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Oletta

42° 38′ 00″ nord, 9° 21′ 22″ est
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Ne doit pas être confondu avecOlette.

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Pour l’article homonyme, voirOletta (piève).

Oletta
Oletta
Vue d'Oletta.
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
Collectivité territoriale uniqueCorse
Circonscription départementaleHaute-Corse
ArrondissementCalvi
IntercommunalitéCommunauté de communes Nebbiu - Conca d'Oro
Maire
Mandat
Jean-Pierre Leccia
2020-2026
Code postal20232
Code commune2B185
Démographie
Population
municipale
1 816 hab.(2022en évolution de +10,06 % par rapport à 2016)
Densité68 hab./km2
Géographie
Coordonnées42° 38′ 00″ nord, 9° 21′ 22″ est
Altitude250 m
Min. 0 
m
Max. 959 
m
Superficie26,61 km2
TypeCommune rurale à habitat dispersé
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionBastia
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesBiguglia-Nebbio
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
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Oletta
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Oletta
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Oletta
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Oletta
Liens
Site weboletta.fr
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Oletta est unecommune française située dans lacirconscription départementale de laHaute-Corse et le territoire de lacollectivité deCorse. Elle appartient à l'anciennepiève d'Oletta dont elle était lechef-lieu, dans leNebbio.

Géographie

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Localisation

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La commune est située au centre-est duNebbio. C'est l'une des quatorze communes composant lecanton de Biguglia-Nebbio.

Rose des ventsSaint-FlorentPoggio-d'OlettaFurianiRose des vents
RapaleNBiguglia
O   Oletta   E
S
RapaleOlmeta-di-Tuda

Géologie et relief

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Vue du village depuis lecouvent Saint-François.

La commune est appuyée à la dorsale duCap Corse, la chaîne de montagne de la Serra qui se prolonge au sud via Teghime, le Lancone et le massif de Stella, avec le massif duSan Petrone. Elle fait partie de la Corse schisteuse au nord-est de l'île appelée encore « l'en deçà des monts ». La ligne de crête orientale qui domine le village lui appartient. S'y trouve le plus haut sommet de la commune : Cime du Zuccarello (955 m). Côté occidental, Oletta possède une grande partie de la Conca d'Oro, une riche plaine alluviale qui a donné son nom aucanton de la Conca-d'Oro.

Au nord-est de la commune, sont des collines calcaires aux sommets arrondis de la Serra di Agliastrello et du Monte Silva Mala. Elles se trouvent en bout des remarquables falaises blanches érodées de la zone géologique sédimentaire dusecondaire barrant le côté oriental de Saint-Florent.

Limites territoriales

Les limites de son territoire sont représentées :

Hydrographie

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Lac de Padula.

Le réseau hydrographique est dense, comportant un faisceau de petits cours d'eau quelquefois capricieux, alimentant soit directement la rivière Aliso, soit d'abord le lac de barrage de Padula.

Son bassin versant occupe une superficie de450 ha et sa capacité est de 1 900 000 m3.

Article détaillé :Lac de Padula.

Climat et végétation

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La Conca d'Oro, comme tout leNebbio, bénéficie d'un climat méditerranéen maritime aux écarts thermiques modérés. L'hiver est plus chaud, l'été plus tempéré que dans les microrégions de l'intérieur de l'île. En hiver, l'influence de la mer est très grande ; elle égalise les températures. En montagne, la neige n'est pas toujours présente. L'été le pouvoir rafraîchissant de la montagne est faible, la plaine d'Oletta formant une cuvette retenant l'air chaud.

Les précipitations sont fortes aux printemps et automne, les averses orageuses fréquentes, les nuages poussés par lelibeccio, sec, violent, soufflant de l'ouest, souvent mêlé auponant (punente), autre vent d'ouest. Ces vents sont causes d'incendies fréquents en fin d'été, dévastant unmaquis bas, sec, roussi, et laissant des paysages dénudés en dehors des zones accessibles. Quoique le village soit bâti relativement bas (moyenne de 250 m d'altitude), on voit dans son voisinage des châtaigniers (ils poussent généralement à des hauteurs plus importantes). Les flancs de montagne sont cependant couverts de bois dechênes verts majoritairement, et dechênes blancs.

Voies de communication et transports

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Accès routiers

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La D82 est l'axe principal traversant la commune. Cette route relie lerond-point d'Ortale sur laRT 20, à laD81 au rond-point dit du « Pont de Fer » à Saint-Florent via le col de Santo Stefano (Olmeta-di-Tuda) et les villages de Olmeta-di-Tuda et d'Oletta.

Du village partent deux routes :

  • la D38 qui rejoint la D81 au col de Teghime, passant parPoggio-d'Oletta. Sur le haut du village, la D38 est doublée par la D138.
  • la D238 conduisant à Saint-Florent en passant par la chapelle ruinée de San Quilicu (Poggio-d'Oletta) et lacathédrale du Nebbio à l'entrée de Saint-Florent.

Transports

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Le village est peu éloigné des infrastructures ferroviaires, portuaire ou aéroportuaire de Bastia, la métropole départementale. Il n'est desservi par aucun transport en commun. La gare la plus proche est celle deBiguglia, à 15 km.

Il est distant, par route[1], de :

Urbanisme

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Typologie

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Au, Oletta est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[2].Elle est située hors unité urbaine[3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bastia, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[3]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (52,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), prairies (9 %), cultures permanentes (6,3 %), zones urbanisées (4 %), eaux continentales[Note 2] (1,3 %), forêts (0,9 %),terres arables (0,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[6]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Hameaux

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Panorama du village.

Le village d'Oletta était au Moyen Âge le centre d'une pieve. Il était puissant, prospère, en raison de l'exploitation de mines d'argent encore visibles dans le paysage. Au fil des siècles, il est devenu un bourg qui a conservé ses maisons de caractère, aux hautes façades austères. Les ruines du hameau de Romanacce dominent toujours le village.Le village même a pour quartiersGuado in La,e Casette, des hameaux : Croce, Pietralbuccio (Piedalbuccio), Castelluccio d'Oletta, et de nombreux lotissements qui ont « poussé » le long de la routeD 82 menant à Saint-Florent : Sualello, les Arbousiers, Mortola, Vitricione, A Concia, Lumio, Torra, etc.

La plaine n'est occupée que par des fermes. La zone bordant lelac de Padula est quasiment déserte car dans son périmètre de protection.

Oletta n'a plus de brigade de gendarmerie, les plus proches étant implantées à Murato (6,4 km) et à Saint-Florent (6,9 km).

Toponymie

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Le toponyme d'Oletta est peut-être à rapprocher de son pendant pyrénéen :Oulette (graphie moderneoleta). DéjàXavier Poli faisait beaucoup de rapprochements entre les toponymies corse et pyrénéenne[7]. En occitan, l'ola prononcéoul(o), est un pot en terre, et en toponymie, l'oule est un cirque plus ou moins important :Oulettes d'Ossoue,Oulettes de Gaube,Oule du Marboré (toponyme ancien du cirque de Gavarnie). VoirLa vie des hommes de la montagne des Pyrénées racontée par la toponymie,p. 113. Mistral dans sonTresor dóu Felibrige, à l'articleouleto, oureto,p. 434, mentionne, outre le sens commun de « petite marmite », celui de « petit creux de rocher ». À l'articleoulo, ouro,p. 436, il mentionne de nombreux toponymes avec la même racine, par exemple l'Oulo de Gavàrnio,Saint-Victor-des-Oules, l'Eau d'Olle dans leDauphiné.

Il faut cependant noter que Mgr Rodié, évêque d'Ajaccio, dans sonPetit Dictionnaire des noms de lieux corses (sans date) penche pour une étymologie différente et indique (p. 44) : « Oletta, c[ommune]., toscan Oleto, plantation d'oliviers (Bottiglione,Elementi prelatini nella toponomastica Corsa p. 15 ; Pieri,Toponomastica della valle dett'Arno, p. 240). »

Histoire

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Antiquité

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L'ancien pays du Nebbio était occupé par les Cilebenses (Nibolensii ?), l'une des douze nations pour la plupart autochtones qui, selonPtolémée, habitaient La Corse. Ptolémée mentionnait aussi Oletta comme étant unecivitas, unoppidum[8].

Moyen Âge

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Les chroniqueurs parlent de l'existence de la ville romaine de Cersunum à un kilomètre à l'ouest de l'actuelle cité deSaint-Florent, au débouché de la plaine d'Oletta sur legolfe de Saint-Florent. Cersunum et Ostricon étaient les principales civitates du Nebbio. Cersum oppidum (variantes : Cersunum, Cersi). « Fuit ubi postea Nebbium, » dit Baudrand[9].

Un des cinq évêques de la Corse avait sa résidence à Cersunum, cathédrale de Nebbio. La cathédrale des anciens évêques du Nebbio existe encore, à deux kilomètres de Saint-Florent. La date de sa construction demeure incertaine, auXIIe siècle, entre 1125 et 1140.

Article détaillé :Cathédrale du Nebbio.

Oletta deviendra le centre d'une pieve. L'actuelle église paroissiale Sant'Andria a été bâtie à l'emplacement de l'ancienne église romane piévane dont elle a conservé quelques éléments sur sa façade.

Temps modernes

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AuXVIe siècle, vers 1520, la pieve d'Oletta comptait environ 1 000 habitants. Les lieux habités à l'époque avaient pour nomOletta, le Bonemanaccie, La Lecia, lo Saliceto le Memolacie, le Boccheciampe, le Montagione, le Paganacie, lo Monticello, le Livacie, lo Pogio, la Costa, Grigogna, Cazalico, Breghetta[10].

Oletta dans la Grande Révolte des Corses 1729 - 1769

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AuXVIIIe siècle, durant la période comprise entre 1729 et 1769 qui a vu les troupes de plusieurs pays (Allemagne, Autriche, Angleterre, Espagne,Gênes,Sardaigne) intervenir en Corse, Oletta a été le théâtre d'évènements politiques et militaires, et nombre de ses habitants ont pris une part active dans le conflit opposant les Corses aux Génois. Dès les premières heures, avec ceux de nombreuses communautés de l'île, ils sont entrés en lutte armée contre l'occupant. En voici quelques faits extraits de la chronologie écrite par A-D. Monti en 1979[11] :

Dans l'incapacité de réprimer la rébellion, les Génois font d'abord appel à l'Empereur d'Allemagne.

  • 1731 10 août, Wachtendonck à la tête de troupes allemandes débarquent à Bastia, et avec lui, Camille Doria, nouveau commissaire général. Le 4 août, Doria publie un édit du doge et des assemblées qui accorde le pardon général aux Corses à condition qu'ils rejoignent leurs foyers, qu'ils remettent les armes avant 15 jours et qu'ils restituent le fort de San Fiurenzu et la tour de Mortella. Sont exclus du pardon :
    • 1. Andria Ceccaldi, Luigi Giafferi, Ghjanfrancescu Lusinchi, Carlu Francescu Alessandrini, de Canari,Pier'Simone Ginestra (chancelier de l'évêque de Sagone, originaire d'Oletta), Ghjuvan Tumasgiu Giuliani, de Muru, et Simone Fabiani, de Santa Riparata di Balagna ; il est offert une prime de 2000 écus d'argent pour le meurtre de l'un d'eux, ou 2500 pour sa capture.
    • 2. Les communautés suivantes : Olmeta di Tuda etOletta, Loretu et U Viscuvatu, Talasani, A Porta et Ficaghja, Carchetu et Pedicroce, Castinetu et Merusaglia, Nuceta, Ruspigliani et I Gatti di Vivariu, Bustanicu, Corscia et Calacuccia, Palasca et Spiluncatu, Muru, Santa Riparata di Balagna, Zicavu, Bastelica, Centuri et Mursiglia
  • 1732 le 15 avril. Rédaction d'uneLettera di un Corso a un amico nazionale abitante in terra ferma, attribuée au chanoine Ghjuliu Matteu Natali (originaire d'Oletta, il fut plus tard évêque de Tivoli et auditeur du cardinal Ferroni), imprimée et distribuée sur le continent italien, et qui est destinée à réfuter les contrevérités publiées par les Génois.

Wachtendonck et les dernières troupes allemandes quittent la Corse au début de juin 1733.

Le 8 novembre, le gouvernement corse, ayant constaté la tiédeur des populations du Nebbiu à combattre les Génois, commande la mobilisation des gens en armes et les convoque pour le lendemain au couvent de Muratu. Sont exclus de cet ordre les gens d'Oletta, Poghju et Barbaghju qui résistent vaillamment au harcèlement des troupes de Grimaldi.Dans la nuit du 23 décembre, Grimaldi fait mettre le feu aux moulins d'Oletta. Les patriotes arrivent trop tard pour empêcher l'incendie mais tuent plusieurs soldats parmi lesquels le capitaine Baccicalupo, bras droit de Grimaldi.

Le 17 septembre, Grandmaison opère une sortie victorieuse contre les Corses qui harcelaient son Q.G. d'Oletta.Le 9 novembre, les troupes françaises ont terminé leur installation dans les quartiers d'hiver ; elles occupent le Capicorsu, Bastia, et Biguglia, San Fiurenzu et Oletta, et communiquent entre elles par une chaîne de redoutes. Les postes avancés des Corses sont à Borgu, Lucciana, Muratu, Rapale, Vallecalle et Olmeta.

Le 5 mars. Marbeuf commet M. de Pujol pour instruire le procès des habitants d'Oletta arrêtés pour crime de trahison.Le 22 avril. Ordonnance royal commettant Chardon pour instruire et juger le procès de la " conspiration " d'Oletta.Le1er mai. Les deux armées sont face à face. De Vaux a installé le gros de ses troupes, soit 20 bataillons plus la cavalerie, dans la plaine d'Oletta ; 90 " volontaires " conduits par le chevalier de Viomesnil sont disposés en avant ; à gauche, Marbeuf avec 3 000 hommes et la cavalerie de la légion Soubise s'est porté jusqu'au Bevincu ; à droite, 2 000 hommes commandés par M. d'Arcambal occupent la région comprise entre Oletta et San Fiurenzu. De son côté,Paoli a établi sonQ.G. à Muratu et a fait occuper par ses milices les hauteurs de Tenda qui contrôlent les vallées de l'Alisu, l'Ostriconi et le Golu.

Oletta française

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  • 1768 - Avec la cession de la Corse par les Génois, l'île passe sous administration française. La pieve d'Oletta prend le nom de pieve di Tuda.
  • 1789 - La Corse fait partie du royaume de France.
  • 1790 - Avec laRévolution française est créé le département de Corse, puis en 1793, celui de El Golo (l'actuelle Haute-Corse).
  • 1793 - La commune portait le nom d'Oletta. La pieve de Tuda devient le canton de Tuda.
  • 1801 - La commune garde le nom d'Oletta. Le canton de Tuda reste canton de Tuda.
  • 1828 - Le canton de Tuda prend le nom de canton d'Oletta[12].

Époque contemporaine

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  • 1954 - la commune d'Oletta comptait 1 018 habitants. Elle était le chef-lieu du canton d'Oletta composé avec les communes d'Oletta,Olmeta-di-Tuda,Poggio-d'Oletta etVallecalle.
  • 1973 - Les anciens cantons d'Oletta et de Saint-Florent fusionnent pour créer le nouveaucanton de la Conca-d'Oro. Oletta en devient le chef-lieu.

Personnalités liées à la commune

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  • Giulio Matteo, Natali, d’Oletta, auteur du Disinganno intorno alla guerra di Corsica sous le pseudonyme de Curzio Tulliano, évêque de Tivoli.
  • Giovanni Natale, Natali, ditGiannatali, d’Oletta, colonel duroyaume indépendant de Corse
  • Simone Dat (1927-2018), artiste peintre, résida aucouvent Saint-François.

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 en Haute-Corse.
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Liste des maires

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Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001En cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Pierre LecciaUMP-LRRetraité

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2022, la commune comptait 1 816 habitants[Note 3], en évolution de +10,06 % par rapport à 2016 (Haute-Corse : +5,15 %,France horsMayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
180018061821183118361841184618511856
6317088091 0041 0461 0821 0931 0671 081
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
186118661872187618811886189118961901
1 0461 1221 1521 1701 2181 2361 2411 1941 218
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190619111921192619311936194619541962
1 0751 0991 0241 0239481 0601 0081 018620
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196819751982199019992004200620092014
6196928928798301 2451 2361 3691 569
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20192022-------
1 7811 816-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puisInsee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Oletta possède un groupe scolaire (écoles maternelle et primaire) au village. Le plus proche collège se trouve à Biguglia 6 km et à Saint-Florent (collège d'enseignement général) à 7 km. Un lycée professionnel agricole se situe à Borgo 10 km.

Santé

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Oletta a une clinique (La Palmola). L'hôpital le plus proche est le Centre hospitalier général de Bastia à 8 km.On trouve trois médecins généralistes installés sur la commune.

Manifestations culturelles et festivités

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Chaque deuxième dimanche pascal depuis 1734, a lieu une procession à la Maison du Miracle au hameau de Romanacce.

Économie

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L'agriculture est le principal secteur d'activité d'Oletta. Sa riche plaine est plantée de grandes parcelles de vigne, se trouvant dans l'aired'appellation contrôléePatrimonio. L'agro-pastoralisme (ovin principalement), est toujours présent en plaine.

Article détaillé :Patrimonio (AOC).

Afin de satisfaire les besoins en eau de l'agriculture en fort développement (vigne et vergers), une retenue d'eau a été créée au début de 1990 sur le cours du Furmicaiola, petit ruisseau qui se jette dans le Salinelle un affluent de l'Aliso. Le lac de barrage ainsi créé, nommé lac de Padula, a été mis en service en 1991.
Par arrêté préfectoral[16], l'Office d'équipement hydraulique de la Corse (OEHC) concessionnaire, a été autorisé en 2005 à exploiter, à traiter et à distribuer un volume en eau de l'ordre de 2 millions de m3 maximum pour satisfaire aux besoins de la région du Nebbio en période de pointe estivale.

S'agissant d'un plan d'eau de première catégorie, Le même arrêté stipule que :

  • l'alevinage et la pêche seront autorisés dans le cadre des conventions passées avec la Fédération de la pêche ;
  • l'accès à la retenue sera uniquement pédestre ;
  • la navigation à voile, à rames ou à moteur et la baignade sont interdites.

L'ouvrage alimente un réseau d'irrigation sous pression dans la plaine d'Oletta et assure de plus un appoint de ressource pour les besoins en eau potable de la commune deSaint-Florent.

Culture locale et patrimoine

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Plaque ducouvent Saint-François rappelant l'exécution de nationalistes corses en 1769.

Lieux et monuments

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Architecture sacrée

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Couvent Saint-François
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Article détaillé :Couvent Saint-François d'Oletta.

L'ancien couvent médiéval se situe dans la plaine d'Oletta. Il a abrité desfranciscains jusqu'à leur expulsion par les lois anti-congrégationnistes du début du XXe siècle, puis desbénédictines, du milieu du XXe siècle jusqu'en 1990, date à laquelle il est tombé en ruine. Il a été racheté par un particulier en 2001. La chapelle conventuelle est inscrite aux monuments historiques.

Église Sant'Andria
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L'église Sant'Andria

L'église paroissiale Saint-André qui domine le hameau Santamaria, est remarquable avec son clocher triangulaire rare dans l'île. La construction de l'église a débuté en 1777, à l'emplacement d'une ancienne église romane dont elle a conservé quelques éléments sur sa façade. De nombreuses pierres vertes provenant de la démolition d'un ancien édifice (Sant'Andrea Vecchio) qui se trouvait en contrebas du village ont été réutilisées. Elle est achevée en 1810. Le premier niveau est surmonté d'un fronton triangulaire coiffé par deux tours-clochers. L'intérieur de style baroque comprend une nef et des chapelles latérales. Le plafond et le chœur sont ornés de fresques. L'église est classée auxMonumenst historiques par arrêté du 19 mars 1979[17].

Elle renferme deux œuvres classées :

De plus, l’église possède un remarquable patrimoine :

  • Deux tableaux de Francesco Grandi, ceux du maître-autel et de l'autel du rosaire (Notre Dame du Rosaire) ;
  • Les orgues de 1888 venant de la Maison Agati-Tronci.;
  • Le chœur
    Le chœur
  • Fresques du plafond
    Fresques du plafond
  • Triptyque classé
    Triptyque classé
  • Châsse d'une chapelle latérale
    Châsse d'une chapelle latérale
Autres
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Chapelle Sainte-Croix

Architecture civile

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Jardin du palais Piazza Alessandrini
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Le jardin du palais Piazza Alessandrini, propriété d'une personne privée, a fait l'objet d'une étude de documentation préalable à son classement (dossier pré-inventaire versé le 4 mars 2003). Il est inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[20].

Autres
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  • Monument aux morts. Oletta a payé un lourd tribut aux deux guerres mondiales. Soixante de ses enfants ont été tués à la guerre de 1914-1918.
  • Mausolée de François de Rivarola en haut d'une colline lieu-dit « Muzello », face au village[21].

Patrimoine naturel

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ZNIEFF

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Oletta est concernée par deuxzones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) (2e génération) :

Basse vallée de l'Aliso et du Poggio

La zone concerne les zones basses comprises entre la rivière Aliso et le ruisseau de Poggio, sur les communes d'oletta et de Saint-Florent. Ce site présente un intérêt majeur notamment pour les sansuires, une espèce végétale déterminante : Serapias parviflora et d’une autre espèce très rare en Corse : Globularia bisnagarica[22].

Grottes de Saint-Florent et Castiglioni 3 et vallée de l’Aliso

Le site concerne les communes d'Oletta, dePiève et deRapale.La découverte de ces grottes par des spéléologues corses desI topi Pinuti (Groupe Chiroptères Corse), respectivement en 1989 et 1994, a eu d'importants développements scientifiques. Les campagnes de fouilles menées ont permis des découvertes paléontologiques. Ont été mis au jour des fossiles d’escargots et deprolagus, un lapin-rat et d’importants gisements d’os de gros mammifères (cerf, chien) datant duPléistocène.
D'autre part, un éclat d’obsidienne daté d’environ 6 800 ansav. J.-C. a été trouvé dans une salle, nommée depuis la « salle de l’obsidienne ». Cet éclat défini comme originaire de l’île dePalmarola sur la côte occidentale de l’Italie, témoigne de la présence de l’homme et des échanges entre les îles[21],[23].

Personnalités liées à la commune

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  • Piersimone Ginestra (Oletta 1670-1759). Il fut l'un des premiers chefs de la révolte contre Gênes qui débuta en 1729. Membre de l’Academia dei Vagabondi, il a écrit, sous le pseudonyme de Caporale Orazio Buttafoco, la suite des événements survenus en Corse de 1729 à 1731. Il aurait écrit une histoire de la Corse et des poèmes, documents disparus[10].
  • Maria Gentile, jeune fille originaire du village, graciée par le généralde Vaux en 1769. Elle est l'héroïne d’un drame en quatre actes écrit par Petru Lucciana (1906) qui rappelle la condamnation à mort de cinq habitants d’Oletta accusés de crime de lèse majesté humaine[10].
  • Giulio Matteo Natali (Oletta 1702 -Tivoli 1782). À la demande des généraux corses, il figurait parmi les 20 meilleurs théologiens de l'île qui s'étaient réunis les 4 mars 1731 et jours suivants au couvent d'Orezza pour se prononcer sur la légitimité de la guerre contre Gênes. Il participa par ses écrits à la guerre contreGênes (cf.Lettera di un Corso ad un suo amico nazionale abitante in terra ferma (1732) etDisinganno... (1736).Évêque de Tivoli et auditeur du cardinal Ferroni (1765)[10].
  • Antoine Rivarola (Oletta 1725 -Turin 1795), fils de Dominique. Consul du roi de Sardaigne àLivourne, puis Général gouverneur deVillefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes)[10].
  • Jean-Antoine Vidau, dit Fredianu Vidàu (Oletta 1754 - Bastia 1827 ?). Conseiller d’État de Lisa Baciocchi grande-duchesse de Toscane. Il rentre à Bastia en 1814 lorsqu’il apprend queNapoléon est en train de perdre son Empire. Les Bastiais se révoltent et Vidau est élu président du "Comité supérieur de la ville de Bastia, capitale du royaume de Corse", le secrétaire étant Salvatore Viale. Plus tard, il a été maire de Bastia (1821-1827)[10].
  • François de Rivarola né le 18/02/1779 àVillefranche-sur-Mer – Décédé àArgostoli le 07/10/1853, fils de Antoine de Rivarola, gouverneur de Villafranca. À la mort de son père, décide d’entrer dans l’armée britannique. Le 18 mars 1795, il commence sa carrière comme porte-enseigne dans le Corsican Regiment of Foot commandé par Sir George Smith et plus connu sous le nom de Smith’s Union Corps.

Le 19 juillet 1821, F. Rivarola devient colonel ; le 3 mars 1825, Colonel Commandant of the Royal Malta Fencible Regiment ; le 22 juillet 1830, Major General ; le 23 novembre 1841, lieutenant général. En 1841, Il est nommé lieutenant-gouverneur de Zante. Il est également fait en 1842, par sa Majesté le roi de Sardaigne, chevalier de l’ordre de Saint-Maurice et Lazare[21]. Son mausolée se dresse en haut d'une colline face au village.

  • Albert Tozza (Oletta 1855 - Paris 1923) Auteur d’une "Histoire de la Corse" et de nombreux autres ouvrages seul ou avecAimé Giron[24].
  • François Agostini (Montluçon, Allier 1898 - Senlis, (Oise), 5 avril 1985, Inhumé à Oletta). Musicien, compositeur. Directeur artistique de la société Pathé-Marconi. Directeur de l’Opéra-Comique (1950-1955). Directeur de l’Opéra de Paris (1955-1965).
  • Dominique Marfisi (Oletta 1902 - Cannet-Rocheville 1973). Poète, parolier talentueux.
  • Pergola (chanoine), (décédé à Oletta 1985). Curé d’Oletta, c'était un érudit. Il a annoté l’histoire de l’Église corse de l’abbé Casanova[25]. Il est l'un des fondateurs de l'Association archéologique duNebbiu créée le 28 septembre 1970, l’une des associations fondatrices de la FAGEC (Fédération d’Associations et Groupements pour les Études Corses) aux activités nombreuses dans le Nebbiu, notamment dans le domaine des prospections archéologiques.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.

Cartes

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  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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  1. [1] ViaMichelin
  2. « La grille communale de densité », surinsee,fr,(consulté le).
  3. a etbInsee, « Métadonnées de la commune ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bastia », surinsee.fr(consulté le).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », surinsee.fr,(consulté le).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique.(consulté le).
  7. Xavier Poli inLa Corse dans l'Antiquité et dans le Haut Moyen Âgep. 24)
  8. [2]Xavier Poli - La Corse dans l'Antiquité et le haut Moyen Âge, Librairie Albert Fontemoing 1907p. 131.
  9. Geographia ordine litterarum disposita, Paris, 1671
  10. abcde etfÉléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti
  11. La Grande révolte des Corses contre les Génois 1729-1769 A-D Monti ADECEC 1979
  12. a etbDes villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. L'organisation du recensement, surinsee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, surinsee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021 et2022.
  16. Arrêténo 2005-313-5 en date du 9 novembre 2005 - Art.3
  17. Noticeno PA00099223, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture.
  18. Noticeno PM2B000384, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Palissy,ministère français de la Culture.
  19. Noticeno PM2B000759, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Palissy,ministère français de la Culture.
  20. Noticeno IA2B001296, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture.
  21. ab etcSite officiel Oletta
  22. ZNIEFF940030082 - Basse vallée de l'Aliso et du Poggio
  23. - Grottes de St Florent et Castiglioni 3 et Vallée de l’Aliso
  24. Albert Tozza significantcemeteries.org, 2010, visité 20200629
  25. Persée Histoire de l’Église corse
v ·m
Les communes les plus peuplées deCorse(communes supérieures à 1 000 habitants)
Plus de 40 000 habitants
Entre 10 000 et 40 000 habitants
Entre 2 500 et 10 000 habitants
Entre 1 000 et 2 500 habitants
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