Ville à l'architecture caractéristique des cités franc-comtoises, Vesoul abrite unquartier historique préservé, construit en pierre calcaire locale. Établie au pied deLa Motte, une colline de forme conique dont le sommet surplombe la ville sur cent cinquante mètres, Vesoul est entourée d'une nature protégée qui associe plaines, reliefs et plans d'eau.
Important bassin industriel, Vesoul est lecentre mondial de la logistique du constructeur automobileStellantis. Siège de plusieurs organismes départementaux, Vesoul a également développé une économie d'autosubsistance reposant sur les services publics et le tertiaire. La ville de Vesoul a par ailleurs été immortalisée en 1968 par la chanson homonyme deJacques Brel,Vesoul.
Àvol d'oiseau, la ville est distante de26 kilomètres deLure et deLuxeuil-les-Bains, de43 kilomètres deBesançon, de115 kilomètres deNancy et de314 kilomètres de Paris. Vesoul se trouve quasiment au milieu d'un segmentDijon-Mulhouse ; ces deux communes étant distantes de90 kilomètres de Vesoul en distances orthodromiques[2]. Ses coordonnées géographiques sont47°61'97 de latitude Nord et06°15'42 de longitude Est.
La commune de Vesoul fait partie dupôle métropolitain Centre Franche-Comté, entité constituée des plus grandes unités urbaines de la partie centrale de la Franche-Comté[3]. Comprise dans l'Espace urbain Est, la préfecture est également localisée au cœur dupays de Vesoul et du Val de Saône, structure géographique composée de paysages variés dont essentiellement des zones urbanisées, boisées et vallonnées[I 1].
La ville est placée sur une zone appelée « Plateaux jurassiques de Vesoul », localisée au sud de ladépression sous-vosgienne et au nord des faisceaux des Avant-Monts et des collines préjurassiennes[Note 1],[Note 2]. La commune de Vesoul est majoritairement élevée sur des formations duToarcien de lapériode du Lias (dont legisement de schiste bitumineux de Haute-Saône[4]), cependant le plus ancien étage géologique du sous-sol vésulien est leDomérien, partie supérieure de l'étage duPliensbachien (il y a environ190 millions d'années). L'agglomération vésulienne est traversée par plusieurs failles[Carte 2].
La Motte, qui occupe toute la partie centrale de la ville, est constituée de différentesroches sédimentaires qui sont délimitées par les quartiers desHaberges à l'ouest, duGrand Grésil à l'est, duMontmarin au nord et ducentre historique au sud. La première couche est composée de calcaires marneux du Domérien, la deuxième est caractérisée par desschistes bitumineux du Toarcien inférieur, la troisième est constituée demarnes micacées et bleues du Toarcien moyen et supérieur et la dernière couche, située uniquement sur le sommet de la Motte, est formée de calcaires et de marnes sableuses du Toarcien supérieur et de l'Aalénien. Des schistes bitumineux sont également présents au quartier desRêpes. Les quartiers sud de Vesoul et, en partie, les quartiers Est, arrosés par leDurgeon et laColombine, sont composés d'alluvions fluviatiles de l'Holocène. Toute la zone nord/nord-ouest/nord-est du territoire communal est caractérisée par des limons duCénozoïque[Carte 2].
Le Durgeon, affluent de la Saône, traverse le centre-ville d'est en ouest, depuis le nord de la commune, et représente la frontière entre Vesoul et Noidans-lès-Vesoul[5]. La Colombine, affluent du Durgeon, se jette dans ce dernier peu avant le canal du centre-ville. Une partie de cette rivière est détournée avant le confluent dans un canal de dérivation qui suit le tracé de la voie ferrée et leconfluent de ce canal avec le Durgeon grossi de la Colombine s'effectue à l'extrême sud-ouest du territoire vésulien, après la gare, dans une zone urbanisée[6],[7]. La Vaugine, également affluent du Durgeon, traverse uniquement une petite zone au nord de la ville[8]. La Méline, affluent de la Colombine, passe dans la partie extrême sud-ouest du territoire vésulien pour rejoindre la Colombine[9],[10].
Par ailleurs, unlac de plus de90 hectares est situé dans l'agglomération ouest de Vesoul[M 1]. Au niveau hydrogéologique, l'agglomération compte par ailleurs deux sites d'importance : laFont de Champdamoy et leFrais-Puits, qui forment l'un des plus grands réseaux d'eau immergés d'Europe.
Statistiques 1991-2020 et records VESOUL VILLE (70) - alt : 242m, lat : 47°38'55"N, lon : 6°09'49"E Records établis sur la période du 01-01-1898 au 04-01-2024
La Motte, colline surplombant Vesoul en son centre.
Le territoire vésulien, s'étendant sur907 hectares[17], est situé sur un site géographique naturel relativement particulier : la commune est dominée sur plus de150 mètres parLa Motte, une colline de calcaire de forme conique située au centre de la ville, dont le sommet est à375 mètres d'altitude, point culminant de Vesoul[18],[M 2]. En effet, c'est au pied de cette colline que la cité s'est d'abord établie. Par la suite, Vesoul s'est étendu au sud puis tout autour de cette butte, dans les vallées duDurgeon et de laColombine[18] d'une altitude moyenne d'environ220 mètres à230 mètres ; l'altitude minimale de la commune est de213 mètres[17].
Autour de la ville, la topographie est globalement hétérogène et présente une dualité marquée : au Nord et à l'Ouest de l'agglomération, se trouvent des zones de plaines et au Sud et à l'Est, des plateaux et des reliefs de hauteurs diverses[Carte 3],[19] : leplateau de Cita au sud (372 mètres d'altitude)[20], lecamp de César au sud-ouest (386 mètres d'altitude)[P 1] et le plateau dusabot de Frotey à l'est (342 mètres d'altitude)[P 2], trois sites occupés dès laPréhistoire.
Le site topographique de la commune a représenté une situation adaptée pour la fondation et le développement de la cité notamment sur le plan militaire et économique.
Les principaux milieux naturels au sein de la ville sont essentiellement concentrés surLa Motte, butte-témoin au centre de Vesoul, l'une des seules zones à Vesoul à ne pas avoir été urbanisées. Elle se compose de74 hectares de terrain qui ont été classés pour leurs caractères pittoresques le sous l'appellation « site historique commémoratif ». La colline est en grande partie boisée, comprenant notamment des vergers et des prés-bois. La protection du site a été demandée par la municipalité dans le but de limiter l'urbanisation sur la colline et donc de préserver son intérêt naturel[Note 4]
Autour de Vesoul, un nombre important de zones bénéficient du classement « ZNIEFF », parmi lesquelles le plateau dusabot de Frotey (202 hectares)[P 2], la plaine de Vesoul-Vaivre (488 hectares)[P 3], les bois duplateau de Cita (206 hectares)[P 4], la vallée de la Colombine[P 5] et lecamp de César et ses coteaux (162 hectares)[P 1]. La préfecture haut-saônoise est aussi entourée par plusieurs sites classésNatura 2000 : les pelouses de la région vésulienne (1 941 hectares), classées notamment grâce aux oiseaux qui y émigrent[P 6],[P 7] et leréseau de cavités à rhinolophes (13 hectares), composé de six cavités souterraines qui accueillent des espèces de l'ordre des chiroptères[P 8]. En outre, deux réserves naturelles se trouvent dans l'agglomération vésulienne. Il s'agit de laréserve naturelle régionale de la grotte de la Baume (17 hectares)[21] et de laréserve naturelle nationale du Sabot de Frotey (98 hectares)[P 9] ; cette dernière aire protégée a été créée en 1981 et totalise plus de400 plantes inventoriées dont la plupart sont particulièrement rares.
LeSabot de Frotey, rocher qui a été sculpté avec le temps en forme de sabot, a été classé le pour son caractère artistique[Note 5]. Lelac de Vesoul - Vaivre et ses abords accueillent de multiples espèces d'oiseaux migrateurs, ce qui a valu au site d'être intégré au réseau « Refuge LPO » de la ligue pour la protection des oiseaux[22].
Au, Vesoul est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].Elle appartient à l'unité urbaine de Vesoul[Note 6], une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle estville-centre[Note 7],[I 3],[I 4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est la commune-centre[Note 8],[I 4]. Cette aire, qui regroupe158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 5],[I 6].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (49,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21 %), prairies (16 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3 %), forêts (2,8 %),terres arables (0,5 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].
La ville est composée de différents quartiers. On compte notamment un quartier résidentiel ancien, des quartiers pavillonnaires, des zones commerciales et industrielles et des quartiers périphériques constitués degrands ensembles et de logements individuels.
La troisième phase de développement urbain s'étend de 1860 à 1939. Le territoire de la commune est agrandi, notamment en 1861 et en 1876 en annexant des terrains de la commune de Navenne. La ville double ainsi sa surface bâtie en construisant de nouveaux quartiers tout autour de l'hôpital Paul-Morel, de lagare, ainsi que dans le quartier du Boulevard, qui est composé principalement de constructions datant de la fin duXIXe siècle aux années 1930[24]. L'axe nord-sud, représentant la route de Besançon, se développe particulièrement pour former depuis le centre ancien un tracé continu et quasi rectiligne de plus d'un kilomètre, entre larue d'Alsace-Lorraine, la rue Paul-Morel, la rue du Commandant Girardot et le boulevard du général de Gaulle.
La dernière époque d'urbanisation de Vesoul débute à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, l'essor démographique est important, de nouvelles zones s'urbanisent : de largesboulevards et unerocade viennent cerner la ville. Dans les années 1960 et 1970, des quartiers composés degrands ensembles et de lotissements sont construits tels queLes Rêpes (1957 à 1961),Le Montmarin (1967 à 1973)[25] etLe Grand Grésil (1973 à 1977)[26]. Par la suite, plusieurs zones d'activités sont aménagées à la périphérie de la ville : Espace de la Motte (milieu des années 1970), Technologia (fin des années 1990),Les Haberges (début des années 2000)[A 1],[Carte 5],[24].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vesoul en 2021 en comparaison avec celle de la Haute-Saône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (2,2 %) par rapport au département (6,2 %) et à la France entière (9,7 %).
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)
2,2
6,2
9,7
Logements vacants (en %)
10,2
10,6
8,1
Au sens durecensement, la commune, qui comptait 2 640 logementsHLM en 2010, soit 31,7 % du parc des résidences principales, en compte 2 807 en 2021 (33,3 %), où habitent 4 998 personnes[I 11].
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De multiples projets d'urbanisme et d'aménagement ont été lancés par la ville de Vesoul. L'un des principaux est la réhabilitation et le réaménagement du site de l'ancienhôpital Paul-Morel, bâtiment désormais désaffecté. En, le conseil municipal de Vesoul décide d'y créer une zone d'aménagement concerté ; elle est baptisée zone Paul-Morel. La reconversion de ce site se traduira par la création de plus de150 logements et des emplois tertiaires pour un total d'environ 37 000 mètres2 de surface construite, tout en favorisant la protection de l'environnement. Depuis le début du projet en 2009, l'aménagement de la nouvelle zonePaul Morel a vu s'ériger plusieurs bâtiments, et l'étape finale est la reconversion de l'hôpital en lui-même.
Parmi les grands projets, on trouve la rénovation du quartier duMontmarin. La ville de Vesoul s'est inscrite au plan national de rénovation urbaine. Proposé par la ville en, ce projet mènera à la reconstruction et à la réhabilitation de plusieurs centaines de logements dans le quartier. Avec un coût du projet estimé à 10 200 000 €, la rénovation du Montmarin fait partie des projets ambitieux lancés par la ville[27].
En centre-ville, la rénovation des îlots Durgeon (face à l'Hôtel de Ville) et Lesigne (vers la place de la République) font entre autres partie duplan local d'urbanisme approuvé par le conseil municipal en 2013.
Situation routière et ferroviaire de Vesoul, enFranche-Comté.
Du fait de sa situation géographique, la ville de Vesoul est reliée, par dessystèmes de transport et desvoies de communication, à des grandes villes, de l'Est de la France mais aussi à celles des pays limitrophes.
Aujourd'hui, les transports routiers constituent le principal moyen de transport dans la commune (plus de280 voies de circulation dont environ200 rues). Vesoul est situé à la croisée de deux grands axes routiers qui sont reliés par un échangeur routier : lesroutes nationalesN 57, axe nord-est/sud raccordantMetz à laSuisse etN 19, axe nord-ouest/est reliantParis àBelfort[M 3]. L'agglomération n'est actuellement pas desservie par l'autoroute, cependant, un projet d'autoroute existe, bien que plusieurs fois mis en sommeil : la construction de l'A319 afin de relier Langres à Vesoul[Note 9],[30]. L'autoroute la plus proche est l'A36, située approximativement à44 kilomètres au sud de Vesoul. La ville est contournée à l'ouest par une rocade en voie rapide ainsi que par des boulevards au sud et à l'est.
Le trafic routier est relativement dense dans lecentre ancien puisqu'environ 5 000 véhicules par jour y circulent dans ses principales rues. Il est à noter que la N 19 est fréquentée chaque jour par plus de 25 000 véhicules, incluant 3 500 poids lourds, au niveau des quartiers duMontmarin et duGrand Grésil[31]. La circulation routière est contrôlée dans l'agglomération par plusieurs dispositifs deradars automatiques. Plus de 3 000 places de stationnement surparking sont présentes au centre-ville de Vesoul. Jusqu'à, Vesoul était l'une des seules préfectures à ne pas être pourvue de parking payant, politique encouragée par l'ancien maireAlain Joyandet[32]. Toutefois, les stationnements payants se sont fortement généralisés dans la ville au cours des années 2010[33].
En matière de transport aérien, la ville dispose de l'aérodrome de Vesoul - Frotey, accessible aux avions de tourisme et d’affaires. Rénové en 1989, il possède des équipements de qualité dont une piste goudronnée de 1 440 mètres et des locaux spacieux[36]. L'aéroport international le plus proche de Vesoul est celui deDole, situé à96 kilomètres. L'EuroAirport, quant à lui, est localisé à126 kilomètres de la préfecture haut-saônoise[37].
Pour les déplacements en bus, leréseau d'autobus « Moova », mis en place en 1990 est utilisé, annuellement en moyenne, plus d'un million de fois et totalise chaque année près de 500 000 kilomètres parcourus dans l'agglomération[38]. Plus de 130 arrêts de bus etpoteaux d'arrêt du réseau VBus sont répartis sur 10 lignes régulières et 8 lignes directes dans Vesoul et sa banlieue. Au niveau supracommunal, la ville est desservie par le réseau de bus régionalMobigo, né de la fusion en 2018 desLignes saônoises et deLivéo entre autres, qui assure la liaison avec d'autres communes haut-saônoises ainsi qu'avec Besançon[39]. La majorité des réseaux de bus desservant Vesoul transite par le pôle d'échanges multimodal, infrastructure moderne inaugurée le à proximité de la gare, où les bus réalisent à peu près250 escales chaque jour.
L'agglomération de Vesoul compte près de50 kilomètres d'aménagement cyclable, répartis en cinq grands axes qui permettent aux cyclistes de se déplacer dans les axes nord-sud et est-ouest[A 3]. Deuxvoies vertes, balisées avec des indicateurs kilométriques, franchissent l'agglomération de Vesoul : leChemin vert (21 kilomètres)[40] et la Trace du Courlis (8 kilomètres)[41], qui sont reliées par les pistes et bandes cyclables de l'agglomération.
Chaque saison, la ville est soumise à différentsrisques naturels, dû à sa situation géographique. Le risque des mouvements de terrains existe dans l'agglomération vésulienne. Les principaux types sont l'affaissement et les effondrements liés aux nombreuses cavités souterraines de l'agglomération vésulienne, les glissements de terrain (notamment sur les pentes deLa Motte) et les tassements différentiels. Il est à noter qu'une partie importante du territoire de Vesoul présente des risques de retrait-gonflement des argiles[42].
La commune a connu une douzaine d'inondations et de coulées de boue entre 1982 et 2015, déclarées comme étant des « catastrophes naturelles ». Certaines années, leDurgeon peut être soumis à des crues, qui causent par la suite des inondations ; le plus ancien témoignage de crue du Durgeon à Vesoul date de 1558. D'importantes crues du Durgeon sont survenues à Vesoul en 1930 et 1953. Parmi les plus récentes, on peut mentionner celles d' et de[10].
En ce qui concerne la sismicité, la ville de Vesoul se trouve en zone de sismicité modérée, ce qui signifie que le risque de séisme n'est pas négligeable[43].
Ce toponyme est peut-être basé sur une racine hypothétique indo-européenne (préceltique)*ves « montagne »[45], « élévation », suivi du suffixe-ulum et que l'on retrouve dans le nom duMont Viso désignéVesulus[45]. Cette élévation désignée correspond àLa Motte, colline où s'est établie et développée la ville[E 4].
Un nombre important de toponymes et d'odonymes existe sur le territoire communal dont l'un des plus historiques estMarteroy, puisque la plus ancienne mention de ce toponyme à Vesoul date de 1092. On retrouve également ce toponyme et ses variantes (Martroy, Martrois, Martroi) dans d'autres régions en France[46]. Le terme Marteroy proviendrait de la forme latineMartyrum qui signifie Martyrs. Toutefois, plusieurs historiens ont rapporté que l'étymologie proviendrait de la contraction deMartis ara, ce qui signifie « autel de Mars ». D'autres toponymes locaux (Les Rêpes,Les Haberges) qui étaient autrefois des hameaux situés autour de la cité, constituent aujourd'hui le nom de quartiers de Vesoul[47]. Parmi les 65lieux-dits communaux, on retrouve également le nom d'autres toponymes locaux[Note 11],[48],[49].
Certaines traces et empreintes confirment que Vesoul et son agglomération ont été occupés durant laPréhistoire. Des objets laissés par les populations certifient que des hommes ont fabriqué et utilisé des outils dans la région vésulienne, pendant les différentsâges préhistoriques.
Des objets préhistoriques, principalement des outils, ont été retrouvés sur les différents flancs de laLa Motte. Aussi, autour de Vesoul, des objets ont été découverts aucamp de César et auplateau de Cita, deux sites situés au sud de la ville qui ont fourni de nombreux restes d'armes de pierres préhistoriques. Ledolmen de la Pierre-qui-Vire, unmégalithe situé à2 kilomètres à l'est de Vesoul, est daté entre 3 500 et 3 300av. J.-C.[F 1].
Les nombreuses cavités naturelles de l'agglomération de Vesoul ont aussi permis de découvrir des outils et des ossements d'animaux exploités par l'homme. Dans lagrotte de la Baume, localisée au sud de la ville, un outillage lithiquemoustérien a été trouvé démontrant ainsi une occupation continue de tous les niveaux duWürm ancien. Dans la galerie sud de la cavité naturelle, une occupation de l'âge du bronze final III a également été démontrée[50]. Enfin, un ensemble d'os de mammouths a été découvert en 1989 à lafont de Champdamoy, à l'est de Vesoul[51].
Le site de Vesoul est peu documenté pour la périodeantique. Certains historiens et archéologues attestent cependant d'une histoire durant cette période. En effet, ils ont découvert sur la Motte, des dizaines d'objets datant de cette période, incluant des armes, des monnaies et des médailles à l'effigie des premiersempereurs romains.
À l'époque, le territoire de l'actuelle ville de Vesoul se trouve enSéquanie, vaste territoire contrôle par le peuple gaulois desSéquanes, qui s'étendait sur un secteur compris entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges[52].
A partir de la conquêteromaine de laSéquanie, la région se développe et sixvoies romaines secondaires, qui ont été révélées par l'archéologie contemporaine, traverse le site de l'actuelle commune de Vesoul[V 3]. Durant l'époque gallo-romaine, le territoire de Vesoul est rattaché aupagus Colerensis, qui avait pour chef-lieuCorre et qui s'étendait « de laVôge jusqu'aux portes de Besançon »[L 2],[F 2].
La plus ancienne mention connue d'un document faisant référence à Vesoul date de 899[F 4]. À cette époque, la ville n'existe encore pas, il s'agit seulement d'une forteresse portant le nom deCastrum Vesulium (« château de Vesoul » enlatin médiéval), construit surLa Motte par les comtes de Portois[F 3]. En effet, les comtes ont délaissé au cours du Haut Moyen-Âge la capitale du comté, Port-Abucin (Port-sur-Saône), qui avait été détruite par lesVandales en 411, puis par lesvikings et les Hongrois au Moyen Âge, afin de trouver refuge sur un site plus difficilement accessible que la plaine de la Saône : unebutte-témoin de forme conique dont le sommet culmine à 150 mètres au-dessus des plaines, située à environ10 kilomètres au sud-est de la cité de Port-Abucin[V 4]. Cette colline, appelée par la suite « La Motte » donne naissance à Vesoul qui est donc devenu la résidence des comtes, puis par la suite l'une des principales cités ducomté de Port, qui prend également le nom decomté de Vesoul. En 982, ce comté devient avec la fusion de trois autres comtés, lecomté de Bourgogne. En 988, le château subit le premier siège répertorié de son histoire, mené par le ducHenri Ier de Bourgogne et le comte Lambert de Chalon[F 5].
Reconnue comme une place importante et stratégique, Vesoul est érigé en siège devicomté au début duXIe siècle par lecomte palatinOtte-Guillaume[F 6] ; cette circonscription féodale administrative, qui remplace le comté de Port, a un domaine qui comprend28 villages autour de Vesoul. Le premiervicomte de Vesoul est mentionné dans unecharte datée de 1019 : il s'agit deGislebert Ier,seigneur de Faucogney[F 7]. À la mort de Rodolphe III, en 1032,Henri II du Saint-Empire hérite de ses biens bourguignons et c'est ainsi que, Vesoul, comme tout le comté de Bourgogne, est rattaché auSaint-Empire romain germanique. En 1092, le vicomte de VesoulGislebert II de Faucogney fonde leprieuré du Marteroy, monastère qui deviendra, quelques siècles plus tard, l'un des plus considérables du comté de Bourgogne notamment grâce aux multiples donations de bourgeois[L 3]. En 1183, la comtesse Béatrix reconnut, par acte, tenir le château de Vesoul comme fief de l'Église de Besançon[F 8].
En 1348, lapeste noire se répand sur l'ensemble du comté et l'épidémie tue de nombreuses personnes à Vesoul. LesJuifs de la ville sont accusés d'avoir empoisonné les puits ; quatre-vingts d'entre eux sont par la suite torturés et tués[F 12]. Quelque temps après, la ville subit unsiège en 1360[V 7], mené par desÉcorcheurs puis lecelui de 1370[V 8] par une troupe d'Allemands : en l'espace d'une dizaine d'années, la cité subit de lourds dégâts et perd une part importante de sa population. Les remparts de la ville sont fortement détériorés mais leCastrum Vesulium est toujours en état.
À laRenaissance, la Franche-Comté est toujours sous possessions de l'Empire germanique desHabsbourg d'Espagne. En 1525, l'archiduchesse d'Autriche ordonne à son procureur de mettre Vesoul sous les armes pour repousser l'apparition duprotestantisme à Vesoul. Par lettres patentes du, l'empereurCharles Quint érigea la ville de Vesoul en mairie et la fit bénéficier de tous les rangs de la justice[L 6].
En 1552, l'humaniste comtoisGilbert Cousin, dresse un éloge de Vesoul dans saDescription de la Franche-Comté : « Vesoul possède des murailles très puissantes et des maisons magnifiques. Son sol est vitifère, propre à la vigne, et fécond en hommes remarquables, par l'austérité de leurs mœurs et par leur amour pour les lettres et par leurs talents »[54]. Alors qu'elle compte une population d'environ 1 700 habitants, la cité se voit échapper à unsiège en 1557 mené par des troupes germaniques, grâce à l'inondation du gouffre naturel duFrais-Puits, ce qui a repoussé les troupes[U 1]. Vesoul est par la suite ravagée par la peste de 1586 à 1589[L 7].
Bien qu'entièrement francophone, la Franche-Comté appartient à l'Espagne. Henri IV de France y déclare la guerre, en date du, afin de rattacher cette partie francophone au royaume de France. En février, il attaque plusieurs cités franc-comtoises. Certaines parviennent à résister maisVesoul est assiégé et considérablement dévasté par une armée de 5 000 à 6 000 hommes : le châteauCastrum Vesulium, qui surplombait la cité depuis plusieurs siècles, est totalement détruit[L 7],[55].
À la suite d'un pacte de neutralité conclu entre la province de Franche-Comté et leroyaume de France en 1611, un temps de paix s'installe dans la ville. Toutefois, les épidémies et les sièges ayant dévasté Vesoul à la fin duXVIe siècle se sont révélés tragiques pour la ville au point que dans un mémoire de 1613, la cité est qualifiée de « petite bourgade dénuée de forteresse »[L 7] et recense, en 1614, 1 948 habitants[U 1]. Parallèlement, plusieurs communautés religieuses s'installent à Vesoul à cette époque : les Capucins (1608), les Jésuites (1610), les Annonciades (1613) et les Ursulines (1615)[53]. De 1634 à 1644, se déroule laguerre deDix Ans, épisode comtois de laguerre deTrente Ans, qui oppose la France aux Habsbourg d'Espagne. Cet événement provoqua dans la cité, la peste, la famine mais surtout une grande misère. En 1657, un recensement fait état de 1 062 habitants dans la ville de Vesoul[56]. Très affaiblie,la ville est conquise le[V 9], par le duc de Navailles, général deLouis XIV[L 8]. Letraité de Nimègue, signé le, rattache la ville de Vesoul de même que toute laFranche-Comté, auroyaume de France. L'incorporation de la Franche-Comté à la France sous le pouvoir deLouis XIV a permis de mettre fin à de nombreuses guerres et pillages ; Vesoul connut au total douze sièges dans son histoire, les deux derniers furent les deux phases de la conquête de la Franche-Comté parLouis XIV (1668 et 1674).
À la chute de l'Empire français, Vesoul fut brièvement capitale de l'État de Franche-Comté, un état tampon qui exista du au, soit pendant seulement130 jours. Situé entre la France et l'Allemagne, il était composé de l'ancienne province de Franche-Comté, du département des Vosges et des principautés de Montbéliard et de Porrentruy[58],[U 3]. Vesoul se verra ensuite bénéficier du statut de « Bonne ville » en 1817[59]. Durant la colonisation de l'Algérie par la France, en 1853, quelques pieds-noirs de Vesoul et de sa région fondent le village deVesoul-Bénian, située au nord de l'Algérie. En 1854, le département est fortement touché par lecholéra. Relativement épargnée par l'épidémie, la ville de Vesoul érige en 1857 en signe de protection divine, lachapelle Notre-Dame-de-la-Motte, monument devenu emblématique au niveau local. L'arrivée du chemin de fer à Vesoul en 1858, sur laligne Paris-Bâle, place la ville au sein d'une importante ligne ferroviaire[L 10].
Pendant laTroisième République (1870-1940), Vesoul voit sa population s’accroître considérablement (augmentation d'environ 50 %, en passant de 7 716 habitants en 1872 à 11 926 en 1936)[17]. Siège duconsistoire israélite de l'Est de 1872 à 1896, Vesoul voit sa population augmenter de 1 500 habitants en seulement quatre ans en accueillant notamment de nombreux Juifs alsaciens fuyant l'annexion de l'Alsace-Lorraine. Vers 1880-1890, les vignes de la ville sont anéanties par lephylloxéra ; les vignerons se dirigèrent alors vers les nouvelles industries et les cultures maraîchères[57]. Le, le11e régiment de chasseurs à cheval est cantonné dans la caserne du Luxembourg et y restera près d'une cinquantaine d'années et marqua la ville tant économiquement que démographiquement[60]. Au cours de laPremière Guerre mondiale, la ville de Vesoul contribua aux opérations militaires mais aucun bombardement n'a eté recensé.
L'expansion économique et démographiqueAprès la guerre, la ville de Vesoul, comme la France entière, connait une prompte croissance ; l'essor démographique de la commune est particulièrement important. En effet, la ville passe de 11 825 habitants en 1946, à 18 173 habitants en 1975, soit une augmentation de plus de 50 %, en l'espace d'une trentaine d'années[17]. En 1955, la société Udime (Union Des Industries Métallurgique de l'Est), filiale dePeugeot, investit dans les bâtisses de l'ancienneusine Dollé, une des plus grandes manufactures françaises de machines agricoles, active de 1908 à 1953. À la suite de ces investissements, de nombreuses autres sociétés s'installèrent et construisirent leurs ateliers sur le site de l'ancienne usine Dollé commeIndenor en 1959, puisPeugeot SA en 1965. Depuis les années 1960, plus de 250 000 m2 d'ateliers ont été construits sur le site de l'usine PSA[C 1]. Le rachat deCitroën par Peugeot quelques années plus tard accentua le développement de l'usine[65].
Afin de répondre aux besoins en logements du fort développement démographique, la ville fait construire deux grands quartiers au nord deLa Motte, constitués de centaines de logements et destinés à accueillir plusieurs milliers de personnes :Les Rêpes (1957 - 1961) etLe Montmarin (1967 - 1973)[25]. En 1975, la ville établit, en coopération avec l'État, un contrat de « ville moyenne » qui consiste à dynamiser l'agglomération qui se développe de plus en plus en y aménageant des zones d'attractions et de loisirs. C'est ainsi que dès 1976, lelac de Vesoul - Vaivre est creusé sur plus de90 hectares dans l'agglomération ouest dans le but d'être le centre d'une vaste zone de loisirs[66]. Durant les trois dernières décennies duXXe siècle, des zones d'activités sont implantées à la périphérie de Vesoul tels que l'Espace de la Motte, la zone Technologia etLes Haberges[A 1].
Au référendum sur letraité constitutionnel pour l'Europe du, le pourcentage de vésuliens qui ont voté contre la Constitution européenne est de 56,50 %[71], alors qu'il est de 63,22 % pour la Haute-Saône[72] et 54,67 % pour la France[73]. Quant aux taux d'abstention, celui de Vesoul (29,40 %) est sensiblement le même que celui de la France entière (30,63 %).
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, les quatre premiers candidats sontEmmanuel Macron (23,26 % des suffrages exprimés),François Fillon (21,28 %),Marine Le Pen (20,91 % etJean-Luc Mélenchon (19,04 %). Au second tour, le candidat élu Emmanuel Macron recueille 3 704 voix (65,81 %) et Marine Le Pen 1 924 voix (34,19 %) lors d'un scrutin où 30,28 % des électeurs se sont abstenus[74].
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, les quatre premiers candidats sont :Emmanuel Macron (25,93 % des suffrages exprimés),Marine Le Pen (23,82 %),Jean-Luc Mélenchon (23,50 %) etÉric Zemmour (7,45 %). Au second tour, le candidat élu Emmanuel Macron recueille 3 117 voix (56,70 %) et Marine Le Pen 2 380 voix (43,30 %), lors d'un scrutin ou 31,54 % des électeurs se sont abstenus[75].
Lors du premier tour desélections municipales de 2014 dans la Haute-Saône, la liste UMP menée par le maire sortant Alain Chrétien obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 080 voix (55,97 %, 26 conseillers municipaux élus dont 18 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par[76] : - Frédéric Bernabe (PCF, 1 010 voix, 18,35 %, 3 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ; - Ramazan François Kaymak (PS, 706 voix, 12,83 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Jean-Yannick Tupin (DVD, 625 voix, 11,35 %, 2 conseillers municipaux dont 1 communautaire) ; - Pierre Arquinet (SE, 81 voix, 1,47 %, pas d'élu). Lors de ce scrutin, 40,52 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du premier tour desélections municipales de 2020 dans la Haute-Saône, la liste Agir menée par le maire sortant Alain Chrétien[77] obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 094 voix (55,78 %, 27 conseillers municipaux élus dont 18 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par[78] : - Marie-Dominique Aubry (LR[79], 840 voix, 22,37 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ; - Frédéric Bernabe (PCF[M 4], 540 voix, 14,38 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Jean-Yannick Tupin (DVD[M 5], 194 voix, 5,16 %, pas d'élus) ; - Cédric Fisher (LO[M 6], 86 voix, 2,29 %, pas d'élus). Lors de ce scrutin marqué par lapandémie de Covid-19 en France, 56,27 % des électeurs se sont abstenus.
Conformément aux dispositions relatives aux communes peuplées de 10 000 à 19 999 habitants, leconseil municipal de Vesoul est formé de trente-trois élus, dont le maire et ses adjoints[80].
Lamairie de Vesoul est située au numéro 58 de la rue Paul-Morel, dans le centre-ville. La municipalité siège dans ce bâtiment depuis le. Autrefois, l'administration municipale siégeait dans l'hôtel Raillard de Granvelle d'environ 1750 à 1768 puis dans l'hôtel de Salives de 1768 à 1938[L 11].
Inspecteur de l'Enregistrement Président de la Société d'agriculture, belles-lettres, sciences et arts de Haute-Saône(1936 → 1950) Chevalier de la Légion d'honneur
La commune de Vesoul estjumelée avec une seule autre collectivité étrangère : la ville deGerlingen, enAllemagne, dont le partenariat a été signé le par Wilhelm Eberhard et Pierre Rénet, respectivement maire de Gerlingen et maire de Vesoul. Depuis le début du jumelage, de nombreux échanges ont eu lieu entre ces deux villes, notamment sur la thématique de la culture et du patrimoine[M 9]. Par ailleurs, Vesoul entretient des relations dans le cadre d'actes de solidarité avec la ville deMan, enCôte d'Ivoire[A 5],[89].
La municipalité de Vesoul favorise les échanges internationaux en aidant financièrement des établissements scolaires vésuliens et les associations locales qui développent des partenariats avec des organismes étrangers[A 5].
La gestion des déchets est également assurée par lacommunauté d'agglomération de Vesoul[A 10], qui gère deux déchetteries sur le territoire communautaire, qui sont accessibles aux habitants[A 11]. En 2009, l'intercommunalité a mis en place une filière DASRI (déchets d'activités de soins à risques infectieux)[M 12].
Siège de l'inspection académique de la Haute-Saône, qui dépend de l'académie de Besançon[105] (zone A), la ville de Vesoul dispose d'un système éducatif complet. Les établissements d'enseignements primaire,secondaire etsupérieur de la ville totalisent annuellement en moyenne plus de 10 000 élèves et étudiants[A 12].
Au niveau du second degré, la ville compte troiscollèges publics, un collège privé catholique et cinqlycées publics : deux lycées polyvalents, un lycée général et deux lycées professionnels. Aussi, Vesoul possède uncentre de formation d'apprentis, un centre de formation d'apprentis agricole, un centre de formation professionnelle et de promotion agricoles et enfin un centre de formation d'apprentis de l'industrie[A 14].
Sur le plan de l'enseignement supérieur, les établissements qui proposent des diplômes d'études supérieures sont fréquentés en moyenne annuellement par plus de 1 200 étudiants. L'agglomération de Vesoul possède uncampus baptisé « Pôle universitaire de Vesoul » inauguré en 2015 rassemblant sur un même site deux composantes de l'université de Franche-Comté : l'institut universitaire de technologie de Vesoul ouvert en 1988[M 13] ainsi qu'uninstitut national supérieur du professorat et de l'éducation, héritier de l'école normale d'instituteurs de Vesoul créée en 1833[106],[107]. La commune compte également une antenne de l'école de gestion et de commerce de Franche-Comté, qui propose des diplômes d'études supérieures orientés vers les métiers du commerce, de la comptabilité, du marketing et du management[108]. De plus, la ville abrite uninstitut de formation en soins infirmiers et un institut de formation des aides-soignants[109].
Liste des établissements d'enseignement de Vesoul
Enseignement primaire
Enseignement secondaire
Enseignement supérieur
Écoles maternelles publiques
École Saint-Exupéry
École Montmarin II
École de la Banque
École Jean-Morel
École Petit
École du Grand Grésil
École du Stade
École du Pont
Écoles élémentaires publiques
École Rêpes Sud
École Pablo-Picasso
École du Boulevard
École Henri-Matisse
École du Stade
École du Luxembourg
École élémentaire privée
École de Marteroy
Collèges publics
Collège Jean-Macé
Collège Jacques-Brel
Collège privé
Collège de Marteroy
Lycées polyvalents publics
Lycée Édouard-Belin
LEGTA Étienne-Munier
Lycée général public
Lycée Les Haberges
Lycées professionnels publics
Lycée Pontarcher
Lycée Luxembourg
Centre de formation d'apprentis
CFA de Haute Saône
CFA agricole de Haute-Saône
CFA de promotion agricoles
CFA de l'industrie de Haute-Saône
Écoles publiques
Institut universitaire de technologie de Vesoul (IUT)
Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (INSPE)
En matière d'action sociale, l'un des organismes gestionnaires est lecentre communal d'action sociale[A 15],[110]. On compte aussi de nombreuses associations reconnue d'utilité publique œuvrant dans l'action sociale ayant leurs sièges à Vesoul dont l'une des plus importantes est l'« Association Haut-Saônoise pour la Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte », fondée en 1945.
En ce qui concerne la protection de l'enfance, l'un des établissements de Vesoul les plus anciens est l'institution Bourdault, maison d'enfants à caractère social inaugurée en 1853, qui reçoit des enfants en difficulté familiale[111]. S'y ajoutent également un foyer de l'enfance et un centre maternel et familial. En termes de réinsertion sociale, plusieurs structures dans la commune aident les personnes connaissant de graves difficultés comme un foyer de jeunes travailleurs et plusieurs centres d'hébergement et de réinsertion sociale. En ce qui concerne le handicap, on recense un établissement et service d'aide par le travail, un foyer de vie, une entreprise adaptée ainsi que divers services d'accompagnement à la vie sociale[110].
La ville est aussi équipée de centres d'accueil secondaires comme une maison relais ainsi que des services de prévention, d'aide aux personnes âgées, de soins infirmiers à domicile ou encore d'éducation spéciale. L'agglomération comprend trois aires pour l'accueil desgens du voyage : une aire de grand passage (150 places) et deux aires pour semi-sédentaires (25 et13 places)[A 16].
La ville est équipée de nombreux établissements de santé dont la plupart sont situés au « Pôle santé desHaberges », zone entièrement consacrée à l'installation d'organismes médicaux. Ce quartier moderne est notamment composé duprincipal site duGroupe Hospitalier de la Haute-Saône (GHHS), inauguré en 2009 sur une surface de plus de 52 000 m2 et abritant plus de400 lits[112]. Le pôle santé compte aussi un établissemet chirurgical ouvert en 1981, la clinique Saint-Martin[M 14] mais aussi un centre d'imagerie médicale, une pharmacie et des cabinets médicaux libéraux.
D'autres centres de santé, plus secondaires, sont implantés sur le territoire vésulien tels qu'un centre médico-psychologique, des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, un centre d'action médico-sociale précoce, un institut médico-éducatif… L'agglomération dispose également d'un centre de rééducation fonctionnelle[114].
La ville comptequatre points postaux, dont unsite principal situé au centre-ville et une plateforme de distribution du courrier[116].
En ce qui concerne l'accès à la télévision, Vesoul peut recevoir les réseaux R1 à R6 de la télévision numérique terrestre (TNT) depuis[117]. Cette réception se fait principalement grâce à deux émetteurs existant sur l'agglomération ; le principal est l'émetteur de la Motte (dont le pylône atteint15 mètres), situé à côté de lachapelle Notre-Dame-de-la-Motte à385 mètres d'altitude. Cet émetteur permet de capter à 100 % le signal et couvre entièrement l'agglomération vésulienne[118]. L'autre émetteur de l'agglomération est l'émetteur de la Croix de Cassini situé àLa Demie.
Concernant internet et la téléphonie, la commune, qui a été labelliséeVille Internet @ en 2013[94], est éligible à l'ADSL 2+ depuis ainsi qu'auVDSL2 grâce à deux répartiteurs téléphoniques (Vesoul Breuil et Vesoul Technologia) situés sur le territoire communal. Ces répartiteurs sont dégroupés par plusieurs opérateurs alternatifs. En 2016, approximativement 18 000 personnes de l'agglomération de Vesoul étaient abonnés à Internet[119]. Le déploiement de lafibre optique, qui permet donc un accès à internet à très haut débit (de100 Mbit/s à plus de500 Mbit/s), a débuté sur l'agglomération en 2015. Fin 2017, 33 % des habitations vésuliennes sont raccordables à la fibre, 66% début 2020 et 90% début 2022. De plus, la ville dispose de plusieurspoints Wi-Fi publics et gratuits[120],[121].
Globalement, les réceptions de signaux à Vesoul sont de bonne qualité bien que la commune soit partiellement située dans un creux géographique.
Grâce notamment à sa fonction de préfecture départementale, la ville est le principal centre de décision du département. La commune dispose de plusieurs instances, dont la majorité est réunie aupalais de justice de Vesoul[122]:
Dans l'ordre judiciaire, la ville possède un tribunal judiciaire, un tribunal de commerce, un tribunal de police, un tribunal paritaire des baux ruraux, un tribunal pour enfants, un conseil de prud'hommes et une cour d'assises. Par ailleurs, Vesoul se trouve dans le ressort de la cour d'appel de Besançon[122].
Dans l'ordre administratif, la commune dépend du tribunal administratif de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[122].
Vesoul est également le siège de plusieurs organismes départementaux tels que leconseil départemental[123], lesarchives départementales[124] et la chambre d'agriculture de Haute-Saône[125]. La commune est aussi le siège de plusieurs services déconcentrés de l'État dont diverses directions départementales comme celle de la sécurité publique, des territoires ou encore des finances publiques et compte une antenne de lachambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs[126].
La commune est dotée de divers établissements de sécurité incluant uncommissariat depolice nationale, une brigade degendarmerie nationale et unemaison d'arrêt[127]. En 2008, lapolice municipale est dotée d'un effectif de10 agents[A 17] et la police nationale de81 personnes. La même année, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,4 %, pour une moyenne nationale de 10,6 %[128].
Afin de contrôler les zones de la ville et dissuader les contrevenants, la commune s'est équipée de plusieurs dispositifs devidéosurveillance. La première caméra fut installée à la fin des années 2000. Petit à petit, la ville dota ses différents quartiers de plusieurs dispositifs, tout d'abord dans lecentre ancien et le quartier de lagare, puis dans les autres secteurs, pour en compter au total une vingtaine en 2020[130]. Par ailleurs, deux quartiers de la ville sont classésquartier prioritaire de la politique de la ville :Les Rêpes etLe Montmarin[131].
A Vesoul se trouvent un centre d'interventions principal duservice départemental d'incendie et de secours, plus grande caserne du département de laHaute-Saône, un centre opérationnel départemental d’incendie et de secours, un centre de traitement des alertes, un centre technique et un plateau technique servant à la formation et implanté au centre technique dans la zone desRêpes[132].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Relativement stable jusqu'en 1856, la population de Vesoul augmenta progressivement jusqu'à atteindre son pic en 1982 avec 18 412 habitants[17]. Depuis, la commune connaît un déclin démographique progressif, bien qu’une légère reprise soit observée ces dernières années, avec 15 306 habitants en 2022, maintenant son statut deville la plus peuplée de Haute-Saône.
La population de la commune est relativement jeune. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,6 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (31,5 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à60 ans (29,6 %) est inférieur au taux départemental (30,3 %).
En 2020, la commune comptait 6 935 hommes pour 7 931 femmes, soit un taux de 53,35 % de femmes, supérieur au taux départemental (50,78 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[I 16]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,9
90 ou +
2,8
7,4
75-89 ans
11,2
16
60-74 ans
20,2
19,5
45-59 ans
19,1
18,1
30-44 ans
15,3
22,8
15-29 ans
18,4
15,4
0-14 ans
12,9
Pyramide des âges du département de laHaute-Saône en 2021 en pourcentage[134]
La population immigrée à Vesoul, c'est-à-dire les personnes vivant à Vesoul et qui ne sont pas nées en France, représentait selon les chiffres de l'Insee de 2020, 1 767 personnes[I 19], dont 1 288 étrangers[I 20] et479 français par acquisition, ce qui correspond à 11,9 % de la population de la commune, soit plus que la part d'immigrés en Haute-Saône (4,5 %)[I 21], en Bourgogne-Franche-Comté (7,2 %)[I 22] et en France (9,9 %)[I 23], mais toutefois bien moins que certaines agglomérations franc-comtoises comme celles de Belfort (13,4 %)[I 24] ou de Montbéliard (13,6 %)[I 25]. Parmi les 1 600 immigrés à Vesoul, on trouve320 personnes venant d'Algérie, 430 duMaroc, 190 deTurquie, 180 duPortugal, 60 d'Italie et 352 d'autres pays[I 17]. Dans l'arrondissement de Vesoul, le total d'immigrés s'élève en 2016 à 5 367 personnes incluant notamment926 immigrés venant du Portugal, 815 du Maroc et 503 de Turquie[I 26].
Cette section doit êtreactualisée. Des passages de cette section sont obsolètes ou annoncent des événements désormais passés.Améliorez-la oudiscutez-en.
Par ailleurs, il est à noter que, dans le département, qui comptait 10 650 immigrés en 2007, le principal motif d'immigration légale est le regroupement familial[M 15],[I 27].
En plus de l'arrivée régulière degens du voyage dans les aires d’accueil de l’agglomération, on peut également mentionner l'arrivée en 2015 deréfugiés de la guerre civile syrienne, venant principalement du Moyen-Orient et d’Asie de l’Ouest, accueillis dans la résidence « L'Orée du bois », à Echenoz-la-Méline, au sud de Vesoul, où plus d’une centaine ont transité[I 28].
Le principal événement organisé à Vesoul est leFestival international des cinémas d'Asie. Créé en 1995, c'est l'un des plus importants festivals de cinéma asiatique en Europe. Il accueille tous les ans en février/mars entre 25 000 et 30 000 visiteurs et présente environ90 films concernant tout le continent asiatique, duProche à l'Extrême-Orient. Plusieurs prix y sont décernés incluant leCyclo d'or et leGrand prix du jury[A 18],[135].
Lauréats du festival international des cinémas d'Asie.
LeFestival Jacques-Brel est un concours de musique, se déroulant annuellement en octobre authéâtre Edwige-Feuillère. Fondé en 2000, ce festival a pour but de faire acquérir une notoriété à des jeunes chanteurs, qui sont jugés par des professionnels[136].
Figurant parmi les plus anciennes foires agricoles de France, lafoire de la Sainte-Catherine est une tradition locale ancienne puisque la première édition à Vesoul remonterait a 1295[M 16]. Cette foire se déroule tous les ans le 25 novembre dans le centre-ville et rassemble800 stands et plus de 50 000 visiteurs venus de toute laFrance.
A Vesoul, est également organisé laCox Party, un des plus grands rassemblements deVolkswagen Coccinelle et dérivés deFrance. Fondé en 1993 et se déroulant tous les deux ans aulac de Vesoul - Vaivre en m été, l'événement expose plus de600 voitures venant de toute l'Europe et réunit plus de 5 000 visiteurs[137],[M 17].
Le salon de la Gastronomie (avril), le Salon de l'automobile et de la mobilité (mai), le Salon de l’Érotisme (février), le festival de l'élevage (septembre),The 70s Tattooshow (septembre)[138], le salon COMIC CON (octobre), RétroGeek festival (novembre) ont lieu auParc des expositions de Vesoul. Par ailleurs, tous les ans au mois de décembre, environ15 kilomètres de guirlandes et d'illuminations de Noël sont installées dans différents quartiers de la ville et plus particulièrement dans lequartier ancien.
Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001[Note 14], la commune de Vesoul guide, en partenariat avec l'office municipal des sports, environ80 disciplines pour en tout servir plus de 8 000 licenciés[M 18]. Letriathlon de Vesoul et la semaine de la pétanque constituent les deux principales compétitions sportives organisées chaque année à Vesoul. Par deux fois ville-étape duTour de France, Vesoul a également accueilli des épreuves deschampionnats du monde de side-car cross 2014 et organise occasionnellement des championnats régionaux et nationaux dans différentes disciplines.
La ville fut le siège épiscopal dudiocèse de Vesoul, de 1791 à 1801. Aujourd'hui rattachée à l'archidiocèse de Besançon, la commune est le siège de l'unité pastorale deNotre-Dame-de-la-Motte[140], qui appartient au doyenné des plateaux de Vesoul[141]. On dénombre trois lieux de culte catholiques, où se déroulent régulièrement des cérémonies religieuses : l'église Saint-Georges, l'église du Sacré-Cœur et l'église Saint-Joseph[140]. Le saint patron traditionnel de la commune est Saint-Georges.
Lesprotestants de l'Église protestante unie sont affectés autemple protestant de Vesoul[142]. La commune possède aussi des paroisses de l'union des Églises missionnaires[143] et de l'Église évangélique baptiste[144]. D'autres mouvances chrétiennes existent comme les témoins de Jéhovah qui disposent d'une salle du Royaume[M 19].
La commune compte unlieu de culte musulman : la mosquée Arrahma, qui propose cinq classes d'apprentissage de langue arabe et d'enseignement de l'islam[145]. Les musulmans de Vesoul disposent de plusieurs autres salles de prières[146] ainsi que des associationsmusulmanes, développées majoritairement dans les années 1990, dont la principale est l'« Association franco-musulmane de Vesoul »[147].
La ville abrite notamment uneancienne synagogue, édifiée en 1875 et désaffectée en 1945[C 2], ainsi qu'un cimetière juif aménagé dès 1832. La ville ne détient plus de lieu de culte juif, néanmoins une association israélite existe[148].
La franc-maçonnerie à Vesoul est représentée par plusieurs loges[M 20], dont la plus ancienne est la loge des Cœurs Unis, créée en 1812[M 21]. Cependant, les premières mentions de loge maçonnique à Vesoul remontent auXVIIIe siècle.
La commune de Vesoul, labelliséeVille Internet en 2013, compte plusieurs établissements liés aux sciences de l'information et de la communication ainsi qu'aux nouvelles technologies. Vesoul abrite lamédiathèque départementale de prêt de la Haute-Saône, dans le quartier du Montmarin, qui dispose de plus de 35 000 documents en prêt[149]. La ville de Vesoul a par ailleurs inauguré la premièreCyber-base de France, le.
Lapresse écrite est représentée par le grand quotidien régionalL'Est républicain et par le journal hebdomadaire d'information localela Presse de Vesoul, créé en mars 1981[150]. La municipalité, en partenariat avec la communauté d'agglomération, édite un magazine quadrimestriel d'information locale qui se nomme « Vesoul&Co »[M 22]
La commune est couverte par les programmes deFrance 3 Franche-Comté, antenne régionale de la chaîne de télévision généraliste, dont Vesoul détient des bureaux excentrés[151].
En ce qui concerne la radiodiffusion, la ville de Vesoul compte deuxradios associatives (dites decatégorie A) :
Fréquence Amitié Vesoul (91.3 FM), radio associative créée le, est la plus ancienne[152].
Radio Vintage (103.4 FM), créée en 2008, radio associative diffusant une programmation pop-rock, radio axée sur le développement de la région et des acteurs professionnels comme associatifs[153].
S'y ajoutent deuxradios locales commerciales, toutes deux fondées à Vesoul (dites decatégorie B) :
Plein Cœur (107.5 FM), fondée en 2007, radio locale axée sur la chanson française[154].
Chérie FM (94.7 FM), antenne locale de Chérie FM Franche-Comté.
En plus des stations de radio nationales, les vésuliens reçoivent les programmes deFrance Bleu Besançon, station locale publique deFranche-Comté, sur 99.4 FM.
Larévolution industrielle sera relativement tardive à Vesoul. Elle fait véritablement son apparition dans les années 1950 avec l'aménagement de plusieurs zones industrielles et notamment à la suite de l'implantation et du développement de l'usine Stellantis (exPSA Peugeot Citroën), qui est actuellement le plus important pourvoyeur d'emplois du département et le plus important site industriel de pièces détachées du constructeurStellantis, l'un des principaux constructeurs automobiles français. Les activités de cet établissement positionnent Vesoul au rang de « capitale européenne de lalogistiqueautomobile »[68]. Malgré une activité industrielle forte, latertiarisation à Vesoul devient de plus en plus importante depuis quelque temps[D 1].
Siège de lachambre de commerce et d'industrie de Haute-Saône jusqu'en 2021[156], Vesoul est aujourd'hui rattaché à lachambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs et dispose d'une antenne sur son territoire. Vesoul est aujourd'hui le siège de la chambre d'agriculture de Haute-Saône[157]. De plus, la commune possède une antenne de la chambre de métiers et de l'artisanat[158]. La compétence développement économique de la commune de Vesoul est gérée, depuis le, par lacommunauté d'agglomération de Vesoul, qui se charge, entre autres, de l'accueil personnalisé des porteurs de projets[A 12]. Au, la ville comptait, 1 971 établissements actifs, dont 53 de plus de50 salariés[D 2].
Selon les données de 2009 de l'Institut national de la statistique et des études économiques, la population vésulienne âgée de 15 à64 ans s'élevait à 10 400 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs dont 57,1 % ayant un emploi et 11,2 % de chômeurs[D 3]. Sur les 6 007 employés habitant à Vesoul, 5 545 sont des salariés et 462 des non-salariés[D 4].
Depuis de nombreuses années, la ville compte de plus en plus d'emplois dans le tertiaire[D 1].
Principalbassin d'emploi du département, le bassin d'emploi de Vesoul comptait 17 658 emplois, contre 15 725 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 013, l'indicateur de concentration d'emploi est de 293,6 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre quasiment trois emplois pour un habitant actif[D 5]. La répartition des actifs parcatégories socioprofessionnelles, en 2009, était disposée ainsi : 0,3 % d'agriculteurs exploitants, 3,4 % d'artisans, de commerçants et de chefs d'entreprise, 11,1 % de cadres et de professions intellectuelles, 27,6 % de professions intermédiaires, 29,0 % d'employés et 28,6 % d'ouvriers[D 6].
Au 31 décembre 2011, sur l'ensemble des chômeurs, 7,7 % ont été licenciés, 1,4 % ont démissionné, 34,8 % sont arrivés au terme d'un contrat à durée limitée, et 2,8 % ont fait l'objet d'une première inscription en tant que demandeurs d'emploi[D 7].
Vesoul se trouve dans un département et plus globalement dans une région où l'industrie tient une place importante dans l'économie. L'industrie et le bâtiment et travaux publics sont représentés à Vesoul par respectivement 89 et104 établissements en 2010[D 2].
Le tertiaire est le premier secteur économique de la commune, en termes d'établissement. En 2010, on recense 1 372 établissements de commerce, de transports et de services divers, soit 69,6 % du total d'établissements[D 2].19 entreprises du tertiaire comptent plus de50 salariés.
Vesoul regroupe un grand nombre d'établissements publics ; le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale est le deuxième secteur le plus représenté avec394 établissements, soit 20 % du total[D 2]. Les plus importants sont legroupe hospitalier de la Haute-Saône (1 600 salariés en 2006) et la commune de Vesoul (300 salariés en 2006). La caisse primaire d'assurance maladie, la direction départementale des territoires de la Haute-Saône et le lycée Édouard-Belin comptent200 salariés[162].
L'agglomération concentre également un certain nombre detransporteurs et de sociétés axées dans l'automobile telles que desconcessionnaires ainsi que diversateliers de réparation automobile. Concernant le secteur d'activité dutourisme, la ville de Vesoul dispose de151 chambres répartis dans4hôtels, au[D 10]. S'y ajoute un vaste camping 3 étoiles de plus de170 emplacements[D 11].
Il est aussi à noter que la ville de Vesoul accompagne ses entreprises dans des démarches de réhabilitation des infrastructures privées.
Deux parcs d'activités situés en périphérie de la ville : l'Espace de la Motte au premier plan et Vesoul Technologia au second plan.
La majorité des entreprises vésuliennes se situent dans lecœur historique de la ville et dans les zones d'activités de la périphérie.
Le centre-ville abrite à lui seul plus de200 boutiques, dont de nombreux commerces indépendants, réparties principalement autour desgrands axes commerçants que sont larue d'Alsace-Lorraine, la rue Paul-Morel, la rue Georges-Genoux et la rue du Breuil, qui est la seule rue piétonne du centre-ville[M 24].
À sa périphérie, la ville est équipée de plusieurszones d'activités à caractère commercial et industriel, qui sont gérées dans le cadre de la compétence développement économique de lacommunauté d'agglomération de Vesoul. En 2020, l'agglomération de Vesoul compte douze zones d'activité, qui totalisent plus de447 entreprises, dont six qui sont situées entièrement sur le territoire vésulien : Technologia, Espace de la Motte,Les Rêpes, Poincaré,Les Haberges et Espace Kennedy[A 1].
Liste des zones d'activités de l'agglomération de Vesoul[A 1],[Note 15]
Le centre de Vesoul abrite quelques maisons religieuses dont deux font l'objet d'une inscription aux monuments historiques : lecouvent des Ursulines (XVIIe siècle)[C 15],[167], construit entre 1680 et 1683 sur deux niveaux et lecouvent des Dames de Saint-Maur (XIXe siècle)[C 16], appelé également « École des Dames de Saint-Maur », édifié de 1853 à 1858. D'autres maisons religieuses ont également existé à Vesoul comme le couvent des Capucins et lecouvent des Annonciades.
La plus importante et ancienne église catholique de Vesoul est l'église Saint-Georges, qualifiée de cathédrale dudiocèse de Vesoul sous l'Église constitutionnelle. Construite de 1735 à 1746, l'église a été conçue par les architectesJean-Pierre Galezot et Jean Querret du Bois. Comportant une façade d'architecture classique, l'édifice inclut une nef et deux bas-côtés, qui est entourée de six chapelles sur les côtés et de deux chapelles entourant le chœur[C 17],[168]. Classé monument historique en 1993, l'édifice abrite environ une quarantaine d'œuvres protégées[C 18] au titre des monuments historiques dont unorgue de tribune datant de 1776[C 19]. L'église du Sacré-Cœur fut construite à partir de 1913 puis bénie le ; toutefois son clocher ne fut terminé qu'en 1922 en raison de la Première Guerre mondiale. Située rue Jules-Ferry, dans le quartier du Boulevard, l'église a été conçue selon unstyle néo-byzantin par l'architecte Eugène Guillemot[169]. Elle a été classée« Patrimoine duXXe siècle » le[E 8]. L'église Saint-Joseph, quant à elle, est une église catholique bâtie durant les années 1960 et localisée au numéro 2 rue de la Pépinière dans lequartier des Rêpes[170].
La ville possède également plusieurs chapelles dans son patrimoine religieux. Parmi la plus connue, lachapelle Notre-Dame-de-la-Motte, l'un des symboles de Vesoul, posée au sommet de La Motte. Destyle gothique, ce monument religieux a été inauguré en 1857 en présence descardinauxGousset etMathieu[171],[L 14]. En aval de la chapelle, sur le sentier d'ascension deLa Motte, se trouve un chemin de14 croix. Enfin, le centre-ville concentre de nombreuses anciennes petites églises, chapelles et autres établissements religieux qui étaient autrefois tenus par des congrégations religieuses.
Chef-lieu et préfecture, Vesoul abrite divers bâtiments d'équipement public d'importance. Ils sont parfois munis de hauts portails ou encore de vastes cours.
L'hôtel de ville est un imposant bâtiment dont les origines remontent en 1619, mais qui a été restructuré et rénové en 1769 et en 1811. Utilisé comme hôpital, le bâtiment fut complètement réaménagé dès 1935 en hôtel de ville puis inauguré le[172]. Il est pourvu de mobilier classé monument historique[C 21] dont unefresque monumentale réalisée parAlbert Decaris située dans le hall[C 22].
Bien qu'ayant longtemps été une place forte, Vesoul n'a cependant pu conserver que peu de vestiges d'infrastructures militaires de son passé. Lesfortifications de Vesoul et duCastrum Vesulium qui existaient autrefois et qui ont été plusieurs fois reformées ont pratiquement disparu ; les portes de ville qui ceinturaient la cité, ont toutes été détruites entre 1765 et 1800[L 16]. Toutefois, une muraille à tourelles construite en 1724, qui appartenait à l'anciencouvent des Annonciades, subsiste rue Charrière des Grands Murs. On note par ailleurs l'existence d'une anciennecaserne se trouvant proche du centre-ville. Cet imposant complexe militaire, autrefois appelé « Quartier Luxembourg », fut construit en 1740. En 1776, quelques bâtiments vinrent accompagner l'édifice initial et de 1843 à 1858, plusieurs structures sont érigées, dont majoritairement des écuries, permettant ainsi au11e régiment de chasseurs à cheval d'y être cantonné[L 17]. Ces bâtiments accueillent aujourd'hui des organismes publics et des logements.
Parmi les édifices élevés auXVIIIe siècle, on peut citer lepalais de justice, construit de 1765 à 1771 par l'architecteCharles-François Longin. Il abrite notamment un escalier d'intérieur à rampe en fer forgé et une salle d'audience avec un riche décor de boiserie. Il est inscrit monument historique depuis le[C 24],[L 18]. Le bâtiment de l'inspection académique de Haute-Saône est un grand édifice, qui abritait autrefois l'école normale d'instituteurs[173]. L'hôtel de préfecture de la Haute-Saône fut érigé en 1770 sous les ordres dumaire de Vesoul Beauchamp. Rénové et agrandi en 1859 et 1860, il est notamment remarquable par sagrille dotée de soixante-quatre lances à pointes dorées[L 11].
Le patrimoine industriel comprend différents témoignages hérités de la révolution industrielle. Inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel, lamanufacture des tabacs (convertie en complexe sportif) est un magasin industriel désaffecté datant de 1898 composé de trois bâtiments réalisés en moellon de calcaire enduit, autour d'une cour rectangulaire[C 25]. Concernant les bâtiments importants construits auXXe siècle, on peut mentionner l'usine Dollé, élevée en 1908 au sud-ouest de la ville, qui était une des plus importantes manufactures françaises de machines agricoles. Classé à l'inventaire général du patrimoine culturel, l'établissement est aujourd'hui occupé par des ateliers de l'usine PSA[C 1].
Établi en 1610 à l'ouest de la cité, lecollège Gérôme est l'un des plus anciens établissements d'enseignement du département. Autrefois, l'édifice fit notamment usage d'école centrale en 1796, en école secondaire en 1802, en lycée Impérial en 1907 pour être finalement converti en collège en 1975[V 12]. Le collège est par ailleurs jouxté par unpavillon en bois bâti en 1937 et inscrit aux Monuments Historiques depuis 2023[C 26].
Le patrimoine commémoratif à Vesoul est diversifié et compte quelques structures monumentales ; le plus ancien monument aux morts de Vesoul est la colonne commémorative des Mobiles de la Haute-Saône, située sur laplace de la République et conçue en 1874 par l'architecteCharles Dodelier[U 4]. Par ailleurs, lemonument aux morts des Allées, inauguré en 1925 par les architectesBoutterin, Landes et Humbaire, est inscrit monument historique depuis 2022[C 27]. Parmi les ouvrages commémoratifs, on compte également quelquesstatues rendant hommage à des personnalités locales dont l'une des plus anciennes est le buste du docteur Gevrey, inauguré le à proximité de l'hôtel de ville.
Le patrimoine ornemental est représenté par différents éléments comme desfontaines (fontaine à l'obélisque, fontaine de la Chapelle d'Eau) et unkiosque situé sur laplace des Allées.
Le patrimoine funéraire de la ville de Vesoul inclut trois cimetières dont le plus historique est l'Ancien cimetière, composé de plus de 3 000 tombes, contenant un grand nombre de sépultures monumentales ainsi qu'un carré militaire de200 tombes. Aménagé dès 1783, l'Ancien cimetière couvre actuellement une surface de plus de2 hectares. Les deux autres cimetières de la ville sont le Nouveau cimetière, inauguré le et s'étendant sur plus de3 hectares et le cimetière juif, acquis dès 1832 et d'une superficie de18 ares[L 10],[A 20].
Vesoul, traversée par plusieurs cours d'eau, compte quelques ponts et passerelles répartis dans toute la ville. Le plus historique est le pont de Pontarcher, vestige de l'ancienne route royale datant de 1730[E 9]. On peut également mentionner le pont du Durgeon, appelé autrefoispont de l'hôpital ou encore la passerelle Meillier, installée en 1891.
Labellisée « Ville fleurie »[91], Vesoul recense98 hectares d'espaces verts, incluant environ 3 300 arbres, 4 500 arbustes et 80 000 plantes annuelles et 20 000 plantes biannuelles, entretenus par les services municipaux[A 21].
Le plus ancienjardin public de la ville est leJardin anglais, premier parc public classé « jardin remarquable » en Franche-Comté[A 22]. Aménagé en 1863 dans le cadre de l'exposition régionale d'horticulture par l'architecte paysagisteBrice Michel, il est retracé enjardin à l'anglaise en 1976. S'étendant sur3 hectares, le jardin anglais comprend plus de850 variétés d'espèces végétales et est notamment constitué d'une rocaille, d'une cascade, d'unepergola, d'une roseraie ainsi que des arbres d'alignement et de divers arbustes, plantes annuelles et vivaces[175],[C 30],[176].
Par ailleurs, une coulée verte jouxte lejardin anglais en longeant la rivière duDurgeon. Aménagée dans les années 1980, cette promenade arborée s'étend sur plusieurs centaines de mètres selon un axe Nord-Sud.
Hormis les espaces verts publics, on recense à Vesoul plusieurs jardins privés inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel et situés dans le centre-ville : le jardin potager de la maison des Œuvres diocésaines ainsi que lesjardins d'agrément de Saint-Maur, de la fraternité Nicolas Barré, de l'hôtel de Préfecture, de la propriété de Trévillers et de la propriété du 18 rue Baron-Bouvier. On dénombre également 68 jardins familiaux, situés avenue du lac[A 23].
De plus, l'agglomération de Vesoul est reliée par deuxvoies vertes, qui sont majoritairement bordées d'arbres,de végétations, de buissons et de haies : leChemin vert (1980), l'une des plus anciennes voies vertes de France aménagées sur voie ferrée[40], et la Trace du Courlis (2008)[41]. Ces voies de communication sont réservées aux déplacements non motorisés.
De par le nombre important d'équipements pour la pratique d'activités culturelles qu'elle compte, la ville de Vesoul est l'un des principaux pôlesculturels de la région. L'offre culturelle est marquée par la présence d'établissements de conservation et d'exposition ainsi que des lieux de ressources documentaires et divers services d'archives. Par ailleurs, la ville compte plusieurs salles d'exposition artistique qui permettent à tous types d'artistes dont des peintres, sculpteurs et photographes de présenter leurs œuvres.
On dénombre aussi dessalles de spectacles modernes, vastes et spécifiques qui proposent, plusieurs fois par semaine, des programmations pluridisciplinaires. La ville compte également descentres culturels qui présentent desanimations socioculturelles variées, tout au long de l'année.
En termes de centre de ressources documentaires, labibliothèque municipale de Vesoul a été fondée en 1771[L 20]. Le fonds général de la bibliothèque recense 60 000 documents et 40 000 imprimés anciens dont400manuscrits etincunables. Son site principal, la bibliothèque Louis-Garret, a été construit en 1981 et abrite un espace de lecture de plus de 1 800 m2. La bibliothèque totalise chaque année plus de 3 000 inscrits et réalise plus de 100 000 prêts[A 25],[178]. La commune est aussi pourvue de deux autres bibliothèques, plus petites : la bibliothèque annexe Vesoul et la bibliothèque associative Le Liseron. On note également la présence d'unemédiathèque abritant plus de 35 000 documents en prêt, disponible sous différents supports[149].
Concernant les services d'archives, Vesoul compte sur son territoire lesarchives départementales de la Haute-Saône, localisées dans un bâtiment construit en 1965 et rénové à maintes reprises. L'organisation offre des actions culturelles et éducatives en plus de ses missions principales d'archives[179]. LesArchives municipales, ouvertes depuis le, sont situées dans lamairie et conservent les documents relatifs à Vesoul postérieurs à 1900[A 26].
Le spectacle cinématographique est représenté par différentes structures dont la principale est leMajestic - Espace des Lumières, l'un des plus grandscomplexes cinématographiques de la région, totalisant chaque année plus de 350 000 entrées. Ouvert le, cemultiplexe, classé « art et essai », dispose de 1 893 fauteuils répartis dans 10 salles, toutes équipées d'air conditionné, d'accessibilité aux handicapés et de numérisation[184]. La ville possède en plus une salle de cinéma d'une capacité de330 places, intégrée dans le centre social et culturelEspace Villon[A 28].
La commune possède deux centres culturels qui proposent tout au long de l'année des activités culturelles et éducatives ainsi que des productions de spectacle : l'espace Villon, centre social et culturel abritant quatre salles[A 28],[A 29], et le centre culturel Jean-Marie-Goux, institution qui réunit les écoles municipales de musique et de dessin de Vesoul et qui abrite plusieurs salles de cours spécifiques et spacieuses[A 30]. Aussi, la ville détient une école départementale de musique créée en 1985, de typeconservatoire à rayonnement intercommunal (CRI)[185].
De plus, l'agglomération compte deuxboîtes de nuit qui contribuent à lavie nocturne locale : leManouchka (2 salles), plus ancienne discothèque de la région, ouverte depuis le[186] et le3e Monde (3 salles). Ces établissements accueillent de manière régulière des artistes musicaux de réputation régionale ou nationale.
Le siège de l'Association départementale pour le développement et l'initiative de la musique et de la danse en Haute-Saône (ADDIMD 70) est situé à Vesoul. Créée en 1983 par le conseil départemental de la Haute-Saône et la direction régionale des Affaires culturelles de Franche-Comté, cette association a pour principale mission de favoriser le développement artistique notamment dans le domaine chorégraphique et musical[187].
Dans le domaine de la chanson, Vesoul est connue pourune chanson sortie en 1968 deJacques Brel, auteur-compositeur-interprète de cette oeuvre. Ayant été reprise et chantée par plus de cent cinquante artistes du monde entier,Vesoul est l'une des chansons les plus connues du répertoire de Brel. Son refrain est par ailleurs rentré dans la culture populaire :
« T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul. »
Ce célèbre refrain est également accompagné dans l'œuvre par la formule « Chauffe Marcel ! », désignantMarcel Azzola, qui accompagne Jacques Brel sur cette chanson. La ville a aussi été rapportée dans d'autres chansons telles queIl pleut sur Bruxelles (1981) de Michel Jouveaux interprété parDalida,Fous ta cagoule (2006) de/par le groupeFatal Bazooka,Le Temps de nos guitares (2008) de/parGeorges Moustaki et l'album CDV'soul Vesoul V'soul ! (1995) des Francs-ComtoisChristianDécamps & Fils, cofondateur et membres duGroupe Ange. Et encoreUnited States of Franche-Comté (enregistré en 1975 / édité en 2003) de/par Daniel Slimak.
Concernant lapeinture, la ville a plusieurs fois été representée, notamment par des artistes locaux. Le peintre et caricaturiste Henry Blandin réalisa plusieurs tableaux représentant des lieux et monuments vésuliens dont notamment unepeinture à l'huile en 1882 baptiséeDéfilé de la compagnie des sapeurs-pompiers de la Place Neuve à Vesoul.
La langue régionale historique parlée à Vesoul est lefranc-comtois, langue romane qui était autrefois parlée dans toute la partie nord de la Franche-Comté. Cependant, la langue compte un faible nombre de locuteurs[188].
Un certain nombre de personnalités sont liées à Vesoul et ont pour la plupart été nomméescitoyen d'honneur de la ville ; on peut y compter notamment des hommes politiques, des musiciens, des sportifs, des magistrats et des scientifiques.
Lagastronomie de Vesoul est principalement axée sur lacuisine franc-comtoise, qui utilise des produits tels que lacharcuterie, levin rouge, leschampignons et lefromage. Classée « Ville Terroir et Patrimoine », la commune abrite une cinquantaine de restaurants, cafétérias et brasseries ainsi que divers établissements proposant des spécialités étrangères comme celles de lacuisine asiatique etaméricaine. On compte aussi l'école de l'Art et du Goût français du chocolat, institut fondé par le maître chocolatier-pâtissierMickaël Azouz[101].
La ville compte quelques spécialités culinaires locales : le poulet à la vésulienne, le brochet à la vésulienne, la truite à la mode de Vesoul, le bœuf en gelée à la vésulienne, les escalopes de veau à la vésulienne, le sandre à la vésulienne, les gaufres duVieux-Vesoul, les pains d'épices de la foire de la Sainte-Catherine.
Le premier sceau aux armes de Vesoul date du 2 mai 1581. Les armoiries de Vesoul ont été gravées sur de nombreux édifices vésuliens tels que lamairie et l'hôtel des Postes. Le blason actuel de Vesoul seblasonne ainsi :Coupé : au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au second de gueules au croissant d'argent[191]
Sous le Premier Empire, la ville de Vesoul avait un blason différent de celui qu'elle a aujourd'hui. Il seblasonnaient ainsi :Coupé : au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre de gueules semé de billettes d'or sans nombre, au lion naissant d'argent, brochant sur le tout, au deuxième d'azur au croissant d'argent.
La commune n'a pas dedevise officielle. Cependant, des devises familiales sont gravées sur quelques hôtels particuliers de la cité telles que « Differ in posterum » ce qui signifie « Remets à plus tard »[E 10] et « Soli Deo gloria » ce qui signifie « À Dieu seul la gloire »[E 11].
Lelogo de Vesoul reprend intégralement le blason communal. S'y ajoute la mention du site Internet de la ville.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Vesoul comprend une ville-centre et sept communes de banlieue.
↑Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
↑Le musée municipal de Vesoul porte le nom de ce maire.
↑Une place de la commune porte le nom de ce maire.
↑a etbDans la catégorie des communes de moins de 20 000 habitants.
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