| Pays | France |
|---|---|
| Subdivision | région |
| Organisations économiques | 13Chambres de commerce et d'industrie |
| Classement | 4e région contributrice française (2003) |
|---|---|
| PIB (milliards) | € 151,682[1] (2015) |
| PIB par habitant | € 25380[1] (2015) |
| Chômage | 12,5[1] % (2014) |
| Pop. active par secteur | Agriculture : 3 % Industrie : 31 % Services : 66 % |
| Pop. sous leseuil de pauvreté | 18,4[1] % (2011) |
| Exportations (milliards) | € 22[2] (2005) |
|---|---|
| Principaux partenaires | Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne |
| Importations (milliards) | € 18[2] (2009) |
| Principaux partenaires | Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne |
L'économie duNord-Pas-de-Calais est caractérisée par une implantation ancienne de secteurs d'activité important tels l'agriculture et ses dérivés (activité brasicole dès leVIIIe siècle), le textile, et le commerce en raison de sa situation géographique. Larévolution industrielle donna un essor considérable à ces activités traditionnelles, et la présence de charbon permit le développement d'uneindustrie lourde. Après laSeconde Guerre mondiale, les centres de recherche ne furent pas reconstruits pour éviter la destruction ou l'appropriation de découvertes en cas de conflit et d'une quatrième occupation par l'Allemagne de la région. La fin desTrente Glorieuses coïncide avec le déclin des houillères, qui alimentait en énergie l'industrie lourde de la région. Ces graves difficultés structurelles s'ajoutent à la crise économique : Des trois grands secteurs qui étaient les piliers de son économie,charbon,acier,textile, seuls les deux derniers subsistent encore tant bien que mal. La dernièremine de la région a fermé en décembre1990 et la sidérurgie a été déplacée de laSambre et duValenciennois sur la côte àDunkerque pour utiliser le minerai apporté des antipodes. Lapétrochimie y est aussi installée. Le textile s'est spécialisé et automatisé, pour faire face à l'importation des grandes séries. Lesecteur secondaire n'occupe plus que 33,8 % de la population active (28,9 % pour laFrance). Son raccordement à l'Europe du Nord-Ouest lui permet toutefois de bénéficier des retombées économiques de la mise en service dutunnel sous la Manche et des LGV (TGV).
Malgré un ancien retard, la région a connu une rapide tertiarisation (62,8 % des emplois). Cette croissance a permis de combler les retards en matière de formation scolaire et universitaire. Le développement régional peut s'appuyer sur des compétences fortes comme la vente par correspondance (la Redoute,3 Suisses,Damart), la grande distribution (Auchan), les transports et la logistique. Avec sept universités, le potentiel formation-recherche est devenu considérable. Le développement et la diversification dusecteur tertiaire s'appuient sur le réseau des villes moyennes et surtout sur la conurbationLille-Roubaix-Tourcoing, qui concentre près de la moitié des services supérieurs de la région.
| Transports | ||
|---|---|---|
| Routes | ||
| Autoroutes | 597 km[3] | |
| Rail | ||
| 1 444 km[4] | ||
| Voies d’eau | ||
| 680 km | ||
| Ports et aéroports | ||
| Ports de marchandises | Calais,Dunkerque,Boulogne, Lille (fluvial) | |
| Aéroports | 13 | |
| avec trafic international | Aéroport de Lille - Lesquin | |
| Source : INSEE, tableaux économiques NPdC | ||
Favorisée par sa situation de jonction entre leRoyaume-Uni, l'Irlande et le continent, le Nord de laFrance est une région d'échanges, un carrefour de communication entre l'Europe du Nord-Ouest, le reste du pays, l'Espagne et lePortugal. Historiquement les voies d'eau étaient privilégiées pour le commerce. La présence de trois grandsports de commerce en est l'une des conséquences : le port deBoulogne, le port deCalais (premier port pour le nombre de voyageurs transmanche), et leport autonome de Dunkerque (troisième port pour le trafic pondéreux minéralier). Lesfleuves ont été canalisés pour servir au transport, 680 kilomètres de voies navigables (soit 10 % du réseau français) sont actuellement disponibles, dont 575 kilomètres utiles à la commercialisation. Les voies navigables de France envisage de remettre aux normes certains canaux comme lecanal de Roubaix, pour letourisme fluvial. La Région attend surtout les travaux de construction ducanal Seine-Nord, qui reliera le réseau nordiste à celui de la Seine.
Le nombre d’autoroutes, suivant à la fois l’axe nord-sud (A1,A2) et l’axe du littoral vers l’intérieur (A25,A26,A27), canalise un trafic régional, interrégional et international considérable. D’importants aménagements sont en cours sur le littoral et sur le site du terminal du tunnel. Un plan routier et autoroutier (A16, rocade littorale) qui est par ailleurs source de vives polémiques, les accompagne. Bien que la région comprenne 6,6 % des autoroutes françaises (majoritairement gratuites), depuis 1970, un projet d'autoroute supplémentaire est envisagé avec l'A24 pour désengorger l'A1.
Letunnel sous la Manche, ouvert en mai1994, dont l'axe ferroviaire (navettes pour voitures et camions ;TGV et trains classiques) relie leKent àSangatte, près deCalais, même s'il concurrence en partie les ports français et belges, incite à l'intensification du trafic transmanche. La mise en service duTGV entreParis,Lille etArras jusqu'àLondres,Bruxelles,Amsterdam et laRhénanie a considérablement raccourci les temps de parcours entre les grandes métropoles de l'Europe du Nord-Ouest, et doivent faire de Lille et du Nord une plaque tournante européenne.
L'industrialisation de la région a été rendue possible par l'abondance decharbon, au sein d'unbassin minier qui s'étend deLens à l'ouest jusqu'àValenciennes à l'est, avecDouai comme siège des Houillères. Les mines ont permis à l'industrie de bénéficier d'énergie à bas coût. Cependant depuis 1980 la montée en puissance de lacentrale nucléaire de Gravelines a compensé la fermeture des mines (1990 dernière mine) et a permis de disposer d'énergie en abondance. Le nucléaire fournit 87 % de la production d'électricité, dont 5 400 MW pour celle de Gravelines. En 2006, la consommation de la région s'élevait à 36,3 milliards de kWh pour une production de 45 milliards de kWh[5]. De façon marginale à l'origine, l'éolien connaît actuellement un essor au sein de la région qui se hisse à la septième place avec 62 MW produit, et dont le potentiel offshore commence à être envisagé avec un objectif de 1 400 MW à terme.
| Secteur | Établissement | Salariés | Poids/Salariés France |
|---|---|---|---|
| Transports | 5 489 | 49 078 | 6,2 % |
| Activités financières | 4 726 | 29 165 | 5,0 % |
| Activités immobilières | 4 344 | 12 390 | 3,8 % |
| Services aux entreprises | 20 263 | 169 224 | 5,8 % |
| Services aux particuliers | 26 181 | 57 205 | 4,6 % |
| Éducation, santé, action sociale | 29 998 | 102 515 | 7,0 % |
| Administration | 12 686 | 29 982 | 6,0 % |
| Total Services | 103 687 | 449 559 | 5,7 % |
La région a une image de région industrielle fortement peuplée, cependant une part importante du territoire est consacrée à l'agriculture (71 % de la surface de la région), lePas-de-Calais étant plus rural que le Nord. La façade côtière a permis également l'émergence d'une activité halieutique fort ancienne (leCarnaval de Dunkerque rendait ainsi, à l'origine, hommage au départ des pêcheurs pour cinq mois en mer par un lancer deharengs du haut dubeffroi). L'abondance de matières premières explique le développement d'une industrie agroalimentaire, dont certaines entreprises sont leaders dans leurs domaines.
La proximité de lamer du Nord a suscité l'essor d'unepêche industrielle concentrée àBoulogne-sur-Mer. La pêche régionale est depuis de nombreuses années en crise en raison de la baisse des quotas de pêche et petit à petit les ports régionaux se sont spécialisés dans un type d'activité. Ainsi Boulogne-sur-Mer est devenu le premier port français pour le volume des débarquements et le premier centre de transformation du poisson. Il existe cependant encore des petits ports de pêche commeÉtaples à vocation régionale.
| Agriculture | ||
|---|---|---|
| Emploi | 38 444 salariés | |
| Chiffre d'affaires | 2,53 milliards € | |
| Exploitations | 18 035 | |
| Rang national | e | |
| Source : Chambre Régionale d'Agriculture (2005) | ||
Lesindustries, l'urbanisation et les autres contraintes n'ont pas étouffé l'agriculture. Le nombre d'exploitants est en constante diminution, ce qui permet d'assurer une forte productivité (avec un certain risque de fragilité cependant). Elle représente 3,9 % de la production nationale, et 15 % des effectifs salariés de l'industrie régionale.
Bovins : Les principales races bovines représentées sont lablanc bleu belge et lableue du Nord. Les exploitations d'élevagelaitier et d'élevage à viande se concentrent dans l'Avesnois, leBoulonnais et laThiérache et permettent d'alimenter 9 abattoirs régionaux.
Volaille[6]: Avec près de 31 millions de vollailles en 2004, la région ne représente que 2 % de la production nationale. Les éleveurs se situent soit autour de la région deLicques, où 270 élevages de plein air bénéficient d'un label, soit en Flandre où 150 élevages de plein air sont regroupés sous le label Lionor, ou encore dans la vallée de la Lys, mais cette production labellisée ne constitue que 5 % de la production avicole (contre 16 % pour la moyenne nationale). La production de poulet industriel constitue près de 90 % de l'activité.
Les exploitations agricoles sont à la fois destinées à alimenter le secteur alimentaire traditionnel par le biais du Marché d'Intérêt National deLomme (2e de France après celui deRungis), mais aussi destinées à fournir l'importante industrie agro-alimentaire régionale. LaFlandre intérieure se caractérise par des zones de polyculture intensive (avec élevage industriel), l'Artois et leCambrésis par des zones de grande culturecéréalière etbetteravière. Les cultureslégumières (chicons,petits pois,pommes de terre) se retrouvent sur l'ensemble du territoire. Néanmoins, l'agriculture souffre de la concurrence des producteursbelges etnéerlandais voisins.
Céréale
Pomme de terre : la culture de la variété 'Bintje' dans la vallée de la Lys bénéficie d'uneindication géographique protégée sous l'appellation « pomme de terre de Merville ».
Betterave : La production est liée à l'industriesucrière régionale dont les concentrations successives ont amené en 2006 à la fusion des deux dernières entreprises. Aujourd'hui, cette production souffre de la libéralisation du marché mondial du sucre et de la baisse du prix garanti par laPolitique agricole commune.
Chicon : La culture de l'endive remonte au milieu duXIXe siècle, mais c'est à partir de 1919 que sa production se développe autour deCamphin-en-Pévèle et s'intègre à la gastronomie régionale (endive à la flamande...). Après une baisse de consommation, les producteurs créent en 1980, le label « Perle du Nord » afin de promouvoir le légume, qui est devenu depuis le troisième légume le plus consommé en France. Sa production se concentre en Pévèle, Cambrésis et Vallée de la Lys.
Houblon : La production est liée à l'industriebrassicole régionale (voir ci-dessous), et est concentrée enFlandre intérieure (visible le long de l'A25). La filière houblonnière dépend aujourd'hui d'une coopérative appelée Coophounord regroupant les neuf derniers producteurs pour une surface totale de production de 32 hectares. Ce déclin est dû à la concurrence de la production belge de la région duWesthoek (Poperinge)
Ail :Arleux
La désindustrialisation recouvre des réalités très diverses. Auparavant produite à partir ducharbon, l'électricité provient aujourd'hui pour 80 % de lacentrale nucléaire deGravelines. La multiplication des friches industrielles (10 000 ha) et la difficulté de supprimer lesterrils traduisent le problème économique de la région.
| Textile | ||
|---|---|---|
| Emploi | 21 800 salariés | |
| Chiffre d'affaires | milliards € | |
| Entreprises | 1 200 | |
| Rang national | 2e | |
| Source : année 2005 | ||
Ancien pilier de l'économie régionale, le secteur connait de profondes difficultés : de 1993 à 2003, le textile et l'habillement ont perdu respectivement 37 % et 68 % de leurs emplois, avec une accélération du phénomène (30 500 salariés en 2002, 21 800 en 2005). Cependant en 2006, la région obtenait un pôle de compétitivité baptisé Up-Tex, qui a pour but de renforcer le secteur dans le domaine de niches d'activité, principalement les produits techniques. Le Centre des textiles innovants prévu àRoubaix en 2007 est le fer de lance du projet.
| Métallurgie | ||
|---|---|---|
| Emploi | 39 000 salariés | |
| Chiffre d'affaires | milliards € | |
| Entreprises | 1 300 | |
| Rang national | 1re | |
| Source : Chambre Régionale de Commerce et d'industrie | ||
La disparition en 2003 deMetaleurop Nord, producteur deplomb et dezinc puis celle de la Comilog productrice deferromanganèse à Boulogne-sur-mer (principal client du port de commerce avec plus de 50 % de l'activité du site avant la fermeture) l'année suivante montre la difficulté actuelle du secteur. Cependant le bassin dunkerquois résiste et continue d'investir,Alcan développe son usine d'aluminium deLoon-Plage,Arcelor la production d'acier àMardyck, qui fournit en tôle la production automobile régionale. Le sort de l'industrie sidérurgique dépend de la négociation du prix de l'énergie négocié auprès d'EDF.
| Chimie | ||
|---|---|---|
| Emploi | 15 000 salariés | |
| Chiffre d'affaires | milliards € | |
| Entreprises | 250 | |
| Rang national | 2e | |
| Source : Chambre Régionale de Commerce et d'industrie | ||
Historiquement, la chimie nordiste s'est développée pour répondre aux besoins des houillères (carbochimie dès 1860, exploitation des gaz de houille), puis de l'industrie sidérurgique et textile. Les volumes de cette chimie de base (eau de Javel,sulfate de potassium,chlorure ferrique ouacide chlorhydrique) ont atteint des records en 2005, mais cela compense à peine la baisse de prix. La chimie fine à plus forte valeur ajoutée(pour la pharmacie ou la cosmétique) connait également des problèmes vis-à-vis de la concurrence mondiale, parfois moins confronté aux normes de ladirective Seveso (27 sites dans le nord pour la chimie). Depuis 1990, aucune nouvelle implantation n'a eu lieu dans la région, mais certains des 149 sites de productions prospèrent (Roquette àLestrem,Air liquide,Laboratoires Anios àHellemmes ou AstraZeneca àDunkerque). Toutefois malgré les difficultés, l'industrie chimique reste au deuxième rang en France pour l'importation et l'exportation de produits chimiques et parachimiques.
| Automobile | ||
|---|---|---|
| Emploi | 55 000 salariés | |
| Chiffre d'affaires | 9,3 milliards € | |
| Entreprises | ||
| Rang national | 2e | |
| Source : Chambre Régionale de Commerce et d'industrie | ||
Autrefois marginale, l'industrie automobile est devenue un acteur majeur de l'économie régionale : La politique de «réindustrialisation», amplifiée par les fonds structurels européens a permis depuis1970 à l'industrieautomobile de se doter d'une dizaine d'usines modernes pour des constructeurs commeRenault àDouai,PSA Peugeot Citroën etFiat ou plus récemmentToyota àOnnaing, et leurs sous-traitants. Les embauches régulières constituent une exception dans le paysage industriel du Nord-Pas-de-Calais, où les effectifs fondent dans quasiment tous les secteurs.En2002, 667 millions d'euros ont été investis par les différentes entreprises dans la région, pour une production de 820 000 véhicules. Ces investissements ont permis d'augmenter la production à 1 million de véhicules en 2005 (27 % de la production nationale). Les équipementiers qui représentent 32 000 emplois (soit plus que les constructeurs réunis) suivent les investissements des constructeurs, ainsi Toyota Boshôku, Toyotomi Kiko et Marui Sakana se sont implantés en 2005 après l'ouverture de l'usine Toyota, mais l'ouverture du marché aux pays d'Europe centrale rend difficile le maintien de la compétitivité dans un secteur où la baisse des coûts et l'innovation sont permanentes.
| Ferroviaire | ||
|---|---|---|
| Emploi | 11 000 salariés dont 4 500 dans la construction, maintenance et entretien | |
| Chiffre d'affaires | milliards € | |
| Entreprises | 150 | |
| Rang national | 1re | |
| Source : Chambre Régionale de Commerce et d'industrie | ||
L'industrie ferroviaire (près de cent-cinquante entreprises commeAlstom àPetite-Forêt,Bombardier àCrespin,Arbel Fauvet Rail àDouai représentant environ 10 000 emplois directs ou indirects (soit 25 % des effectifs nationaux), notamment dans leValenciennois avec 3 300 postes), est également en crise : cette activité qui représentait en1990 près de 50 % de la production nationale est tombée, en2000, à 30 % à cause des fermetures des sitesRemafer en1994, etMarly Industrie en1995. L'implantation à Petite-Forêt duCentre d'essais ferroviaire, équipé d'un circuit de 9 km de voies, destiné à tester l'endurance et les performances des matériels urbains et suburbains, et celle duCentre technologique en transports terrestres (C3T) ne suffisent pas à compenser cette perte d'activité. Cependant l'implantation de l'agence ferroviaire européenne à Lille le puis l'obtention du pôle de compétitivité I-Trans en 2006 (basé sur les industries du valenciennois et les écoles d'ingénieurs de Lille) devraient permettre de rallonger la boucle d'essai de Petite-Forêt de 25 km afin de la rendre compatible avec des essais à plus de200 km/h. Parallèlement l'activité de rénovation desTGV basée àHellemmes-Lille profite de l'agrandissement continu de la flotte de rames à grande vitesse.
| Agroalimentaire | ||
|---|---|---|
| Emploi | 39 000 salariés | |
| Chiffre d'affaires | 11 milliards € | |
| Entreprises | 3 700 | |
| Rang national | 3e | |
| Source : Chambre Régionale de Commerce et d'industrie | ||
À l'exception de la vigne, toutes les filières de l'agroalimentaire sont représentées dans la région, mais leurs situations sont contrastées.
La tradition brassicole de la région remonterait à la domination romaine, puisCharlemagne lors de son passage à Valenciennes en 770 aurait mis en place la première réglementation brassicole en instaurant le monopole de la production aux monastères à l'origine des bières d'Abbaye, mais la trace effective la plus ancienne remonte en 967 avec la brasserie d'Esquermes. À partir duXIIIe siècle, les brasseries laîques apparaissent, la culture du Houblon s'intensifie durant les siècles suivants. Avec la révolution industrielle combinée aux travaux de Louis Pasteur à Lille (1876 : étude sur la bière), la région connaîtra un essor des brasseries : 1 386 brasseries en 1890 puis l'apogée avec 1929 brasseries en 1910 (soit plus de 66 % des brasseries françaises de l'époque). Une École de Brasserie voit le jour en 1890 et existe toujours aujourd'hui au sein de l'Institut Supérieur de l'agriculture de Lille qui continue à former maître brasseurs et goûteurs. Cependant, à la suite des destructions des deux guerres mondiales, puis de la lutte contre l'alcoolisme, le nombre de brasseries descend à 179 en 1957 pour atteindre aujourd'hui après faillites (laBrasserie Terken par exemple) ou rachats,Brasseries Motte-Cordonnier parInbev), brasserieHeineken (site de24 ha àMons-en-Barœul, avec une production annuelle d'environ 3 millionshectolitres), le nombre de 25 (principalement desmicro-brasseries):
La production régionale vise la transformation de la betterave ensucre et enalcool. Depuis de nombreuses années, les entreprises de la région se sont rassemblées, mais le mouvement s'est accéléré à partir de 1994. D'abord Les sucreries de Lillers fusionnent avec celles d'Attin et deviennent les Sucreries et Distilleries des Hauts de France (siège social àLillers) regroupant 14 500 associés producteurs dans la région et enPicardie, puis en 2003 l'Union Sucre et Distillerie de l'Aisne (siège social àOrigny-Sainte-Benoite) rachèteBéghin-Say sucre (siège social àLille) et devient Tereos (siège commercial à Lille et siège logistique à Origny Sainte Benoîte) le deuxième groupe mondial de la filière sucrière, enfin en 2006 Tereos et les Sucreries et Distilleries des Hauts de France fusionnent. La production d'Éthanol n'est pas envisagée dans la région : le groupe possède déjà une usine d'Éthanol dans l'Aisne et envisage la construction d'une seconde pour 2007 dans laSeine-Maritime.
Bonduelle, florette (entreprise normande leader sur laitue emballée) en Cambrésis
Levure, Amidon…
| Logistique | ||
|---|---|---|
| Emploi | 58 000 salariés | |
| Chiffre d'affaires | milliards € | |
| Entreprises | 5 600 | |
| Rang national | 3e | |
| Source : | ||
Le secteur d'activité profite de la situation stratégique de la région, et de l'importanteinfrastructure de transport de la région. Le développement de ce secteur est lié à l'origine à celui de la distribution textile, puis industrielle et grande distribution (Hypermarchés et vente à distance). Aujourd'hui plus de vingtplates-formes multimodale sont implantées, elles combinent toutes un accès à au moins deux réseaux ; par exemple àDunkerque port et autoroute, àLesquin aérien et autoroute,Lomme rail et autoroute,Dourges rail autoroute et voies fluviales... Lefret routier, malgré un contexte difficile pour les entreprises régionales, continue de se développer, et reste en 2005 le mode de transport dominant avec 95 millions de tonnes transportées, contre 42,5 millions de tonnes pour le rail (1re région française de fret ferroviaire), et 55 787 tonnes pour l'aérien. Le fret maritime profite de la mise en place de l'autoroute de la mer qui relieSantander (espagne) àDrammen (Norvège), avec la façade marimime régionale comme escale malgré l'attrait de ports plus importants que sontZeebruges,Anvers etRotterdam. Les ports fluviaux (20 ports) connaissent un nouveau départ depuis 2000 avec une croissance de 22 % en volume jusqu'en 2005 (soit 2 % du total transporté dans la région). Le port de Lille et celui de Béthune ont inauguré de nouveaux terminaux de conteneurs en 2004, mais c'est la plateforme trimodale de Dourges inaugurée en 2003 qui connaît la plus forte croissance, en attendant 2012 et l'inauguration de la liaison Seine-Nord.
| Passagers | Poids lourds | |
|---|---|---|
| Ferries | 15 millions | 1,73 million |
| Eurotunnel[7] | 7,8 millions | 1,29 million |
| Eurostar[7] | 7,8 millions |
| Trafic de marchandises | Classement | |
|---|---|---|
| Dunkerque | 53,4 millions de tonnes (2005) | 1er port sidérurgique français, 1er port en marchandises sèches français, 3e port de commerce français |
| Calais | 38,3 millions de tonnes (2005) | 1er port de voyageurs de l'Europe continentale avec plus de 13,7 millions de voyageurs 4e port de commerce français |
| Boulogne-sur-mer | 0,85 million de tonnes (2005) | 21e port de commerce français |
| Lille | 6,7 millions de tonnes en (2002) | 3e port intérieur de commerce français |
| Distribution | ||
|---|---|---|
| Emploi | 115 000 salariés | |
| Chiffre d'affaires | 38,8 milliards € | |
| Entreprises | 12 744 | |
| Rang national | 2e | |
| Source : CCI données 2004 | ||
CHRU est le premier employeur de la région.
Allart M.-C., 2007,Les industries agroalimentaires du Nord-Pas-de-Calais auxXIXe et XXe siècles : une histoire occultée, Paris, L'Harmattan, 187p. Mailly Stephane, 1996 : "L'implantation de la Succursale de la Banque de France sur la place de Bethune et ses conséquences economiques sur l'industrie locale 1912-1940, 206p"
Économie parrégions françaises | ||
|---|---|---|
| Régionsmétropolitaines | ||
| Anciennes régions (avant le1er janvier 2016) | ||
| Régions d’outre-mer | ||
| Collectivités d’outre-mer | ||
| Statut spécifique | ||