LesMiniankas constituent une population qui vit originairement dans le sud-est duMali et le SudBurkina Faso.
Les Miniankas sont essentiellement des paysans. AuMali, ils peuplent lescercles deKoutiala. Leur capitale estYorosso. Ils sont également présents dans les cercles deSan,Bla,Niono,Kati etSikasso.Une main-d'œuvre Minianka arrivera dans les cercles de Niono et de Kati (Baguinéda) à la faveur de la mise en valeur des périmètres rizicoles irrigués. C'est ainsi qu'on retrouvera dans le cercle de Niono des villages portant le nom de villages minianka du cercle de Koutiala et de Yorosso comme Palasso, Ourikéla, Moloba... À Baguinéda, on retrouve encore des villages portant les noms Palasso, Ourikéla (Miniankabougou). C'est des zones de Koutiala, Yorosso, San et Sikasso que vient 85 % ducoton produit auMali.
Ils entretiennent des liens de cousinage étroits avec lesSénoufos qui sont leurs voisins.
Avec plus de 1,500,000 individus, il s’agit de l’une des 4 plus grandes ethnies du pays, avec lesBambaras,Peuls et lesMalinkés.
Des patronymes sont très communs chez les Minyankas : Dembélé, Traoré, N'Dao, Goïta, Dao, Mallé, Berthé, Cissouma et Dissa notamment. On compte plus de 20 noms de famille Minyankas.
Assimi Goïta, militaire et Président intérimaire du Mali.
Bah N'Daw, président de la transition au Mali du au 24 mai 2021[4]).
Kassoum Goïta, ancien commandant du GTIA1 à Tessalit, ancien commandant de zone de Gao, directeur de la sécurité militaire à partir de 2016[5] et directeur général de laDGSE malienne depuis 2020[6]
Christian Bertaux et Philippe Jespers, « Quelques opérations sacrificielles liées aux géomanciesbambara et minyanka du Mali », inSystèmes de pensée en Afrique noire, n° 5, 1981, p. 71-98
Georges Chéron,Les Minianka. Leur civilisation matérielle, E. Leroux, 1913
Georges Chéron, « Usages Minianka (Soudan Français) »,Revue d'ethnographie et des traditions populaires, 4 (14), 1923, p. 139-148
Jean-Paul Colleyn, « Objets forts et rapports sociaux le cas des Yapèrè Minyanka », inSystèmes de pensée en Afrique noire, n° 8, 1985, p. 221-261
Jean-Paul Colleyn et Danielle Jonckers, « Ceux qui refusent le maître : la conception du pouvoir chez les Minyanka du Mali », inAfrica (Londres), 53 (4), 1983, p. 43-58
Soumana Coulibaly,Contribution à l'histoire du peuplement : les Minyanka ducercle de Koutiala, Université du Mali, École normale supérieure de Bamako, 1998?, 36 p.
Yaya Coulibaly, « Les Senoufos et les Miankas : des hommes près de la terre : une étude », inÉtudes maliennes (Bamako), n° 5,, p. 1-15
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Danielle Jonckers,La société minyanka du Mali : traditions communautaires et développement cotonnier, L'Harmattan, Paris, 1987, 234 p.(ISBN285802894X)
Danielle Jonckers, « La sacralisation du pouvoir chez les Minyanka du Mali » inSystèmes de pensée en Afrique noire, n° 10, 1987 (1990), p. 145-167
Danielle Jonckers, « Les enfants de Nya : les activités religieuses des jeunes garçons minyanka », inJournal des africanistes, 58 (2) 1988, p. 53-72,[lire en ligne]