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Edouard Chevardnadze

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(Redirigé depuisÉdouard Chevardnadze)

Edouard Chevardnadze
ედუარდ შევარდნაძე
Illustration.
Edouard Chevardnadze en 1997.
Fonctions
Président de la Géorgie[Note 1]

(11 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection11 octobre 1992
Réélection5 novembre 1995
9 avril 2000
Premier ministreTenguiz Sigoua
Otar Patsatsia
Ministre d'ÉtatNikoloz Lekichvili
Vaja Lortkipanidze
Guiorgi Arsenichvili
Avtandil Djorbenadze
PrédécesseurZviad Gamsakhourdia
SuccesseurNino Bourdjanadze(intérim)
Mikheil Saakachvili
Président duParlement

(3 ans et 21 jours)
PrédécesseurAkaki Asatiani
SuccesseurZurab Zhvania
Premier ministre de Géorgie
(intérim)

(14 jours)
PrédécesseurTenguiz Sigoua
SuccesseurOtar Patsatsia
Ministre des Affaires étrangères de l'URSS

(5 ans, 5 mois et 18 jours)
PrédécesseurAndreï Gromyko
SuccesseurAleksandr Bessmertnykh
Biographie
Nom de naissanceEduard Amvrossievitch Chevardnadze
Date de naissance
Lieu de naissanceMamati (RSS de Géorgie,URSS)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décèsTbilissi (Géorgie)
NationalitéGéorgienne
Parti politiqueParti communiste de l'Union soviétique
Union des citoyens de Géorgie
ConjointNanouli Chevardnadze
(1929-2004)
Enfants2
ProfessionHistorien
Diplomate
ReligionOrthodoxe

Signature de Edouard Chevardnadzeედუარდ შევარდნაძე

Image illustrative de l’article Edouard Chevardnadze
Présidents de Géorgie
Premiers ministres de Géorgie
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Edouard Chevardnadze (géorgien :ედუარდ შევარდნაძე), avec lepatronymeAmvrossievitch enrusse (Эдуард Амвросьевич Шеварднадзе), né le àMamati (RSS de Géorgie,URSS) et mort le àTbilissi (Géorgie)[1], est unhomme d'Étatsoviétique etgéorgien. Il a été ministre des Affaires étrangères de l'Union soviétique de 1985 à 1990 puis président deGéorgie de 1992 à 2003.

Biographie

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Lorsque Chevardnadze vient au monde en janvier 1928 dans le village de Mamati enGourie, province du sud-ouest de la Géorgie,Staline venait de prendre le pouvoir face àLéon Trotski au sein du Parti communiste (PC), ce qui le conduira à engager lesGrandes Purges (1937–38). D'innombrables personnes furent poursuivies par la police secrète. En, le père de Chevardnadze, Amvrosi, enseignant de son état, est arrêté à son tour. Mais dans le Caucase, les liens d'amitié l'emportaient souvent sur l'idéologie du parti. Un ancien élève et agent des services secrets (NKVD) est intervenu en faveur de Chevardnadze père, et ce dernier a été libéré. Edouard Chevardnadze a une sœur et trois frères, dont Arkadi, mort en en combattant les forces d'invasion allemandes à Brest-Litovsk. De ces évènements marquants et de sa formation, il tire une partie de sa grande faculté d'adaptation, notamment aux situations difficiles.

En 1946, Chevardnadze adhère auKomsomol, l'organisation de jeunesse de l'État, et en 1948, à l'âge de20 ans, il adhère auParti communiste de l'Union soviétique (PCUS) et entre à l'école du parti dont il sort diplômé en 1951.

Il devient fonctionnaire du Komsomol. De à, il est premier secrétaire du Komsomol de laRSS de Géorgie. À29 ans, en 1957, Chevardnadze est devenu chef de l'Union de la jeunesse communiste de la République soviétique de Géorgie.

Poursuivant ses études, il obtient un diplôme d’historien politologue à l’institut pédagogique deKoutaïssi, Géorgie, en. La même année, il devient membre duSoviet suprême de la RSS de Géorgie.

L’époque soviétique

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Fiche originale de laCIA sur Chevardnadze récupérée en 1979 à l'ambassade des États-Unis deTéhéran par des étudiants iraniens.

De1965 à1968, il est ministre de l’Ordre public de la république socialiste soviétique (RSS) de Géorgie, puis de1968 à1972, ministre de l’Intérieur de laRSS de Géorgie.

En1972, il est nommé premier secrétaire du Comité central du PC géorgien, poste qu'il occupe jusqu'en 1985. C'est à ce titre qu'il fait arrêter en1977 les dissidentsMerab Kostava etZviad Gamsakhourdia[2].

De à, il est membre duComité central duPCUS. En, sousLéonid Brejnev, il entre auPolitburo.

De à, il est ministre des Affaires étrangères deMikhaïl Gorbatchev. Partisan de laperestroïka et de la « nouvelle pensée politique », il devient l’un des artisans de la reprise du dialogue avec lesÉtats-Unis, organise le retrait des troupes soviétiques de l’Afghanistan et participe aux négociations de désarmement.

En, durant leputsch de Moscou, il soutientBoris Eltsine dans sa résistance aux putschistes qui ont déposéMikhaïl Gorbatchev et lance des appels à l’Occident, en compagnie d’Alexandre Iakovlev, pour la constitution de comités de soutien à Boris Eltsine.

Chef de l'État

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Coup d'État

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Article connexe :Première guerre d'Ossétie du Sud.

Le, des partisans armés de l'opposition organisent un coup d'État contre le président éluZviad Gamsakhourdia. Un conseil militaire composé des opposants à Gamsakhourdia forme dès lors un gouvernement provisoire. Une de ses premières actions est de déposer officiellement le président Gamsakhourdia. Il se transforme ensuite en Conseil d'État et offre le 10 mars 1992 le poste de président de ce Conseil au vieux rival de Gamsakhourdia, Edouard Chevardnadze[3]. On ne procède à aucune élection ou référendum pour avaliser le changement. Chevardnadzé gouverne de facto comme président. Le, il est élu président du Parlement.

Des accrochages entre les forces pro- et anti-Gamsakhourdia continuent durant les années1992 et1993. Des sympathisants de Gamsakhourdia font prisonniers des membres du gouvernement entraînant des raids de représailles des forces gouvernementales. Un des plus sérieux incidents a lieu àTbilissi le lorsque des sympathisants armés de Gamsakhourdia envahissent les bureaux de la télévision d'État. Ils parviennent à diffuser un message radio déclarant :« le gouvernement légitime a été réinstallé. La junte rouge touche à sa fin ». Cependant, ils furent évacués après quelques heures par la Garde nationale. Ils espèrent ainsi entraîner un soulèvement massif contre le gouvernement de Chevardnadze, mais c'est un échec[4].

Le gouvernement de Chevardnadze impose un régime extrêmement répressif dans toute la Géorgie pour supprimer le « Zviadisme ». Les forces de sécurité et la milice pro-gouvernementale Mkhedrioni procèdent à des arrestations massives et à un harcèlement des militants pro-Gamsakhourdia. Bien que les atteintes faites auxdroits de l'Homme soient critiquées par lacommunauté internationale, le prestige personnel de Chevardnadze lui permet d'être accepté par la communauté internationale[5]. Le 14 août 1992, les troupes gouvernementales entrent enAbkhazie afin de déloger les sympathisants de Gamsakhourdia présents dans cette région[6], déclenchant ainsi laguerre d'Abkhazie. Cependant les atteintes aux droits de l'Homme ne firent que détériorer un peu plus les relations inter-ethniques déjà tendues. En septembre 1993, la guerre entre les forces géorgiennes et les séparatistes abkhazes prend fin. Ce conflit se termina par une défaite du gouvernement, entraînant le départ d'Abkhazie des forces gouvernementales et de 300 000 Géorgiens ainsi que la mort d'environ 10 000 personnes[7].

Guerre civile de 1993

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Chevardnadze démissionne le 17 septembre mais sa démission est rejetée par le Parlement. Il accepte finalement de rester au pouvoir en échange du gel du Parlement pendant trois mois[8].

Gamsakhourdia saisit rapidement l'occasion de renverser Chevardnadze. Le, il retourne enGéorgie et établit un gouvernement « en exil » dans la ville deZougdidi, dans l'ouest du pays. Il annonce qu'il souhaite continuer la « lutte pacifique contre la junte militaire illégale » et se concentre sur la formation d'une coalition anti-Chevardnadze basée sur le soutien des régions de Samegrelo (Mingrélie) et d'Abkhazie. Il crée également une force armée importante, capable d'agir relativement librement face aux faibles forces de sécurité du gouvernement[9]. Après avoir initialement demandé la tenue immédiate d'élections, Gamsakhourdia profite de la déroute de l'armée géorgienne pour récupérer d'importantes quantités d'armes, abandonnées lors du retrait des forces gouvernementales[10]. Une guerre civile embrase l'ouest du pays à partir d'octobre 1993. Les forces de Gamsakhourdia prennent plusieurs villes clefs ainsi que d'importants nœuds ferroviaires et routiers. Les forces gouvernementales se replient dans le désordre, laissant peu d'obstacles entre les forces de Gamsakhourdia et la capitaleTbilissi. Cependant, la capture par Gamsakhourdia dePoti, port géorgien situé sur lamer Noire et vital pour l'économie de la région, menace les intérêts de laRussie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie (pays totalement enclavé dont les échanges dépendent des ports géorgiens)[11]. Dans un apparent, et très controversé, quiproquo, les trois pays apportent leur soutien au gouvernement de Chevardnadze qui en retour accepte d'adhérer à laCEI. Alors que le soutien de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan n'est que purement politique, la Russie mobilise rapidement des troupes pour aider le gouvernement géorgien. Le20 octobre, environ 2 000 soldats russes se déploient en Géorgie pour protéger le réseau ferroviaire géorgien. Ils apportent également un soutien logistique et matériel aux forces gouvernementales, mal équipées[12]. Le soulèvement organisé par Gamsakhourdia échoue rapidement et la ville de Zougdidi tombe le6 novembre[13].

Président de Géorgie

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Le 5 novembre 1995, Chevardnadzé est éluprésident de Géorgie.

Durant son mandat, il échappe à plusieurs attentats, notamment en 1995 et en 1998, alors que l’opposition s’organise autour de l’Institut de la Liberté soutenu par des capitaux étrangers, surtout américains dont ceux du financierGeorge Soros et l’USAID.

Il estréélu président en 2000, avec 80 % des suffrages exprimés. Ses adversaires dénoncent une « farce électorale ».

En 2002, il obtient desÉtats-Unis l’envoi de 200 instructeurs pour former des bataillons de l’armée géorgienne à lalutte antiterroriste.

Événements de 2003

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Article connexe :Révolution des Roses.

Les élections législatives du 2 novembre 2003 voient la victoire des candidats progouvernementaux. Mais cette victoire est contestée par l’opposition du Mouvement national deMikheil Saakachvili, du Parti travailliste deChalva Natelachvili et du Bloc démocratique deNino Bourdjanadze etZourab Jvania. Ceux-ci réclament la démission d'Edouard Chevardnadze, appellent le peuple à ladésobéissance civile et à descendre dans la rue. Le4 novembre, des milliers d’opposants défilent dans la capitaleTbilissi. Le9 novembre, les discussions entre le président et l’opposition pour mettre fin aux troubles post-électoraux échouent. Le20 novembre, les résultats définitifs publiés, créditant la coalition présidentielle de plus de 40 % des voix.

Le 22 novembre, les manifestants envahissent le Parlement, contraignant Edouard Chevardnadze à interrompre son discours d’ouverture et à déclarer l'état d’urgence. Le lendemain, le ministre russe des Affaires étrangères,Igor Ivanov, Russe de Géorgie, tente une ultime médiation qui aboutit, le jour même, à la démission du président Chevardnadze.Nino Bourdjanadze, en tant que présidente du Parlement, devient présidente de Géorgie par intérim.

Après la présidence

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Après son départ du pouvoir, Edouard Chevardnadze accuseGeorge Soros, via ses fondationsOpen Society Institute et Liberty Institute, d'avoir financé et organisé un « coup d'État » (en particulierKmara)[14].

Edouard Chevardnadze meurt à l'âge de 86 ans des suites d'une longue maladie, le 7 juillet 2014, à Tbilissi. Il est enterré le 13 juillet suivant.

Il était membre honoraire duClub de Rome[15].

Héritage

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Si pour Levan Ramichvili, président de l'Institut des libertés (qui a joué un rôle important lors de la révolution de 2003), Edouard Chevardnadze« n'a été qu'un opportuniste, en pur produit du système soviétique. Il n'a pas agi par conviction », Nicolas Jallot, biographe de l'ancien président nuance ces propos :« C'était certes un "Soviétique", mais dès les années 1980, il souhaite la fin de l'URSS et l'indépendance de la Géorgie. […] Il me disait qu'il n'avait pas été un philosophe politique, mais plutôt un politicien opportuniste, pragmatique et impitoyable ». Sa chute, en 2003, était attendue par une population vivant avec seulement quelques heures d'électricité par jour, dans un régime corrompu. La perte de l'Abkhazie en 1993 lui est également reprochée. En revanche, il est mis à son crédit d'avoir redressé le pays après son indépendance, miné par une guerre civile et des séparatistes, l'arrimant dans le camp occidental (en coopérant avec l'OTAN et construisant trois pipelines à partir des hydrocarbures de lamer Caspienne)[16]. À l'époque soviétique en mars1989, il fut la seule personnalité étrangère à avoir jamais été reçu àQom par l'ImamKhomeini.

Notes et références

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Notes

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  1. Président du Conseil d'État du au, puis exercede facto le pouvoir exécutif en tant que président du Parlement jusqu'au.

Références

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  1. « L'ex-président géorgien Edouard Chevardnadzé, artisan de la perestroïka dans les années 1980, est mort », francetvinfo.fr, 7 juillet 2014.
  2. Christoph Zürcher,The Post-Soviet Wars: Rebellion, Ethnic Conflict, and Nationhood in the Caucasus,New York University Press, 2007,page 128
  3. Shevardnadze to Head Georgia's Ruling Body; Ex-Soviet Official Hopes to `Save' Homeland sur le Washington Post du 11 mars 1992
  4. Supporters of Ousted Georgian President Fail in Attempt to Topple State Council sur le Christian Science Monitor du 25 juin 1992
  5. Baker Detours to Visit an Old Friend in Need sur le Washington Post du 26 mai 1992
  6. SHEVARDNADZE SAYS VIOLENCE MUST STOP GEORGIA'S LEADER SAID HE WOULD QUIT IF ETHNIC AND POLITICAL WARFARE BLOCKED ELECTIONS NEXT MONTH sur le Philadelphia Inquirer du 22 septembre 1992
  7. LETTER OF HUMAN RIGHTS WATCH/HELSINKI TO GEORGIAN HEAD OF STATE AND PARLIAMENTARY CHAIRMAN EDUARD SHEVARDNADZE sur le site Human Rights Watch
  8. Encyclopædia Universalis, « 14-27 septembre 1993 - Géorgie. Prise de Soukhoumi par les Abkhazes et offensive des partisans de l'ex-président Zviad Gamsakhourdia - Événement », surEncyclopædia Universalis(consulté le).
  9. Georgia's former leader hopes people will return him to power sur le Washington Times du 16 octobre 1993
  10. GEORGIA'S EX-LEADER EMERGES AS NEW THREAT ZVIAD GAMSAKHURDIA HAS ORGANIZED A MILITARY FORCE AND IS DEMANDING THAT EDUARD SHEVARDNADZE RESIGN. sur le Philadelphia Inquirer du 30 septembre 1993
  11. REBELLION BREAKS OUT IN GEORGIA FORMER PRESIDENT GAMSAKHURDIA'S FORCES TOOK A PORT CITY. THE PORT, POTI, IS THE LAST MAJOR ENTRY FOR GOODS. sur le Philadelphia Inquirer du 3 octobre 1993
  12. Yalta II sur le Washington Post du 24 juillet 1994
  13. EMBATTLED CITY EMBODIES GEORGIANS' SPLIT LOYALTIES sur le Philadelphia Inquirer du 8 novembre 1993
  14. Régis Genté, « Les ONG internationales et occidentales dans les « révolutions colorées » : des ambiguïtés de la démocratisation »,Revue Tiers Monde, Armand Colin,no 193,‎(ISBN 9782200924614,lire en ligne)
  15. (en)Liste des membres honoraires du Club de Rome
  16. Régis Genté, « Disparitions - Edouard Chevardnadze, ancien président géorgien »,Le Figaro, mardi 8 juillet 2014, page 11.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Nicolas Jallot,Le Renard blanc du Caucase, Belfond, 2005.

Article connexe

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Liens externes

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