Pour un article plus général, voirÉlections régionales françaises de 2010.
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| Élections régionales de 2010 en Alsace | ||||||||||||||
| 47 sièges duconseil régional | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 14 et | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits au1er tour | 1 248 887 | |||||||||||||
| Votants au1er tour | 541 528 | |||||||||||||
| 43,36 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés au1er tour | 520 025 | |||||||||||||
| Blancs et nuls au1er tour | 21 503 | |||||||||||||
| Inscrits au2d tour | 1 248 892 | |||||||||||||
| Votants au2d tour | 638 009 | |||||||||||||
| 51,09 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés au2d tour | 616 541 | |||||||||||||
| Blancs et nuls au2d tour | 21 588 | |||||||||||||
| Philippe Richert –UMP | ||||||||||||||
| Voix au1er tour | 181 705 | |||||||||||||
| 34,94 % | ||||||||||||||
| Voix au2e tour | 284 576 | |||||||||||||
| 46,16 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 28 | |||||||||||||
| Jacques Bigot –PS | ||||||||||||||
| Voix au1er tour | 98 629 | |||||||||||||
| 18,97 % | ||||||||||||||
| Voix au2e tour | 242 113 | |||||||||||||
| 39,27 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 14 | |||||||||||||
| Patrick Binder –FN | ||||||||||||||
Liste | ||||||||||||||
| Voix au1er tour | 70 173 | |||||||||||||
| 13,49 % | ||||||||||||||
| Voix au2e tour | 89 832 | |||||||||||||
| 14,57 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 5 | |||||||||||||
| Jacques Fernique –Verts | ||||||||||||||
| Voix au1er tour | 81 117 | |||||||||||||
| 15,60 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | Élus sur la liste Bigot | |||||||||||||
| Président duconseil régional | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| André Reichardt UMP | Philippe Richert UMP | |||||||||||||
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Lesélections régionales ont eu lieu les et[1]. Dans uncontexte national de forte poussée de la gauche, l'Alsace est considérée comme la seule région defrance métropolitaine que lamajorité présidentielle puisse conserver[2]. Et siles sondages et les analystes politiques prédisent un score extrêmement serrée au second tour[3],[4],[5], finalement la majorité régionale sortante menée par le sénateurUMPPhilippe Richert conserve la région avec un score légèrement supérieur àcelui de2004 avec 46,16 % des suffrages exprimés et 28 sièges sur 47[6].
Le mode de scrutin est fixé par lecode électoral. Il précise que les conseillers régionaux sont élus tous les six ans[7].
Les conseillers régionaux sont élus dans chaque région au scrutin de liste à deux tours sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l'ordre de présentation. Chaque liste est constituée d'autant de sections qu'il y a de départements dans la région[8].
Si une liste a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, le quart des sièges lui est attribué. Le reste est réparti à la proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne. Une liste ayant obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés ne peut se voir attribuer un siège[8].
Sinon on procède à un second tour où peuvent se présenter les listes ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés[8]. La composition de ces listes peut être modifiée pour comprendre les candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, sous réserve que celles-ci aient obtenu au premier tour au moins 5 % des suffrages exprimés et ne se présentent pas au second tour[9]. À l’issue du second tour, les sièges sont répartis de la même façon[8].
Les sièges étant attribués à chaque liste, on effectue ensuite la répartition entre les sections départementales, au prorata des voix obtenues par la liste dans chaque département[10].
L'Alsace a, depuis l'élection des conseils régionaux élus en1986, toujours été dirigée par une majoritéRPR-UDF puisUMP et par des présidentscentristes ou dedroite. Elle est la seule région à ne pas avoir été touchée par la « vague rose » auxélections de2004. Lors de ces dernières, la liste d'unionUMP-UDF menée par le président sortant de l'époqueAdrien Zeller avait obtenu 34,06 % des suffrages au premier tour puis 43,48 % des voix et 27 sièges sur 47 au second dans une triangulaire l'opposant à la listePS-Verts deJacques Bigot (20,12 % au premier tour, 34,57 % et 12 élus au second) et auFN de Patrick Binder (18,58 % puis 21,95 % et huit sièges). Les deux conseils généraux duBas-Rhin et duHaut-Rhin étant de même dirigés par des présidentsUMP (Guy-Dominique Kennel en remplacement dePhilippe Richert depuis2008 avec une majorité de 32 conseillers généraux sur 43 dans leBas-Rhin,Charles Buttner avec une majorité de 18 élus sur 31 dans leHaut-Rhin) tandis que la région ne compte depuis2007 qu'un seul députéPS (Armand Jung dans leBas-Rhin) et seulement trois sénateurs degauche sur un total de neuf (lessocialistesRoland Ries dans leBas-Rhin etPatricia Schillinger dans leHaut-Rhin, et leVertJacques Muller dans leHaut-Rhin), l'Alsace passe ainsi pour un fief dedroite. Toutefois, celle-ci a perdu la capitale régionale,Strasbourg, auxmunicipales de2008 au profit duPSRoland Ries (sa liste ayant obtenu au second tour 58,33 % des voix contre 41,77 % à celle du maire sortantFabienne Keller). Par conséquent, laCommunauté urbaine de Strasbourg a également basculé à cette occasion àgauche en portant à sa présidence le chef de l'oppositionsocialiste au conseil régional,Jacques Bigot.
La politique régionale a également été bouleversée par le décès, le, d'Adrien Zeller, qui avait réussi à maintenir autour de lui l'ensemble des élus ex-UDF divisés depuis2007 entre leNouveau Centre et leMoDem. Le14 septembre suivant, le5e vice-président du conseil régional et maireUMP deSouffelweyersheimAndré Reichardt est élu pour le remplacer et terminer les quelques mois restant avant la fin de son mandat, par 26 voix sur 47 dès le premier tour. La majorité était pourtant alors divisée puisque l'ancien1er vice-président qui exerçait jusqu'alors l'intérim, Bernard Stoessel, ex-président duMoDem duHaut-Rhin jusqu'en, puis depuis fin2009 coordinateur régional de l'Alliance centriste deJean Arthuis, s'était également porté candidat, recueillant 4 suffrages[11]. De plus, également en, le groupe centriste, qui jusqu'à présent était resté uni et persistait au sein d'un intergroupe avec l'UMP, se scinde entre cinq membres se maintenant dans cet intergroupe sous le nom de « groupe Majorité Zellerienne » (René Danési, Jean-Jacques Fritz, Monique Jung, Bernard Stoessel et Danielle Traber) et 2 formant un groupeMoDem (Danièle Meyer et Odile Uhlrich-Mallet).
Privée de sa tête de liste désignée,Adrien Zeller, et de sa capacité de rassemblement àdroite et aucentre, l'UMP organise du17 au des primaires enAlsace pour désigner son nouveau chef de file dans la région[12]. Seul candidat, le sénateur duBas-RhinPhilippe Richert est finalement choisi sans problème le25 octobre[13] et il est officiellement investi comme tête de liste pour laMajorité présidentielle lors du conseil national de son parti le[14],[15]. La majorité sortanteUMP - ex-UDF part néanmoins divisée alors qu'elle était unie en2004 dès le premier tour. La liste « Majorité alsacienne », telle que présentée le, comprend trois des cinq membres du groupe « Majorité Zellerienne » (René Danési en8e position dans leHaut-Rhin, Monique Jung en10e et Jean-Jacques Fritz en17e dans leBas-Rhin) tout en revendiquant symboliquement l'héritage d'Adrien Zeller en présentant sa veuve, Huguette Zeller, en6e place dans leBas-Rhin, et en laissant une place àLa Gauche moderne deJean-Marie Bockel avec les adjoints de ce dernier à la mairie deMulhouse Chantal Risser et Hakim Mahzoul, respectivement en3e et12e positions dans leHaut-Rhin[16]. Mais, le, l'ancien président par intérim Bernard Stoessel, fondateur du mouvementForce centriste Alsace et coordinateur régional de l'Alliance centriste, annonce qu'il conduira une liste centriste lors desélections régionales[17], avant de renoncer le11 février en raison des mauvais sondages et du coût financier que représenterait un échec. Concernant leMoDem, seule une des deux élues sortantes de ce parti décide de se représenter, Odile Uhlrich-Mallet, qui prend la tête dans leHaut-Rhin d'une liste menée régionalement et dans leBas-Rhin par l'ancien secrétaire national desVertsYann Wehrling, Danièle Meyer pour sa part annonçant ne pas briguer un nouveau mandat dès[18],[19].
Lagauche pour sa part s'avance tout aussi divisée. Alors qu'ils avaient fait liste commune dès le premier tour en2004, lePS et lesVerts forment cette fois-ci des listes séparées. Celle du premier est encore une fois dirigée parJacques Bigot, le chef de fait de l'oppositionsocialiste sur la scène régionale, position renforcée par son accession en2008 à la présidence de laCommunauté urbaine de Strasbourg. Lui-aussi tend à mettre en avant une certaine proximité avec la tradition centriste de la région telle qu'incarnée par la personnalité d'Adrien Zeller, déclarant que celui-ci « acceptait qu'on dise qu'il était de centre-gauche » ou en présentant en deuxième place dans leBas-Rhin Dominique Hoeffel, fille de l'ancien sénateur centriste puisUMPDaniel Hoeffel. La listeEurope Écologie est quant-à-elle menée par le président du groupe desVerts au conseil régional,Jacques Fernique. Elle a de plus réussi le rassemblement de la quasi-totalité de la famille écologiste dans la région puisqu'elle a été rejointe par l'Alliance écologiste indépendante (AEI) et donc en son sein leMouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter, toujours un réservoir important de voix enAlsace puisque ce dernier, seul, avait réuni 7,4 % des voix lors desrégionales de2004. Ils font également campagne en direction du centre, en se présentant simplement comme une « liste écologiste », hors de toute « querelle théologique » entredroite etgauche), ou en admettant que : « Nous avons toujours travaillé en bonne intelligence avec Adrien Zeller »[20]. Fort d'une certaine dynamique, les écologistes semblent ainsi en bonne position. Un sondage IFOP réalisé pourParis Match,Public Sénat et le quotidienL'Alsace au début du mois de placeEurope Écologie deJacques Fernique en deuxième place au premier tour avec 21 % des intentions de vote, derrière l'UMP dePhilippe Richert qui obtiendrait 34 % des suffrages mais devant lePS deJacques Bigot à 18 %, mais remporterait de peu une triangulaire au second tour en prenant la tête d'une liste d'union avec lessocialistes par 44 % des voix contre 43 % à la liste Richert et 13 % auFN[21].
À « gauche de la gauche » ou à l'extrême gauche, leFront de gauche, unissant lePCF, leParti de gauche, laGauche unitaire mais aussi lePCOF,les Alternatifs et Coordination communiste, se présente sous le nom d’« Ensemble pour une Alsace à gauche » et est conduit par trois têtes de liste : Jean-Yves Causer (Les Alternatifs, maître de conférences en sociologie à l'université de Strasbourg) est le chef de file régional et en deuxième position dans leHaut-Rhin, Jean-Luc Muller (Gauche unitaire et ancien de laLCR) est en première place dans leBas-Rhin et Aline Parmentier (membre du conseil national duPCF) mène la liste dans leHaut-Rhin[22]. LeNPA se lance dans la campagne le et est mené par Yvan Zimmermann, ouvrier et syndicaliste de l'usine PSA de Mulhouse qui était déjà tête de liste pour le mouvement dans lacirconscription Est lors desélections européennes de, il avait alors réuni 5,64 % des suffrages exprimés[23]. Un autre militant syndical dePSA Mulhouse, Julien Wostyn, déjà candidat auxmunicipales de2008 àMulhouse, prend la tête régionale de la liste deLutte ouvrière en étant secondé par Roland Robert, ouvrier chezGeneral Motors, dans leBas-Rhin, et Nathalie Mulot, agent territorial àMulhouse Alsace Agglomération[24].
À « droite de la droite » ou à l'extrême droite, on retrouve les listes désormais traditionnelles du partirégionaliste etidentitaireAlsace d'abord et duFN. Le premier est mené par son président et ancien conseiller régional de1992 à2004Jacques Cordonnier. Il lance sa campagne dès le mois d'[25]. Le second est porté, comme en2004, par Patrick Binder, chef de file du groupe au conseil régional depuis1999 et conseiller municipal deMulhouse
Seuls laMajorité présidentielle, lePS,EÉ-AEI et leFN ont obtenu plus de 10 % des suffrages et peuvent donc éventuellement se maintenir au second tour. Les listesRichert et Binder s'avancent inchangées. Comme dans toutes les autres régions sauf enBretagne,Jacques Bigot etJacques Fernique fusionnent leur liste dès le : la direction régionale et les têtes de liste départementales restent celles duPS au premier tour, tandis qu'Europe Écologie obtient 11 noms sur 25 dont quatre parmi les dix premiers, et les2e (Andrée Buchmann) et3e (Jacques Fernique) places, dans leBas-Rhin, et 9 candidats sur 20 dont 5 parmi les dix premiers, et également les2e (Djamila Sonzogni) et3e (Antoine Waechter) positions, dans leHaut-Rhin[31].
Aucune des sept autres listes n'a passé la barre des 5 % nécessaire pour fusionner, et ne peuvent donc se contenter que de consignes de vote[32] :
| Listes | Bas-Rhin | Haut-Rhin | |
|---|---|---|---|
| LO | Roland Robert | Nathalie Mulot | |
| NPA | Aurélie Vani | Yvan Zimmermann | |
| PCF | Jean-Luc Muller(GU) | Aline Parmentier(PCF) | |
| PS | Jacques Bigot | Antoine Homé | |
| ECO | Stéphanie Thuillier | Jean-Pierre Frick | |
| Verts | Jacques Fernique | Djamila Sonzogni | |
| MoDem | Yann Wehrling | Odile Uhlrich-Mallet | |
| AC | Colette Schildknecht | Patrick Striby | |
| UMP | Philippe Richert | Arlette Grosskost | |
| FN | Christian Cotelle | Patrick Binder | |
| ADA | Jacques Cordonnier | Agnès Harnist | |
Avertissement : Les résultats des intentions de vote ne sont que la mesure actuelle des rapports de forces politiques. Ils ne sont en aucun cas prédictifs du résultat des prochaines élections.La marge d'erreur de ces sondages est de 4,5 % pour 500 personnes interrogées, 3,2 % pour 1000, 2,2 % pour 2000 et 1,6 % pour 4000[33].
| Sondeur | Date | Panel | LO | NPA | PCF | PS | ECO | Verts | MoDem | AC | UMP | FN | ADA | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Wostyn | Zimmermann | Causer | Bigot | Santiago | Fernique | Wehrling | Stoessel | Stirby | Richert | Binder | Cordonnier | |||
| OpinionWay | 1 000 | 2 | 1 | 1 | 19 | 2 | 18 | 5 | --- | 2 | 36 | 10 | 4 | |
| TNS Sofres | 700 | 2 | 2 | 2 | 17 | 2 | 17 | 4 | --- | 1 | 41 | 9 | 3 | |
| CSA | 801 | 2 | 2 | 2 | 19 | 4 | 15 | 5 | --- | 1 | 34 | 12 | 5 | |
| Ifop | 803 | 2 | 2,5 | 1,5 | 18 | --- | 21 | 4 | 2 | --- | 33 | 11 | 4 | |
| Institut | Date | Échantillon | PS-Verts | UMP | FN | NSP | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Bigot | Fernique | Richert | Binder | ||||
| TNS-Sofres | 700 | 43,5 | --- | 43,5 | 13 | --- | |
| OpinionWay | --- | 43,5 | --- | 43,5 | 13 | --- | |
| CSA | 793 | 44 | --- | 43 | 13 | 51 | |
| OpinionWay | 1000 | --- | 43 | 46 | 11 | --- | |
| 44 | --- | 45 | 11 | --- | |||
| --- | 47 | 53 | --- | --- | |||
| 48 | --- | 52 | --- | --- | |||
| TNS-Sofres | 700 | --- | 42 | 49 | 9 | --- | |
| 44 | --- | 47 | 9 | --- | |||
| --- | 45 | 55 | --- | --- | |||
| 47 | --- | 53 | --- | --- | |||
| CSA | 801 | --- | 46 | 42 | 12 | 47 | |
| 46 | --- | 41 | 13 | 46 | |||
| --- | 53 | 47 | --- | 49 | |||
| 55 | --- | 45 | 47 | ||||
| Ifop | 803 | --- | 44 | 43 | 13 | --- | |
| 41 | --- | 44 | 15 | ||||
En décembre 2009, selon un sondage LH2, seulement 11 % des habitants de l'Alsace citent spontanémentAndré Reichardt lorsqu'on leur demande le nom de leur président de région[34], ce qui en fait le troisième chef d'exécutif régional le plus méconnu aprèsFrançois Bonneau dans leCentre etDaniel Percheron dans leNord-Pas-de-Calais. Mais ce chiffre doit être relativisé, dans le sens oùAndré Reichardt n'est à la tête du conseil régional que depuis et pour quelques mois seulement.
Le même sondage LH2 de classe ainsi, en fonction du choix des personnes interrogées, les thèmes de campagne privilégiés par ces derniers :
| Tête de liste Étiquette politique(partis et alliances) | Premier tour | Second tour | Sièges | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | Nombre | % | |||
| Philippe Richert sortant Union pour un mouvement populaire | 181 705 | 34,94 | 284 595 | 46,16 | 28 | 59,57 | ||
| Jacques Bigot Parti socialiste | 98 629 | 18,97 | 242 114 | 39,27 | 14 | 29,79 | ||
| Jacques Fernique Les Verts | 81 117 | 15,60 | ||||||
| Patrick Binder Front national | 70 173 | 13,49 | 89 832 | 14,57 | 5 | 10,64 | ||
| Jacques Cordonnier Alsace d'abord | 25 906 | 4,98 | ||||||
| Yann Wehrling Mouvement démocrate | 23 073 | 4,44 | ||||||
| Jean-Yves Causer Parti communiste français | 9 712 | 1,87 | ||||||
| Yvan Zimmermann Nouveau parti anticapitaliste | 8 550 | 1,64 | ||||||
| Manuel Santiago Divers écologiste | 8 376 | 1,61 | ||||||
| Patrick Striby Alliance centriste | 8 303 | 1,60 | ||||||
| Julien Wostyn Lutte ouvrière | 4 481 | 0,86 | ||||||
| Inscrits | 1 248 887 | 100,00 | 1 248 892 | 100,00 | ||||
| Abstentions | 707 359 | 56,64 | 610 883 | 48,91 | ||||
| Votants | 541 528 | 43,36 | 638 009 | 51,09 | ||||
| Blancs et nuls | 21 503 | 3,97 | 21 468 | 3,36 | ||||
| Exprimés | 520 025 | 96,03 | 616 541 | 96,64 | ||||
Le premier tour enAlsace[36] est marqué par plusieurs tendances :
La force de la droite parlementaire, qui dispose de plus d'un tiers des suffrages exprimés et qui peut « séduire les électeurs du MoDem »[37], semble toujours importante[38]. La listePS réalise un score mitigé, avec près de 19 % des voix, soit légèrement moins qu'au premier tour de2004 au cours duquel il était toutefois à l'époque associé auxVerts.Juste après, leFront National, comme cinq ans auparavant, passe la barre des 10 % et se qualifie pour une triangulaire. Loin derrière,Alsace d'abord, un parti de droite identitaire et régionaliste, a presque atteint les 5 % permettant la fusion au deuxième tour (4,98 %).
Au second tour, l'Alsace reste la seule région àdroite enFrance métropolitaine. La liste dePhilippe Richert (Majorité alsacienne UMP-NC-GM) arrive assez largement en tête, sans obtenir la majorité absolue en nombre d'électeurs, avec 46,16 % des suffrages exprimés et 28 sièges sur 47, soit2,6 points et un élu de plus qu'en2004. On peut donc remarquer que les voix d'Alsace d'abord et du MoDem se sont plutôt reportées sur la droite que sur la gauche. LePS, qui s'est allié entre les deux tours avecEurope Écologie, améliore lui aussi légèrement son score du précédent scrutin régional (39,27 % et 14 conseillers régionaux contre 34,44 % et 12 élus précédemment) mais reste toutefois distancé par la majorité sortante malgré plusieurs sondages donnant un résultat plus serré. LeFN, enfin, divise son score de2004 par 1,5, passant de 22 % à 14,57 % des voix et de huit à cinq sièges[6].
La listeBigot l'emporte dans les trois grandes agglomérations alsaciennes :Strasbourg (54,2 % pour Bigot),Mulhouse (47 %) et mêmeColmar. La gauche arrive également en tête dans certaines villes moyennes, commeSélestat, dans certains cantons vosgiens (Saales,Schirmeck ouSainte-Marie-aux-Mines) et dans plusieurs cantons de la Communauté urbaine de Strasbourg. La droite l'emporte dans les zones rurales et dans plusieurs petites ou moyennes villes, commeHaguenau,Wissembourg ouSaverne. Le FN obtient, quant à lui, de bon scores à Mulhouse et dans plusieurs cantons ruraux :Niederbronn-les-Bains (18,59 %), Mulhouse-Nord (21,20 %), Mulhouse-Ouest (19,08 %),Neuf-Brisach (19,19 %),Masevaux (20,25 %) etSaint-Amarin (22,88 %), mais réalise de mauvais résultats à Strasbourg (7,86 %).
Globalement, la Majorité alsacienne doit son bon score au département duBas-Rhin (48,12 %, 43,25 % dans leHaut-Rhin). La gauche à un score presque identique dans les deux départements (respectivement 39,24 % et 39,31 %). Le FN doit son score au sud de l'Alsace (17,44 %), alors qu'au nord, il n'obtient que 12,64 %[39].
| Tête de liste | Liste | Premier tour | Second tour | Sièges | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | # | % | |||
| Philippe Richert* | UMP-NC | 120 991 | 38,65 | 177 318 | 48,12 | 18 | 62,07 | |
| Jacques Bigot | PS-PRG-MRC | 62 869 | 20,08 | 144 608 | 39,24 | 8 | 27,59 | |
| Jacques Fernique | Verts-MEI-Cap21-UL | 46 435 | 14,83 | |||||
| Christian Cotelle | FN | 36 824 | 11,76 | 46 572 | 12,64 | 3 | 10,34 | |
| Jacques Cordonnier | ADA-BI | 13 665 | 4,37 | |||||
| Yann Wehrling | MoDem | 12 989 | 4,15 | |||||
| Jean-Luc Muller | PCF-Alternatifs-PCOF | 5 150 | 1,65 | |||||
| Marcel Wolff | NPA | 4 335 | 1,38 | |||||
| Stéphanie Thuillier | ECO | 4 298 | 1,37 | |||||
| Colette Schildknecht | AC | 3 132 | 1,00 | |||||
| Roland Robert | LO | 2 347 | 0,75 | |||||
| Inscrits | 732 837 | 100,00 | 732 837 | 100,00 | ||||
| Abstention | 408 598 | 55,76 | 353 159 | 48,19 | ||||
| Votants | 324 239 | 44,24 | 379 628 | 51,81 | ||||
| Blancs et nuls | 11 204 | 3,46 | 11 130 | 2,93 | ||||
| Exprimés | 313 035 | 96,54 | 368 498 | 97,07 | ||||
* liste du président sortant
| Tête de liste | Liste | Premier tour | Second tour | Sièges | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | # | % | |||
| Arlette Grosskost * | UMP-NC | 60 714 | 29,33 | 107 258 | 43,25 | 10 | 55,56 | |
| Antoine Homé | PS-PRG-MRC | 35 760 | 17,28 | 97 505 | 39,31 | 6 | 33,33 | |
| Djamila Sonzogni | Verts-MEI-Cap21-UL | 34 682 | 16,76 | |||||
| Patrick Binder | FN | 33 349 | 16,11 | 43 260 | 17,44 | 2 | 11,11 | |
| Agnès Harnist | ADA-BI | 12 241 | 5,91 | |||||
| Odile Uhlrich-Mallet | MoDem | 10 084 | 4,87 | |||||
| Patrick Striby | AC | 5 171 | 2,50 | |||||
| Aline Parmentier | PCF-Alternatifs-PCOF | 4 562 | 2,20 | |||||
| Aurélie Vani | NPA | 4 215 | 2,04 | |||||
| Jean-Pierre Frick | ECO | 4 078 | 1,97 | |||||
| Nathalie Mulot | LO | 2 134 | 1,03 | |||||
| Inscrits | 516 050 | 100,00 | 516 105 | 100,00 | ||||
| Abstention | 298 761 | 57,89 | 257 624 | 49,92 | ||||
| Votants | 217 289 | 42,11 | 258 481 | 50,08 | ||||
| Blancs et nuls | 10 299 | 4,74 | 10 458 | 4,05 | ||||
| Exprimés | 206 990 | 95,26 | 248 023 | 95,95 | ||||
* liste du président sortant