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| Élections législatives bangladaises de 2026 | ||||||||||||||
| 300 députés de laJatiya Sangsad (majorité absolue : 151 sièges) | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Population | 172 954 319 | |||||||||||||
| Votants | 127 711 793 | |||||||||||||
| 59,44 % | ||||||||||||||
| Parti nationaliste du Bangladesh –Tarique Rahman | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 212 | |||||||||||||
| GM Quader –Parti jatiya (Ershad) | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 0 | |||||||||||||
| Shafiqur Rahman –Alliance des 11 partis | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 77 | |||||||||||||
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Lesélections législatives bangladaises de 2026 se déroulent auBangladesh afin de renouveler les 300 membres du parlement duBangladesh, leJatiya Sangsad.
Le scrutin intervient dans un contexte de démission de la Première ministreSheikh Hasina lors desmanifestations de 2024 au Bangladesh.
Ces élections voient s'opposer leParti nationaliste du Bangladesh, mené parTarique Rahman, et l'Alliance des 11 partis, dont la composante principale est le mouvement islamisteJamaat-e-Islami.
Le Parti national citoyen, dirigé parNahid Islam, figure des manifestations de juillet 2024, participe également à l’Alliance des 11 partis.

LaLigue Awami est au pouvoirdepuis 2008 sous la direction de laPremière ministreSheikh Hasina. Lesprécédentes élections législatives en décembre 2018 voient ainsi la Ligue remporter à nouveau une large majorité des sièges au sein de sa coalition gouvernementale, la Grande alliance. Les élections se déroulent cependant dans un climat d'affrontement sanglants entre partisans de l'opposition et du gouvernement, qui met en place une répression politique à l'égard de ses opposants, emprisonnés ou poursuivis en justice[1].
A la tête du principal parti d'opposition, leParti nationaliste du Bangladesh (BNP), l’ancienne première ministreKhaleda Zia est ainsi condamnée à dix ans de prison pour corruption, et son fils et successeur désignéTarique Rahman à laprison à vie pour conspiration[2]. Son remplaçant,Kamal Hossain, décide de ne pas renouveler l'appel au boycott du BNPen 2014 et se coalise avec plusieurs partis d'opposition, formant leFront d'unité nationale[3]. La victoire de la Grande alliance est rejetée comme illégitime par le Front d'unité nationale, qui accuse le gouvernement defraude électorale et exige en vain la mise en place d'un gouvernement apolitique de transition[4],[1].
En 2023, le BNP décide de boycotter les élections à venir, en l'absence d'une organisation libre et équitable du scrutin par un gouvernement d'intérim[5],[6].
Dépourvu de suspense quant à son issue, le scrutin aboutit comme attendu à la victoire de laLigue Awami, qui remporte une large majorité face au boycott des principaux partis d'opposition. La Ligue ne parvient cependant pas à obtenir une forte participation. Devenu le seul enjeu des élections, celui-ci s'établit finalement à environ 40 % des électeurs. Le scrutin est néanmoins une victoire pour laPremière ministreSheikh Hasina qui obtient un cinquième mandat, soit le quatrième consécutif depuis 2008[7].
L'opposition dénonce un« simulacre d'élection », leParti nationaliste du Bangladesh allant jusqu'à accuser le gouvernement debourrage des urnes.Tarique Rahman qualifiant quant à lui le scrutin de« honte pour les aspirations démocratiques du Bangladesh »[8].
Le vote est par ailleurs reporté au 13 janvier dans les circonscriptions de Naogaon-2 et Mymensingh-3 en raison de la mort de candidats en lice, laissant deux sièges vacants dans l'intervalle[9]. Les deux sièges sont remportés par des candidats de la Ligue Awami[10],[11].

Après la publication de la décision de la Cour suprême qui modifie lesystème de quotas d'avant 2018 dans les emplois gouvernementaux pour les étudiants, le, plusieurs étudiants venant de différentes universités deDacca organisent des mobilisations contre le système de quotas. Ainsi, avec ce système de quotas, l'immense majorité des emplois dans la fonction publique sont réservés aux vétérans de la guerre d'indépendance et à leurs descendants, ce qui favorise les membres de la Ligue Awami au pouvoir[12].
De nombreuses universités publiques du pays sont concernées par le mouvement[13], rapidement rejointes par des universités privées[14]. Après quelques jours de contestation, la Cour d'appel décrète lestatu quo pour quatre semaines à partir du, annulant la réforme voulue par la Cour suprême[15]. En réaction au verdict de la cour, les étudiants annoncent vouloir se débarrasser pour de bon des quotas, et que cette décision n'est qu'un début de satisfaction de leurs revendications. Le mouvement affecte également les réseaux ferrés et routiers nationaux dans les villes deDacca,Chittagong,Comilla,Jessore,Rangpur etRâjshâhî[16].
Le, des violences ont lieu, opposant des étudiants manifestant contre les quotas et des membres des forces de l'ordre et de laBangladesh Chhatra League (BCL), organisation de jeunesse du parti au pouvoir, la ligue Awami. Les militants de la BCL sont équipés d'armes de fortune et secondés par les forces depolice[17]. Le pays décide également de couperInternet le soir du 18 juillet, quelques jours après avoir décidé de fermer les universités du pays[18]. Le, des affrontements entre policiers et manifestants ont lieu dans le quartier aisé deBanani (en), après que de nombreux étudiants ont bloqué plusieurs routes du quartier. La police utilise dugaz lacrymogène pour tenter de disperser les participants. Le même jour, des militants prennent d'assaut une prison, en prennent le contrôle et libèrent plusieurs centaines de prisonniers, selon les autorités du Bangladesh. Ils quittent le bâtiment avant de l'incendier[19]. Tous les rassemblements organisés àDacca le 19 juillet sont interdits et un couvre-feu est instauré[19].
Au moins 52 personnes sont tuées et plus de 700 personnes ont été blessées, dont 104 policiers et 30 journalistes le 19 juillet, portant le nombre de décès à au moins 105[20].
Le 4 août, lors de la journée la plus sanglante depuis le début du mouvement, 97 personnes sont tuées dans des affrontements violents entre des manifestants anti-gouvernementaux et des unités de police[21],[22]. Le 5 août 2024,Sheikh Hasina démissionne et quitte le Bangladesh en hélicoptère, après la prise d'assaut du palais du gouvernement par des manifestants. Le chef de l'arméeWaker-uz-Zaman annonce la formation d'un gouvernement avec l'opposition excluant le parti au pouvoir[23],[24],[25].
Les représentants des manifestants appellent à nommer l'opposant et prix Nobel de la paixMuhammad Yunus comme Premier ministre[26]. Le 6 août, le président de la RépubliqueMohammad Shahabuddin dissout le Parlement et nomme Yunus pour diriger le gouvernement après des discussions avec l'armée et le mouvement[27].

Le Bangladesh est doté d'un parlementmonocaméral, leJatiya Sangsad, composé de 350 sièges pourvus pour cinq ans dont 300scrutin directuninominal majoritaire à un tour dans autant decirconscriptions. Est ainsi élu le candidat ayant réuni le plus de suffrages dans sa circonscription. Les 50 sièges restants, réservés aux femmes, sont répartis entre les différents partis proportionnellement à leurs part des voix, et les candidates validées par un vote du Parlement[28].
Les candidats doivent obligatoirement être âgés d'au moins vingt cinq ans, ne posséder que la nationalité bangladaise, et ne pas avoir été libéré d'une condamnation à plus de deux ans de prison dans les cinq années précédant le scrutin. Il n'est pas imposé de limite du nombre de mandat, et l'appartenance à un parti politique n'est pas obligatoire, mais un candidat indépendant doit préalablement réunir les signatures de soutien d'au moins un pour cent des électeurs de sa circonscription, sauf s'il s'agit d'un candidat ayant déjà été député[29],[30],[31]. Un candidat peut se présenter dans plusieurs circonscriptions à la fois, une pratique courante pour les dirigeants des principales formations politiques. En cas de victoire multiple, il ne peut cependant en conserver qu'un seul, les autres étant remis en jeu lors d'élections partielles[32].
Une fois élu, les députés ont interdiction d'être absents sans justification plus de 90 jours consécutifs, sous peine de se voir retirer leur mandat. Il en va de même pour la dissidence vis à vis de leur parti, très strictement restreinte par laConstitution de 1972. Cette dernière interdit ainsi aux députés de quitter le parti sous l'étiquette duquel ils ont été élu, mais également de voter à l'encontre des directives de leur parti, ou même de s’abstenir ou d'être volontairement absent. Un député qui enfreint l'une de ces règles perd automatiquement son siège, ce qui conduit à la tenue d'une élection partielle dans sa circonscription, à laquelle il peut néanmoins se représenter sous une autre étiquette[29].
AuParti nationaliste du Bangladesh, la cheffe du partiKhaleda Zia, ancienne première ministre de 1991 à 1996 et de 2001 à 2006, est candidate pour un troisième mandat. En prison depuis 2018, elle est finalement libérée en 2024[33] à l'occasion de la démission et l'exil[34] de la première ministreSheikh Hasina. Cependant, elle meurt le, à l'âge de 80 ans[35] et son filsTarique Rahman la remplace.
Depuis2024, le parti est entre les mains deGhulam Muhammed Quader ; déjà candidat à l'élection précédente, il annonce vouloir se présenter à la prochaine élection[36].
Ce parti est dirigé depuis 2016 parShafiqur Rahman qui annonce ce présenter aux prochaines élections[37].
En raison de la démissions et l'exil de la présidente du partiSheikh Hasina aucun membre du parti n'a annoncé sa candidature pour le moment[38].
| Illustration | Nom du candidat | Age | Parti |
|---|---|---|---|
| Ghulam Muhammed Quader | 77 ans (24 février 1948) | Parti jatiya (Ershad) | |
| Shafiqur Rahman | 67 ans (31 octobre 1958) | Bangladesh Jamaat-e-Islami |
Les résultats officiels font état d’une large victoire du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). La formation dirigée parTarique Rahman obtient 212 des 300 sièges à pourvoir, tandis que la coalition menée par leJamaat-e-Islami remporte 77 sièges, selon le secrétaire de la commission électorale[39].

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