Pour les articles homonymes, voirEmpain.
| Directeur général | |
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| Baron Empain | |
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| Prédécesseur | Jean Empain(d) |
| Successeur | Jean Francois Empain(en) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Surnom | |
| Nationalité | |
| Domiciles | |
| Activités | |
| Famille | Famille Empain(d) |
| Père | Jean Empain(d) |
| Mère | Rozelle Rowland(d) |
| Enfant | Jean Francois Empain(en) |
| Parentèle | Édouard Louis Joseph Empain (grand-père paternel) |
Le baronÉdouard-Jean Empain, ditWado, né le àBudapest et mort le àPontoise[1], est unhomme d'affairesbelge.
Président-directeur général du groupeEmpain-Schneider de1971 à1981, il est victime d'un enlèvement en 1978.
Édouard-Jean Empain est le petit-fils du général baronÉdouard Empain et le fils de Jean (dit Johnny) Empain et de l'artiste américaine du burlesqueRozell Rowland. À la mort de son père, il est adopté par Édouard-Louis, le cousin germain de son père, qui épouse sa mère devenue veuve. Il est appelé « Wado » par ses proches[2]. Il obtient son baccalauréat, mais ne fait pas d'études supérieures[3].
En 1957, il épouse Silvana Bettuzzi, dont il a trois enfants : Patricia, Christine et Jean-François[4],[5]. La même année, il contraint son oncle et beau-père à signer les « accords de Neuilly » qui prévoient son accession à la présidence de la holding familiale.
En 1963, il occupe la position d'actionnaire principal du groupeSchneider S.A., puis en 1972 devient président du nouveau groupeEmpain-Schneider, position qu'il cédera en 1981 àDidier Pineau-Valencienne. Il est également, par l'intermédiaire de son groupe, à la tête de diverses entreprises commeFusalp[6].
Le, Édouard-Jean Empain est enlevé à la sortie de son domicile parisien,avenue Foch. Ses ravisseurs, dirigés parGeorges Bertoncini, demanderont une rançon de 80 millions defrancs français (ramenée ensuite à 40 millions) et l'amputeront de la première phalangede son auriculaire gauche pour faire pression sur la famille, à laquelle est adressé ce morceau de doigt par la poste. Après plusieurs tentatives de libération, il sera relâché le près d'une station de métro. Le procès de ses ravisseurs eut lieu en décembre1982, ils écoperont de 5 à 20 ans de réclusion criminelle[7].
Il racontera qu'à son retour seul sonlabradorLove a manifesté sa joie de le revoir. Sa famille, ses amis et ses collaborateurs l'avaient déjà enterré et les révélations sur ses relations extraconjugales font la joie de la presse[8]. Ses relations avec ceux-ci se dégradèrent complètement jusqu'à ce qu'il coupe les ponts et commence une nouvelle vie[7].
Un an après sa libération, il divorce de son épouse Sylvana[9].
En 1981, Édouard-Jean Empain vend ses parts dans le groupeEmpain-Schneider, puis se reconvertit dans l'immobilier et les produits pétroliers[9].
Il partage alors son temps entreParis etMonaco. C'est d'ailleurs dans la capitale française qu'il fait la connaissance d'un ancien mannequin, Jacqueline Ragonaux, avec qui il partagera sa vie durant 8 ans avant de l'épouser à Monaco en[9].
En 2003, il est poursuivi, avec un de ses associés (Éric Graham), pour banqueroute frauduleuse en 1998 de sa société immobilière SNC Empain-Graham, mais tous deux sont finalement relaxés[10].
Il meurt en 2018 et est enterré aucimetière de Bouffémont[11].