| l'Èvre | |
Cours de l’Èvre. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 91,8 km |
| Bassin | 573 km2 |
| Bassin collecteur | laLoire |
| Débit moyen | 3,38 m3/s (La Chapelle-Saint-Florent) |
| Régime | pluvialocéanique |
| Cours | |
| Confluence | laLoire |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
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Pour les articles homonymes, voirÈvre de Toul.
L'Èvre est unerivièrefrançaise qui coule dans le département deMaine-et-Loire. C'est un affluent direct de laLoire en rive gauche.
Le dictionnaire de Célestin Port recense les graphies historiques suivantes :Eivra (1052-1082),Evra (v. 1080),Fluvius Eboris (XIe siècle),Hiberis fluvius (XIIIe siècle) etrivière d'Ayvre (v. 1643)[1].
Située dans la région desMauges (Maine-et-Loire), l'Èvre prend sa source dans la commune deVezins, à une douzaine de kilomètres au nord-est deCholet. Elle se jette dans laLoire (rive gauche) un peu en aval deSaint-Florent-le-Vieil.
Sa longueur totale est de 91,8 kilomètres. Sur l'ensemble du bassin versant de l'Èvre, il y a 567 km de cours d'eau dont voici les principaux affluents de l'Èvre : Pont Laurent, Trézenne, Avresne, Beuvron, Montatais, Montbault.
L'Èvre est la rivière des Mauges dont elle recueille, le long de son cours capricieux et tourmenté, les effluents d'innombrables ruisseaux. Née près deVezins, passant parBeaupréau etMontrevault, elle s'est creusée dans les granits et les schistes, jusqu’au-dessous deSaint-Florent-le-Vieil, un lit pittoresque et profond. Pour la franchir, au cours des temps, elle nécessita la construction de nombreux ponts (pas moins d'une quarantaine).
De même que pour laSèvre Nantaise et l'Oudon voisins, l'Èvre et ses affluents coulent sur la partie orientale duMassif armoricain et leurs eaux s'écoulent donc sur le vieux socle cristallin imperméable.
L'ensemble des cours d'eau du bassin versant de l'Èvre sont non domaniaux, c'est-à-dire privé. Chaque propriétaire riverain a donc la propriété de la rive et du fond du lit du cours d'eau jusqu'à la moitié. Par conséquent, chaque propriétaire riverain est tenu à un entretien régulier du cours d'eau.
Depuis 2005, les pompages dans les cours d'eau ne sont plus autorisés sur le bassin versant de l'Èvre (sauf en hiver). Seuls les usages dits domestiques, c'est-à-dire inférieurs à 1 000 m3/an, sont possibles.Un arrêté "sécheresse" réglemente ces pompages domestiques sur l'ensemble des cours d'eau du Maine-et-Loire et détermine trois seuils. Voici ce qu'il faut respecter en période de sécheresse :
La station de référence pour la mesure des débits est celle du Pont Dalaine à la Chapelle Saint-Florent.Durant l'été, les arrêtés sont affichés chaque semaine dans les mairies afin d'informer de la situation actuelle.
La qualité physico-chimique du bassin de l'Èvre est suivi au niveau de plusieurs points : trois sur l'Èvre (Trémentines, Beaupréau et Saint-Florent-le-Vieil), un sur le Beuvron (Andrezé), un sur le Pont-Laurent (Botz-en-Mauges), un sur l'Avresne (La Chapelle-du-Genêt) et un sur le Moulin-Moreau (Saint-Florent-le-Vieil). Ces 3 derniers sont suivis depuis 2009. Le suivi est assuré par le SATESE (Service d'assistance technique aux exploitants de station d'épuration) duMaine-et-Loire sauf sur le point sur l'Èvre à Saint-Florent. Pour accéder aux données 2007, se référer au lien suivant :http://www.cg49.fr/fileadmin/user_upload/internet/actions/environnement/rivieres_2009.pdf
L'Èvre est une rivière moyennement abondante, plus que la plupart des cours d'eau de plaine du bassin versant de la Loire. Son débit a été observé sur une période de 42 ans (1967-2008), àLa Chapelle-Saint-Florent, localité du département deMaine-et-Loire située à très peu de distance de son confluent avec laLoire[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 460 km2 soit la quasi-totalité de ce dernier. Le total est alors estimé à 573 km2[3].
Lemodule de la rivière à La Chapelle-Saint-Florent est de 3,38 m3/s.
L'Èvre présente des fluctuations saisonnières de débit très marquées, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 5,36 et 8,54 m3/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum en janvier), et des basses eaux d'été-début d'automne, de juin à la mi-octobre inclus, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 0,507 m3/s au mois d'août, ce qui reste assez consistant. Mais ce ne sont que des moyennes mensuelles et les fluctuations peuvent être beaucoup plus importantes d'après les années, ou observées sur de courtes périodes.

Ainsi à l'étiage, leVCN3 peut chuter jusque 0,002 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 2 litres par seconde, ce qui est extrêmement sévère, car le cours d'eau se trouve ainsi quasiment à sec.
Les crues peuvent être très violentes, caractéristique partagée par la plupart des affluents de la Loire situés à l'ouest du bassin (Creuse,Gartempe,Mayenne,Oudon,Sèvre nantaise ou encoreAnglin).
Ainsi lesQIX 2 etQIX 5 valent respectivement 72 et 120 m3/s. LeQIX 10 est de 150 m3/s, leQIX 20 de 180 m3/s, tandis que leQIX 50 se monte à 220 m3/s.
Il est intéressant de comparer lesQIX 2 etQIX 10 de l'Èvre à ceux duLoing, affluent important de la Seine en amont de Paris, autrefois réputé pour la dangerosité de ses crues. Alors que leQIX 2 de l'Èvre se monte à 72 m3/s, celui du Loing en vaut 99 (pour un débit moyen supérieur de plus de cinq fois à celui de l'Èvre et un bassin versant neuf fois plus étendu). Quant auQIX 10, celui de l'Èvre étant de 150 m3/s, il se monte à 190 m3/s pour le Loing. Les crues de l'Èvre sont proportionnellement au débit, plus de quatre fois plus importantes que celles du Loing.
Le débit instantané maximal enregistré à La Chapelle-Saint-Florent durant la période d'observation a été de 206 m3/s le, tandis que la valeur journalière maximale était de 160 m3/s le de la même année. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on constate que cette crue était presque d'ordre cinquantennal, et donc relativement exceptionnelle.
Au total, l'Èvre est une rivière assez abondante, mais extrêmement irrégulière. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 233 millimètres annuellement, ce qui est nettement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (plus ou moins 320 millimètres), mais se rapproche beaucoup de la moyenne du bassin de laLoire (244 millimètres). Ledébit spécifique (ou Qsp) de la rivière affiche le chiffre moyen de7,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Julien Gracq, dansLes Eaux étroites, évoque l'Evre qu'il parcourait dans son enfance sur un "bachot centenaire - bancal, délabré, vermoulu, cloqué de goudron, et parfois dépourvu de gouvernail"[4].
"Elle était là, elle fut pour moi tout de suite avec son odeur terreuse de vase et de racines, son sommeil dissolvant, digérant, infusant lentement les feuilles mortes qui pleuvaient des arbres d’automne"[4].
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