| Église Saint-André de Bobigny | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholique | ||
| Type | Église paroissiale | ||
| Rattachement | Diocèse de Saint-Denis | ||
| Fin des travaux | 1980 | ||
| Architecte | Marius Depont | ||
| Style dominant | Brutalisme | ||
| Site web | https://bobigny93.catholique.fr | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Île-de-France | ||
| Département | Seine-Saint-Denis | ||
| Ville | Bobigny | ||
| Coordonnées | 48° 54′ 21″ nord, 2° 26′ 27″ est | ||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Seine-Saint-Denis | |||
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L'église Saint-André est unédifice religieuxcatholiquefrançais deBobigny enSeine-Saint-Denis[1]. Elle est placée sous le vocable desaint André. D'après l'historienMichel Roblin[2], ce culte est attesté à Bobigny depuis leVIIIe siècle[3]. Elle fait partie de la paroisse de Bobigny[4] rattachée audiocèse de Saint Denis.
L'église est située à l'angle de l'avenue Karl-Marx et de la rue Miriam-Makeba, au sein d'un quartier d'architecture moderne de la fin duXXe siècle.
En 1050, demeurait à cet endroit une communauté d’habitants qui était érigée en paroisse, possédait une église placée sous l’invocation de saint André et faisait partie de l’archidiaconé de Paris et dudoyenné deMontreuil[5]. Elle est cédée à l'abbaye Saint-Martin-des-Champs parGeoffroy de Boulogne, évêque de Paris, en 1089-1090. Elle est mentionnée parUrbain II le. À la fin duXIVe siècle, elle a pour curé un nommé Jean Bonneau, aumônier de l'évêque de ParisÉtienne Pourcher, qui meurt assassiné le, et inhumé dans son église. Sa tombe, déplacée, était toujours visible en 1829[6].
La seconde église, bâtie en 1557, est consacrée le de la même année parCharles Boucher d’Orsay, évêque de Mégare, avec la permission d'Eustache du Bellay, évêque de Paris. Elle apparaît sur leplan de Delagrive en 1740, sur le domaine duchâteau de Bobigny. En 1755, l'abbé Lebeuf mentionne cette église paroissiale vétuste, maintes fois réparée, dotée dedeux petits collatéraux aux côtés du chœur et d’une tour étroite qui paroit désigner un ancien édifice sur lequel on auroit couché un nouvel enduit[7]. Dans le chœur, se trouvent quelques anciennes tombes, dont une sépulture féminine pouvant remonter auXIVe siècle. Cet édifice est probablement détruit car il n'apparaît pas sur lacarte des Chasses du Roi, commencée en 1764.
En 1769, cette fois consacrée à Saint-André et Saint-Pierre[8], elle est reconstruite par Philippe-Guillaume Jacquier,vidame deViels-Maisons[9], seigneur de Bobigny[10]. Elle comprenait une nef à deux travées précédé d’unnarthex avec tribune et flanquée de bas-côtés, untransept, un chœur en hémicycle, et enfin un clocher latéral et carré. Les tombes de l'ancien édifice ayant été préservées, l'historienFerdinand de Guilhermy y découvre une dalle funéraire datant de 1294.
Pendant laguerre de 1870, le village est dévasté et la population évacuée. Le clocher et le toit sont abattus par les soldats français du génie pour éviter que les Prussiens ne s’en servent comme point de repère[11]. Elle est finalement incendiée en[12].
Deux ans plus tard, le conseil municipal vote la reconstruction de l'église, au même emplacement, mais cette fois uniquement consacrée à Saint-André. Les travaux sont réalisés en 1873, sous la direction de l'architecte diocésainPaul-Eugène Lequeux, responsable du département de la Seine. La nef est flanquée de collatéraux[13]. Le clocher-porche surmonté d'une flèche reçoitJullie Augustine, la nouvelle cloche baptisée en[14].

Dans lesannées 1960, la municipalité entreprend un projet de rénovation urbaine, destiné à mettre en application des principes à la fois architecturaux et idéologiques. On fait appel aux architectes de l'atelier ATURBA commeClaude Le Goas, Marius Depont et Serge Lana, proches duFront national des architectes (FNA), d’obédience communiste[15].
Sur le plan d'urbanisme de 1969, l’ancienne église Saint-André devait être initialement conservée et placée au centre de lacité Karl-Marx[16]. En, la démolition et la reconstruction de l'église sont votées par le conseil municipal, en invoquant des fondations défaillantes. La destruction est effective en 1980.
Construite en 1980, sur les plans de Marius Depont, auteur de ceux de l'hôtel de ville de Bobigny, elle est inaugurée le parMgrGuy Deroubaix, en présence de l'abbé René Santraine, curé de Bobigny.
La nouvelle église est un bâtiment de bois et de béton dont une élévation du côté gauche rappelant vaguement uneflèche sert de clocher. Sa longue masse informe est entourée des hautes tours et des barres d'immeubles desgrands ensembles.
Ses murs nus de béton ne sont ornés que de quelques objets provenant des anciennes églises bâties puis détruites à cet emplacement, comme une statue en bois doré de saint André de 1760, une autre représentantsaint Fiacre, datant de 1850, ainsi qu'unbénitier de marbre duXVIIIe siècle[17]. Ces deux statues sont inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques sous la référencePM93000495[18]. Un ensemble de neuf verrières abstraites, inscrites à l'Inventaire général du Patrimoine Culturel[19], est réalisé en 1981 parAndré Gence[20].