Luc MullerPCF-Alternatifs-PCOF5 1501,65
Marcel WolffNPA4 3351,38
Stéphanie ThuillierECO4 2981,37
Colette SchildknechtAC3 1321,00
Roland RobertLO2 3470,75
Inscrits732 837100,00732 837100,00
Abstention408 59855,76353 15948,19
Votants324 23944,24379 62851,81
Blancs et nuls11 2043,4611 1302,93
Exprimés313 03596,54368 49897,07

* liste du président sortant

Haut-Rhin

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Résultats desélections régionales françaises des 14 et 21 mars 2010 dans leHaut-Rhin
Tête
de liste
ListePremier tourSecond tourSièges
Voix%Voix%#%
Arlette Grosskost *UMP-NC60 71429,33107 25843,251055,56
Antoine HoméPS-PRG-MRC35 76017,2897 50539,31633,33
Djamila SonzogniVerts-MEI-Cap21-UL34 68216,76
Patrick BinderFN33 34916,1143 26017,44211,11
Agnès HarnistADA-BI12 2415,91 
Odile Uhlrich-MalletMoDem10 0844,87
Patrick StribyAC5 1712,50
Aline ParmentierPCF-Alternatifs-PCOF4 5622,20
Aurélie VaniNPA4 2152,04
Jean-Pierre FrickECO4 0781,97
Nathalie MulotLO2 1341,03
Inscrits516 050100,00516 105100,00
Abstention298 76157,89257 62449,92
Votants217 28942,11258 48150,08
Blancs et nuls10 2994,7410 4584,05
Exprimés206 99095,26248 02395,95

* liste du président sortant

Notes et références

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Notes

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Références

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  1. Communiqué d'Alain Marleix, secrétaire d'État chargé des Collectivités territoriales, le 4 novembre 2009
  2. « BVA voit la gauche l'emporter partout, incertitude en Alsace »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  3. En Alsace, UMP et PS à stricte égalité (sondage)
  4. PS/Ecologistes et UMP toujours au coude à coude en Alsace, selon un sondage
  5. En Alsace, droite et gauche sont au coude-à-coude
  6. a etbRésultats des élections régionales de 2010 en Alsace, ministère de l'Intérieur
  7. Code électoral, article L336
  8. abc etdCode électoral, article L338
  9. Code électoral, article L346
  10. Code électoral, article L338-1
  11. « André Reichardt (UMP) élu président du conseil régional »,Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 14 septembre 2009.
  12. [PDF]Présentation des points de vote et de leurs dates et heures d'ouverture pour les primaires UMP d'octobre 2009, site officiel des fédérations UMP
  13. « Les candidats éligibles aux primaires d'octobre pour les régionales 2010 », site officiel des fédérations UMP
  14. Reuters, « L'UMP investit ses têtes de liste pour les régionales »,L’Express, 28/11/2009
  15. a etb[PDF]Présentation des têtes de liste régionales, site de l'UMP
  16. Composition des listes UMP pour les régionales de 2010 en Alsace, site de la fédération UMP du Bas-Rhin
  17. « Bernard Stoessel conduira une liste centriste »
  18. Interview de Danièle Meyer,Les Dernières nouvelles d'Alsace, 07/12/2009
  19. Y. B., « MoDem Yann Wehrling parie sur la jeunesse de sa liste »,L’Alsace, 31/01/2010
  20. P. JAXEL-TRUER, « En Alsace, la course au centre du PS et des Verts ébranle les certitudes de la droite »,Le Monde, 03/02/2010
  21. Reuters, « Un sondage donne Europe Écologie gagnant en Alsace »,L’Express, 03/02/2010
  22. DNA, « Régionales : Liste "Ensemble pour une Alsace à gauche" », site de la fédération PCF du Haut-Rhin, 26/01/2010
  23. F. TORELLI, « Régionales : La liste NPA lance "un appel à la résistance" »,L’Alsace, 30/01/2009
  24. DNA, « La liste des gens qui se lèvent tôt », site officiel de LO, 20/01/2010
  25. Elsasser, « Fête de rentrée 2009 d’Alsace d’Abord : une journée inoubliable ! », BlogJeune Alsace, 03/09/2009
  26. Têtes de liste LO
  27. Présentation de la liste Europe Écologie en Alsace sur son site officiel
  28. Le Parisien du 09/11/09
  29. Article du site d'Alsace d'Abord, consulté le 30 août 2009.
  30. Publication des têtes de liste investies par le Front national sur lesite du parti, 20 septembre 2009.
  31. « Régionales 2010 - Alsace - Jacques Bigot et Jacques Fernique les listes pour faire gagner la région ! », BlogMon Mulhouse, 16/03/2010
  32. S. DE ARAUJO, « Forte abstention des consignes de vote »,20minutes.fr, 17/03/2010
  33. static content.asp?rubId=35#05 Quelle est la marge d’erreur d’un sondage ?
  34. Sondage LH2
  35. « Résultats des élections régionales 2010 - Alsace », surinterieur.gouv.fr.
  36. Résultats de la région ALSACE,Lefigaro.fr
  37. Jean-Baptiste Garat,En Alsace, droite et gauche sont au coude-à-coude,Le Figaro, le 18 mars 2010.
  38. Yolande Baldeweck,Alsace : l'UMP espère garder la région,Le Figaro, 13 mars 2010.
  39. Dernières Nouvelles d'Alsace, édition du lundi 22 mars 2010.

Annexes

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