Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Éditions universitaires de Dijon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Éditions universitaires de Dijon
Repères historiques
Création1928
Fiche d’identité
Forme juridiquePresses universitaires, service commun de l'université
Siège socialDijon (France)
Dirigée parMarie-Ange Fougère, Professeure des Universités
Spécialitéssciences humaines et sociales principalement
Langues de publicationFrançais (sauf exceptions)
DiffuseursAFPU-Diffusion ;OpenEdition Books
Site webhttps://eud.ube.fr/
Préfixe ISBN978-2-905965
978-2-915552
978-2-915611
978-2-36441Voir et modifier les données sur Wikidata
modifier 

Éditions universitaires de Dijon (« EUD ») est une maison d’édition fondée en 1928 par l’université de Dijon (aujourd’hui Université Bourgogne Europe). Le service des presses universitaires est né avec la création de la collection des « Publications de l’Université de Dijon » durant l'entre-deux-guerres, période propice à une reprise en main de l’édition par les universitaires. En 2022, elle a adopté la chaîne d’édition structuréeMétopes pour la production multisupport de ses ouvrages imprimés et numériques. Outre le catalogue en ligne, EUD est présente sur les plateformes OpenEdition Books, Cairn, Preo, Persée, et les publications sont diffusées par l’Association française des presses d’université (AFPU Diffusion).

Histoire

[modifier |modifier le code]

Éditions universitaires de Dijon, ou EUD, structure éditoriale de l’Université Bourgogne Europe, fait partie des premièrespresses universitaires françaises fondées au début duXXe siècle, avec les Publications de l’université de Provence et lesPresses universitaires de Strasbourg[1].

Prémices de l’activité éditoriale (1891-1914)

[modifier |modifier le code]
Couverture du premier numéro de la Revue bourguignonne de l'enseignement supérieur
Premier numéro (1891) de laRevue bourguignonne de l'enseignement supérieur

À l’origine des EUD[2] se trouve laRevue bourguignonne de l’enseignement supérieur[note 1] (1891-1902), qui devient laRevue bourguignonne (1903-1914)[note 2].

Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur (1891)

[modifier |modifier le code]

L’objectif de cette revue trimestrielle est de fournir aux facultés dijonnaises « un recueil qui [serve] d’organe à leur action scientifique et [fasse] peu à peu ressortir l’unité de leur vie collective »[3]. Comme le service de presses universitaires qui lui succède, la revue fait connaître les recherches en cours dans toutes les disciplines au sein de l’université de Dijon durant vingt-quatre années. Le titre cesse de paraître à la veille de laPremière Guerre mondiale « à la fois du fait de la pénurie de papier, de la mobilisation et de la suspension des subventions en raison de l’économie de guerre »[4].Ernest Champeaux, professeur d’histoire du droit, cherche dès 1919 à la relancer « car il considère cette revue comme le reflet des activités de la recherche dijonnaise et un moyen de valoriser l’université à l’échelle locale et internationale »[4].

La volonté de fonder des presses universitaires à but non lucratif, sur le modèle des universités anglo-saxonnes, favorise dans la France d’après-guerre une reprise en main de l’édition et de la diffusion des travaux scientifiques par les universitaires[note 3].

Naissance du service des presses (1928)

[modifier |modifier le code]

En 1928, le projet renaît sous la forme d’une collection d’ouvrages : les « Publications de l’Université de Dijon »[5] ou « PUD »[6].

« Publications de l’Université de Dijon »

[modifier |modifier le code]
Couverture du premier numéro des Publications de l'université de Dijon
Premier numéro (1928) des « Publications de l'Université de Dijon » ou PUD

Cette nouvelle collection se compose de « fascicules, d’un volume inégal, [qui] contiendront chacun une ou plusieurs études rédigées par des professeurs des diverses Écoles ou Facultés. Ils toucheront donc aux domaines variés de l’activité scientifique qui sont l’objet d’un enseignement à Dijon »[7]. Ainsi, le premier numéro, intitulé « Mélanges », accueille cinq travaux reflétant cette volonté, dont les auteurs sontAugustin Boutaric (physicien et chimiste),Georges Connes (spécialiste de littérature anglaise et américaine), Pierre Petot (historien du droit),Louis Stouff (historien du droit).

Le service des presses universitaires qui s’est constitué autour de cette publication adopte plus tardivement l’intitulé actuel, « Éditions universitaires de Dijon », à la suite du rassemblement sous cette nouvelle dénomination de la collection initiale « PUD » avec d'autres collections et périodiques édités par ailleurs au sein de l'établissement[8]. On le voit mentionné pour la première fois sur la couverture du fascicule n° 62 de 1985[note 4].

« Publications de l’Université de Bourgogne »

[modifier |modifier le code]
Couverture du premier numéro de la collection portant la nouvelle appellation Publications de l'université de Bourgogne.
Premier numéro (1987) sous la nouvelle appellation « Publications de l'Université de Bourgogne » ou PUB

Le titre de la collection évolue près de soixante ans après sa création, en écho au changement de nom de l’université de Dijon, devenu université de Bourgogne. La transition entre les deux appellations, PUD et PUB, s'étend sur deux ans, au détriment du fascicule n° 63 daté de 1986, dont la couverture et la page de titre ne mentionnent aucune collection[6]. C’est sur le fascicule n° 64, en 1987, qu'apparaît la nouvelle appellation « Publications de l’Université de Bourgogne », associée à la maison d'édition.

En 2000, cette collection unique cède la place à plusieurs collections thématiques et disciplinaires[2].

À cette époque, les presses universitaires dijonnaises sont « réparties dans 3 bureaux pleins de livres » dans le bâtiment Droit et Lettres de l’université[2]. Elles sont associées en 2010 au pôle culture[9]. Enfin, en 2011, elles emménagent dans les locaux tout juste inaugurés de la Maison des sciences de l’homme[note 5],[10], sur le campus universitaire Montmuzard de Dijon[11].

Quelques étapes (1928-2022)

[modifier |modifier le code]

À sa création, le service de publication est dirigé par les membres du comité de rédaction des « Publications de l’Université de Dijon ».

« Depuis la fondation jusqu’à la fin des années 1970, les titres se succèdent, numérotés, tous d’aspects semblables, austères et volumineux »[2]. Jean Bart, professeur à la faculté de droit et de science politique de l’université de Dijon[12], prend la direction du service en 1979. Il « modernise une première fois la présentation des couvertures. Et c’est en 2000, sous l’influence de Carole Durix, qu’apparaissent [...] les couvertures illustrées et la répartition des titres en collections »[2]. En 2005, Jacques Poirier s’interroge sur l’édition électronique : « S’il est clair que les revues universitaires sont menacées, et que l’édition électronique, la diffusion en ligne sont une alternative, encore reste-t-il à trouver une logique économique, une articulation entre le gratuit et le payant »[2]. La commercialisation d’ouvrages numériques au sein de l’université de Bourgogne démarre huit ans plus tard, impulsée par Hervé Duchêne[13]. Près de 1 100 ouvrages sont ainsi distribués entre 2013 et 2024, au format Kindle sur Amazon et au format epub sur l’Apple Store. Dès 2022, une collaboration débute avec la Maison des sciences de l’homme de Dijon pour une édition numérique et ouverte[14]. Les EUD, sous la direction de Marie-Ange Fougère, mettent en œuvre les dispositions adoptées par l’établissement universitaire dans sa feuille de route « science ouverte »[15].

Organisation

[modifier |modifier le code]

Direction des presses

[modifier |modifier le code]

Sous la responsabilité du président de l’université, membre de droit du comité éditorial[2], Éditions universitaires de Dijon est un service commun qui contribue à la diffusion et à la valorisation de la recherche[16].

  • 1928 à 1979 : direction du service des presses assurée par les membres du comité de rédaction des « Publications de l’Université de Dijon », notamment Augustin Boutaric, Georges Connes, Pierre Petot, Louis Stouff, etc.
  • 1979 à 2000 : Jean Bart[2]
  • 2000 à 2005 : Carole Durix[2]
  • 2005 à 2012 : Jacques Poirier[2]
  • 2013 à 2020 : Hervé Duchêne[17]
  • Depuis 2021 : Marie-Ange Fougère[18]

Comité éditorial

[modifier |modifier le code]

Les choix éditoriaux des EUD sont décidés par un comité éditorial rassemblant plus d’une vingtaine de personnes. Il se réunit quatre fois par an sous la gouvernance duprésident de l’université et de la direction des presses, tous deux membres de droit[2]. Ce comité se compose principalement de représentants de laboratoires desciences humaines et sociales. Il accueille aussi des représentants d’organismes extérieurs jouant un rôle dans la diffusion du savoir et de la culture enBourgogne Franche-Comté : lesPresses universitaires de Franche-Comté (PUFC), leCentre régional du livre (CRL), laDirection régionale des affaires culturelles (DRAC), la librairie Grangier et labibliothèque municipale de Dijon[19].

Champs disciplinaires

[modifier |modifier le code]

Les disciplines abordées sont essentiellement issues des sciences humaines et sociales, même si la maison d’édition est également ouverte aux sciences et techniques comme en témoigne la collection « Sciences » avec les titres suivants :Les Merveilles de l’évolution, 2002[20] ;Traitements de surface et nouveaux matériaux, 2007[21] ;Odeurs et émotions, 2013[22] ;La saga du resvératrol, 2025[23] ; etc.

Les principales thématiques couvertes, déclinées sur le site de l’éditeur sont les suivantes[24] : archéologie ; architecture et urbanisme ; arts et histoire de l’art ; cinéma ; critique littéraire ; droit ; économie ; gestion ; sciences politiques ; études théâtrales ; gastronomie ; géographie et voyages ; histoire ; langues et civilisations étrangères ; linguistique et stylistique ; littérature ; musicologie ; pédagogie ; philosophie ; sciences ; sciences et technologies de l’information et de la communication ; sciences sociales ; sociologie ; sciences de l’éducation ; techniques et technologies ; vigne et vin.

Diffusion

[modifier |modifier le code]

Les presses universitaires disposent d’un catalogue éditeur sur leur site internet, où sont commercialisés tous les ouvrages parus depuis 1928. Elles disposent par ailleurs d’un site éditeur surOpenEdition Books où sont consultables enaccès ouvert tous les ouvrages récents parus au format numérique[25]. Ceux-ci sont également commercialisés au formatepub oupdf[26], notamment auprès desbibliothèques universitaires. Toutes les publications sont diffusées par l’Association française des presses d’université (AFPU Diffusion), dont la mission est la diffusion en librairie de livres et de revues d’éditeurs universitaires en sciences humaines et sociales[27].

Patrimoine imprimé

[modifier |modifier le code]

La maison d’édition publie en moyenne une quarantaine d’ouvrages chaque année[14], principalement au sein de collections relevant du domaine des sciences humaines et sociales, à l'exception de la collection « Sciences ». Elle collabore également à la publication et à la diffusion de revues.

Publications en série

[modifier |modifier le code]

Collections

[modifier |modifier le code]

En 2000, la collection unique « Publications de l’Université de Bourgogne » cède la place à plusieurs collections thématiques et disciplinaires[2] listées ci-dessous par ordre chronologique de création.

  1. « Publications de l’Université de Dijon », devenues « Publications de l’Université de Bourgogne » à partir de 1987 (ISSN 0223-3762), 1928 à 2001[6] ;
  2. « Kaléidoscopes » (ISSN 1283-2138), 1997 à 2012[28] ;
  3. « U21 » (ISSN 1624-2289), 2000[29] ;
  4. « Écritures » (ISSN 1630-0858), 2001[30] ;
  5. « Institutions » (ISSN 1628-5417), 2001[31] ;
  6. « Sociétés » (ISSN 1628-5409), 2001[32] ;
  7. « Sciences » (ISSN 1637-8210), 2002[33] ;
  8. « Langages » (ISSN 1762-1720), 2003[34] ;
  9. « Art, archéologie et patrimoine » (ISSN 1768-1936), 2004[35] ;
  10. « Sources » (ISSN 1772-4872), 2005[36] ;
  11. « Corpus des œuvres de philosophie en langue française » (ISSN 0765-4685), 2008 à 2011[37] ;
  12. « Histoire et philosophie des sciences» (ISSN 1966-799X), 2008[38] ;
  13. « U-Cultures » (ISSN 2103-4869), 2009[39] ;
  14. « Histoires » (ISSN 2269-8000), 2013[40] ;
  15. « Jeunesse » (ISSN 2276-1969), 2014[41] ;
  16. « Essais » (ISSN 2491-0570), 2015[42] ;
  17. « Héritages » (ISSN 2429-9138), 2015 à 2016[43] ;
  18. « Cahiers Frédéric Dard » (ISSN 2555-2244), 2017[44] ;
  19. « Archives » (ISSN 2610-2293), 2018[45] ;
  20. « Musiques » (ISSN 2607-7302), 2018[46] ;
  21. « Jazz Album » (E-ISSN 3073-5092), 2024[47].

Revues

[modifier |modifier le code]

Les EUD collaborent à la publication et à la diffusion de plusieurs revues imprimées, depuis laRevue bourguignonne de l'enseignement supérieur, qui a préfiguré ces presses universitaires, jusqu’à la création, en 2022, de leur première revue nativement numérique et ouverte. Elles sont listées ci-dessous par ordre chronologique de publication.

  • Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur (ISSN 1241-834X), 1891 à 1903[48]
  • Revue bourguignonne (ISSN 1241-8358), 1903 à 1914[48]
  • Annales de Bourgogne (ISSN 0003-3901), de 2012 à 2023 : la revue a été éditée et diffusée au format imprimé par les EUD, avant d’intégrer la plateforme de diffusion Cairn[49]
  • RAE Suppléments (ISSN 1773-6773), depuis 2018 : plusieurs suppléments de laRevue archéologique de l’Est ont été publiés au format imprimé par les EUD dans la collection « Arts, archéologie et patrimoine » :Quand le défunt échappe à la nécropole (Suppl.RAE n° 46), 2018[50] ;Du Bronze moyen à l'aube du Bronze final en Bourgogne orientale (Suppl.RAE n° 50), 2020[51] ;Archéologie du bâti (Suppl.RAE n° 51), 2020[52] ;Parures cérémonielles en France orientale au Bronze final (Suppl.RAE n° 53), 2021[53] ;La nécropole tumulaire de Nordhouse (Bas-Rhin). Cinq siècles d’histoire entre le Bronze final IIIb et la Tène B1 (Suppl.RAE n° 54), 2022[54] ;La Grande Grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne) (Suppl.RAE n° 57), 2024[55] ;Conflits armés et gestes guerriers au Néolithique (Suppl.RAE n° 58), 2025[56]
  • Savoirs en lien (ISSN 2968-0263), 2022[57],[58]


Quelques auteur·rices

[modifier |modifier le code]

Parmi les auteurs ayant publié chez les Éditions universitaires de Dijon, on compte notamment (par ordre alphabétique) :

Claude Abromont,Dominique Andolfatto, Michel Baridon, Jean Bart,Geneviève Bianquis,Annie Bleton-Ruget,Augustin Boutaric, Marcel Bouchard, Catherine Brun,Philippe Bruneau,Jean Chaline,Georges Connes, Sylvie Crinquand,Bernard Duchatelet, Hervé Duchêne, Carole Durix, Marie-Ange Fougère, Corinne François-Denève, Florence Fix,Henri Garric,Laurence Giavarini, Philippe Gonin,Alexandre Grandazzi, Olivier Jacquet,Michel Hastings, Clémentine Hugol-Gential,Nicolas Hatzfeld, Françoise Humbert (Zehnacker), Muriel Joubert, Christine Lamarre,Sylvie Le Clech, Sabine Lefebvre,Pierre Lévêque,Christophe Lucand, Hervé Marchal, Rachel Mazuy, Valérie Morisson, Cécile Narjoux, Maud Navarre,Alexandre Papadiamantis [trad. par René Bouchet],Jocelyne Pérard, Pierre Petot,Michel Pigenet, Muriel Plana,Philippe Poirrier, Stéphane Ratti, Éric Sergent,Louis Stouff,Vincent Tabbagh,Xavier Vigna,Jean Vigreux,Marcel Vigreux, Dimitri Vouzelle,Serge Wolikow.

Distinctions

[modifier |modifier le code]

Plusieurs distinctions, liées à un territoire ou à une thématique[note 6], ont été attribuées à certains ouvrages de la maison d’édition. En voici une liste non exhaustive, présentée par ordre chronologique des récompenses obtenues :

  • 2002 - Prix Lucien Perriaux -Les Maisons fortes en Bourgogne du nord du XIIIe au XVIe siècle, d’Hervé Mouillebouche, « Sociétés », EUD, 2002[59].
  • 2016 - Prix de l’OIV dans la catégorie Histoire -Le Pinard des Poilus. Une histoire du vin en France durant la Grande Guerre (1914-1918), de Christophe Lucand, « Histoires », EUD, 2015[60].
  • 2016 - Prix Lucien Perriaux -Le goût du Moyen Âge en Bourgogne. La Rochepot et les châteaux néogothiques (1820-1940), de Laurent Saccaro, « Arts, archéologie et patrimoine », EUD, 2016[59].
  • 2018 - Prix littéraire lorrain Georges Sadler de l’Académie de Stanislas -La reconstruction de la Champagne méridionale après la guerre de Trente ans, de Sylvain Skora, « Histoires », EUD, 2019[61].
  • 2020 - Prix Grammaticakis-Neumann -Les aveux de la chair sans masque, de Stéphane Ratti, « Archives », EUD, 2018[62].
  • 2020 - Prix de l’OIV dans la catégorie Symposia -Vin et gastronomie. Regards croisés, sous la dir. de Jocelyne Pérard et Olivier Jacquet, « Sociétés », EUD, 2019[63].
  • 2020 - Prix Lucien Perriaux -1870-1871, souvenirs d’une défaite. Mémoire d'une guerre en Côte-d’Or, d’Éric Sergent, « Essais », EUD, 2020[59].
  • 2020 - Prix Lucien Perriaux -Passants ne les oubliez pas. La mémoire de la guerre de 1870-1871 en pays nuiton, d’Éric Sergent, « Histoires », EUD, 2020[59].
  • 2022 - Prix Lucien Perriaux  -Au pays de Cîteaux. L’architecture des églises rurales du Nuiton au début du XIIIe siècle, de Sylvain Demarthe, « Arts, archéologie et patrimoine », EUD, 2021[59].
  • 2022 - Prix de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon -Le moment adolescent. La fiction narrative occidentale à l'épreuve d'un morceau de temps (1923-1954), « Écritures », de Blandine Puel, EUD, 2023[64].
  • 2023 - Prix Philippe Viannay-Défense de la France -Pionnier de la Résistance. Le réseau Grenier-Godard (1940-1942), de Dimitri Vouzelle, « Histoires », EUD, 2022[65].
  • 2024 - Prix du Centre d’histoire de la vigne et du vin (CHVV),  -Le goût des vins d’origine. Genèse, construction et triomphe des AOC au XXe siècle, d’Olivier Jacquet, « Sociétés », EUD, 2024[66].
  • 2024 - Prix Lucien Perriaux -Être juif en Côte-d’Or (1933-1952). Espoirs et désastre, de Dimitri Vouzelle, « Histoires », EUD, 2024[59].
  • 2025 - Prix de l’OIV dans la catégorie Histoire, -Le goût des vins d’origine. Genèse, construction et triomphe des AOC au XXe siècle, d’Olivier Jacquet, « Sociétés », EUD, 2024[60].

Édition numérique ouverte

[modifier |modifier le code]

La feuille de route « science ouverte » adoptée le 9 juin 2022 par l’université de Bourgogne, prévoit un axe de travail visant à « soutenir et promouvoir l’édition scientifique ouverte » au sein de l’établissement, notamment pour que les « créations à venir de publications en série (revues et collections) [soient] envisagées d’emblée au format numérique ouvert »[15].

Transformation du processus éditorial (2022)

[modifier |modifier le code]

En 2022, la maison d’édition entame une conversion visant à diffuser ses ouvrages en ligne pour les rendre accessibles au plus grand nombre, en adoptant les pratiques inscrites dans la feuille de route de l’établissement. Elle bénéficie pour cela du soutien de la Maison des Sciences sociales et des Humanités de Dijon, dont les activités éditoriales s’inscrivent dans les objectifs du Réseau national des MSH[67]. Dès 2023, les EUD sont partenaires du projet subventionné à hauteur de 194 380 € déposé par l’université de Bourgogne auprès du Fonds national science ouverte[68]. Les presses avancent par étape, en s’appuyant sur les opérateurs nationauxOpenEdition,Persée et Métopes[26].

Les EUD mettent en place un nouveau processus éditorial en adoptant la chaîne d’édition structurée Métopes pour la production courante, en vue d’une diffusion sur des supports multiples, imprimés et numériques. Les ouvrages récents, édités à partir de 2021, sont diffusés en version numérique sur la plateforme OpenEdition Books. Les contenus sont immédiatement accessibles et lisibles au format html, tandis que les formats epub et pdf sont commercialisés. Les quatre premières collections à bénéficier de cette transition sont : « Arts, archéologie et patrimoine » (ISSN 1768-1936), « Écritures » (ISSN 1630-0858), « Histoires » (ISSN 2269-8000), « Sociétés » (ISSN 1628-5409)[26].

Premières publications créées au format numérique ouvert (2022-2024)

[modifier |modifier le code]

La revueSavoirs en lien (ISSN 2968-0263)

[modifier |modifier le code]
Logo de la revue Savoirs en lien
Logo de la revue numériqueSavoirs en lien

En 2022, les EUD portent un intérêt nouveau à l’édition de revue numérique en libre accès avec la création deSavoirs en lien (ISSN 2968-0263)[14], à l'initiative de Stéphanie Genand, professeure delittérature française du XVIIIᵉ siècle. Cette revue pluridisciplinaire en sciences humaines est portée par l’équipe de recherche du Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures (CPTC), regroupant littéraires, linguistes, historiens et philosophes. Diffusée sur la pépinière de revues Preo[57],Savoirs en lien est la première revue née au sein de la maison d’édition au format numérique ouvert.

La collection « Jazz Album » (E-ISSN 3073-5092)

[modifier |modifier le code]
Image de la couverture du premier numéro de la collection Jazz Album
Couverture du premier numéro de la collection « Jazz Album »

À la même période, le projet de création d’une nouvelle collection dans le champ musical voit le jour sur la proposition de Philippe Gonin,maître de conférence enmusicologie, qui dirige déjà la collection imprimée « Musiques » (ISSN 2607-7302)[46].

« Jazz Album » (E-ISSN 3073-5092) fait son apparition en ligne en 2024[69],[70],  sur OpenEdition Books sous les mêmes conditions de libre accès et de commercialisation des formats epub et pdf que les autres collections[26]. Il s’agit de la première collection des EUD diffusée nativement au format numérique ouvert[14].

Transition des collections imprimées vers le numérique ouvert (2024-2025)

[modifier |modifier le code]

Dans le même temps, les quatre collections mentionnées précédemment ainsi que la collection patrimoniale des « Publications de l’Université de Dijon » (ISSN 0223-3762), font l’objet d’un partenariat avecPersée pour le traitement et la diffusion numérique en libre accès, de manière rétraoactive, des ouvrages édités entre 1928 et 2020-2021[71].

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et Références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. « Revue publiée par les professeurs des facultés et de l'École de médecine et de pharmacie de Dijon dont 12 années sont disponibles en libre accès », surGallica(consulté le)
  2. « Revue bourguignonne (Dijon) », surdata.bnf.fr(consulté le)
  3. ValérieTesnières, « Fondation des Presses universitaires de France (PUF) »Accès libre, surFrance Mémoire,(consulté le) :« Parmi les pionniers de cette mouvance, Maurice Caullery, biologiste et fondateur des PUF, « a étudié le fonctionnement de presses universitaires britanniques et américaines où les instances de décision reposent sur les communautés académiques sans délégation à un éditeur privé », et dont les dividendes sont réinvestis en priorité dans la production éditoriale. »
  4. « Consulter la couverture du fascicule n° 62, 1985 des PUD sur Commons. »
  5. Maison des Sciences sociales et des humanités, depuis janvier 2025
  6. Le prix de l'OIV (1930) est une reconnaissance à l’échelle internationale dans le secteur vitivinicole. Le prix Lucien Perriaux (1985) encourage la recherche historique ou archéologique sur le Pays Beaunois. Le Prix Philippe Viannay-Défense de la France (1991) couronne un ouvrage ou un manuscrit inédit consacré à la Résistance au nazisme en France ou en Europe. Le prix Grammaticakis-Neumann (2000) est destiné au meilleur travail scientifique compatible avec l'esprit de la philosophie pragmatique. Le prix littéraire lorrain Georges Sadler (2015) est attribué aux ouvrages en prose, de forme historique, folklorique ou romancée, se rapportant à la Lorraine par son thème ou son auteur.

Références

[modifier |modifier le code]
  1. BenjaminAssié,L'Édition universitaire, École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques [enssib],coll. « Études et enquêtes »,, 104 p.(lire en ligneAccès libre),p. 41
  2. abcdefghijk etlEmmanuelleGarcia, « Regard sur les Éditions universitaires de Dijon »,Bourgogne côté livre,no 35,‎,p. 28-31. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  3. « Introduction »,Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur,vol. 1,no 1,‎,p. V-X(lire en ligneAccès libre, consulté le)
  4. a etbÉmilieBarthet et RodolpheLeroy, « La bibliothèque universitaire de Dijon sur le front de la guerre (14-18) : continuité et influence américaine – Des facultés sur le front du droit »Accès libre, surLes facultés de droit dans la Grande Guerre, Cujas, Université Paris 1,(consulté le)
  5. R.Durand, « Chronique : Les Publications de l’Université de Dijon »,Annales de Bourgogne,vol. 1,no 1,‎,p. 161-162(lire en ligneAccès libre, consulté le)
  6. ab etc« Notice de la collection « Publications de l'Université de Dijon » », surSudoc(consulté le)
  7. « Introduction », dans Boutaric, Connes, Petot et Stouff,Mélanges, Université de Dijon,coll. « Publications de l'université de Dijon » (no 1),, 135 p., [n.p.]
  8. GillesBertrand,Trois siècles d'université en Bourgogne, Éditions universitaires de Dijon,, 726 p.(ISBN 978-2-36441-290-3). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  9. NadègeHubert, « Charline Mohn, directrice du Pôle culture de l’université de Bourgogne et directrice de l’Atheneum »,Le Bien Public,‎(lire en ligneAccès libre, consulté le)
  10. « Inauguration de la Maison des sciences de l’homme, Le Bien Public - 25 oct. 2011 »,Le Bien Public,‎(lire en ligneAccès libre, consulté le)
  11. SylvieCrinquand et SophieVallas, « Jean-Pierre Durix : un petit tour du côté du postcolonial »,e-Rea. Revue électronique d’études sur le monde anglophone,no 19.1,‎(ISSN 1638-1718,DOI 10.4000/erea.12662,lire en ligne, consulté le)
  12. « BART Jean, Marie, François – Maitron »(consulté le)
  13. AnaïsChalaux et ElsaGuillermin Heneman, « Dijon, première université à éditer des livres numériques »,Le Bien Public,‎(lire en ligneAccès libre, consulté le)
  14. abc etdPoster « Les Éditions universitaires de Dijon : la transition numérique ouverte de presses bientôt centenaires ». ColloqueLes presses universitaires et l'édition numérique ouverte : bilan et perspectives, Nov 2024, Dijon, France. ⟨hal-04802569Document utilisé pour la rédaction de l’article
  15. a etb« La Science Ouverte à l’Université Bourgogne Europe », surUniversité Bourgogne Europe,(consulté le)
  16. « Présentation des « Éditions universitaires de Dijon (EUD) » »Accès libre, surUniversité Bourgogne Europe,(consulté le)
  17. « Lettre du Centre Georges Chevrier »Accès libre, surtristan.u-bourgogne.fr(consulté le) :« Nommé au 1er janvier 2013 »
  18. Nommée à compter du 9 mars 2021 (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2025)
  19. Détail du comité éditorial des EUD sur OpenEdition Books (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2025)
  20. JeanChaline et DidierMarchand,Les merveilles de l'évolution, Éd. universitaires de Dijon,coll. « Sciences »,(ISBN 978-2-905965-58-5,lire en ligne)
  21. SébastienChevalier,Traitements de surface et nouveaux matériaux : quelles solutions pour lutter contre la dégradation des matériaux à haute température ?, Éd. universitaires de Dijon,coll. « Sciences »,(ISBN 978-2-915552-64-5,lire en ligne)
  22. Odeurs et émotions : le nez a ses raisons, Éd. universitaires de Dijon,coll. « Sciences »,(ISBN 978-2-36441-051-0)
  23. NorbertLatruffe,La saga du resvératrol : molécule santé de la vigne et de l'homme, Éditions universitaires de Dijon,coll. « Sciences »,(ISBN 978-2-36441-537-9,lire en ligne)
  24. « Editions universitaires de Dijon », sureud.ube.fr(consulté le)
  25. « Éditions universitaires de Dijon »Accès libre, surOpenEdition Books(consulté le)
  26. abc etd« L’édition numérique ouverte des EUD et de la MSH : début du chantier »Accès libre, surMSH de Dijon,(consulté le)
  27. « Nos éditeurs », surAFPU Diffusion,(consulté le)
  28. « Notice de la collection « Kaléidoscopes » », surSudoc(consulté le)
  29. « Notice de la collection « U21 » », surSudoc(consulté le)
  30. « Notice de la collection « Écritures » », surSudoc(consulté le)
  31. « Notice de la collection « Institutions » », surSudoc(consulté le)
  32. « Notice de la collection « Sociétés » », surSudoc(consulté le)
  33. « Notice de la collection « Sciences » », surBNF Catalogue général(consulté le)
  34. « Notice de la collection « Langages » », surSudoc(consulté le)
  35. « Notice de la collection « Art, archéologie et patrimoine » », surSudoc(consulté le)
  36. « Notice de la collection « Sources » »(consulté le)
  37. « Notice de la collection « Corpus des œuvres de philosophie en langue française » »(consulté le)
  38. « Notice de la collection « Histoire et philosophie des sciences » », surSudoc(consulté le)
  39. « Notice de la collection « U-culture(s) » », surSudoc(consulté le)
  40. « Notice de la collection « Histoires » », surSudoc(consulté le)
  41. « Notice de la collection « Jeunesse » », surcatalogue de la BNF(consulté le)
  42. « Notice de la collection « Essais » », surSudoc(consulté le)
  43. « Notice de la collection « Héritages » », surSudoc(consulté le)
  44. « Cahiers Frédéric Dard », surSudoc(consulté le)
  45. « Notice de la collection « Archives » », surSudoc(consulté le)
  46. a etb« Notice de la collection « Musiques » », surBNF Catalogue général(consulté le)
  47. « Notice de la collection « Jazz album » », surSudoc(consulté le)
  48. a etb« Revue bourguignonne », sur@mirabel_revues(consulté le)
  49. « Annales de Bourgogne »Accès libre, surCairn.info(consulté le)
  50. « Notice du supplément à la RAE n° 46 », surSudoc(consulté le)
  51. « Notice du supplément à la RAE n° 50 »(consulté le)
  52. « Notice du supplément à la RAE n° 51 », surSudoc(consulté le)
  53. « Notice du supplément à la RAE n° 53 », surSudoc(consulté le)
  54. « Notice du supplément à la RAE n° 54 », surSudoc(consulté le)
  55. « Notice du supplément à la RAE n° 57 », surSudoc(consulté le)
  56. « Notice du supplément à la RAE n° 58 », surSudoc(consulté le)
  57. a etbCommunication sur la sortie du premier numéro en 2022,Fabula.org
  58. « Notice de la revue », surSudoc(consulté le)
  59. abcde etf« Le prix Lucien Perriaux », surCentre Beaunois d'Études Historiques,(consulté le)
  60. a etb« Prix de l’OIV », surwww.oiv.int(consulté le)
  61. « Prix littéraire lorrain Georges Sadler », surL’Académie de Stanislas(consulté le)
  62. « Prix Grammaticakis-Neumann 2020 »Accès libre[PDF], surAcadémie des sciences morales et politiques,(consulté le)
  63. [vidéo] « OIV Award 2020: Vin et gastronomie Regards croisés », OIV International Organisation of Vine and Wine,, 3:7 min(consulté le)
  64. Le Prix de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Éditions universitaires de Dijon;,(lire en ligne)
  65. « Prix Philippe Viannay Défense de la France 2023 », surFondation de la Résistance(consulté le)
  66. « Olivier Jacquet, lauréat du prix du Centre d’histoire de la vigne et du vin »,Le Bien Public,‎(lire en ligneAccès limité, consulté le)
  67. « Charte des MSH (2019) », dans Françoise Thibault (dir.),Mutations des sciences humaines et sociales : Les Maisons des Sciences de l'Homme et leur réseau, Éd. A. Athéna,, 236 p.(ISBN 979-10-93170-09-1,DOI 10.4000/books.allianceathena.1209),p. 217-223
  68. « PEPSO-BFC, projet lauréat du 3e appel “Publication et édition scientifiques ouvertes” du FNSO »Accès libre, surOuvrir la Science,(consulté le)
  69. « Jazz album | ISSN 3073-5092 (Online) », surPortail de l'ISSN(consulté le)
  70. RMO, « Nouvelle parution – Now He Sings, Now He Sobs (1968) de Chick Corea »,Revue musicale OICRM,‎(lire en ligneAccès libre, consulté le)
  71. « L’édition numérique ouverte des EUD avec la MSH : 450 ouvrages expédiés à Persée »Accès libre, surMSH Dijon,(consulté le)

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Éditions_universitaires_de_Dijon&oldid=233127971 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp