Ancienne vue de laTilsit prussienne, sur la rive gauche du Niémen, aujourd'hui ville russe sous le nom deSovetsk.Confluent de la rivière Merkys avec le Niémen, à Merkine, en Lituanie.
Les principales villes arrosées par le Niémen sont :Hrodna (Biélorussie),Alytus,Kaunas (Lituanie), etSovetsk (oblast de Kaliningrad).
Le, laGrande Armée, sous le commandement suprême de Napoléon Ier, franchit le Niémen sans déclaration de guerre, marquant le début de lacampagne de Russie[1].
L’escadrille françaiseNormandie-Niémen fut engagée dans la région aux côtés des forcessoviétiques de 1942 à 1945.
Enfin, c’est à ce fleuve que fait allusion la première strophe du chant dont seule la troisième strophe est l’hymne national allemand officiel, quand il dit que l’Allemagne doit s’étendre :
« Von der Maas bis an die Memel, Von der Etsch bis an den Belt.De laMeuse jusqu’au Niémen, De l’Adige jusqu’auPetit Belt. »
Hydrométrie - Les débits à la station de Smalininkai
Le débit du Niémen a été observé pendant pas moins de 170 ans (entre 1811 et 1985) àSmalininkai, localité située à 30 kilomètres au sud de la ville deTauragé, à peu de distance de son embouchure dans lalagune de Courlande[2].
Débit moyen mensuel (en m3/s) Station hydrologique : Smalininkai (Données calculées sur 170 ans)
Le Niémen est un fleuve régulier et abondant en toutes saisons, alimenté par les précipitations tombant sous forme de pluie ou de neige dans son bassin. C'est un cours d'eau de régime typiquement pluvio-nival de plaine qui présente une saison de crue bien marquée. Les hautes eaux se déroulent de début mars à la mi-mai, ce qui correspond à la fonte des neiges. Dès fin mai, le débit du fleuve baisse rapidement, ce qui mène directement à la période de basses eaux, qui a lieu de juin à octobre inclus. Mais le Niémen conserve durant toute cette période un débit très consistant. À partir du mois de novembre, le débit connait un léger rebond, lié aux précipitations de fin d'automne-début d'hiver plus abondantes, et à la moindre évaporation en cette saison.
Le fleuve est navigable pour les petits navires sur une longueur de 700 km, mais il est pris par les glaces de décembre à mars. Des canaux le relient auDniepr, à laVistule et à laPregolia.
La partie aval du fleuve est dégradée par une pollution notammentazotée. 82 % du réseau hydrographique de la partie lituanienne du bassin (47 % de tout le bassin) a en effet été convertie en zones principalement agricoles (de plus en plus intensivement cultivées). Cette zone, qui a été asséchée par un important réseau de canaux de drainage pour favoriser l'agriculture est identifiée comme un « point chaud » en termes de source de pollution de lamer Baltique par lesnitrates. Ces canaux ont permis à une importante population decastors de se reconstituer (10 000 à 12 000 castors au début des années 2000).
Une étude a porté sur la capacité descastors à améliorer l'auto-purification[4] de l'eau, notamment vis-à-vis desnitrates dans le bassin du Niémen[5]. Le cours d'eau charrie vers la mer une moyenne de 275 kg/km2 et par an. et cette charge peut chuter à un taux compris entre 42 et 121 kg/km2 par an, avec une réduction plus intense au printemps et en été. Cette diminution pourrait même être encore plus forte dans les zones poldérisées où elle pourrait tomber à 21 kg/km et par an grâce à de faibles vitesses d'écoulement et de longs temps de rétention permettant un processus de sédimentation/dénitrification plus efficace. Lamsodis & Vaikasas concluaient en 2005 que« les retenues des castors dans les canaux de drainage, tout comme l'inondation des plaines inondables du delta du Niémen sont potentiellement des moyens naturels pouvant aider à réhabiliter les parties artificialisées du fleuve et de ses vallées »[5].
↑Tselmovich, O. et Otyukova, N. (2006).The role of beaver ponds in the processes of self-purification of a small river. In 4 th European Beaver Symposium and the 3 rd Euro-Americ an Beaver Congress (p. 57), Freising, Germanie, 11 au 14 septembre 2006.
↑a etbLamsodis R & Vaikasas S (2005)The potential to retain nitrogen in beaver ponds and delta floodplains of the River Nemunas. Archiv für Hydrobiologie. Supplementband. Large rivers, 15(1-4), 225-241 (résumé).