Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Éditions de l'Atelier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirL'Atelier etAtelier (homonymie).

Éditions de l'Atelier
Repères historiques
Création1929
Dates clésimmatriculation de la société le,
changement de nom en 1993
Fiche d’identité
Forme juridiqueSA à conseil d'administration

SIREN 552 140 808

Statutéditeur indépendant
Siège socialIvry-sur-Seine (France)
Dirigée parLola Mehl
SpécialitésJustice sociale,politique,société
Titres pharesLe Maitron
Site webeditionsatelier.com
Préfixe ISBN978-2-7082Voir et modifier les données sur Wikidata
Données financières
Chiffre d'affaires1 276 300 € en 2015
comptes récents non disponibles
[1]
Résultat net576 500 € en 2022
comptes récents
[2]
modifier 

LesÉditions de l'Atelier - Éditions Ouvrières est unéditeur indépendant qui existe sous ce nom depuis 1993. Il publie principalement dans le domaine dessciences humaines et sociales et dans celui dureligieux.

Depuis 2011, il limite sa production à une trentaine de titres par an. Parmi sa production figure leMaitron, ensemble de dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier, de renommée scientifique internationale.

Il ne faut pas confondre cet éditeur avec les Éditions de l'Atelier créées parJean Mulatier, qui furent actives entre 1980 et 1982.

Historique

[modifier |modifier le code]

La Librairie de la Jeunesse ouvrière

[modifier |modifier le code]

Les Éditions de l’Atelier sont les héritières de deux maisons d'édition : la Librairie de la Jeunesse ouvrière et les Éditions ouvrières. La Librairie de la Jeunesse ouvrière, créée en 1929 au 12avenue de la Sœur-Rosalie àParis 13e, à l’initiative de laJeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Ce mouvement d’éducation populaire, en plein essor dans lesannées 1930, éditait des livres et des brochures pour ses membres[3].

Les Éditions ouvrières

[modifier |modifier le code]

Les Éditions ouvrières succèdent à la Librairie de la Jeunesse ouvrière, dans les mêmes locaux. En 1947-1948, la direction en est assurée par deux hommes : Roger Cartayrade etAndré Villette[4]. Tous deux ont un parcours comparable : issus de laJeunesse ouvrière chrétienne (JOC), syndiqués à laConfédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), l'un né en 1915, l'autre en 1917, ils sont impliqués dans lechristianisme social et laRésistance. Ce duo dirige la maison d'édition jusqu'en 1982.

Des gestionnaires engagés

[modifier |modifier le code]

Parallèlement à ses activités éditoriales, André Villette occupa des fonctions électives àFresnes, dans leVal-de-Marne[5]. Quand il prend sa retraite, en 1982, c'est à nouveau dans le vivier des militants de la JOC et de l’Action catholique ouvrière (ACO) que les Éditions ouvrières trouvent leur directeur. Le choix n'est pas commun avecDaniel Angleraud (1937-1993), qui vient juste de quitter son poste d'administrateur duCCAS d'EDF, où il représente laCGT dont il est militant depuis 1954. Daniel Angleraud ne reste que trois années à la direction de la maison d'édition, toujours installée alors dans son siège historique, près de la place d'Italie,avenue de la Sœur-Rosalie (Paris,13e). En 1987, en effet, il est élu membre dubureau confédéral de la CGT.

Les Éditions ouvrières ont ensuite comme directeursAndré Jondeau etDaniel Prin.

RevueLes Cahiers de l'Atelier

[modifier |modifier le code]

À partir de, la revueMasses ouvrières éditée par Les Éditions ouvrières devientLes Cahiers de l'Atelier, revue trimestrielle d'approfondissement par les sciences humaines de questionnements qui traversent la société et l’Église catholique.

Années 1990

[modifier |modifier le code]

Les Éditions ouvrières connaissent des difficultés financières au début desannées 1990, consécutives à l'échec de la tentative de se lancer dans la distribution de leurs ouvrages. Contraintes à s'engager dans une procédure dedépôt de bilan en 1992, elles réussissent à redresser leur situation financière et entament une seconde vie en sous un nouveau nom. Devenues les Éditions de l'Atelier, elles poursuivent l'aventure éditoriale duMaitron, dont elles sont l'éditeur historique.

Les Éditions de l'Atelier

[modifier |modifier le code]

Le changement de nom, en 1993, marque aussi une nouvelle période. Les Éditions de l'Atelier abandonnent les locaux « historiques » du13e arrondissement parisien pour s'installer dans la proche banlieue sud de Paris àIvry-sur-Seine. Elles élargissent leur production en publiant, par exemple, des ouvrages largement illustrés de photographies. Elles gardent toutefois leur spécificité de publication dans le domaine social, en prise avec l'actualité. Elles sont diffusées en France, en Belgique et en Suisse par laSofedis et sont distribuées par laSodis[6].

RevueLe Mouvement social

[modifier |modifier le code]

Comme les Éditions ouvrières, les Éditions de l'Atelier poursuivent jusqu'en 2007 la publication d'une revue de recherches historiques,Le Mouvement social, en liaison avec l'université Paris 1 et leCentre d'histoire sociale duXXe siècle. Cette revue[7] avait été créée en 1960 parJean Maitron.

Direction

[modifier |modifier le code]

Le directeur général et littéraire est, depuis 1993,Bernard Stéphan.

Le Maitron

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Le Maitron.

Pour les professionnels comme pour les amateurs d'histoire sociale et ouvrière, les Éditions ouvrières sont connues pour être l'éditeur duDictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (dit « leMaitron »), devenu, depuis 2006, leDictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social.

C'est en 1958 que les Éditions ouvrières prirent la décision de soutenir le projet deJean Maitron. Rien n'était moins prévisible que la rencontre du chercheur, auteur d'une thèse sur l'anarchisme, fils d'un instituteur laïque et syndicaliste, avec le directeur de la maison d'édition catholique,André Villette. C'est à ce titre que l'histoire sociale lui doit d'avoir assumé le pari de la publication d'unDictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, dont l'historien Jean Maitron lui avait présenté le projet. Cette entreprise de longue haleine débute en 1964 par la parution aux Éditions ouvrières d'un premier volume. Elle résulte de travaux de recherche et de constitution d'équipes de chercheurs menés par Jean Maitron, puis parClaude Pennetier.

Ses recherches, Jean Maitron les mène tout d'abord hors du cadre universitaire institutionnel. Il les poursuit à l'université Paris I, dans le cadre d'un institut d'histoire des mouvements sociaux, structure au sein de laquelle travaillent ses successeurs,Claude Pennetier etMichel Dreyfus. Au fil des années, leDictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, a pris une ampleur éditoriale rarement atteinte : 44 volumes permettent de suivre plus de 100 000 militants, sur une période allant de laRévolution française à 1939.

  • 1789-1864 : volumes 1-3
  • 1864-1871 : volumes 4-9
  • 1871-1914 : volumes 10-15
  • 1914-1939 : volumes 16-43
  • Le volume 44 apporte des compléments sur l'ensemble de la période couverte par les 43 tomes précédents.
  • La publication d'une cinquième période (1940-1968), intitulée « Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social », voit le jour en 2006 avec la parution de deux premiers tomes (dix autres sont à suivre, chacun accompagné d'unCD-ROM complétant substantiellement le volume papier, puis d'un code d'accès à la version numérique). Cette nouvelle période déborde le mouvement ouvrier classique pour explorer aussi ce qu'il est convenu d'appeler le « mouvement social ».

Le papier, attribut essentiel des dictionnaires, tend à céder le pas à l'édition sur CD-ROM puis en ligne. En 1998, les 43 volumes, qui occupaient 1,50 mètre d'étagère, sont réédités et enrichis de compléments en un seul CD-ROM. Plus de 600 chercheurs de différents pays ont participé à ce travail. Plusieurs historiens spécialisés ont contribué à faire paraître des volumes sur :

Des volumes thématiques, centrés sur les militants d'un milieu professionnel, ont été réalisés :

  • Gaziers-électriciens ;
  • Cheminots et militants.

Procès

[modifier |modifier le code]

En 2016, les éditions de l'Atelier portent plainte pour contrefaçon contre les producteurs du filmNous trois ou rien, demandant 120 000 euros dedommages et intérêts. Réalisé parKheiron, le film s'inspire de la vie d'Hibat Tabib (le père du réalisateur), qui a fui l'Iran lors de laRévolution iranienne de 1979. En 2007, Hibat Tabib avait écrit avec Nathalie Dolle le livreTéhéran-Paris : opposant politique en Iran, innovateur social en France, publié aux éditions de l'Atelier. À l'époque, le livre s'écoule à 419 exemplaires, dont 50 achetés par Hibat Tabib lui-même, et les auteurs touchent 218 euros chacun de droits d'auteur. Letribunal de grande instance de Paris se retrouve devant un casse-tête inédit, car il est évident que le film et le livre racontent la même histoire, qui évoque la vie d'Hibat Tabib. Kheiron déclare avoir« basé son scénario, non sur le livre, mais sur les récits de son père, ses souvenirs, et sur plusieurs articles consacrés à son père », ajoutant que son« père a écrit un livre historique et sociologique », tandis qu'il a fait« un film humoristique et émouvant ». En, le tribunal condamne finalement les producteurs du film à verser aux éditions de l'Atelier, 15 000 € de dommages et intérêts, plus 5 000 € de frais de procédure[9],[10].

Quelques auteurs publiés

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Données reportées du sitesociete.com le 22 juin 2019.
  2. Données reportées du sitesociete.com le 1 juillet 2023.
  3. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français,notice Roger Cartayrade qui retrace l'histoire des Éditions ouvrières.
  4. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, notice André Villette.
  5. J'étais maire de Fresnes, Paris, les Éditions ouvrières, 1991.
  6. Pour l'export parGallimard / hormis le Canada :Novalis.
  7. Le Mouvement social continue depuis 2008 sa parution chez un autre éditeur.
  8. Dictionnaire biographique du mouvement social francophone auxÉtats-Unis 1848-1922
  9. Jamal Henni, « Pour la justice, le film de Kheiron est un plagiat du livre de son père », surBFM TV,
  10. Lionel Maurel et Thomas Fourmeux, « L'humoriste Kheiron a été poursuivi pour avoir adapté au cinéma l'histoire… de sa propre famille », surNumerama,

Annexes

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
Dictionnaires
Directeurs
Éditeur
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Éditions_de_l%27Atelier&oldid=225630280 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp