Opportunités et limites
Publié le jeudi 03 avril 2025
Résumé
Depuis des siècles, le progrès technique accompagne et permet le progrès de l’humanité. Associé au travail de l’Homme dans la perspective de le compléter et de l’améliorer, il s’inscrit non seulement dans une vision philanthropique, mais aussi dans une vision utilitarisme relative à toutes sortes d’usages (civils, économiques, industriels, etc.) l’efficacité et le profit. L’Intelligence Artificielle (IA) a donc, vu le jour en tant que concept dans un premier temps et en tant que fruit d’une série d’innovations dans un second temps. Le numéro 11 de la revue du RIRS se propose, à cet effet, d’explorer son étendue dans le but d’en cerner les opportunités et d’en circonscrire les limites.
Annonce
Etant une tribune interuniversitaire, la revue du RIRS a vu le jour grâce au concours et aux contributions de ses collaborateurs et collaboratrices qui adhèrent à son positionnement académique indépendant. Appelée à paraître régulièrement deux fois par an, à raison d’un numéro par semestre, aux mois de juillet et de février, elle promeut l’édification de la pensée constructive en donnant la parole à des universitaires nationaux et internationaux animés par des valeurs humanistes universelles.
Depuis des siècles, le progrès technique accompagne et permet le progrès de l’humanité. Associé au travail de l’Homme dans la perspective de le compléter et de l’améliorer, il s’inscrit non seulement dans une vision philanthropique, mais aussi dans une vision utilitarisme relative à toutes sortes d’usages (civils, économiques, industriels, etc.) l’efficacité et le profit. L’Intelligence Artificielle (IA) a donc, vu le jour en tant que concept dans un premier temps et en tant que fruit d’une série d’innovations dans un second temps. Le numéro 11 de la revue du RIRS se propose, à cet effet, d’explorer son étendue dans le but d’en cerner les opportunités et d’en circonscrire les limites.
A mi-chemin du XXe siècle, les années 50 coïncident avec la mise en place duM.I.T. Artificial Intelligence Project fondé par deux professeurs au Massachusetts Institute of Technology (MIT) : John McCarthy et Marvin Minsky. Le concept IA (AI en anglais) a été, dès lors, proposé pour désigner « la science et l’ingénierie de la fabrication de machines intelligentes »[1] (McCarthy, 2007). L’intelligence humaine étant un modèle unique catalyseur de plusieurs fonctions cognitives et d’opérations complexes, sa réplication sous forme de programmes, d’applications, d’outils, de robots, etc., obéit à une logique mimétique dans la mesure où elle s’intéresse à l’imitation de capacités humaines comme le raisonnement, l’utilisation et la structuration des connaissances, la perception, la communication, etc. L’intelligence artificielle se distingue, ainsi, par le processus de « mécanisation »[2] de l’intelligence humaine (Nilsson, 2005) à travers l’invention des algorithmes qui permettent à des machines de penser et d’agir à l’instar des humains.
De nos jours, cette intelligence connait un essor considérable et ses progrès sont tangibles dans différents domaines et champs tels que l’enseignement, la médecine, le commerce, la finance, l’industrie, la linguistique, la neuroscience, etc. Quel que soit son type, l’intelligence artificielle est impliquée, entre autres, dans des situations qui exigent un traitement rapide parce qu’elle permet d’analyser une grande quantité de données et résoudre des problèmes complexes. Son omniprésence dans tous les domaines et tous les secteurs d’activité a changé notre monde et a influencé notre vie quotidienne et professionnelle. En effet, actuellement, les machines génèrent, étudient et interprètent des informations, des textes et des données d’une façon qui pourrait dépasser les capacités humaines voire supplanter[3] les humains (Brynjolfsson, & McAfee, 2012 ; Ford, 2016).
Ainsi, l’intelligence artificielle est devenue un élément crucial dans différents secteurs. En fait, grâce à sa capacité d’automatiser les tâches, d’analyser rapidement une grande quantité de données et de proposer des solutions innovantes, elle contribue à l’amélioration de l’efficacité des pratiques, la réduction des coûts et l’augmentation de la production et des rendements. Les exemples dans ce sens sont multiples. Nous citons à titre indicatif, le domaine de la médecine où l’intelligence artificielle arrive à analyser les scanner et les IRM, à identifier les maladies à un stade précoce et d’aider les médecins à prendre des décisions. Dans le domaine de l’éducation, l’IA améliore les pratiques pédagogiques en permettant de mieux interpréter et comprendre les difficultés d’apprentissage et d’adapter les méthodes et les stratégies d’enseignement en conséquence. Outre ces deux domaines, nous citons également les institutions et les autorités gouvernementales qui exploitent l’intelligence artificielle pour identifier de manière accélérée le développement social et prédire les crises, ce qui leur permet de planifier les mesures et mettre en place les précautions nécessaires pour résoudre les problèmes qui pourraient surgir.
Indéniablement, elle affiche beaucoup d’avantages et revêt une grande importance dans différents domaines d’application. Mais, autant de points forts en sa faveur ne culminent qu’avec ses limites identifiées par un certain nombre d’experts qui la considèrent comme résolument « apprenante ». Ayant besoin de l’humain qui supervise son apprentissage, elle demeure « faible » et moins « intelligente » en réalité. Pour qu’elle soit « forte », elle devrait être capable d’apprendre de façon « autonome »[4] (Lecun, 2019). Partant, de nombreuses questions se posent encore sur son niveau de créativité et de contextualisation. D’où la pertinence d’interroger la relation IA-Humain outre dans une logique d’interdépendance et de complémentarité, dans une perspective d’évolution réciproque.
Pour y réfléchir, le numéro 11 de la revue du RIRS propose les axes suivants sans prétendre à l’exhaustivité en comptant sur les possibilités de les élargir aux champs de recherche et/ou aux domaines professionnels des soumissionnaires :
Les propositions d’articles intégraux doivent être au format WORD, sous forme de textes dont la longueur est comprise entre 2000 et 10000 caractères (espaces compris) ; toutefois, dans le cas d’articles scientifiques présentés canoniquement suivant le plan :
La longueur seuil est fixée à 20000 caractères (espaces compris).
Les articles doivent être assortis de résumés rédigés en français n’excédant pas 350 mots avec 7 mots clés ; les soumissions en arabe ou en anglais doivent être doublées d’un résumé en français n’excédant pas 350 mots avec 7 mots clés également.
Toute proposition non conforme à ces modalités ne sera pas prise en compte par le comité de coordination et ne bénéficiera pas d’un retour par notification.
Les propositions d’articles intégraux doivent être envoyées sur l’adresse :reseau.rirs.contact@gmail.com
Les propositions des soumissionnaires seront évaluées en double aveugle par un comité de lecture constitué d’enseignant-e-s chercheur-e-s publié-e-s à l’échelle nationale et internationale. Ces évaluations se feront sur la base d’une grille critériée portant sur les conditions de soumissions déclinées ci-dessus et la pertinence du fond par rapport à l’argumentaire.
Informations utiles
Les numéros précédents de la revue du RIRS sont référenciés surzenodo.org
Et sur le site du RIRS :https://www.le-rirs.org/
Pr. Nabila Bhih, Université Hassan II - Casablanca - E-mail : nabila.bhih@univh2c.ma
1-McCarthy J. In Brocker, L. Fazilleau, C. Naudin D. (2019). L’intelligence artificielle en médecine : intérêts et limites.Oxymag, 32, pp. 8 -13 10.1016/j.oxy.2019.06.003. hal-03487963.
2-Nilsson, N. J. (2005). Human-Level Artificial Intelligence ? Be Serious !AI Magazine,26(4), 68-75.
3-Brynjolfsson, E., & McAfee, A. (2012).Race Against the Machines : How the Digital Revolution is Accelerating Innovation, Driving Productivity, and Irreversibly Transforming Employment and the Economy. Digital Frontier Press.
-Ford, M. (2016).Rise of the Robots. Technology and the Threat of a Jobless Future. New York : Basic Books.
4-Lecun, Y. (2019).Quand la machine apprend. La révolution des neurones artificiels et de l’apprentissage profond. Paris : Odile Jacob.
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Cette annonce est mise à disposition selon les termes de laCreative Commons CC0 1.0 Universel.
Pour citer cette annonce
« Intelligence Artificielle »,Appel à contribution,Calenda, Publié le jeudi 03 avril 2025,https://doi.org/10.58079/13odr
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ISSN 2107-5646