Lesélections fédérales allemandes de 2017 (enallemand :Bundestagswahl 2017) se sont tenues le pour le renouvellement des598 sièges duBundestag. À l'issue de ces élections fédérales débute la dix-neuvième législature de la République fédérale d'Allemagne.
LaCDU/CSU ainsi que leParti social-démocrate (SPD) enregistrent leurs pires résultats depuis les élections d'après guerre, tandis que l'Alternative pour l'Allemagne entre pour la première fois au Bundestag et que leParti libéral-démocrate (FDP) y fait son retour après son élimination au scrutin précédent. LesVerts etDie Linke progressent quant à eux de quelques sièges. À la suite de l'annonce de la décision du SPD de se positionner dans l'opposition, rendant impossible le renouvellement du gouvernement sortant, une coalition entre la CDU/CSU, le FDP et les Verts, dite « coalition Jamaïque », est considérée comme hautement probable. Le FDP se retire néanmoins des négociations le soir du, constatant l'échec de la mise en place d'un projet commun aux trois partis. De nouvelles élections en 2018 sont jugées probables par l'opinion allemande[1]. Cependant, le, le SPD se dit prêt à entamer des discussions sur une coalition avec la CDU/CSU, les discussions devraient commencer le et se terminer le, mais avec un résultat incertain.
Le, les discussions entre les conservateurs et les sociaux-démocrates aboutissent à un contrat de coalition, et leCabinet Merkel IV entre en fonction le suivant.
Conformément à la loi électorale fédérale, le Bundestag se compose de598 députés, dont299 élus auscrutin uninominal majoritaire à un tour dans299 circonscriptions.
Le jour du scrutin, chaque électeur dispose de deux voix :
la« première voix » (enallemand :erste Stimme) lui permet de voter pour un candidat de sa circonscription (enallemand :Direktkandidaten im Wahlkreis) ;
la« seconde voix » (enallemand :zweite Stimme) lui permet de voter pour une liste de candidats présentée dans le cadre de sonÉtat fédéré (enallemand :Landesliste).
À l'issue du dépouillement, l'intégralité des598 sièges est répartie auscrutin proportionnel de Sainte-Lagüe sur la base des secondes voix entre les partis politiques totalisant plus de 5 % des suffrages exprimés au niveau national ou qui l'ont emporté dans au moins trois circonscriptions.
Une fois la répartition proportionnelle effectuée, les sièges alloués à chaque parti sont pourvus en priorité par les députés fédéraux élus au scrutin majoritaire. Les sièges non pourvus avec les« premières voix » sont ensuite comblés par les candidats présents sur les listes régionales.
Avec un tel mode de scrutin, il est possible pour un parti de remporter plus de sièges au scrutin majoritaire que ce que la répartition proportionnelle lui accorde. Ces mandats, qualifiés de supplémentaires (enallemand :Überhangmandat) sont conservés et des mandats complémentaires (enallemand :Ausgleichsmandat) sont alors attribués aux autres partis afin de rétablir la proportionnalité de la représentation parlementaire. Le nombre total de députés fédéraux se trouve ainsi augmenté.
La convocation des élections fédérales est une prérogative propre auprésident de la République fédérale, qui doit toutefois tenir compte des recommandations dugouvernement fédéral. Comme le prévoit l'article 39 de laLoi fondamentale, ladite convocation doit être rendue publique entre quarante-six et quarante-huit mois après l'ouverture de la législature sortante.
Le, paraît dans laBundesgesetzblatt le décret de convocation des élections fédérales au suivant, promulgué par le chef de l'État sortant,Joachim Gauck, quelques semaines avant la fin de son mandat, sur la proposition ducabinet de la chancelièreAngela Merkel.
La19e législature duBundestag, issue des élections fédérales du, doit durer quatre ans, sauf si celle-ci devait être abrégée par une dissolution qui serait décidée, à certaines conditions, par leprésident de la République fédérale. C'est après l'ouverture de cette législature que devront débuter les traditionnelles tractations propres à la formation d'ungouvernement fédéral.
Alors que la campagne du candidat SPDMartin Schulz avait commencé avec succès, elle s'enraye à mi-parcours, les mauvais sondages s'enchaînant. Son absence médiatique en, pendant la campagne pour l'élection régionale en Westphalie-Rhénanie du Nord se solde par une défaite alors qu'il s'agissait d'un bastion de la gauche, son slogan « La justice sociale » est critiqué (le politologue Oskar Niedermayer notant qu'il s'agit d'un contresens :« Les gens perçoivent différemment leur situation personnelle : ils jugent que cela va bien en Allemagne. Ils ont d'autres préoccupations comme la sécurité ou l'immigration »), tout comme son absence de discours fort sur l'Europe[9].
Dans un contexte diplomatique crispé entre la Turquie et l'Allemagne, portant notamment sur les critiques de Berlin sur l'autoritarisme grandissant du régime turc, le présidentRecep Tayyip Erdoğan demande auxTurcs d'Allemagne (trois millions de personnes, dont1,2 million de binationaux) de ne pas voter pour la CDU, le SPD ou les Verts, partis qu'il considère comme« ennemis de la Turquie »[10].
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Le groupeCDU/CSU (centre droit) conserve la majorité relative des sièges. LeParti social-démocrate (SPD), deuxième, connaît son pire résultat depuis la Seconde Guerre mondiale ; son dirigeantMartin Schulz annonce que le SPD siégera sur les bancs de l'opposition, et ne participera pas à une nouvelle « grande coalition ». Le partiAlternative pour l'Allemagne (AfD) fait son entrée au Bundestag, à la troisième place. La formation d'un gouvernement devrait prendre plusieurs semaines. En l'absence du SPD, unecoalition jamaïcaine entre la CDU/CSU, le FDP et les Verts est considérée comme hautement probable, malgré de grandes divergences sur l'immigration et l'Union européenne entre ces deux derniers[11].
Résultats des élections fédérales allemandes de 2017[12]