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Vesoul

47° 37′ 23″ nord, 6° 09′ 21″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirVesoul (homonymie).

Vesoul
Blason de Vesoul
Blason
Vesoul
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionBourgogne-Franche-Comté
DépartementHaute-Saône
(préfecture)
ArrondissementVesoul
(chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération de Vesoul
(siège)
Maire
Mandat
Alain Chrétien (HOR)
2020-2026
Code postal70000
Code commune70550
Démographie
GentiléVésuliens
Population
municipale
15 306 hab.(2022en évolution de +2,05 % par rapport à 2016)
Densité1 688 hab./km2
Population
agglomération
28 662 hab.(2022)
Géographie
Coordonnées47° 37′ 23″ nord, 6° 09′ 21″ est
Altitude294 m
Min. 213 
m
Max. 375 
m
Superficie9,07 km2
TypeCentre urbain intermédiaire
Unité urbaineVesoul
(ville-centre)
Aire d'attractionVesoul
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCantons deVesoul-1 et deVesoul-2
(bureau centralisateur)
LégislativesPremière circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Vesoul
Géolocalisation sur la carte :France
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Vesoul
Géolocalisation sur la carte :Haute-Saône
Voir sur la carte topographique de la Haute-Saône
Vesoul
Géolocalisation sur la carte :Bourgogne-Franche-Comté
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Vesoul
Liens
Site webvesoul.fr
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Vesoul (prononcé[vəzul]Écouter ou[vəzu][1]) est unecommune de l'est de laFrance,préfecture dudépartement de laHaute-Saône, enFranche-Comté, dans larégion administrativeBourgogne-Franche-Comté. Chef-lieu de cantons et d'arrondissement, elle est la ville principale de lacommunauté d'agglomération de Vesoul et dupays de Vesoul et du Val de Saône. En 2022, elle compte 15 306 habitants. Ses habitants sont appelésVésuliens.

Fondée auIer millénaire, la cité s'est développée à partir d'un château fort du nom deCastrum Vesulium. Siège d'unevicomté puis capitale dubailliage d'Amont, Vesoul devient, au fil des siècles, un bourg fortifié, une place commerciale, un centre judiciaire, une ville de garnison et va jusqu'à acquérir des fonctions administratives et politiques. Après avoir longtemps appartenu auSaint-Empire romain germanique et à l'empire espagnol, la ville de Vesoul est annexée par la France en 1678, puis devient capitale de l'éphémèreÉtat de Franche-Comté en 1814, avant de redevenir française.

Ville à l'architecture caractéristique des cités franc-comtoises, Vesoul abrite unquartier historique préservé, construit en pierre calcaire locale. Établie au pied deLa Motte, une colline de forme conique dont le sommet surplombe la ville sur cent cinquante mètres, Vesoul est entourée d'une nature protégée qui associe plaines, reliefs et plans d'eau.

Important bassin industriel, Vesoul est lecentre mondial de la logistique du constructeur automobileStellantis. Siège de plusieurs organismes départementaux, Vesoul a également développé une économie d'autosubsistance reposant sur les services publics et le tertiaire. La ville de Vesoul a par ailleurs été immortalisée en 1968 par la chanson homonyme deJacques Brel,Vesoul.

Géographie

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Localisation

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Vesoul est situé dans l'Est de la France, à une centaine de kilomètres de laSuisse et de l'Allemagne, entre lemassif jurassien et lemassif vosgien. La ville se trouve au centre du département de laHaute-Saône, dans le nord de laFranche-Comté. Vesoul a par ailleurs une position géographique très centrale en Haute-Saône puisque lecentre de gravité du département ne se trouve qu'à5 kilomètres à l'ouest de la ville[Carte 1].

Àvol d'oiseau, la ville est distante de26 kilomètres deLure et deLuxeuil-les-Bains, de43 kilomètres deBesançon, de115 kilomètres deNancy et de314 kilomètres de Paris. Vesoul se trouve quasiment au milieu d'un segmentDijon-Mulhouse ; ces deux communes étant distantes de90 kilomètres de Vesoul en distances orthodromiques[2]. Ses coordonnées géographiques sont47°61'97 de latitude Nord et06°15'42 de longitude Est.

La commune de Vesoul fait partie dupôle métropolitain Centre Franche-Comté, entité constituée des plus grandes unités urbaines de la partie centrale de la Franche-Comté[3]. Comprise dans l'Espace urbain Est, la préfecture est également localisée au cœur dupays de Vesoul et du Val de Saône, structure géographique composée de paysages variés dont essentiellement des zones urbanisées, boisées et vallonnées[I 1].

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sontCoulevon,Frotey-lès-Vesoul,Navenne,Noidans-lès-Vesoul,Pusey,Pusy-et-Épenoux,Quincey,Vaivre-et-Montoille etÉchenoz-la-Méline.

Carte
Les limites du territoire communal.
Communes limitrophes deVesoul
PuseyPusy-et-ÉpenouxCoulevon
Vaivre-et-MontoilleVesoulFrotey-lès-Vesoul
Noidans-lès-VesoulÉchenoz-la-Méline,NavenneQuincey

Géologie et relief

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La ville est placée sur une zone appelée « Plateaux jurassiques de Vesoul », localisée au sud de ladépression sous-vosgienne et au nord des faisceaux des Avant-Monts et des collines préjurassiennes[Note 1],[Note 2]. La commune de Vesoul est majoritairement élevée sur des formations duToarcien de lapériode du Lias (dont legisement de schiste bitumineux de Haute-Saône[4]), cependant le plus ancien étage géologique du sous-sol vésulien est leDomérien, partie supérieure de l'étage duPliensbachien (il y a environ190 millions d'années). L'agglomération vésulienne est traversée par plusieurs failles[Carte 2].

La Motte, qui occupe toute la partie centrale de la ville, est constituée de différentesroches sédimentaires qui sont délimitées par les quartiers desHaberges à l'ouest, duGrand Grésil à l'est, duMontmarin au nord et ducentre historique au sud. La première couche est composée de calcaires marneux du Domérien, la deuxième est caractérisée par desschistes bitumineux du Toarcien inférieur, la troisième est constituée demarnes micacées et bleues du Toarcien moyen et supérieur et la dernière couche, située uniquement sur le sommet de la Motte, est formée de calcaires et de marnes sableuses du Toarcien supérieur et de l'Aalénien. Des schistes bitumineux sont également présents au quartier desRêpes. Les quartiers sud de Vesoul et, en partie, les quartiers Est, arrosés par leDurgeon et laColombine, sont composés d'alluvions fluviatiles de l'Holocène. Toute la zone nord/nord-ouest/nord-est du territoire communal est caractérisée par des limons duCénozoïque[Carte 2].

Hydrographie

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Carte hydrographique de la commune.
LeDurgeon traverse la ville.

Vesoul est traversée par quatrecours d'eau : les rivièresDurgeon,Colombine etVaugine et le ruisseau de laMéline. Ils sont desaffluents et sous-affluents duRhône par laSaône.

Le Durgeon, affluent de la Saône, traverse le centre-ville d'est en ouest, depuis le nord de la commune, et représente la frontière entre Vesoul et Noidans-lès-Vesoul[5]. La Colombine, affluent du Durgeon, se jette dans ce dernier peu avant le canal du centre-ville. Une partie de cette rivière est détournée avant le confluent dans un canal de dérivation qui suit le tracé de la voie ferrée et leconfluent de ce canal avec le Durgeon grossi de la Colombine s'effectue à l'extrême sud-ouest du territoire vésulien, après la gare, dans une zone urbanisée[6],[7]. La Vaugine, également affluent du Durgeon, traverse uniquement une petite zone au nord de la ville[8]. La Méline, affluent de la Colombine, passe dans la partie extrême sud-ouest du territoire vésulien pour rejoindre la Colombine[9],[10].

Par ailleurs, unlac de plus de90 hectares est situé dans l'agglomération ouest de Vesoul[M 1]. Au niveau hydrogéologique, l'agglomération compte par ailleurs deux sites d'importance : laFont de Champdamoy et leFrais-Puits, qui forment l'un des plus grands réseaux d'eau immergés d'Europe.

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Bourgogne-Franche-Comté etClimat de la Haute-Saône.

En 2010, le climat de la commune est de typeclimat de montagne, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant lapériode 1971-2000[11]. En 2020,Météo-France publie une typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat semi-continental et est dans la région climatiqueLorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,6 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 056 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 007,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de−22,2 °C, atteinte le[Note 3],[13],[14].

Statistiques 1991-2020 et records VESOUL VILLE (70) - alt : 242m, lat : 47°38'55"N, lon : 6°09'49"E
Records établis sur la période du 01-01-1898 au 04-01-2024
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)−0,4−0,51,84,48,512,11413,79,9730,36,2
Température moyenne (°C)2,93,97,510,814,918,620,620,316,1126,83,611,5
Température maximale moyenne (°C)6,38,313,117,321,22527,226,922,216,910,66,816,8
Record de froid (°C)
date du record
−22,2
16.01.1966
−18,5
26.02.1986
−15,5
06.03.1971
−7
08.04.03
−2,9
01.05.1962
0,5
03.06.1962
2,8
01.07.1960
2,5
30.08.1998
−1,2
26.09.1972
−6
29.10.12
−10,5
30.11.10
−18,5
20.12.09
−22,2
1966
Record de chaleur (°C)
date du record
18,9
01.01.23
23
27.02.19
26,5
30.03.1989
29,5
21.04.18
33,5
29.05.05
38,5
26.06.19
40,5
25.07.19
40,5
12.08.03
34,5
09.09.1898
29,5
03.10.1985
25
02.11.1899
20
16.12.1989
40,5
2019
Précipitations (mm)80,971,969,768,598,18583,980,180,694,796,897,51 007,7
Source :« Fiche 70550001 », surdonneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,3
−0,4
80,9
 
 
 
8,3
−0,5
71,9
 
 
 
13,1
1,8
69,7
 
 
 
17,3
4,4
68,5
 
 
 
21,2
8,5
98,1
 
 
 
25
12,1
85
 
 
 
27,2
14
83,9
 
 
 
26,9
13,7
80,1
 
 
 
22,2
9,9
80,6
 
 
 
16,9
7
94,7
 
 
 
10,6
3
96,8
 
 
 
6,8
0,3
97,5
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différentsscénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020[15]. Ils sont consultables sur un site dédié publié parMétéo-France en novembre 2022[16].

Paysages

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La Motte, colline surplombant Vesoul en son centre.

Le territoire vésulien, s'étendant sur907 hectares[17], est situé sur un site géographique naturel relativement particulier : la commune est dominée sur plus de150 mètres parLa Motte, une colline de calcaire de forme conique située au centre de la ville, dont le sommet est à375 mètres d'altitude, point culminant de Vesoul[18],[M 2]. En effet, c'est au pied de cette colline que la cité s'est d'abord établie. Par la suite, Vesoul s'est étendu au sud puis tout autour de cette butte, dans les vallées duDurgeon et de laColombine[18] d'une altitude moyenne d'environ220 mètres à230 mètres ; l'altitude minimale de la commune est de213 mètres[17].

Autour de la ville, la topographie est globalement hétérogène et présente une dualité marquée : au Nord et à l'Ouest de l'agglomération, se trouvent des zones de plaines et au Sud et à l'Est, des plateaux et des reliefs de hauteurs diverses[Carte 3],[19] : leplateau de Cita au sud (372 mètres d'altitude)[20], lecamp de César au sud-ouest (386 mètres d'altitude)[P 1] et le plateau dusabot de Frotey à l'est (342 mètres d'altitude)[P 2], trois sites occupés dès laPréhistoire.

Le site topographique de la commune a représenté une situation adaptée pour la fondation et le développement de la cité notamment sur le plan militaire et économique.

Milieux naturels et biodiversité

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Laréserve naturelle nationale du Sabot de Frotey, s'étendant à l'Est de l'agglomération vésulienne.

Les principaux milieux naturels au sein de la ville sont essentiellement concentrés surLa Motte, butte-témoin au centre de Vesoul, l'une des seules zones à Vesoul à ne pas avoir été urbanisées. Elle se compose de74 hectares de terrain qui ont été classés pour leurs caractères pittoresques le sous l'appellation « site historique commémoratif ». La colline est en grande partie boisée, comprenant notamment des vergers et des prés-bois. La protection du site a été demandée par la municipalité dans le but de limiter l'urbanisation sur la colline et donc de préserver son intérêt naturel[Note 4]

Autour de Vesoul, un nombre important de zones bénéficient du classement « ZNIEFF », parmi lesquelles le plateau dusabot de Frotey (202 hectares)[P 2], la plaine de Vesoul-Vaivre (488 hectares)[P 3], les bois duplateau de Cita (206 hectares)[P 4], la vallée de la Colombine[P 5] et lecamp de César et ses coteaux (162 hectares)[P 1]. La préfecture haut-saônoise est aussi entourée par plusieurs sites classésNatura 2000 : les pelouses de la région vésulienne (1 941 hectares), classées notamment grâce aux oiseaux qui y émigrent[P 6],[P 7] et leréseau de cavités à rhinolophes (13 hectares), composé de six cavités souterraines qui accueillent des espèces de l'ordre des chiroptères[P 8]. En outre, deux réserves naturelles se trouvent dans l'agglomération vésulienne. Il s'agit de laréserve naturelle régionale de la grotte de la Baume (17 hectares)[21] et de laréserve naturelle nationale du Sabot de Frotey (98 hectares)[P 9] ; cette dernière aire protégée a été créée en 1981 et totalise plus de400 plantes inventoriées dont la plupart sont particulièrement rares.

LeSabot de Frotey, rocher qui a été sculpté avec le temps en forme de sabot, a été classé le pour son caractère artistique[Note 5]. Lelac de Vesoul - Vaivre et ses abords accueillent de multiples espèces d'oiseaux migrateurs, ce qui a valu au site d'être intégré au réseau « Refuge LPO » de la ligue pour la protection des oiseaux[22].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Vesoul est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].Elle appartient à l'unité urbaine de Vesoul[Note 6], une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle estville-centre[Note 7],[I 3],[I 4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est la commune-centre[Note 8],[I 4]. Cette aire, qui regroupe158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 5],[I 6].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (49,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21 %), prairies (16 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3 %), forêts (2,8 %),terres arables (0,5 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Morphologie urbaine

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Quartiers

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La ville est composée de différents quartiers. On compte notamment un quartier résidentiel ancien, des quartiers pavillonnaires, des zones commerciales et industrielles et des quartiers périphériques constitués degrands ensembles et de logements individuels.

Développement urbain

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Article détaillé :Dictionnaire des rues de Vesoul.
Plan de la ville de Vesoul (1862).

La ville s'est construite au cours de quatre principales phases de développement[24].

Vesoul s'est tout d'abord établi durant leMoyen Âge, au pied duCastrum Vesulium, château fort dont l'enceinte circulaire occupe un large espace surLa Motte. Dès leXIe siècle, des habitations se construisent petit à petit à l'extérieur de l'enceinte du château et c'est en 1255 que Vesoul est pour la première fois qualifié de « bourg »[V 1]. Dès leXIIIe siècle, uneenceinte fortifiée est construite en vue de protéger la ville. Lacité historique est cependant de dimensions relativement faibles avec une superficie d'un peu moins de10 hectares. Majoritairement tracée enplan milésien, la cité présente un urbanisme dense, constitué derues étroites, d'impasses et de passages[E 1]. La ville se développe au sein des murailles mais l'espace vient à manquer. AuXVIIe siècle, il est donc décidé de construire les nouvelles infrastructures en dehors de l'enceinte primitive.

DuXVIIIe siècle aux années 1850 correspond à la deuxième phase d'urbanisation. Troisfaubourgs naissent et se développent à l'exterieur des murailles de la cité : le faubourg Saint-Martin à l'ouest, le faubourg Haut à l'est et le faubourg Bas au sud[L 1],[24]. À cette époque, le territoire communal était limité au sud par leDurgeon[24]. Les rues aménagées sont plus larges et des espaces et allées spacieuses voient progressivement le jour en périphérie du centre historique : lesAllées Neuves, laplace de la République et leChamp-de-Foire.

La troisième phase de développement urbain s'étend de 1860 à 1939. Le territoire de la commune est agrandi, notamment en 1861 et en 1876 en annexant des terrains de la commune de Navenne. La ville double ainsi sa surface bâtie en construisant de nouveaux quartiers tout autour de l'hôpital Paul-Morel, de lagare, ainsi que dans le quartier du Boulevard, qui est composé principalement de constructions datant de la fin duXIXe siècle aux années 1930[24]. L'axe nord-sud, représentant la route de Besançon, se développe particulièrement pour former depuis le centre ancien un tracé continu et quasi rectiligne de plus d'un kilomètre, entre larue d'Alsace-Lorraine, la rue Paul-Morel, la rue du Commandant Girardot et le boulevard du général de Gaulle.

La dernière époque d'urbanisation de Vesoul débute à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, l'essor démographique est important, de nouvelles zones s'urbanisent : de largesboulevards et unerocade viennent cerner la ville. Dans les années 1960 et 1970, des quartiers composés degrands ensembles et de lotissements sont construits tels queLes Rêpes (1957 à 1961),Le Montmarin (1967 à 1973)[25] etLe Grand Grésil (1973 à 1977)[26]. Par la suite, plusieurs zones d'activités sont aménagées à la périphérie de la ville : Espace de la Motte (milieu des années 1970), Technologia (fin des années 1990),Les Haberges (début des années 2000)[A 1],[Carte 5],[24].

Architecture

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Galerie : Architecture en pierre calcaire à Vesoul
Mur en pierres calcaires de l'hôtel Thomassin, édifice du centre ancien.

Hétérogène au cours du Moyen Âge, l'architecture vésulienne commence à se développer de façon uniforme à partir duXVIe siècle. La majorité des édifices ducentre-ancien ont été construits en pierrecalcaire de couleur beige et bleu-gris, typique de la région, provenant de carrières situées dans la région de Vesoul. Cette pierre calcaire a été généralisée auXVIe siècle afin de rendre les bâtiments plus résistants aux pillages et incendies que subissait la cité à cette époque. Sur un porche de la ville a d'ailleurs été gravée ladevise latine : « Moderata durant », qui signifie « ce qui est modéré dure »[A 2].

Certains bâtiments duVieux-Vesoul sont également dotés de divers éléments d'architecture assez caractéristiques de la région tels que les tuiles vernissées ou encore lesgrilles d'entrée et de fenêtre enfer forgé. Lesarcades comme sur lamaison Barberousse, ainsi que les passages, appelés « treiges », qui permettent de passer d'une rue à une autre sont aussi présents dans l'architecture du centre ancien[E 2]. AuXVIIe siècle, afin d'acquérir plus de lumière à l'intérieur des habitats, des grandes baies vinrent remplacer les fenêtres àmeneaux.

Durant laBelle Époque, de nouveaux styles architecturaux font leur apparition à proximité du centre-ville tels que l'art moderne, l'art nouveau et l'Art déco ; la commune en compte plusieurs comme l'hôtel de la Caisse d'épargne, situéplace Pierre-Rénet[E 3].

Habitat et logement

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La ville compte plusieurs quartiers majoritairement composés de logements sociaux.

En 2021, le nombre total delogements dans la commune était de 9 609, alors qu'il était de 9 319 en 2016 et de 9 226 en 2011[I 7].

Parmi ces logements, 87,6 % étaient desrésidences principales, 2,2 % des résidences secondaires et 10,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 21,3 % d'entre eux desmaisons individuelles et pour 77 % desappartements[I 8].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vesoul en 2021 en comparaison avec celle de la Haute-Saône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (2,2 %) par rapport au département (6,2 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Vesoul en 2021.
TypologieVesoul[I 8]Haute-Saône[I 9]France entière[I 10]
Résidences principales (en %)87,683,282,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,26,29,7
Logements vacants (en %)10,210,68,1

Au sens durecensement, la commune, qui comptait 2 640 logementsHLM en 2010, soit 31,7 % du parc des résidences principales, en compte 2 807 en 2021 (33,3 %), où habitent 4 998 personnes[I 11].

Projets d'aménagements

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Le site de l'hôpital Paul-Morel.
Icône d'horloge obsolète.
Cette section doit êtreactualisée.(Dernière mise à jour : 2013)
Des passages de cette section sont obsolètes ou annoncent des événements désormais passés.Améliorez-la oudiscutez-en.
Cette sectionne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2023)
Pour l'améliorer, ajoutezdes références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle{{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

De multiples projets d'urbanisme et d'aménagement ont été lancés par la ville de Vesoul. L'un des principaux est la réhabilitation et le réaménagement du site de l'ancienhôpital Paul-Morel, bâtiment désormais désaffecté. En, le conseil municipal de Vesoul décide d'y créer une zone d'aménagement concerté ; elle est baptisée zone Paul-Morel. La reconversion de ce site se traduira par la création de plus de150 logements et des emplois tertiaires pour un total d'environ 37 000 mètres2 de surface construite, tout en favorisant la protection de l'environnement. Depuis le début du projet en 2009, l'aménagement de la nouvelle zonePaul Morel a vu s'ériger plusieurs bâtiments, et l'étape finale est la reconversion de l'hôpital en lui-même.

Parmi les grands projets, on trouve la rénovation du quartier duMontmarin. La ville de Vesoul s'est inscrite au plan national de rénovation urbaine. Proposé par la ville en, ce projet mènera à la reconstruction et à la réhabilitation de plusieurs centaines de logements dans le quartier. Avec un coût du projet estimé à 10 200 000 €, la rénovation du Montmarin fait partie des projets ambitieux lancés par la ville[27].

En centre-ville, la rénovation des îlots Durgeon (face à l'Hôtel de Ville) et Lesigne (vers la place de la République) font entre autres partie duplan local d'urbanisme approuvé par le conseil municipal en 2013.

Voies de communication et transports

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Articles détaillés :Liste des voies de la ville de Vesoul etTransports à Vesoul.
Situation routière et ferroviaire de Vesoul, enFranche-Comté.

Du fait de sa situation géographique, la ville de Vesoul est reliée, par dessystèmes de transport et desvoies de communication, à des grandes villes, de l'Est de la France mais aussi à celles des pays limitrophes.

Historiquement, le site de Vesoul était à la confluence de plusieurs voies romaines secondaires, sous l'Antiquité. Durant longtemps, les voies reliant Vesoul aux autres localités étaient de simples chemins et routes rudimentaires, utilisées par les diligences et autres véhicules tirés par des animaux. Par la suite, de véritables voies de transports furent créées : Vesoul est raccordé dès le début duXIXe siècle par les deuxroutes impériales 22 et 76 (aujourd'hui reconverties en nationales) puis par des lignes ferroviaires dont entre autres leslignesBesançon-Viotte à Vesoul etVaivre à Gray, aujourd'hui désaffectées. Puis, auXXe siècle, ont vu le jour à Vesoul un centre de pilotage (1935) et leschemins de fer vicinaux de la Haute-Saône (1910 à 1938), ancien réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique et traction vapeur[28]. Lagare des chemins de fer vicinaux de Vesoul en était le siège et gérait plusieurs centaines de kilomètres de lignes[29].

Aujourd'hui, les transports routiers constituent le principal moyen de transport dans la commune (plus de280 voies de circulation dont environ200 rues). Vesoul est situé à la croisée de deux grands axes routiers qui sont reliés par un échangeur routier : lesroutes nationalesN 57, axe nord-est/sud raccordantMetz à laSuisse etN 19, axe nord-ouest/est reliantParis àBelfort[M 3]. L'agglomération n'est actuellement pas desservie par l'autoroute, cependant, un projet d'autoroute existe, bien que plusieurs fois mis en sommeil : la construction de l'A319 afin de relier Langres à Vesoul[Note 9],[30]. L'autoroute la plus proche est l'A36, située approximativement à44 kilomètres au sud de Vesoul. La ville est contournée à l'ouest par une rocade en voie rapide ainsi que par des boulevards au sud et à l'est.

Le trafic routier est relativement dense dans lecentre ancien puisqu'environ 5 000 véhicules par jour y circulent dans ses principales rues. Il est à noter que la N 19 est fréquentée chaque jour par plus de 25 000 véhicules, incluant 3 500 poids lourds, au niveau des quartiers duMontmarin et duGrand Grésil[31]. La circulation routière est contrôlée dans l'agglomération par plusieurs dispositifs deradars automatiques. Plus de 3 000 places de stationnement surparking sont présentes au centre-ville de Vesoul. Jusqu'à, Vesoul était l'une des seules préfectures à ne pas être pourvue de parking payant, politique encouragée par l'ancien maireAlain Joyandet[32]. Toutefois, les stationnements payants se sont fortement généralisés dans la ville au cours des années 2010[33].

Les transports ferroviaires représentent une alternative facile pour aller depuis ou vers Vesoul. Lagare SNCF de Vesoul, mise en service le[34], est située sur laligne deParis-Est à Mulhouse-Ville et est desservie par des trainsTER Bourgogne-Franche-Comté[35]. Lagare de Besançon Franche-Comté TGV est localisée à environ43 kilomètres au sud de Vesoul, sur laligne à grande vitesse Rhin-Rhône.

En matière de transport aérien, la ville dispose de l'aérodrome de Vesoul - Frotey, accessible aux avions de tourisme et d’affaires. Rénové en 1989, il possède des équipements de qualité dont une piste goudronnée de 1 440 mètres et des locaux spacieux[36]. L'aéroport international le plus proche de Vesoul est celui deDole, situé à96 kilomètres. L'EuroAirport, quant à lui, est localisé à126 kilomètres de la préfecture haut-saônoise[37].

Pour les déplacements en bus, leréseau d'autobus « Moova », mis en place en 1990 est utilisé, annuellement en moyenne, plus d'un million de fois et totalise chaque année près de 500 000 kilomètres parcourus dans l'agglomération[38]. Plus de 130 arrêts de bus etpoteaux d'arrêt du réseau VBus sont répartis sur 10 lignes régulières et 8 lignes directes dans Vesoul et sa banlieue. Au niveau supracommunal, la ville est desservie par le réseau de bus régionalMobigo, né de la fusion en 2018 desLignes saônoises et deLivéo entre autres, qui assure la liaison avec d'autres communes haut-saônoises ainsi qu'avec Besançon[39]. La majorité des réseaux de bus desservant Vesoul transite par le pôle d'échanges multimodal, infrastructure moderne inaugurée le à proximité de la gare, où les bus réalisent à peu près250 escales chaque jour.

L'agglomération de Vesoul compte près de50 kilomètres d'aménagement cyclable, répartis en cinq grands axes qui permettent aux cyclistes de se déplacer dans les axes nord-sud et est-ouest[A 3]. Deuxvoies vertes, balisées avec des indicateurs kilométriques, franchissent l'agglomération de Vesoul : leChemin vert (21 kilomètres)[40] et la Trace du Courlis (8 kilomètres)[41], qui sont reliées par les pistes et bandes cyclables de l'agglomération.

Risques naturels et technologiques

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Chaque saison, la ville est soumise à différentsrisques naturels, dû à sa situation géographique. Le risque des mouvements de terrains existe dans l'agglomération vésulienne. Les principaux types sont l'affaissement et les effondrements liés aux nombreuses cavités souterraines de l'agglomération vésulienne, les glissements de terrain (notamment sur les pentes deLa Motte) et les tassements différentiels. Il est à noter qu'une partie importante du territoire de Vesoul présente des risques de retrait-gonflement des argiles[42].

La commune a connu une douzaine d'inondations et de coulées de boue entre 1982 et 2015, déclarées comme étant des « catastrophes naturelles ». Certaines années, leDurgeon peut être soumis à des crues, qui causent par la suite des inondations ; le plus ancien témoignage de crue du Durgeon à Vesoul date de 1558. D'importantes crues du Durgeon sont survenues à Vesoul en 1930 et 1953. Parmi les plus récentes, on peut mentionner celles d' et de[10].

Vesoul, comme pour d'autres villes de l'Est de la France, peut être touchée par des risques météorologiques importants qui peuvent avoir lieu sur plusieurs jours comme des vents violents (120 km/h), des précipitations continues (60 mm), des chutes de neige (150 mm) ou encore des orages et des pluies verglaçantes[42].

En ce qui concerne la sismicité, la ville de Vesoul se trouve en zone de sismicité modérée, ce qui signifie que le risque de séisme n'est pas négligeable[43].

Toponymie

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L'église Saint-Georges et sa place, bâties au pied deLa Motte.

Une première mention écrite de la ville la désigne par le terme deCastrum Vesulium en 899. Au cours des siècles, le nom de la cité est mentionné sous diverses formes latinisées dontCastri Vesolensis avant 978,Vesullum auXIe siècle,Vesulo en 1145 etVisilium entre 1134 et 1161[V 2]. La forme romaneVesoul est attestée dès 1242[44],[Note 10]. Enfranc-comtois, le nom de la ville estVezou.

Ce toponyme est peut-être basé sur une racine hypothétique indo-européenne (préceltique)*ves « montagne »[45], « élévation », suivi du suffixe-ulum et que l'on retrouve dans le nom duMont Viso désignéVesulus[45]. Cette élévation désignée correspond àLa Motte, colline où s'est établie et développée la ville[E 4].

Un nombre important de toponymes et d'odonymes existe sur le territoire communal dont l'un des plus historiques estMarteroy, puisque la plus ancienne mention de ce toponyme à Vesoul date de 1092. On retrouve également ce toponyme et ses variantes (Martroy, Martrois, Martroi) dans d'autres régions en France[46]. Le terme Marteroy proviendrait de la forme latineMartyrum qui signifie Martyrs. Toutefois, plusieurs historiens ont rapporté que l'étymologie proviendrait de la contraction deMartis ara, ce qui signifie « autel de Mars ». D'autres toponymes locaux (Les Rêpes,Les Haberges) qui étaient autrefois des hameaux situés autour de la cité, constituent aujourd'hui le nom de quartiers de Vesoul[47]. Parmi les 65lieux-dits communaux, on retrouve également le nom d'autres toponymes locaux[Note 11],[48],[49].

Histoire

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Articles détaillés :Histoire de Vesoul etChronologie de Vesoul.
À consulter également :Sièges de Vesoul.

Préhistoire

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  • Premières traces d'habitat

Certaines traces et empreintes confirment que Vesoul et son agglomération ont été occupés durant laPréhistoire. Des objets laissés par les populations certifient que des hommes ont fabriqué et utilisé des outils dans la région vésulienne, pendant les différentsâges préhistoriques.

Des objets préhistoriques, principalement des outils, ont été retrouvés sur les différents flancs de laLa Motte. Aussi, autour de Vesoul, des objets ont été découverts aucamp de César et auplateau de Cita, deux sites situés au sud de la ville qui ont fourni de nombreux restes d'armes de pierres préhistoriques. Ledolmen de la Pierre-qui-Vire, unmégalithe situé à2 kilomètres à l'est de Vesoul, est daté entre 3 500 et 3 300av. J.-C.[F 1].

Les nombreuses cavités naturelles de l'agglomération de Vesoul ont aussi permis de découvrir des outils et des ossements d'animaux exploités par l'homme. Dans lagrotte de la Baume, localisée au sud de la ville, un outillage lithiquemoustérien a été trouvé démontrant ainsi une occupation continue de tous les niveaux duWürm ancien. Dans la galerie sud de la cavité naturelle, une occupation de l'âge du bronze final III a également été démontrée[50]. Enfin, un ensemble d'os de mammouths a été découvert en 1989 à lafont de Champdamoy, à l'est de Vesoul[51].

Antiquité

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Le site de Vesoul est peu documenté pour la périodeantique. Certains historiens et archéologues attestent cependant d'une histoire durant cette période. En effet, ils ont découvert sur la Motte, des dizaines d'objets datant de cette période, incluant des armes, des monnaies et des médailles à l'effigie des premiersempereurs romains.

À l'époque, le territoire de l'actuelle ville de Vesoul se trouve enSéquanie, vaste territoire contrôle par le peuple gaulois desSéquanes, qui s'étendait sur un secteur compris entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges[52].

A partir de la conquêteromaine de laSéquanie, la région se développe et sixvoies romaines secondaires, qui ont été révélées par l'archéologie contemporaine, traverse le site de l'actuelle commune de Vesoul[V 3]. Durant l'époque gallo-romaine, le territoire de Vesoul est rattaché aupagus Colerensis, qui avait pour chef-lieuCorre et qui s'étendait « de laVôge jusqu'aux portes de Besançon »[L 2],[F 2].

À la fin de la domination romaine, auVe siècle, le chef-lieu dupagus est transféré dans la cité gallo-romaine de Port-Abucin (actuelle ville dePort-sur-Saône), et se renomma ainsipagus Portuensis, puis prit le nom, plus tard, decomté de Port, circonscription carolingienne dont le territoire correspondait approximativement à l'actuel département de la Haute-Saône[F 3]. Lesinvasions barbares causèrent de nombreux troubles dans la région et lesBurgondes prennent alors le contrôle de la Séquanie dès leVe siècle.

Moyen Âge

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Reproduction duCastrum Vesulium au Moyen Âge, le château qui donna naissance à Vesoul. Dessin réalisé par l'historienJules Finot.

AuHaut Moyen Âge, le territoire de l'actuelle ville de Vesoul est situé dans lecomté de Port, qui dépend duroyaume de Bourgogne (534-843). Puis, à la suite des redécoupages territoriaux de l'Empire carolingien, le territoire est successivement rattaché à différents royaumes : laFrancie médiane (843-855), laLotharingie (855-870), laFrancie orientale (870-888), puis leroyaume de Haute-Bourgogne (888-937).

La plus ancienne mention connue d'un document faisant référence à Vesoul date de 899[F 4]. À cette époque, la ville n'existe encore pas, il s'agit seulement d'une forteresse portant le nom deCastrum Vesulium (« château de Vesoul » enlatin médiéval), construit surLa Motte par les comtes de Portois[F 3]. En effet, les comtes ont délaissé au cours du Haut Moyen-Âge la capitale du comté, Port-Abucin (Port-sur-Saône), qui avait été détruite par lesVandales en 411, puis par lesvikings et les Hongrois au Moyen Âge, afin de trouver refuge sur un site plus difficilement accessible que la plaine de la Saône : unebutte-témoin de forme conique dont le sommet culmine à 150 mètres au-dessus des plaines, située à environ10 kilomètres au sud-est de la cité de Port-Abucin[V 4]. Cette colline, appelée par la suite « La Motte » donne naissance à Vesoul qui est donc devenu la résidence des comtes, puis par la suite l'une des principales cités ducomté de Port, qui prend également le nom decomté de Vesoul. En 982, ce comté devient avec la fusion de trois autres comtés, lecomté de Bourgogne. En 988, le château subit le premier siège répertorié de son histoire, mené par le ducHenri Ier de Bourgogne et le comte Lambert de Chalon[F 5].

Reconnue comme une place importante et stratégique, Vesoul est érigé en siège devicomté au début duXIe siècle par lecomte palatinOtte-Guillaume[F 6] ; cette circonscription féodale administrative, qui remplace le comté de Port, a un domaine qui comprend28 villages autour de Vesoul. Le premiervicomte de Vesoul est mentionné dans unecharte datée de 1019 : il s'agit deGislebert Ier,seigneur de Faucogney[F 7]. À la mort de Rodolphe III, en 1032,Henri II du Saint-Empire hérite de ses biens bourguignons et c'est ainsi que, Vesoul, comme tout le comté de Bourgogne, est rattaché auSaint-Empire romain germanique. En 1092, le vicomte de VesoulGislebert II de Faucogney fonde leprieuré du Marteroy, monastère qui deviendra, quelques siècles plus tard, l'un des plus considérables du comté de Bourgogne notamment grâce aux multiples donations de bourgeois[L 3]. En 1183, la comtesse Béatrix reconnut, par acte, tenir le château de Vesoul comme fief de l'Église de Besançon[F 8].

Article détaillé :Christianisme à Vesoul.
En 1333, Vesoul devient capitale duBailliage d'Amont.

AuXIIIe siècle, la cité de Vesoul, qui comptait887 habitants en 1240[U 1], dépendait, avec d'autres villages environnants, de la paroisse de l'église Saint-Martin dePont, édifice qui était située dans l'actuelle partie nord d'Échenoz-la-Méline. Fondé auVIe siècle, ce lieu était l'un des sanctuaires les plus importants de la région[V 5]. Par la suite, la ville de Vesoul fut autorisée à posséder sa propre paroisse, c'est alors qu'elle en érigea une en 1247, qui engloba les hameaux situés autour de la Motte. La cité se développe et c'est en 1255 que Vesoul est pour la première fois qualifié de « bourg »[V 1]. À la fin duXIIIe siècle, la famille noble qui fut subvenue au prévôt prit le nom defamille de Vesoul.

AuXIVe siècle, la cité vésulienne apparaît comme une place commerciale de premier ordre, fréquentée par de nombreux commerçants juifs et notammentHéliot de Vesoul, banque influente qui a des clients dans le royaume de France et dans de nombreux autres territoires enEurope[V 6],[F 9]. En 1333, lebailliage d'Amont, le plus vaste desbailliages de Franche-Comté, est institué parPhilippe VI ; Vesoul en devient la capitale, confirmant ainsi son statut de ville à vocation administrative[53],[F 10]. Lavicomté de Vesoul disparaîtra auXIVe siècle, étant donné que la maison de Faucogney n'eut pas de descendant mâle[F 11] ; le dernier vicomte de Vesoul était Henry de Faucogney, en 1347[F 12].

  • Les hostilités de la guerre de Cent Ans
Article détaillé :Histoire des Juifs à Vesoul.

En 1348, lapeste noire se répand sur l'ensemble du comté et l'épidémie tue de nombreuses personnes à Vesoul. LesJuifs de la ville sont accusés d'avoir empoisonné les puits ; quatre-vingts d'entre eux sont par la suite torturés et tués[F 12]. Quelque temps après, la ville subit unsiège en 1360[V 7], mené par desÉcorcheurs puis lecelui de 1370[V 8] par une troupe d'Allemands : en l'espace d'une dizaine d'années, la cité subit de lourds dégâts et perd une part importante de sa population. Les remparts de la ville sont fortement détériorés mais leCastrum Vesulium est toujours en état.

À la suite de ces événements, lesducs de Bourgogne aident à la reconstruction de la cité et à l'élaboration defortifications militaires[F 13],[L 4]. Le princePhilippe le Bon créé à Vesoul en 1430, un corps d'échevinage composé de quatre échevins[F 14] et en 1442, Jean Sardon, lieutenant général du bailliage d'Amont, fonde quant à lui sur ses terrains le premier hôpital de Vesoul[L 5],[F 15]. Cependant, leCastrum Vesulium estassiégé le, puisune nouvelle fois en avril 1479 ; le château est notamment incendié par les troupes deLouis XI[F 16].

Époque moderne

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À laRenaissance, la Franche-Comté est toujours sous possessions de l'Empire germanique desHabsbourg d'Espagne. En 1525, l'archiduchesse d'Autriche ordonne à son procureur de mettre Vesoul sous les armes pour repousser l'apparition duprotestantisme à Vesoul. Par lettres patentes du, l'empereurCharles Quint érigea la ville de Vesoul en mairie et la fit bénéficier de tous les rangs de la justice[L 6].

Article détaillé :Protestantisme à Vesoul.

En 1552, l'humaniste comtoisGilbert Cousin, dresse un éloge de Vesoul dans saDescription de la Franche-Comté : « Vesoul possède des murailles très puissantes et des maisons magnifiques. Son sol est vitifère, propre à la vigne, et fécond en hommes remarquables, par l'austérité de leurs mœurs et par leur amour pour les lettres et par leurs talents »[54]. Alors qu'elle compte une population d'environ 1 700 habitants, la cité se voit échapper à unsiège en 1557 mené par des troupes germaniques, grâce à l'inondation du gouffre naturel duFrais-Puits, ce qui a repoussé les troupes[U 1]. Vesoul est par la suite ravagée par la peste de 1586 à 1589[L 7].

Vesoul en 1615 - Dessin d'Étienne Martellange.

Bien qu'entièrement francophone, la Franche-Comté appartient à l'Espagne. Henri IV de France y déclare la guerre, en date du, afin de rattacher cette partie francophone au royaume de France. En février, il attaque plusieurs cités franc-comtoises. Certaines parviennent à résister maisVesoul est assiégé et considérablement dévasté par une armée de 5 000 à 6 000 hommes : le châteauCastrum Vesulium, qui surplombait la cité depuis plusieurs siècles, est totalement détruit[L 7],[55].

À la suite d'un pacte de neutralité conclu entre la province de Franche-Comté et leroyaume de France en 1611, un temps de paix s'installe dans la ville. Toutefois, les épidémies et les sièges ayant dévasté Vesoul à la fin duXVIe siècle se sont révélés tragiques pour la ville au point que dans un mémoire de 1613, la cité est qualifiée de « petite bourgade dénuée de forteresse »[L 7] et recense, en 1614, 1 948 habitants[U 1]. Parallèlement, plusieurs communautés religieuses s'installent à Vesoul à cette époque : les Capucins (1608), les Jésuites (1610), les Annonciades (1613) et les Ursulines (1615)[53]. De 1634 à 1644, se déroule laguerre deDix Ans, épisode comtois de laguerre deTrente Ans, qui oppose la France aux Habsbourg d'Espagne. Cet événement provoqua dans la cité, la peste, la famine mais surtout une grande misère. En 1657, un recensement fait état de 1 062 habitants dans la ville de Vesoul[56]. Très affaiblie,la ville est conquise le[V 9], par le duc de Navailles, général deLouis XIV[L 8]. Letraité de Nimègue, signé le, rattache la ville de Vesoul de même que toute laFranche-Comté, auroyaume de France. L'incorporation de la Franche-Comté à la France sous le pouvoir deLouis XIV a permis de mettre fin à de nombreuses guerres et pillages ; Vesoul connut au total douze sièges dans son histoire, les deux derniers furent les deux phases de la conquête de la Franche-Comté parLouis XIV (1668 et 1674).

Après l'annexion, la cité garda tout de même son administration municipale et son statut de capitale dubailliage d'Amont[L 8]. À la fin duXVIIe siècle, alors que la population de la ville s'élève à peu près à 2 100 habitants en 1688[U 1],Louis XIV dota la ville d'une maîtrise particulière des eaux et des forêts (1692), d'unprésidial (1696)[L 8] et d'un tribunal de police (1699)[V 10].

Vesoul auXVIIe siècle.

Lesiècle des Lumières offre une ère de prospérité à la ville ainsi qu'à tout le département, tant sur le plan démographique qu'économique. Avec une population doublée en l'espace d'une soixantaine d'années (de 2 340 habitants en 1716, à 4 870 habitants en 1784)[U 1], Vesoul connait l'une des plus importantes croissances de son histoire. Au cours duXVIIIe siècle, la ville suscitera l'attention de quelques médecins et auteurs grâce à la découverte deseaux minérales des Rêpes, situées proche de l'actuelquartier des Rêpes[L 9]. L'édification, pendant ce siècle, d'hôtels particuliers et de bâtiments publics dans la cité atteste d'une certaine prospérité. La construction dupalais de justice (1765-1771) et la venue de magistrats et avocats réputés permit à Vesoul de se forger une importante renommée en matière judiciaire. AuXVIIIe siècle, Vesoul est avant tout un centre agricole qui associe le commerce des grains, des bois et des animaux, notamment par le biais de marchés et foires[E 5].

Époque contemporaine

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Vesoul, ville administrative et commerciale

Sous laRévolution, lesbailliages de Franche-Comté sont supprimés (1790), la ville perd donc son titre de capitale dubailliage d'Amont qu'elle avait acquis au cours duXVe siècle. En 1791, la ville devient brièvement siège dudiocèse de Vesoul, circonscription ecclésiastique qui sera finalement supprimée dix années plus tard. Vesoul se caractérise à cette époque comme un bourg de taille modeste avec une population de 5 303 habitants recensés en 1793[17].

Au début duXIXe siècle, la principale activité de la commune est la viticulture ; Vesoul est pourvu d'une centaine d'hectares de vignes et est l'un des plus importants centres viticoles de la région[57]. Le, la ville de Vesoul devient préfecture de laHaute-Saône, notamment grâce à sa position géographique centrale dans le département[U 2].

À la chute de l'Empire français, Vesoul fut brièvement capitale de l'État de Franche-Comté, un état tampon qui exista du au, soit pendant seulement130 jours. Situé entre la France et l'Allemagne, il était composé de l'ancienne province de Franche-Comté, du département des Vosges et des principautés de Montbéliard et de Porrentruy[58],[U 3]. Vesoul se verra ensuite bénéficier du statut de « Bonne ville » en 1817[59]. Durant la colonisation de l'Algérie par la France, en 1853, quelques pieds-noirs de Vesoul et de sa région fondent le village deVesoul-Bénian, située au nord de l'Algérie. En 1854, le département est fortement touché par lecholéra. Relativement épargnée par l'épidémie, la ville de Vesoul érige en 1857 en signe de protection divine, lachapelle Notre-Dame-de-la-Motte, monument devenu emblématique au niveau local. L'arrivée du chemin de fer à Vesoul en 1858, sur laligne Paris-Bâle, place la ville au sein d'une importante ligne ferroviaire[L 10].

Vesoul en 1881 - Gravure deCharles Barbant à partir d'un dessin deHubert Clerget.

Pendant laTroisième République (1870-1940), Vesoul voit sa population s’accroître considérablement (augmentation d'environ 50 %, en passant de 7 716 habitants en 1872 à 11 926 en 1936)[17]. Siège duconsistoire israélite de l'Est de 1872 à 1896, Vesoul voit sa population augmenter de 1 500 habitants en seulement quatre ans en accueillant notamment de nombreux Juifs alsaciens fuyant l'annexion de l'Alsace-Lorraine. Vers 1880-1890, les vignes de la ville sont anéanties par lephylloxéra ; les vignerons se dirigèrent alors vers les nouvelles industries et les cultures maraîchères[57]. Le, le11e régiment de chasseurs à cheval est cantonné dans la caserne du Luxembourg et y restera près d'une cinquantaine d'années et marqua la ville tant économiquement que démographiquement[60]. Au cours de laPremière Guerre mondiale, la ville de Vesoul contribua aux opérations militaires mais aucun bombardement n'a eté recensé.

Lors de laSeconde Guerre mondiale, laWehrmacht prend Vesoul le. La ville, ainsi qu'une considérable partie de la Franche-Comté, se retrouve enzone interdite, cependant laligne de démarcation n'est localisée qu'à75 kilomètres au sud de Vesoul[61]. Pendant les premières années de la guerre, larésistance à Vesoul s'organise individuellement ; en 1943, elle commença à se former autour d'Yves Barbier, qui sera rapidement considéré comme le chef de la résistance en Haute-Saône[62]. Vesoul est notamment connue durant la guerre pour être le siège duFrontstalag 141, le camp de prisonniers de l'Armée allemande pour les indigènes coloniaux de l'armée française, installé dans la caserne du11e chasseur à cheval. Pouvant totaliser jusqu'à 5 000 prisonniers à la fois, c'est le seul camp de l'Est de la France à être actif de 1940 à 1944[63]. La ville de Vesoul estlibérée le par la3e division d'infanterie US[64].

Article détaillé :Libération de Vesoul.

L'expansion économique et démographiqueAprès la guerre, la ville de Vesoul, comme la France entière, connait une prompte croissance ; l'essor démographique de la commune est particulièrement important. En effet, la ville passe de 11 825 habitants en 1946, à 18 173 habitants en 1975, soit une augmentation de plus de 50 %, en l'espace d'une trentaine d'années[17]. En 1955, la société Udime (Union Des Industries Métallurgique de l'Est), filiale dePeugeot, investit dans les bâtisses de l'ancienneusine Dollé, une des plus grandes manufactures françaises de machines agricoles, active de 1908 à 1953. À la suite de ces investissements, de nombreuses autres sociétés s'installèrent et construisirent leurs ateliers sur le site de l'ancienne usine Dollé commeIndenor en 1959, puisPeugeot SA en 1965. Depuis les années 1960, plus de 250 000 m2 d'ateliers ont été construits sur le site de l'usine PSA[C 1]. Le rachat deCitroën par Peugeot quelques années plus tard accentua le développement de l'usine[65].

Afin de répondre aux besoins en logements du fort développement démographique, la ville fait construire deux grands quartiers au nord deLa Motte, constitués de centaines de logements et destinés à accueillir plusieurs milliers de personnes :Les Rêpes (1957 - 1961) etLe Montmarin (1967 - 1973)[25]. En 1975, la ville établit, en coopération avec l'État, un contrat de « ville moyenne » qui consiste à dynamiser l'agglomération qui se développe de plus en plus en y aménageant des zones d'attractions et de loisirs. C'est ainsi que dès 1976, lelac de Vesoul - Vaivre est creusé sur plus de90 hectares dans l'agglomération ouest dans le but d'être le centre d'une vaste zone de loisirs[66]. Durant les trois dernières décennies duXXe siècle, des zones d'activités sont implantées à la périphérie de Vesoul tels que l'Espace de la Motte, la zone Technologia etLes Haberges[A 1].

Au début duXXIe siècle, la ville de Vesoul joue un rôle majeur dans la logistique automobile enEurope, en comptant sur son territoire le centre mondial de pièces détachées du constructeurPSA Peugeot Citroën qui totalisait plus de 5 000 salariés en 2003[C 1],[E 6], participant grandement à l'économie locale et à l'attractivité de la ville[67],[68].

Panoramas des quartiers Est de Vesoul en 2013, depuis le plateau duSabot de Frotey.

Administration et politique

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Découpage et circonscriptions

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Territoire de lacommunauté d'agglomération de Vesoul, enHaute-Saône.

Sur le plan administratif, la ville est lechef-lieu du département de laHaute-Saône et de l'arrondissement de Vesoul. Vesoul était auparavant le chef-lieu dudistrict de Vesoul, de 1790 à 1795 et ducanton de Vesoul de 1793 à 1973, année où celui-ci est scindé entre les cantons decanton de Vesoul-Est et decanton de Vesoul-Ouest[17]. Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Sur le plan électoral, la commune estdepuis 2014 lebureau centralisateur de deux cantons pour lesélections départementales[69] : lecanton de Vesoul-1, constitué de 11 communes et d'une fraction de Vesoul et lecanton de Vesoul-2, constitué de 12 communes et de l'autre partie de la ville. Pour l'élection des députés, elle fait partie de lapremière circonscription de la Haute-Saône.

Au niveau territorial, Vesoul est le siège de lacommunauté d'agglomération de Vesoul, unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 sous le statut decommunauté de communes et transformé encommunauté d'agglomération en 2012, et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par lecode général des collectivités territoriales. Cetteintercommunalité succède auDistrict urbain de Vesoul créé en 1969. La communauté d'agglomération de Vesoul est par ailleurs membre duPôle métropolitain Centre Franche-Comté et duPays de Vesoul et du Val de Saône.

Tendances politiques et résultats

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Article détaillé :Résultats des élections à Vesoul.

La ville favorise, lors des différents scrutins, la droite depuis plusieurs années. Vesoul relève de lapremière circonscription de la Haute-Saône, qui a majoritairement été représentée auXXe siècle, par desdéputés de droite à l'Assemblée nationale[70].

Au référendum sur letraité constitutionnel pour l'Europe du, le pourcentage de vésuliens qui ont voté contre la Constitution européenne est de 56,50 %[71], alors qu'il est de 63,22 % pour la Haute-Saône[72] et 54,67 % pour la France[73]. Quant aux taux d'abstention, celui de Vesoul (29,40 %) est sensiblement le même que celui de la France entière (30,63 %).

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, les quatre premiers candidats sontEmmanuel Macron (23,26 % des suffrages exprimés),François Fillon (21,28 %),Marine Le Pen (20,91 % etJean-Luc Mélenchon (19,04 %).
Au second tour, le candidat élu Emmanuel Macron recueille 3 704 voix (65,81 %) et Marine Le Pen 1 924 voix (34,19 %) lors d'un scrutin où 30,28 % des électeurs se sont abstenus[74].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, les quatre premiers candidats sont :Emmanuel Macron (25,93 % des suffrages exprimés),Marine Le Pen (23,82 %),Jean-Luc Mélenchon (23,50 %) etÉric Zemmour (7,45 %).
Au second tour, le candidat élu Emmanuel Macron recueille 3 117 voix (56,70 %) et Marine Le Pen 2 380 voix (43,30 %), lors d'un scrutin ou 31,54 % des électeurs se sont abstenus[75].

Lors du premier tour desélections municipales de 2014 dans la Haute-Saône, la liste UMP menée par le maire sortant Alain Chrétien obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 080 voix (55,97 %, 26 conseillers municipaux élus dont 18 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par[76] :
- Frédéric Bernabe (PCF, 1 010 voix, 18,35 %, 3 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Ramazan François Kaymak (PS, 706 voix, 12,83 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Jean-Yannick Tupin (DVD, 625 voix, 11,35 %, 2 conseillers municipaux dont 1 communautaire) ;
- Pierre Arquinet (SE, 81 voix, 1,47 %, pas d'élu).
Lors de ce scrutin, 40,52 % des électeurs se sont abstenus.

Lors du premier tour desélections municipales de 2020 dans la Haute-Saône, la liste Agir menée par le maire sortant Alain Chrétien[77] obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 094 voix (55,78 %, 27 conseillers municipaux élus dont 18 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par[78] :
- Marie-Dominique Aubry (LR[79], 840 voix, 22,37 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Frédéric Bernabe (PCF[M 4], 540 voix, 14,38 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Jean-Yannick Tupin (DVD[M 5], 194 voix, 5,16 %, pas d'élus) ;
- Cédric Fisher (LO[M 6], 86 voix, 2,29 %, pas d'élus).
Lors de ce scrutin marqué par lapandémie de Covid-19 en France, 56,27 % des électeurs se sont abstenus.

Municipalité

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Administration municipale

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La salle du conseil municipal de lamairie de Vesoul.

La municipalité de Vesoul a été créée en 1540 ; avant cette date la ville était dirigée par des vicomtes duXe siècle auXIVe siècle, puis par un corps d'échevinage fondé en 1430.

Conformément aux dispositions relatives aux communes peuplées de 10 000 à 19 999 habitants, leconseil municipal de Vesoul est formé de trente-trois élus, dont le maire et ses adjoints[80].

Lamairie de Vesoul est située au numéro 58 de la rue Paul-Morel, dans le centre-ville. La municipalité siège dans ce bâtiment depuis le. Autrefois, l'administration municipale siégeait dans l'hôtel Raillard de Granvelle d'environ 1750 à 1768 puis dans l'hôtel de Salives de 1768 à 1938[L 11].

Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Vesoul.

L'actuelmaire de Vesoul estAlain Chrétien (HOR)[A 4], élu depuis 2012. Depuis 1540, plus de150 maires se sont succédé à la mairie de Vesoul parmi lesquelsPierre Chantelat,Harold Fachard,Paul Morel,Alphonse Noirot,Claude-Bonaventure Vigneron,René Hologne etAntoine de Mailly.

Liste des maires de Vesoul depuis laLibération de la France[81]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19461947Georges Garret[Note 12] Pharmacien
19471953Georges Ponsot[82]RadicalInspecteur de l'Enregistrement
Président de la Société d'agriculture, belles-lettres, sciences et arts de Haute-Saône(1936 → 1950)
Chevalier de la Légion d'honneur
19531977Pierre Rénet[Note 13]CNIPIngénieur des Ponts
Conseiller général de Vesoul(1958)
Conseiller général de Vesoul-Est(1973 → 1976)
Président dudistrict urbain de Vesoul(1969 → 1977)
19771989Pierre Chantelat[M 7]RI puis
UDF-PR
Pharmacien, gendre de Georges Garret
Président dudistrict urbain de Vesoul(1977 → 1989)
Député de la Haute-Saône(1978 → 1981 et 1986 → 1988)
Président duConseil régional de Franche-Comté(1988 → 1998)
Conseiller général de Vesoul-Ouest(1973 → 1979 et 1985 → 1992)
19891995Loïc NiepceronPSInspecteur du Trésor public
Conseiller général de Vesoul-Est(1988 → 1994)
Conseiller régional
19952012[83]Alain Joyandet[84]UMPEntrepreneur
Secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie(2008 → 2010[85])
Président dudistrict urbain de Vesoul(1992 → 1998)
Sénateur de la Haute-Saône(1995 → 2002 et 2014 → )
Conseiller général de Vesoul-Ouest(1992 → 2002)
mars 2012[86]En coursAlain ChrétienUMPLR,
Agir[87] puisHOR
Cadre du secteur public
Président de laCA de Vesoul(2004 → )
Député de la Haute-Saône (1re circ)(2012 → 2017)
Conseiller général de Vesoul-Ouest(2002 → 2004 et 2005 → 2012)
Réélu pour le mandat 2020-2026[M 8]

Finances communales

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Le budget communal principal s'équilibrait en 2021 à 24 929 000 € dont 19 390 000 € en section de fonctionnement et 5 539 000 € en investissement[88].

Jumelage et coopération

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La commune de Vesoul estjumelée avec une seule autre collectivité étrangère : la ville deGerlingen, enAllemagne, dont le partenariat a été signé le par Wilhelm Eberhard et Pierre Rénet, respectivement maire de Gerlingen et maire de Vesoul. Depuis le début du jumelage, de nombreux échanges ont eu lieu entre ces deux villes, notamment sur la thématique de la culture et du patrimoine[M 9]. Par ailleurs, Vesoul entretient des relations dans le cadre d'actes de solidarité avec la ville deMan, enCôte d'Ivoire[A 5],[89].

La municipalité de Vesoul favorise les échanges internationaux en aidant financièrement des établissements scolaires vésuliens et les associations locales qui développent des partenariats avec des organismes étrangers[A 5].

Distinctions et labels

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La ville de Vesoul a été récompensée par différents labels régionaux et nationaux :

Vesoul,ville fleurie.
Cadre de vie et société
  • Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001 pour ses actions et sa politique envers le sport[Note 14],[90].
  • Labellisée « Ville fleurie » 3 fleurs pour la valorisation de son patrimoine naturel[91].
  • Labellisée « Ville conviviale et solidaire » en 2015 pour récompenser le travail de la municipalité, en faveur du lien social du voisinage[92].
  • Première commune de Franche-Comté à être labellisée « Qualité Tourisme »[93].
  • Labellisée « Ville Internet » @ en 2013 pour sa politique faisant la promotion d'Internet[94].
  • Labellisée « Ville amie des enfants » par l'Unicef en 2006 pour ses actions au profit des enfants[95].
  • Prix du « Ruban Bleu de la sécurité » en 2011 pour l'intercommunalité pour sa politique concernant aménagements cyclables[96].
  • Deuxième ville deFrance à avoir engagé une démarche Palme[97].
  • Labellisée « Ville et territoire vélotouristique » en 2015[98].
  • Labellisée « Ville prudente » en 2018 pour récompenser ses efforts en matière de sécurité routière[M 10].
Patrimoine et écologie
Des jets d'eau au centre-ville.
Innovations

Équipements et services publics

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Eau et déchets

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La gestion de l'eau est garantie par lacommunauté d'agglomération de Vesoul depuis le, qui produit, distribue et facture l'eau potable. pour Vesoul et les autres communes membres. L'eau est recueillie à lafont de Champdamoy, une des plus grandes ressources en eau captée deFranche-Comté, qui peut fournir jusqu'à 9 000 mètres3 par jour. Elle est ensuite traitée dans l'usine des eaux localisée àQuincey, où sont pratiqués annuellement57 contrôles analysant plus de 3 000 paramètres et où sortent quotidiennement plus de 5 000 mètres3 dirigés vers des réservoirs. Après avoir été consommée, l'eau est dirigée au centre de traitement des eaux usées, située sur la commune limitrophe dePusey[A 8],[A 9].

La gestion des déchets est également assurée par lacommunauté d'agglomération de Vesoul[A 10], qui gère deux déchetteries sur le territoire communautaire, qui sont accessibles aux habitants[A 11]. En 2009, l'intercommunalité a mis en place une filière DASRI (déchets d'activités de soins à risques infectieux)[M 12].

Enseignement

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Lycée Les Haberges.

Siège de l'inspection académique de la Haute-Saône, qui dépend de l'académie de Besançon[105] (zone A), la ville de Vesoul dispose d'un système éducatif complet. Les établissements d'enseignements primaire,secondaire etsupérieur de la ville totalisent annuellement en moyenne plus de 10 000 élèves et étudiants[A 12].

Concernant l'enseignement primaire, on recense septécoles maternelles publiques, sixécoles élémentaires publiques, ainsi qu'une école élémentaireprivée[A 13]. Certaines de ces écoles sont regroupées engroupes scolaires.

Au niveau du second degré, la ville compte troiscollèges publics, un collège privé catholique et cinqlycées publics : deux lycées polyvalents, un lycée général et deux lycées professionnels. Aussi, Vesoul possède uncentre de formation d'apprentis, un centre de formation d'apprentis agricole, un centre de formation professionnelle et de promotion agricoles et enfin un centre de formation d'apprentis de l'industrie[A 14].

Sur le plan de l'enseignement supérieur, les établissements qui proposent des diplômes d'études supérieures sont fréquentés en moyenne annuellement par plus de 1 200 étudiants. L'agglomération de Vesoul possède uncampus baptisé « Pôle universitaire de Vesoul » inauguré en 2015 rassemblant sur un même site deux composantes de l'université de Franche-Comté : l'institut universitaire de technologie de Vesoul ouvert en 1988[M 13] ainsi qu'uninstitut national supérieur du professorat et de l'éducation, héritier de l'école normale d'instituteurs de Vesoul créée en 1833[106],[107]. La commune compte également une antenne de l'école de gestion et de commerce de Franche-Comté, qui propose des diplômes d'études supérieures orientés vers les métiers du commerce, de la comptabilité, du marketing et du management[108]. De plus, la ville abrite uninstitut de formation en soins infirmiers et un institut de formation des aides-soignants[109].

Liste des établissements d'enseignement de Vesoul
Enseignement primaireEnseignement secondaireEnseignement supérieur
Écoles maternelles publiques
  • École Saint-Exupéry
  • École Montmarin II
  • École de la Banque
  • École Jean-Morel
  • École Petit
  • École du Grand Grésil
  • École du Stade
  • École du Pont
Écoles élémentaires publiques
  • École Rêpes Sud
  • École Pablo-Picasso
  • École du Boulevard
  • École Henri-Matisse
  • École du Stade
  • École du Luxembourg
École élémentaire privée
  • École de Marteroy
Collèges publics
  • Collège Jean-Macé
  • Collège Jacques-Brel
Collège privé
  • Collège de Marteroy
Lycées polyvalents publics
  • Lycée Édouard-Belin
  • LEGTA Étienne-Munier
Lycée général public
  • Lycée Les Haberges
Lycées professionnels publics
  • Lycée Pontarcher
  • Lycée Luxembourg
Centre de formation d'apprentis
  • CFA de Haute Saône
  • CFA agricole de Haute-Saône
  • CFA de promotion agricoles
  • CFA de l'industrie de Haute-Saône
Écoles publiques
  • Institut universitaire de technologie de Vesoul (IUT)
  • Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (INSPE)
  • Institut de formation en soins infirmiers (IFSI)
  • Institut de formation des aides-soignants (IFAD)
École privée
  • IMEA École de Commerce

Social

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Centre communal d'action sociale.

En matière d'action sociale, l'un des organismes gestionnaires est lecentre communal d'action sociale[A 15],[110]. On compte aussi de nombreuses associations reconnue d'utilité publique œuvrant dans l'action sociale ayant leurs sièges à Vesoul dont l'une des plus importantes est l'« Association Haut-Saônoise pour la Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte », fondée en 1945.

En ce qui concerne la protection de l'enfance, l'un des établissements de Vesoul les plus anciens est l'institution Bourdault, maison d'enfants à caractère social inaugurée en 1853, qui reçoit des enfants en difficulté familiale[111]. S'y ajoutent également un foyer de l'enfance et un centre maternel et familial. En termes de réinsertion sociale, plusieurs structures dans la commune aident les personnes connaissant de graves difficultés comme un foyer de jeunes travailleurs et plusieurs centres d'hébergement et de réinsertion sociale. En ce qui concerne le handicap, on recense un établissement et service d'aide par le travail, un foyer de vie, une entreprise adaptée ainsi que divers services d'accompagnement à la vie sociale[110].

La ville est aussi équipée de centres d'accueil secondaires comme une maison relais ainsi que des services de prévention, d'aide aux personnes âgées, de soins infirmiers à domicile ou encore d'éducation spéciale. L'agglomération comprend trois aires pour l'accueil desgens du voyage : une aire de grand passage (150 places) et deux aires pour semi-sédentaires (25 et13 places)[A 16].

Santé

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Lecentre hospitalier de Vesoul

La ville est équipée de nombreux établissements de santé dont la plupart sont situés au « Pôle santé desHaberges », zone entièrement consacrée à l'installation d'organismes médicaux. Ce quartier moderne est notamment composé duprincipal site duGroupe Hospitalier de la Haute-Saône (GHHS), inauguré en 2009 sur une surface de plus de 52 000 m2 et abritant plus de400 lits[112]. Le pôle santé compte aussi un établissemet chirurgical ouvert en 1981, la clinique Saint-Martin[M 14] mais aussi un centre d'imagerie médicale, une pharmacie et des cabinets médicaux libéraux.

Le tout premier hôpital de Vesoul fut l'hôpital Saint-Valentin qui exista de 1442 à 1573[L 12]. Puis, il fut remplacé par l'hôpital du Saint-Esprit de 1573 à 1619[V 11], l'hôpital du Faubourg de 1619 à 1938[113], l'hôpital Paul-Morel de 1938 à 2009, pourse trouver dans la zone des Haberges depuis 2009.

Article détaillé :Centre hospitalier de Vesoul.

D'autres centres de santé, plus secondaires, sont implantés sur le territoire vésulien tels qu'un centre médico-psychologique, des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, un centre d'action médico-sociale précoce, un institut médico-éducatif… L'agglomération dispose également d'un centre de rééducation fonctionnelle[114].

L'offre de soins est complétée par la présence de plusieurs dizaines deprofessionnels de la santé dans la ville. La commune compte divers cabinets demédecine générale etspécialisée dans différents domaines, tels que la dermatologie, la radiologie, la podologie ou encore l'ophtalmologie ainsi que plusieurspharmacies etlaboratoires de biologie médicale[115].

Postes et télécommunications

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Lebureau de poste principal de Vesoul

La ville comptequatre points postaux, dont unsite principal situé au centre-ville et une plateforme de distribution du courrier[116].

En ce qui concerne l'accès à la télévision, Vesoul peut recevoir les réseaux R1 à R6 de la télévision numérique terrestre (TNT) depuis[117]. Cette réception se fait principalement grâce à deux émetteurs existant sur l'agglomération ; le principal est l'émetteur de la Motte (dont le pylône atteint15 mètres), situé à côté de lachapelle Notre-Dame-de-la-Motte à385 mètres d'altitude. Cet émetteur permet de capter à 100 % le signal et couvre entièrement l'agglomération vésulienne[118]. L'autre émetteur de l'agglomération est l'émetteur de la Croix de Cassini situé àLa Demie.

Concernant internet et la téléphonie, la commune, qui a été labelliséeVille Internet @ en 2013[94], est éligible à l'ADSL 2+ depuis ainsi qu'auVDSL2 grâce à deux répartiteurs téléphoniques (Vesoul Breuil et Vesoul Technologia) situés sur le territoire communal. Ces répartiteurs sont dégroupés par plusieurs opérateurs alternatifs. En 2016, approximativement 18 000 personnes de l'agglomération de Vesoul étaient abonnés à Internet[119]. Le déploiement de lafibre optique, qui permet donc un accès à internet à très haut débit (de100 Mbit/s à plus de500 Mbit/s), a débuté sur l'agglomération en 2015. Fin 2017, 33 % des habitations vésuliennes sont raccordables à la fibre, 66% début 2020 et 90% début 2022. De plus, la ville dispose de plusieurspoints Wi-Fi publics et gratuits[120],[121].

Globalement, les réceptions de signaux à Vesoul sont de bonne qualité bien que la commune soit partiellement située dans un creux géographique.

Justice et défense

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Palais de justice de Vesoul.

Grâce notamment à sa fonction de préfecture départementale, la ville est le principal centre de décision du département. La commune dispose de plusieurs instances, dont la majorité est réunie aupalais de justice de Vesoul[122]:

  • Dans l'ordre judiciaire, la ville possède un tribunal judiciaire, un tribunal de commerce, un tribunal de police, un tribunal paritaire des baux ruraux, un tribunal pour enfants, un conseil de prud'hommes et une cour d'assises. Par ailleurs, Vesoul se trouve dans le ressort de la cour d'appel de Besançon[122].
  • Dans l'ordre administratif, la commune dépend du tribunal administratif de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[122].

Vesoul est également le siège de plusieurs organismes départementaux tels que leconseil départemental[123], lesarchives départementales[124] et la chambre d'agriculture de Haute-Saône[125]. La commune est aussi le siège de plusieurs services déconcentrés de l'État dont diverses directions départementales comme celle de la sécurité publique, des territoires ou encore des finances publiques et compte une antenne de lachambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs[126].

Sécurité et secours

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Lamaison d'arrêt de Vesoul

La commune est dotée de divers établissements de sécurité incluant uncommissariat depolice nationale, une brigade degendarmerie nationale et unemaison d'arrêt[127]. En 2008, lapolice municipale est dotée d'un effectif de10 agents[A 17] et la police nationale de81 personnes. La même année, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,4 %, pour une moyenne nationale de 10,6 %[128].

Sur le plan de la criminalité, la circonscription de sécurité publique de Vesoul affiche le19e plus haut taux de criminalité parmi les circonscriptions métropolitaines de provinces de 25 000 à 50 000 habitants, en 2008. En effet, ce taux s'élève à 80,87 pour 1 000 habitants, taux très largement supérieur à la moyenne départementale (35,00), régionale (39,97) et nationale (57,51), ce qui fait du taux de criminalité de la circonscription de sécurité publique de Vesoul le plus important du département, de la région et même l'un des plus élevés de l'Est de la France. Dans la circonscription de sécurité publique de Vesoul, qui correspond approximativement à l'agglomération, il y a eu 2 246 crimes et délits qui ont été commis lors de l'année 2008, dont 183 infractions relatives à l'usage de stupéfiant et 165 relatives à des coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels[129].

Afin de contrôler les zones de la ville et dissuader les contrevenants, la commune s'est équipée de plusieurs dispositifs devidéosurveillance. La première caméra fut installée à la fin des années 2000. Petit à petit, la ville dota ses différents quartiers de plusieurs dispositifs, tout d'abord dans lecentre ancien et le quartier de lagare, puis dans les autres secteurs, pour en compter au total une vingtaine en 2020[130]. Par ailleurs, deux quartiers de la ville sont classésquartier prioritaire de la politique de la ville :Les Rêpes etLe Montmarin[131].

A Vesoul se trouvent un centre d'interventions principal duservice départemental d'incendie et de secours, plus grande caserne du département de laHaute-Saône, un centre opérationnel départemental d’incendie et de secours, un centre de traitement des alertes, un centre technique et un plateau technique servant à la formation et implanté au centre technique dans la zone desRêpes[132].

Population et société

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Démographie

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Article détaillé :Démographie de Vesoul.

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Relativement stable jusqu'en 1856, la population de Vesoul augmenta progressivement jusqu'à atteindre son pic en 1982 avec 18 412 habitants[17]. Depuis, la commune connaît un déclin démographique progressif, bien qu’une légère reprise soit observée ces dernières années, avec 15 306 habitants en 2022, maintenant son statut deville la plus peuplée de Haute-Saône.

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
5 3035 4175 7085 3915 4085 8876 7885 9416 621
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
7 2817 5797 6147 7169 2069 5539 7339 77010 083
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
9 70410 16310 53910 47110 85911 56211 92611 82512 038
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
13 67816 35218 17318 41217 61417 16816 37015 62314 998
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212022-------
15 13015 306-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puisInsee à partir de 2006[133].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'unité urbaine et l'aire d'attraction de Vesoul sont quant à elles des zones relativement importantes au sein de la régionBourgogne-Franche-Comté avec, respectivement, une population de 28 662 habitants[I 12] et de 67 202 habitants[I 13], en 2022. Lacommunauté d'agglomération est la première intercommunalité du département avec une population de 32 207 habitants, en 2021[I 14],[I 15].

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement jeune. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,6 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (31,5 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à60 ans (29,6 %) est inférieur au taux départemental (30,3 %).

En 2020, la commune comptait 6 935 hommes pour 7 931 femmes, soit un taux de 53,35 % de femmes, supérieur au taux départemental (50,78 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[I 16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,8 
7,4 
75-89 ans
11,2 
16 
60-74 ans
20,2 
19,5 
45-59 ans
19,1 
18,1 
30-44 ans
15,3 
22,8 
15-29 ans
18,4 
15,4 
0-14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département de laHaute-Saône en 2021 en pourcentage[134]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,9 
75-89 ans
10,6 
19,9 
60-74 ans
20,4 
21,4 
45-59 ans
20,8 
17,2 
30-44 ans
16,7 
15,3 
15-29 ans
13,5 
17,5 
0-14 ans
16,1 

Immigration

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La ville connut, à l'instar de la Franche-Comté et du pays, quelques mouvements migratoires d'étrangers, principalement pour raisons économiques et politiques, qui correspondent à la première et à la deuxième vague d'immigration : lesJuifs d'Europe de l'Est dès les années 1880 puis les Italiens et les Espagnols au cours de la première moitié duXXe siècle. Lors de la troisième vague d'immigration en France, pendant les Trente Glorieuses, l'immigration dans la ville provenait essentiellement du Portugal et du Maghreb[I 17],[I 18].

La population immigrée à Vesoul, c'est-à-dire les personnes vivant à Vesoul et qui ne sont pas nées en France, représentait selon les chiffres de l'Insee de 2020, 1 767 personnes[I 19], dont 1 288 étrangers[I 20] et479 français par acquisition, ce qui correspond à 11,9 % de la population de la commune, soit plus que la part d'immigrés en Haute-Saône (4,5 %)[I 21], en Bourgogne-Franche-Comté (7,2 %)[I 22] et en France (9,9 %)[I 23], mais toutefois bien moins que certaines agglomérations franc-comtoises comme celles de Belfort (13,4 %)[I 24] ou de Montbéliard (13,6 %)[I 25]. Parmi les 1 600 immigrés à Vesoul, on trouve320 personnes venant d'Algérie, 430 duMaroc, 190 deTurquie, 180 duPortugal, 60 d'Italie et 352 d'autres pays[I 17]. Dans l'arrondissement de Vesoul, le total d'immigrés s'élève en 2016 à 5 367 personnes incluant notamment926 immigrés venant du Portugal, 815 du Maroc et 503 de Turquie[I 26].

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Par ailleurs, il est à noter que, dans le département, qui comptait 10 650 immigrés en 2007, le principal motif d'immigration légale est le regroupement familial[M 15],[I 27].

En plus de l'arrivée régulière degens du voyage dans les aires d’accueil de l’agglomération, on peut également mentionner l'arrivée en 2015 deréfugiés de la guerre civile syrienne, venant principalement du Moyen-Orient et d’Asie de l’Ouest, accueillis dans la résidence « L'Orée du bois », à Echenoz-la-Méline, au sud de Vesoul, où plus d’une centaine ont transité[I 28].

Manifestations culturelles et festivités

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Le principal événement organisé à Vesoul est leFestival international des cinémas d'Asie. Créé en 1995, c'est l'un des plus importants festivals de cinéma asiatique en Europe. Il accueille tous les ans en février/mars entre 25 000 et 30 000 visiteurs et présente environ90 films concernant tout le continent asiatique, duProche à l'Extrême-Orient. Plusieurs prix y sont décernés incluant leCyclo d'or et leGrand prix du jury[A 18],[135].

Lauréats du festival international des cinémas d'Asie.

LeFestival Jacques-Brel est un concours de musique, se déroulant annuellement en octobre authéâtre Edwige-Feuillère. Fondé en 2000, ce festival a pour but de faire acquérir une notoriété à des jeunes chanteurs, qui sont jugés par des professionnels[136].

Figurant parmi les plus anciennes foires agricoles de France, lafoire de la Sainte-Catherine est une tradition locale ancienne puisque la première édition à Vesoul remonterait a 1295[M 16]. Cette foire se déroule tous les ans le 25 novembre dans le centre-ville et rassemble800 stands et plus de 50 000 visiteurs venus de toute laFrance.

A Vesoul, est également organisé laCox Party, un des plus grands rassemblements deVolkswagen Coccinelle et dérivés deFrance. Fondé en 1993 et se déroulant tous les deux ans aulac de Vesoul - Vaivre en m été, l'événement expose plus de600 voitures venant de toute l'Europe et réunit plus de 5 000 visiteurs[137],[M 17].

Le salon de la Gastronomie (avril), le Salon de l'automobile et de la mobilité (mai), le Salon de l’Érotisme (février), le festival de l'élevage (septembre),The 70s Tattooshow (septembre)[138], le salon COMIC CON (octobre), RétroGeek festival (novembre) ont lieu auParc des expositions de Vesoul. Par ailleurs, tous les ans au mois de décembre, environ15 kilomètres de guirlandes et d'illuminations de Noël sont installées dans différents quartiers de la ville et plus particulièrement dans lequartier ancien.

Sport

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Article détaillé :Sport à Vesoul.
Lestade René-Hologne.

Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001[Note 14], la commune de Vesoul guide, en partenariat avec l'office municipal des sports, environ80 disciplines pour en tout servir plus de 8 000 licenciés[M 18]. Letriathlon de Vesoul et la semaine de la pétanque constituent les deux principales compétitions sportives organisées chaque année à Vesoul. Par deux fois ville-étape duTour de France, Vesoul a également accueilli des épreuves deschampionnats du monde de side-car cross 2014 et organise occasionnellement des championnats régionaux et nationaux dans différentes disciplines.

La commune totalise approximativement80 clubs sportifs dont les plus réputés sont leFootball Club de Vesoul (football), leCercle sportif Vesoul Haute-Saône (handball), l'Étoile de la Motte (tennis de table) et l'Avant-garde de la Motte (omnisports). Plusieurs sportifs de haut niveau ont évolué dans des clubs sportifs vésuliens tels que le pilote de rallyeStéphane Peterhansel, les athlètesFrançois Châtelet etJulien Casoli, le boxeurFrancis Tripp, le footballeurClaude Robin, les triathlètesDanylo Sapunov etVincent Luis

La ville compte plus de 70 équipements sportifs dont les principaux sont lestade René-Hologne pour le football et l'athlétisme, lelac de Vesoul - Vaivre pour les sports nautiques, l'aérodrome de Vesoul - Frotey pour les sports aériens et lamaison des associations, complexe sportif couvert de 6 000 m2 comportant plusieurs salles spécifiques[A 19]. On recense, en outre, de multiples gymnases, terrains multisports, boulodromes, circuits de courses, piscines, stands de tir, dojos, centres de remise en forme, courts de tennis[139].

Cultes

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Article détaillé :Liste des lieux de culte de Vesoul.
Pour consulter les histoires religieuses :Christianisme à Vesoul,Protestantisme à Vesoul etHistoire des Juifs à Vesoul.
Nef de l'église Saint-Georges.

La ville fut le siège épiscopal dudiocèse de Vesoul, de 1791 à 1801. Aujourd'hui rattachée à l'archidiocèse de Besançon, la commune est le siège de l'unité pastorale deNotre-Dame-de-la-Motte[140], qui appartient au doyenné des plateaux de Vesoul[141]. On dénombre trois lieux de culte catholiques, où se déroulent régulièrement des cérémonies religieuses : l'église Saint-Georges, l'église du Sacré-Cœur et l'église Saint-Joseph[140]. Le saint patron traditionnel de la commune est Saint-Georges.

Lesprotestants de l'Église protestante unie sont affectés autemple protestant de Vesoul[142]. La commune possède aussi des paroisses de l'union des Églises missionnaires[143] et de l'Église évangélique baptiste[144]. D'autres mouvances chrétiennes existent comme les témoins de Jéhovah qui disposent d'une salle du Royaume[M 19].

La commune compte unlieu de culte musulman : la mosquée Arrahma, qui propose cinq classes d'apprentissage de langue arabe et d'enseignement de l'islam[145]. Les musulmans de Vesoul disposent de plusieurs autres salles de prières[146] ainsi que des associationsmusulmanes, développées majoritairement dans les années 1990, dont la principale est l'« Association franco-musulmane de Vesoul »[147].

La ville abrite notamment uneancienne synagogue, édifiée en 1875 et désaffectée en 1945[C 2], ainsi qu'un cimetière juif aménagé dès 1832. La ville ne détient plus de lieu de culte juif, néanmoins une association israélite existe[148].

La franc-maçonnerie à Vesoul est représentée par plusieurs loges[M 20], dont la plus ancienne est la loge des Cœurs Unis, créée en 1812[M 21]. Cependant, les premières mentions de loge maçonnique à Vesoul remontent auXVIIIe siècle.

Médias

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La commune de Vesoul, labelliséeVille Internet en 2013, compte plusieurs établissements liés aux sciences de l'information et de la communication ainsi qu'aux nouvelles technologies. Vesoul abrite lamédiathèque départementale de prêt de la Haute-Saône, dans le quartier du Montmarin, qui dispose de plus de 35 000 documents en prêt[149]. La ville de Vesoul a par ailleurs inauguré la premièreCyber-base de France, le.

Lapresse écrite est représentée par le grand quotidien régionalL'Est républicain et par le journal hebdomadaire d'information localela Presse de Vesoul, créé en mars 1981[150]. La municipalité, en partenariat avec la communauté d'agglomération, édite un magazine quadrimestriel d'information locale qui se nomme « Vesoul&Co »[M 22]

La commune est couverte par les programmes deFrance 3 Franche-Comté, antenne régionale de la chaîne de télévision généraliste, dont Vesoul détient des bureaux excentrés[151].

En ce qui concerne la radiodiffusion, la ville de Vesoul compte deuxradios associatives (dites decatégorie A) :

  • Fréquence Amitié Vesoul (91.3 FM), radio associative créée le, est la plus ancienne[152].
  • Radio Vintage (103.4 FM), créée en 2008, radio associative diffusant une programmation pop-rock, radio axée sur le développement de la région et des acteurs professionnels comme associatifs[153].

S'y ajoutent deuxradios locales commerciales, toutes deux fondées à Vesoul (dites decatégorie B) :

  • Radio Star (100.7 FM), radio régionale créée en 1996. Elle est maintenant basée àMontbéliard. Sa couverture s'étend au nord de laFranche-Comté et de laBourgogne, lesVosges, laHaute-Marne et l'Aube.
  • Plein Cœur (107.5 FM), fondée en 2007, radio locale axée sur la chanson française[154].
  • Chérie FM (94.7 FM), antenne locale de Chérie FM Franche-Comté.

En plus des stations de radio nationales, les vésuliens reçoivent les programmes deFrance Bleu Besançon, station locale publique deFranche-Comté, sur 99.4 FM.

Économie

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Repères et traditions économiques

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L'ancien hôtel des Postes de Vesoul. Aujourd'hui, l'édifice abrite une banque.

Durant son histoire, Vesoul a connu différentes activités économiques prédominantes selon les époques. Dès leXIe siècle, l'économie de la cité est principalement axée sur les marchés artisanaux et agricoles[19]. À partir duXIIIe siècle, la cité devient une importante place bancaire et commerciale, grâce notamment aux affaires de lacommunauté juive de Vesoul[155],[V 6]. L'agriculture, le commerce des bois et des animaux restent les seules activités économiques du bourg, durant de nombreux siècles. Parallèlement, duXIIe siècle auXIXe siècle, Vesoul fait de la viticulture l'une de ses principales activités économiques et la cité devient l'un des centres viticoles les plus renommés de la région[A 2].

Larévolution industrielle sera relativement tardive à Vesoul. Elle fait véritablement son apparition dans les années 1950 avec l'aménagement de plusieurs zones industrielles et notamment à la suite de l'implantation et du développement de l'usine Stellantis (exPSA Peugeot Citroën), qui est actuellement le plus important pourvoyeur d'emplois du département et le plus important site industriel de pièces détachées du constructeurStellantis, l'un des principaux constructeurs automobiles français. Les activités de cet établissement positionnent Vesoul au rang de « capitale européenne de lalogistiqueautomobile »[68]. Malgré une activité industrielle forte, latertiarisation à Vesoul devient de plus en plus importante depuis quelque temps[D 1].

Siège de lachambre de commerce et d'industrie de Haute-Saône jusqu'en 2021[156], Vesoul est aujourd'hui rattaché à lachambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs et dispose d'une antenne sur son territoire. Vesoul est aujourd'hui le siège de la chambre d'agriculture de Haute-Saône[157]. De plus, la commune possède une antenne de la chambre de métiers et de l'artisanat[158]. La compétence développement économique de la commune de Vesoul est gérée, depuis le, par lacommunauté d'agglomération de Vesoul, qui se charge, entre autres, de l'accueil personnalisé des porteurs de projets[A 12]. Au, la ville comptait, 1 971 établissements actifs, dont 53 de plus de50 salariés[D 2].

Aspects socio-économiques

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Selon les données de 2009 de l'Institut national de la statistique et des études économiques, la population vésulienne âgée de 15 à64 ans s'élevait à 10 400 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs dont 57,1 % ayant un emploi et 11,2 % de chômeurs[D 3]. Sur les 6 007 employés habitant à Vesoul, 5 545 sont des salariés et 462 des non-salariés[D 4].

Depuis de nombreuses années, la ville compte de plus en plus d'emplois dans le tertiaire[D 1].

Emplois selon le secteur d'activité à Vesoul[D 1]
TertiaireIndustrieConstructionAgriculture
200980,1 %15,9 %3,3 %0,7 %
199978 %18,7 %2,5 %0,8 %

Principalbassin d'emploi du département, le bassin d'emploi de Vesoul comptait 17 658 emplois, contre 15 725 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 013, l'indicateur de concentration d'emploi est de 293,6 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre quasiment trois emplois pour un habitant actif[D 5]. La répartition des actifs parcatégories socioprofessionnelles, en 2009, était disposée ainsi : 0,3 % d'agriculteurs exploitants, 3,4 % d'artisans, de commerçants et de chefs d'entreprise, 11,1 % de cadres et de professions intellectuelles, 27,6 % de professions intermédiaires, 29,0 % d'employés et 28,6 % d'ouvriers[D 6].

Au 31 décembre 2011, sur l'ensemble des chômeurs, 7,7 % ont été licenciés, 1,4 % ont démissionné, 34,8 % sont arrivés au terme d'un contrat à durée limitée, et 2,8 % ont fait l'objet d'une première inscription en tant que demandeurs d'emploi[D 7].

Lerevenu fiscal moyen par ménage pour la ville de Vesoul est, en 2009, de 17 707 €, pour lacommunauté d'agglomération de Vesoul de 20 888 €, et pour laHaute-Saône de 19 850 [I 29]. Le pourcentage des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux de Vesoul est de 44 %[D 8]. En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation à Vesoul est de 15 172 [D 9].

Entreprises et secteurs d'activités

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L'usine Stellantis de Vesoul, la plus importante entreprise de la ville et du département.
Leshalles de Vesoul.

Vesoul se trouve dans un département et plus globalement dans une région où l'industrie tient une place importante dans l'économie. L'industrie et le bâtiment et travaux publics sont représentés à Vesoul par respectivement 89 et104 établissements en 2010[D 2].

L'industrie automobile constitue l'un des principaux secteurs d'activités ; la commune de Vesoul est notamment connue pour abriter uneusine de production et de logistique appartenant au groupeStellantis (exPSA Peugeot Citroën). Elle a un effectif constant de plus de 3 000 salariés et joue le rôle de centre mondial de pièces détachées du constructeur automobile. Ce site industriel s'étend sur une surface totale de130 hectares pour un total de 610 000 mètres2 de bâtiments. On y recense5 métiers de l'automobile : l’atelier de production des équipements intérieurs, la cataphorèse, le ferrage, la logistique despièces de rechange et l’expédition des éléments détachés à l’international[68]. D'autres industries sont également présentes sur le territoire communal. L'industrie textile est représentée par une usine de plus de100 salariés, implantée à Vesoul depuis 1958, de lasociété des matelas « Merinos », entreprise de fabrication et de distribution de literie. D'une superficie de 18 000 mètres2, l'établissement comprend des ateliers de production et des bureaux d’études[159]. Il existe également une quinzaine depetites et moyennes industries spécialisées dans différents domaines tels que la fabrication de produits métalliques ou encore des équipements automobiles.

Le tertiaire est le premier secteur économique de la commune, en termes d'établissement. En 2010, on recense 1 372 établissements de commerce, de transports et de services divers, soit 69,6 % du total d'établissements[D 2].19 entreprises du tertiaire comptent plus de50 salariés.

L'agglomération est équipée de nombreux organismes degrande distribution ; on dénombre notamment deuxhypermarchés, qui totalisent environ200 salariés chacun (E.Leclerc àPusey[160] etCarrefour dans la zone Kennedy[161]) ainsi que plusieurssupermarchés. De plus, un marché bihebdomadaire rassemblant plus de250 stands se déroule sur laplace de la République, laplace Pierre-Rénet et dans leshalles[M 23].

Vesoul regroupe un grand nombre d'établissements publics ; le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale est le deuxième secteur le plus représenté avec394 établissements, soit 20 % du total[D 2]. Les plus importants sont legroupe hospitalier de la Haute-Saône (1 600 salariés en 2006) et la commune de Vesoul (300 salariés en 2006). La caisse primaire d'assurance maladie, la direction départementale des territoires de la Haute-Saône et le lycée Édouard-Belin comptent200 salariés[162].

L'agglomération concentre également un certain nombre detransporteurs et de sociétés axées dans l'automobile telles que desconcessionnaires ainsi que diversateliers de réparation automobile. Concernant le secteur d'activité dutourisme, la ville de Vesoul dispose de151 chambres répartis dans4hôtels, au[D 10]. S'y ajoute un vaste camping 3 étoiles de plus de170 emplacements[D 11].

Il est aussi à noter que la ville de Vesoul accompagne ses entreprises dans des démarches de réhabilitation des infrastructures privées.

Rues commercantes et zones d'activités

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Deux parcs d'activités situés en périphérie de la ville : l'Espace de la Motte au premier plan et Vesoul Technologia au second plan.

La majorité des entreprises vésuliennes se situent dans lecœur historique de la ville et dans les zones d'activités de la périphérie.

Le centre-ville abrite à lui seul plus de200 boutiques, dont de nombreux commerces indépendants, réparties principalement autour desgrands axes commerçants que sont larue d'Alsace-Lorraine, la rue Paul-Morel, la rue Georges-Genoux et la rue du Breuil, qui est la seule rue piétonne du centre-ville[M 24].

À sa périphérie, la ville est équipée de plusieurszones d'activités à caractère commercial et industriel, qui sont gérées dans le cadre de la compétence développement économique de lacommunauté d'agglomération de Vesoul. En 2020, l'agglomération de Vesoul compte douze zones d'activité, qui totalisent plus de447 entreprises, dont six qui sont situées entièrement sur le territoire vésulien : Technologia, Espace de la Motte,Les Rêpes, Poincaré,Les Haberges et Espace Kennedy[A 1].

Liste des zones d'activités de l'agglomération de Vesoul[A 1],[Note 15]
Nom de la zoneCommuneAnnée de
création
Superficie
(en hectares)
Activité
prédominante
Nombre
d'entreprises
TechnologiaVesoul199845Logistique44
Les HabergesVesoul200144Services35
Espace de la MotteVesoul197038Commerce103
Les RêpesVesoul195638Industrie46
PoincaréVesoul195713Industrie12
Espace KennedyVesoul20078Commerce14
OasisPusey198047Commerce54
Oasis 3Pusey201910Commerce14
Les SaussisNoidans-lès-Vesoul198026Artisanat59
Le DurgeonNoidans-lès-Vesoul197516Transports47
Champ au RoiVaivre-et-Montoille19906Artisanat25
Les AnglesVaivre-et-Montoille19702Artisanat8

Culture locale et patrimoine

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Article détaillé :Patrimoine de Vesoul.

Monuments

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Articles détaillés :Liste des monuments historiques de Vesoul etListe des mobiliers historiques de Vesoul.

Vesoul recense de nombreux édifices civils et religieux monumentaux, concentrés majoritairement dans le centre ancien : leVieux-Vesoul, ensemble architectural homogène et dense datant duXVe au XIXe siècle. ClasséCité Patrimoine de Franche-Comté et à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ce quartier abrite plus de34 hectares qui ont été inscrits en 1977[163].Ses rues et places historiques sont pourvues d'hôtels particuliers, de maisons vigneronnes, d'édifices religieux, de monuments commémoratifs, de fontaines, de statues et de diverses maisons dotées de trompe-l'œil et de fresques murales. Ces monuments constituent les principaux éléments dupatrimoine architectural vésulien.

Depuis la fin duXXe siècle, le centre historique a connu plusieurs opérations de rénovations : les façades des édifices sont régulièrement restaurées et les trottoirs reformés. Le quartier ancien n'a pas été significativement marqué par lerenouvellement urbain ; les édifices de ce secteur sont relativement anciens et bien préservés et peu de bâtiments modernes y ont récemment été élevés.

À Vesoul, laBase Mérimée recense seizemonuments historiques[C 3] et laBase Palissy dénombre soixante-trois œuvres[164].

Maisons et demeures particulières

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Dès leMoyen Âge, des familles nobles édifient des demeures et deshôtels particuliers dans la cité. La ville en compte plusieurs, répartis dans tout lecentre historique, remarquables notamment pour leur architecture en pierres calcaires, leurs hautes tours, leurs escaliers extérieurs et leurs vastes cours. La majorité ont été érigées entre lesXVe et XVIIIe siècles et sont, pour la plupart, désormais protégées. Plus récemment, desvillas d'architecte ont été édifiées dans la commune.

Hôtel de Magnoncourt.

Parmi les demeures bâties auXVe siècle, on peut citer l'hôtel Thomassin. Érigé par leseigneur Jacques Thomassin, probablement de 1480 à 1483, le bâtiment présente une façade d'architecture gothique flamboyant ainsi qu'une haute tour d'escalier. De forme rectangulaire, l'hôtel Thomassin fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le[C 4]. Située place de l'Église, l'hôtel Baressols a été construit auxXVe et XVIe siècles ; ses façades de style gothique et ses toitures sont inscrites monument historique depuis le[C 5]. Édifiée à la fin duXVe siècle, lamaison Parat est ornée de fenêtres à meneaux et d'une porte-cochère[165].

Hôtel Baressols.

Concernant celles édifiées auXVIe siècle, on trouve l'hôtel de Simon Renard, bâti en 1525. Avec d'importantes rénovations menées en 1784, l'hôtel est composé d'une tour polygonale accompagnée de différents ornements[C 6]. Autre témoignage duXVIe siècle, l'hôtel de Magnoncourt, constitué en 1530. Avec une forme rectangulaire, une cour, un jardin et une tour d'escalier, l'hôtel s'organise comme la plupart des autres hôtels particuliers vésuliens[C 7]. Érigé en 1549, l'hôtel de Mongenet est protégé pour son élévation et sa toiture depuis le[C 8]. Lamaison Barberousse, datant de la fin duXVIe siècle, est remarquable notamment pour son arcade en anse de panier et son cadran solaire. L'hôtel de Salives, situé rue Paul-Petitclerc, a accueilli l'administration municipale de Vesoul de 1768 à 1938[166].

La ville profita ensuite de la paix du siècle des Lumières pour bâtir de nombreux hôtels particuliers, riches en décorations. Situé place du Grand Puits, l'hôtel Lyautey de Colombe, dont la façade principale est d'architecture classique, a été édifié en 1712[E 7]. L'hôtel Pétremand, construit entre 1769 et 1773, se distingue par ses balcons et garde-corps enfer forgé des façades nord et est[C 9]. La rue Salengro compte deux demeures duXVIIIe siècle, qui sont protégées au titre des monuments historiques : lamaison Ébaudy de Rochetaillé (vers 1781), résidence de bienfaiteur de la ville[C 10] et l'hôtel Lyautey de Genevreuille (vers 1760), qui abritent des décorations baroques duXVIIIe siècle ainsi qu'un escalier en pierre muni d'un garde-corps en fer forgé[C 11]. On peut également citer l'hôtel Raillard de Granvelle, qui hébergea les services de la mairie de Vesoul pendant plus de30 ans au cours duXVIIIe siècle.

Hôtel Pétremand.

DuXIXe siècle à la Belle Époque, de vastes maisons se construisent au-delà ducentre historique. Tout comme certains hôtels particuliers, ces maisons et villas sont notamment constituées de grands terrains contigus et de portails prédominants. Vesoul en compte plusieurs entre autresplace Pierre-Rénet (maison Baudry-Roussel), rue Noirot (maison Paul) et avenue du général de Gaulle (villa Lyautey).

Au cours duXXe siècle, quelques maisons d'architectes sont érigées dans la ville. La commune compte trois demeures distinguées par lelabel« Patrimoine duXXe siècle » : lavilla Kielwasser (1956)[C 12] et lamaison Malitchenko (1963)[C 13], toutes deux réalisées par l'architecteAndré Maisonnier, compère deLe Corbusier ainsi que lamaison Petitperrin (1964), érigée par Jean Petitperrin, architecte qui contribua à la réalisation de nombreux bâtiments à Vesoul[C 14].

Le centre ancien renferme également quelques exemples demaisons à colombages dont l'une des plus anciennes est lamaison Cariage, construite auXVe siècle. Ancien important centre viticole, la cité a aussi conservé des maisons vigneronnes, dont les caves donnent directement sur les rues.

Édifices religieux

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L'église Saint-Georges, bâtie de 1735 à 1746.

À partir duXIe siècle, l'apparition duchristianisme à Vesoul est marqué par la fondation des deux premières institutions religieuses de l'histoire de la cité : une première église dédiée à saint Georges[F 17] et leprieuré du Marteroy consacré à saint Nicolas[F 18],[L 13]. Au fil des siècles, denombreux édifices religieux tels que des églises et des chapelles ont été bâtis dans la ville, dont la plupart subsistent aujourd'hui. Plus tard, à la suite de l'apparition de nouveaux courants religieux à Vesoul, notamment au cours duXIXe siècle, de nouveaux édifices confessionnels se construisent comme untemple protestant, unesynagogue et une mosquée.

Le centre de Vesoul abrite quelques maisons religieuses dont deux font l'objet d'une inscription aux monuments historiques : lecouvent des Ursulines (XVIIe siècle)[C 15],[167], construit entre 1680 et 1683 sur deux niveaux et lecouvent des Dames de Saint-Maur (XIXe siècle)[C 16], appelé également « École des Dames de Saint-Maur », édifié de 1853 à 1858. D'autres maisons religieuses ont également existé à Vesoul comme le couvent des Capucins et lecouvent des Annonciades.

La plus importante et ancienne église catholique de Vesoul est l'église Saint-Georges, qualifiée de cathédrale dudiocèse de Vesoul sous l'Église constitutionnelle. Construite de 1735 à 1746, l'église a été conçue par les architectesJean-Pierre Galezot et Jean Querret du Bois. Comportant une façade d'architecture classique, l'édifice inclut une nef et deux bas-côtés, qui est entourée de six chapelles sur les côtés et de deux chapelles entourant le chœur[C 17],[168]. Classé monument historique en 1993, l'édifice abrite environ une quarantaine d'œuvres protégées[C 18] au titre des monuments historiques dont unorgue de tribune datant de 1776[C 19]. L'église du Sacré-Cœur fut construite à partir de 1913 puis bénie le ; toutefois son clocher ne fut terminé qu'en 1922 en raison de la Première Guerre mondiale. Située rue Jules-Ferry, dans le quartier du Boulevard, l'église a été conçue selon unstyle néo-byzantin par l'architecte Eugène Guillemot[169]. Elle a été classée« Patrimoine duXXe siècle » le[E 8]. L'église Saint-Joseph, quant à elle, est une église catholique bâtie durant les années 1960 et localisée au numéro 2 rue de la Pépinière dans lequartier des Rêpes[170].

La ville possède également plusieurs chapelles dans son patrimoine religieux. Parmi la plus connue, lachapelle Notre-Dame-de-la-Motte, l'un des symboles de Vesoul, posée au sommet de La Motte. Destyle gothique, ce monument religieux a été inauguré en 1857 en présence descardinauxGousset etMathieu[171],[L 14]. En aval de la chapelle, sur le sentier d'ascension deLa Motte, se trouve un chemin de14 croix. Enfin, le centre-ville concentre de nombreuses anciennes petites églises, chapelles et autres établissements religieux qui étaient autrefois tenus par des congrégations religieuses.

Le patrimoine religieux de Vesoul inclut également des édifices d'autres confessions que le catholicisme. Inauguré le par lacommunauté protestante locale et notamment grâce aux démarches du pasteur Racine, letemple protestant de Vesoul est muni d'un clocher datant 1965 et d'un orgue de 1974[L 15]. Le temple est inscrit au titre desmonuments historiques français depuis le[C 20]. C'est en 1875 que lacommunauté juive de Vesoul, qui s'est progressivement accrue à la suite du conflit franco-allemand de 1870, fait édifier unesynagogue de style néo-mauresque. Bâti par l'architecte vésulienCharles Dodelier, l'édifice est inscrit monument historique depuis le[C 2]. La ville compte aussi un édifice religieux musulman érigé au cours de la deuxième moitié duXXe siècle : la mosquée Arrahma du quartier du Montmarin, qui est constituée d'unminaret et d'undôme.

Bâtiments institutionnels

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La cour de l'ancienhôpital Paul-Morel.
L'hôtel de ville de Vesoul.

Chef-lieu et préfecture, Vesoul abrite divers bâtiments d'équipement public d'importance. Ils sont parfois munis de hauts portails ou encore de vastes cours.

L'hôtel de ville est un imposant bâtiment dont les origines remontent en 1619, mais qui a été restructuré et rénové en 1769 et en 1811. Utilisé comme hôpital, le bâtiment fut complètement réaménagé dès 1935 en hôtel de ville puis inauguré le[172]. Il est pourvu de mobilier classé monument historique[C 21] dont unefresque monumentale réalisée parAlbert Decaris située dans le hall[C 22].

L'hôpital Paul-Morel est un vaste bâtiment comportant des fondations datant de 1603 et qui était initialement un couvent des Capucins. Depuis leXVIIe siècle, le bâtiment a connu de multiples opérations de rénovation et a été de nombreuses fois transformé (hôpital militaire, caserne d'infanterie, école secondaire ecclésiastique…). Aménagé en hôpital dans les années 1930, il est désaffecté depuis 2009. L'édifice est notamment remarquable grâce à sa chapelle et sa cour entourée d'arcade. Il abrite du mobilier protégé au titre des monuments historiques telles que des peintures et des menuiseries[C 23].

Bien qu'ayant longtemps été une place forte, Vesoul n'a cependant pu conserver que peu de vestiges d'infrastructures militaires de son passé. Lesfortifications de Vesoul et duCastrum Vesulium qui existaient autrefois et qui ont été plusieurs fois reformées ont pratiquement disparu ; les portes de ville qui ceinturaient la cité, ont toutes été détruites entre 1765 et 1800[L 16]. Toutefois, une muraille à tourelles construite en 1724, qui appartenait à l'anciencouvent des Annonciades, subsiste rue Charrière des Grands Murs. On note par ailleurs l'existence d'une anciennecaserne se trouvant proche du centre-ville. Cet imposant complexe militaire, autrefois appelé « Quartier Luxembourg », fut construit en 1740. En 1776, quelques bâtiments vinrent accompagner l'édifice initial et de 1843 à 1858, plusieurs structures sont érigées, dont majoritairement des écuries, permettant ainsi au11e régiment de chasseurs à cheval d'y être cantonné[L 17]. Ces bâtiments accueillent aujourd'hui des organismes publics et des logements.

Hôtel de préfecture de la Haute-Saône.

Parmi les édifices élevés auXVIIIe siècle, on peut citer lepalais de justice, construit de 1765 à 1771 par l'architecteCharles-François Longin. Il abrite notamment un escalier d'intérieur à rampe en fer forgé et une salle d'audience avec un riche décor de boiserie. Il est inscrit monument historique depuis le[C 24],[L 18]. Le bâtiment de l'inspection académique de Haute-Saône est un grand édifice, qui abritait autrefois l'école normale d'instituteurs[173]. L'hôtel de préfecture de la Haute-Saône fut érigé en 1770 sous les ordres dumaire de Vesoul Beauchamp. Rénové et agrandi en 1859 et 1860, il est notamment remarquable par sagrille dotée de soixante-quatre lances à pointes dorées[L 11].

Des anciens bureaux d'octroi subsistent à Vesoul. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer le bureau central de l'octroi (1864) construit par l'architecte vésulienCharles Dodelier et le bureau de l'octroi du Rhin (1830), édifié selon les plans de l'architecte Ridoux, de stylenéoclassique et comportant un portique de quatre colonnes et deux piliers aux extrémités[174]. D'architecture hispano-mexicaine, lamaison d'arrêt a été dessinée par l'architecteLe Beuffe en 1837 sur une surface de 4 162 mètres2. Elle a été édifiée sur un terrain appartenant à un ancien établissement religieux[127],[L 19].

AuXXe siècle, plusieurs infrastructures de transport voient le jour. La ville possède unegare ferroviaire mise en service le, par laCompagnie des chemins de fer de l'Est. Le bâtiment voyageurs s'étend sur plus de110 mètres[34]. Lagare des chemins de fer vicinaux de Vesoul a été édifiée en 1910, rue du Commandant Girardot, pour gérer leréseau départemental de la Haute-Saône. C'est l’une des plus grandes de France érigée pour ce type de réseau. Elle accueille aujourd'hui le bureau de poste principal de la ville de Vesoul[29].

Autres monuments

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Hôtel de la Caisse d'Épargne,place Pierre-Rénet.

Le patrimoine commercial de Vesoul inclut quelques bâtiments commerciaux monumentaux, particulièrement au centre-ville. Situéeplace de la République, leshalles de Vesoul ont été construites en 1868. Ce marché couvert d'une surface de plus de 1 000 m2 connut des travaux menés durant l'après-guerre qui ont modifié sa façade principale. On retrouve aussi dans les rues du centre-ville des bâtiments anciens qui abritaient ou abritent toujours des services de postes, des grossistes ou encore des services bancaires tels que l'hôtel de la Caisse d'Épargne, construit en 1908 et orné de multiples éléments d'architecture Art Deco.

Le patrimoine industriel comprend différents témoignages hérités de la révolution industrielle. Inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel, lamanufacture des tabacs (convertie en complexe sportif) est un magasin industriel désaffecté datant de 1898 composé de trois bâtiments réalisés en moellon de calcaire enduit, autour d'une cour rectangulaire[C 25]. Concernant les bâtiments importants construits auXXe siècle, on peut mentionner l'usine Dollé, élevée en 1908 au sud-ouest de la ville, qui était une des plus importantes manufactures françaises de machines agricoles. Classé à l'inventaire général du patrimoine culturel, l'établissement est aujourd'hui occupé par des ateliers de l'usine PSA[C 1].

Collège Gérôme.

Établi en 1610 à l'ouest de la cité, lecollège Gérôme est l'un des plus anciens établissements d'enseignement du département. Autrefois, l'édifice fit notamment usage d'école centrale en 1796, en école secondaire en 1802, en lycée Impérial en 1907 pour être finalement converti en collège en 1975[V 12]. Le collège est par ailleurs jouxté par unpavillon en bois bâti en 1937 et inscrit aux Monuments Historiques depuis 2023[C 26].

Le patrimoine commémoratif à Vesoul est diversifié et compte quelques structures monumentales ; le plus ancien monument aux morts de Vesoul est la colonne commémorative des Mobiles de la Haute-Saône, située sur laplace de la République et conçue en 1874 par l'architecteCharles Dodelier[U 4]. Par ailleurs, lemonument aux morts des Allées, inauguré en 1925 par les architectesBoutterin, Landes et Humbaire, est inscrit monument historique depuis 2022[C 27]. Parmi les ouvrages commémoratifs, on compte également quelquesstatues rendant hommage à des personnalités locales dont l'une des plus anciennes est le buste du docteur Gevrey, inauguré le à proximité de l'hôtel de ville.

Le patrimoine ornemental est représenté par différents éléments comme desfontaines (fontaine à l'obélisque, fontaine de la Chapelle d'Eau) et unkiosque situé sur laplace des Allées.

Monument aux morts des Allées

Le patrimoine funéraire de la ville de Vesoul inclut trois cimetières dont le plus historique est l'Ancien cimetière, composé de plus de 3 000 tombes, contenant un grand nombre de sépultures monumentales ainsi qu'un carré militaire de200 tombes. Aménagé dès 1783, l'Ancien cimetière couvre actuellement une surface de plus de2 hectares. Les deux autres cimetières de la ville sont le Nouveau cimetière, inauguré le et s'étendant sur plus de3 hectares et le cimetière juif, acquis dès 1832 et d'une superficie de18 ares[L 10],[A 20].

Vesoul, traversée par plusieurs cours d'eau, compte quelques ponts et passerelles répartis dans toute la ville. Le plus historique est le pont de Pontarcher, vestige de l'ancienne route royale datant de 1730[E 9]. On peut également mentionner le pont du Durgeon, appelé autrefoispont de l'hôpital ou encore la passerelle Meillier, installée en 1891.

D'autres bâtiments aujourd'hui disparus, liés à l'histoire locale, peuvent être cités comme l'imprimerie Marcel Bon, entrepôt commercial bâti pendant le second quart duXXe siècle et détruit en 2014, qui était constitué d'un étage carré, d'un étage en surcroît et d'un toit à longs pans en tuile mécanique[C 28]. Autrefois, la ville comptait3 moulins : lemoulin Saint-Martin (édifié auXVIIIe siècle, acheté par la ville en 1826 et qui cessa son activité avant 1880[C 29]), le moulin des Prés et le moulin de Pontarcher.

Parcs et jardins

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Lejardin anglais.

Labellisée « Ville fleurie »[91], Vesoul recense98 hectares d'espaces verts, incluant environ 3 300 arbres, 4 500 arbustes et 80 000 plantes annuelles et 20 000 plantes biannuelles, entretenus par les services municipaux[A 21].

Le plus ancienjardin public de la ville est leJardin anglais, premier parc public classé « jardin remarquable » en Franche-Comté[A 22]. Aménagé en 1863 dans le cadre de l'exposition régionale d'horticulture par l'architecte paysagisteBrice Michel, il est retracé enjardin à l'anglaise en 1976. S'étendant sur3 hectares, le jardin anglais comprend plus de850 variétés d'espèces végétales et est notamment constitué d'une rocaille, d'une cascade, d'unepergola, d'une roseraie ainsi que des arbres d'alignement et de divers arbustes, plantes annuelles et vivaces[175],[C 30],[176].

Par ailleurs, une coulée verte jouxte lejardin anglais en longeant la rivière duDurgeon. Aménagée dans les années 1980, cette promenade arborée s'étend sur plusieurs centaines de mètres selon un axe Nord-Sud.

Hormis les espaces verts publics, on recense à Vesoul plusieurs jardins privés inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel et situés dans le centre-ville : le jardin potager de la maison des Œuvres diocésaines ainsi que lesjardins d'agrément de Saint-Maur, de la fraternité Nicolas Barré, de l'hôtel de Préfecture, de la propriété de Trévillers et de la propriété du 18 rue Baron-Bouvier. On dénombre également 68 jardins familiaux, situés avenue du lac[A 23].

De plus, l'agglomération de Vesoul est reliée par deuxvoies vertes, qui sont majoritairement bordées d'arbres,de végétations, de buissons et de haies : leChemin vert (1980), l'une des plus anciennes voies vertes de France aménagées sur voie ferrée[40], et la Trace du Courlis (2008)[41]. Ces voies de communication sont réservées aux déplacements non motorisés.

Équipements culturels

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De par le nombre important d'équipements pour la pratique d'activités culturelles qu'elle compte, la ville de Vesoul est l'un des principaux pôlesculturels de la région. L'offre culturelle est marquée par la présence d'établissements de conservation et d'exposition ainsi que des lieux de ressources documentaires et divers services d'archives. Par ailleurs, la ville compte plusieurs salles d'exposition artistique qui permettent à tous types d'artistes dont des peintres, sculpteurs et photographes de présenter leurs œuvres.

On dénombre aussi dessalles de spectacles modernes, vastes et spécifiques qui proposent, plusieurs fois par semaine, des programmations pluridisciplinaires. La ville compte également descentres culturels qui présentent desanimations socioculturelles variées, tout au long de l'année.

Établissements de sauvegarde

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Musée Jean-Léon Gérôme.

Le principal lieu d'exposition artistique et historique de la ville est lemusée Jean-Léon Gérôme, qui bénéficie dulabel « Musée de France ». Fondé en 1882 parVictor Jeanneney, le musée est installé dans l'anciencouvent des Ursulines depuis 1981. Constitué de quatorze salles d'expositions dans lesquelles sont réunis plus de 3 000 œuvres, le musée est divisé en deux sections sur plus de 1 200 m2 : le premier niveau est consacré à l'archéologie, qui expose des monuments anciens retrouvés sur le territoire haut-saônois et le deuxième niveau est consacré aux beaux-arts dont la majorité est réservée à l'art de la seconde moitié duXIXe siècle, notamment autour du peintre et sculpteur vésulienJean-Léon Gérôme[177],[C 31]. La commune dispose également de deux salles temporaires d'expositions d'art : la chapelle de l'hôtel de ville (158 m2) et la salle desUrsulines (96 m2), qui permettent aux artistes d'exposer leurs œuvres[A 24].

Article détaillé :Collections du musée Jean-Léon Gérôme.

En termes de centre de ressources documentaires, labibliothèque municipale de Vesoul a été fondée en 1771[L 20]. Le fonds général de la bibliothèque recense 60 000 documents et 40 000 imprimés anciens dont400manuscrits etincunables. Son site principal, la bibliothèque Louis-Garret, a été construit en 1981 et abrite un espace de lecture de plus de 1 800 m2. La bibliothèque totalise chaque année plus de 3 000 inscrits et réalise plus de 100 000 prêts[A 25],[178]. La commune est aussi pourvue de deux autres bibliothèques, plus petites : la bibliothèque annexe Vesoul et la bibliothèque associative Le Liseron. On note également la présence d'unemédiathèque abritant plus de 35 000 documents en prêt, disponible sous différents supports[149].

Lesarchives départementales de la Haute-Saône.

Concernant les services d'archives, Vesoul compte sur son territoire lesarchives départementales de la Haute-Saône, localisées dans un bâtiment construit en 1965 et rénové à maintes reprises. L'organisation offre des actions culturelles et éducatives en plus de ses missions principales d'archives[179]. LesArchives municipales, ouvertes depuis le, sont situées dans lamairie et conservent les documents relatifs à Vesoul postérieurs à 1900[A 26].

Lecentre régional de restauration et de conservation des œuvres d'art (CRRCOA) est basé à Vesoul. Créé en 1985 par leconseil départemental de la Haute-Saône, l'établissement est équipé de plus de 2 000 m2 d'ateliers et de laboratoire et opère dans la conservation du patrimoine en restaurant du mobilier tel que des sculptures, des peintures sur toile et des textiles[180]. Vesoul est aussi le siège de lasociété d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône, l'une des plus anciennes sociétés savantes haut-saônoises, créée le et reconnue d'utilité publique en 1925. Ses actions sont centrées sur la défense du patrimoine haut-saônois, la recherche sur la généalogie et l'histoire[181].

Salles de spectacle

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Lethéâtre Edwige-Feuillère.
Le cinémaMajestic - Espace des Lumières.

Pour les représentations despectacle vivant, la commune est équipée duthéâtre Edwige-Feuillère, bâtiment doté d'une salle abritant700 fauteuils et une vaste scène de 350 m2, et qui offre des prestations musicales, scéniques et théâtrales. Premièrescène conventionnée de France à être labellisée « Voix d’enfants - espace scénique », le théâtre reçoit annuellement, en moyenne, plus de 30 000 spectateurs, qui assistent à près de100 représentations d'artistes de notoriété locale à nationale[182],[A 27].

Pour les conférences, réunions et congrès, la ville de Vesoul dispose sur son territoire duparc des expositions de Haute-Saône. Avec une surface couverte de 3 200 m2 et situé sur un terrain de2 hectares dans la zone Technologia, le complexe a une capacité d'accueil de plus de 3 000 personnes et peut accueillir des événements et des manifestations de types salons, réunions, concerts, congrès et foires[183]. Enfin, d'autres salles utilisées pour les représentations de spectacle sont situées dans la commune comme la salle Parisot, d'une capacité de400 places assises ou de 1 500 places debout et la salleLe Calypso pouvant contenir250 personnes[A 28].

Le spectacle cinématographique est représenté par différentes structures dont la principale est leMajestic - Espace des Lumières, l'un des plus grandscomplexes cinématographiques de la région, totalisant chaque année plus de 350 000 entrées. Ouvert le, cemultiplexe, classé « art et essai », dispose de 1 893 fauteuils répartis dans 10 salles, toutes équipées d'air conditionné, d'accessibilité aux handicapés et de numérisation[184]. La ville possède en plus une salle de cinéma d'une capacité de330 places, intégrée dans le centre social et culturelEspace Villon[A 28].

La commune possède deux centres culturels qui proposent tout au long de l'année des activités culturelles et éducatives ainsi que des productions de spectacle : l'espace Villon, centre social et culturel abritant quatre salles[A 28],[A 29], et le centre culturel Jean-Marie-Goux, institution qui réunit les écoles municipales de musique et de dessin de Vesoul et qui abrite plusieurs salles de cours spécifiques et spacieuses[A 30]. Aussi, la ville détient une école départementale de musique créée en 1985, de typeconservatoire à rayonnement intercommunal (CRI)[185].

De plus, l'agglomération compte deuxboîtes de nuit qui contribuent à lavie nocturne locale : leManouchka (2 salles), plus ancienne discothèque de la région, ouverte depuis le[186] et le3e Monde (3 salles). Ces établissements accueillent de manière régulière des artistes musicaux de réputation régionale ou nationale.

Le siège de l'Association départementale pour le développement et l'initiative de la musique et de la danse en Haute-Saône (ADDIMD 70) est situé à Vesoul. Créée en 1983 par le conseil départemental de la Haute-Saône et la direction régionale des Affaires culturelles de Franche-Comté, cette association a pour principale mission de favoriser le développement artistique notamment dans le domaine chorégraphique et musical[187].

Vesoul dans les arts et la culture

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La ville de Vesoul a été mentionnée dans différentes œuvresartistiques etlittéraires.

LachansonVesoul deJacques Brel est l'une de ses œuvres les plus connues et les plus reprises.

Dans le domaine de la chanson, Vesoul est connue pourune chanson sortie en 1968 deJacques Brel, auteur-compositeur-interprète de cette oeuvre. Ayant été reprise et chantée par plus de cent cinquante artistes du monde entier,Vesoul est l'une des chansons les plus connues du répertoire de Brel. Son refrain est par ailleurs rentré dans la culture populaire :

« T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul. »

Ce célèbre refrain est également accompagné dans l'œuvre par la formule « Chauffe Marcel ! », désignantMarcel Azzola, qui accompagne Jacques Brel sur cette chanson. La ville a aussi été rapportée dans d'autres chansons telles queIl pleut sur Bruxelles (1981) de Michel Jouveaux interprété parDalida,Fous ta cagoule (2006) de/par le groupeFatal Bazooka,Le Temps de nos guitares (2008) de/parGeorges Moustaki et l'album CDV'soul Vesoul V'soul ! (1995) des Francs-ComtoisChristianDécamps & Fils, cofondateur et membres duGroupe Ange. Et encoreUnited States of Franche-Comté (enregistré en 1975 / édité en 2003) de/par Daniel Slimak.

Concernant lapeinture, la ville a plusieurs fois été representée, notamment par des artistes locaux. Le peintre et caricaturiste Henry Blandin réalisa plusieurs tableaux représentant des lieux et monuments vésuliens dont notamment unepeinture à l'huile en 1882 baptiséeDéfilé de la compagnie des sapeurs-pompiers de la Place Neuve à Vesoul.

Dans la littérature, des auteurs ont cité la ville de Vesoul dans leurs œuvres littéraires :Olivier Rolin (Tigre en papier),Jacques Lanzmann (Café-Crime),Jean Giraudoux (Lectures pour une ombre),Alain Guel (Aârio),Nathalie Démoulin (La Grande Bleue),Ali Ghalem (Le Serpent à sept têtes). En outreVesoul, la chanson, a été mentionnée dans divers romans et œuvres littéraires, notamment : le romanCafé-Crime deJacques Lanzmann (1987), les chroniquesLes métiers de la rue deJil Silberstein & Jean Mohr (1990),le romanTigre en papier d'Olivier Rolin (Prix France Culture 2002), le romanLe paradis d'en face dePaul M. Marchand (2007), le roman noirLazy Bird d'Andrée A. Michaud (2009), l'anthologie de la chansonJacques Brel, T'as voulu voir Vesoul de Bernard Belin édité par FC Culture - Vesoul Edition (2013),On ne vit qu'une heure, Une virée avec Brel édité au Seuil (2018) dans lequelDavid Dufresne mène une enquête sur le lien qui unit Vesoul à Brel.

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Cinématographiquement, la ville est mentionnée dans quelques films tels quela Septième Compagnie au clair de lune,l'Ennemi intime

La langue régionale historique parlée à Vesoul est lefranc-comtois, langue romane qui était autrefois parlée dans toute la partie nord de la Franche-Comté. Cependant, la langue compte un faible nombre de locuteurs[188].

Personnalités liées à Vesoul

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Article détaillé :Liste de personnalités liées à Vesoul.

Un certain nombre de personnalités sont liées à Vesoul et ont pour la plupart été nomméescitoyen d'honneur de la ville ; on peut y compter notamment des hommes politiques, des musiciens, des sportifs, des magistrats et des scientifiques.

De multiples figures sontnées à Vesoul, parmi les plus réputées et importantes on peut notamment citer l'artisteJean-Léon Gérôme, le résistantRaymond Aubrac, le piloteStéphane Peterhansel, l'actriceEdwige Feuillère, l'ingénieurÉdouard Belin, le physicienAlexis Petit, le poèteCharles Grandmougin, le peintreClaude-Basile Cariage et les diplomatesSimon Renard etPierre Joseph de Beauchamp.

D'illustres personnalités sontdécédées à Vesoul comme l'économisteFrançois Ébaudy de Fresne, le militaireJacques Bardenet, le cinéasteAlain Baptizet et le traducteurRoger Munier. Le politicienGeorges Genoux-Prachée, le religieuxJean-Baptiste Flavigny et le premier buteur de la premièrecoupe du monde de football en 1930,Lucien Laurent sont enterrés à Vesoul.

Vesoul est également la ville où des personnalités notables ont exercé leurs professions telles que le photographeMarc Paygnard, le philosopheThéodule-Armand Ribot, l'écrivainAndré Blanchard ainsi que lesnombreux maires de la ville dont les députésAlain Joyandet etAlain Chrétien. Divers personnages ont réalisé leurs études dans la commune dont l'historienAlbert Mathiez, l'officierJean Compagnon et le journalisteÉric Dupin.

Gastronomie

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Lagastronomie de Vesoul est principalement axée sur lacuisine franc-comtoise, qui utilise des produits tels que lacharcuterie, levin rouge, leschampignons et lefromage. Classée « Ville Terroir et Patrimoine », la commune abrite une cinquantaine de restaurants, cafétérias et brasseries ainsi que divers établissements proposant des spécialités étrangères comme celles de lacuisine asiatique etaméricaine. On compte aussi l'école de l'Art et du Goût français du chocolat, institut fondé par le maître chocolatier-pâtissierMickaël Azouz[101].

La ville compte quelques spécialités culinaires locales : le poulet à la vésulienne, le brochet à la vésulienne, la truite à la mode de Vesoul, le bœuf en gelée à la vésulienne, les escalopes de veau à la vésulienne, le sandre à la vésulienne, les gaufres duVieux-Vesoul, les pains d'épices de la foire de la Sainte-Catherine.

Exemples de produits régionaux[189],[190] :

Devise et héraldique

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Article détaillé :Armoiries de Vesoul.
Le blason actuel de la ville de Vesoul.

Le premier sceau aux armes de Vesoul date du 2 mai 1581. Les armoiries de Vesoul ont été gravées sur de nombreux édifices vésuliens tels que lamairie et l'hôtel des Postes. Le blason actuel de Vesoul seblasonne ainsi :Coupé : au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au second de gueules au croissant d'argent[191]

Sous le Premier Empire, la ville de Vesoul avait un blason différent de celui qu'elle a aujourd'hui. Il seblasonnaient ainsi :Coupé : au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre de gueules semé de billettes d'or sans nombre, au lion naissant d'argent, brochant sur le tout, au deuxième d'azur au croissant d'argent.

La commune n'a pas dedevise officielle. Cependant, des devises familiales sont gravées sur quelques hôtels particuliers de la cité telles que « Differ in posterum » ce qui signifie « Remets à plus tard »[E 10] et « Soli Deo gloria » ce qui signifie « À Dieu seul la gloire »[E 11].

Lelogo de Vesoul reprend intégralement le blason communal. S'y ajoute la mention du site Internet de la ville.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

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Les coordonnées deVesoul :

Bibliographie

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Article détaillé :Bibliographie sur Vesoul.

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

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Voir la catégorie :Vesoul.
Histoire et patrimoine
Population et société
Administration et politique
Religion

Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. « Schéma départemental des carrières de Haute-Saône »(consulté le).
  2. « Grands ensembles structuraux du département de la Haute-Saône » [jpg].
  3. Les records sont établis sur la période du au.
  4. « Site classé de la Motte »(consulté le).
  5. « Site classé du Sabot de Frotey »(consulté le).
  6. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  7. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Vesoul comprend une ville-centre et sept communes de banlieue.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. « Liaison autoroutière Langres Vesoul (A 319) »(consulté le).
  10. Historique des formes anciennes attestées de Vesoul :
  11. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  12. Le musée municipal de Vesoul porte le nom de ce maire.
  13. Une place de la commune porte le nom de ce maire.
  14. a etbDans la catégorie des communes de moins de 20 000 habitants.
  15. Données datant de décembre 2012.

Cartes

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  1. « Carte de Vesoul », suropenstreetmap.org(consulté le).
  2. a etbCarte géologique de la France à l'échelle 1/50 000e consultée surInfoTerre.
  3. « Carte topographique de Vesoul », surle site des cartes topographiques(consulté le).
  4. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  5. « Carte des zones économiques de l’agglomération de Vesoul »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)[PDF].

Références

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  • Sources institutionnelles
Site de la communauté d'agglomération de Vesoul
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  4. ACT T1 - Population de15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle.
  7. DEFM T2 - Motif d'inscription des demandeurs d'emploi.
  8. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  9. REV T3 - Ménages : distribution des revenus déclarés en euros par unité de consommation.
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