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Marie-Christine Arnautu | |
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Fonctions | |
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Conseillère municipale deNice | |
– (6 ans, 2 mois et 24 jours) | |
Élection | 30 mars 2014 |
Maire | Christian Estrosi Philippe Pradal |
Groupe politique | FN puisRN(présidente) |
Députée européenne | |
– (5 ans) | |
Élection | 25 mai 2014 |
Circonscription | Sud-Est (France) |
Législature | 8e |
Groupe politique | NI(2014-2015) ENL(2015-2019) |
Vice-présidente duFront national[N 1] | |
– (7 ans, 1 mois et 23 jours) | |
Avec | Louis Aliot Alain Jamet Florian Philippot Jean-François Jalkh Steeve Briois Nicolas Bay |
Président | Marine Le Pen |
Successeur | Steeve Briois (unique vice-président) |
Conseillère régionale d’Île-de-France | |
– (12 ans et 1 jour) | |
Élection | 15 mars 1998 |
Réélection | 28 mars 2004 |
Circonscription | Seine-et-Marne |
Groupe politique | FN(présidente en 2009-2010) |
Biographie | |
Date de naissance | (72 ans) |
Lieu de naissance | Paris (France) |
Nationalité | Française |
Parti politique | FN/RN(depuis 1987) |
Diplômée de | Université Panthéon-Assas |
Profession | Cadre commercial |
Religion | Catholicisme |
Site web | arnautu.fr |
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Marie-Christine Arnautu, née le àParis, est unefemme politiquefrançaise.
Proche deJean-Marie Le Pen, elle est membre à partir de 1987 duFront national (FN), dont elle est vice-présidente de 2011 à 2018. Sur le plan électif, elle estconseillère régionale d'Île-de-France de 1998 à 2010,députée européenne de 2014 à 2019 etconseillère municipale deNice de 2014 à 2020.
Son père, Alexandre Arnăutu, est né en 1923 dans la ville dePirdop enBulgarie, d’une famillearoumaine originaire deMacédoine grecque ;Arnăutu signifie enaroumain« l'arnaoute ». Opposant aurégime communiste, il se réfugie en France[1]. Sa mère, Georgette Ingaramo, d'origine italienne, est née en 1920 àAvon enSeine-et-Marne. Ses parents ont éténaturalisés français pardécret le[2].
Marie-Christine Arnautu est divorcée et mère de trois enfants dont une fillepolyhandicapée, disparue en à l'âge de 33 ans et dontJean-Marie Le Pen était leparrain[3]. Elle a pour compagnon Philippe Chevrier, ancien secrétaire départemental duFront national dans lesYvelines[4], conseiller régional d’Île-de-France et conseiller municipal deRambouillet.
Étudiante en droit à l'université ParisII-Assas, elle fait la connaissance en 1973 deJean-Marie Le Pen au cours d'un dîner organisé par la« Corpo »[1], alors qu'elle cherche un travail, ayant mis un terme à sa scolarité[5]. Elle travaille par la suite comme secrétaire à laSociété d'études et de relations publiques (Serp)[1], la société d’éditions phonographiques créée par ce dernier. Elle devient une amie intime de Jean-Marie Le Pen[6], et connaîtMarine Le Pen depuis son enfance[1]. Plus tard, elle entre chezAir France où elle est cadre commerciale[1] jusqu'à sa démission fin 2011, intervenue pour se consacrer à lacampagne présidentielle de Marine Le Pen[7]. En, le quotidienNice-Matin indique qu'elle est à la retraite[8].
De 1986 à 1988, elle estassistante parlementaire du députéJean-Pierre Stirbois[1]. Elle adhère auFront national (FN) en[9]. Avec trois autres militantes du FN dont Huguette Fatna, elle figure dans une vidéo promotionnelle de Jean-Marie Le Pen pour l'élection présidentielle de 1995, dans laquelle on la voit interroger le président du Front national sur son programme[10].
Membre du bureau politique du Front national à partir de 2003, elle est nommée vice-présidente chargée des affaires sociales et membre du bureau exécutif à l'issue ducongrès de Tours de 2011[11],[12]. Lors de ce congrès, qui voit l'élection de Marine Le Pen à la présidence du parti, que Marie-Christine Arnautu a soutenue face àBruno Gollnisch[13], elle arrive en sixième position du vote des adhérents à l'élection du comité central du parti[11].
Dans le cadre de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, elle est l'une des porte-parole de la candidate, sa conseillère politique à la famille, au handicap et aux affaires sociales, la secrétaire générale de son comité de soutien, et l'un des membres de son bureau exécutif de campagne[7].
De janvier à, elle retranscrit le texte écrit à la main par Jean-Marie Le Pen en 1975, qui raconte sa vie jusqu'à laguerre d'Algérie et qui constitue la première partie de son autobiographie[6].
Le, contre l'avis de la direction du FN, elle participe au rassemblement en hommage à Jeanne d'Arc organisé par Jean-Marie Le Pen, s'exposant ainsi à d'éventuelles sanctions[14]. D'après un de ses proches, cette action a été motivée par des« menaces » deFlorian Philippot à son encontre[15]. Le, le bureau politique du FN adopte une motion demandant notamment à Marie-Christine Arnautu de quitter ses fonctions au sein des instances du parti[16]. Le, elle est suspendue de sa fonction de vice-présidente pour quinze mois[17].
En, à l'occasion duXVIe congrès du FN, elle est élue par les adhérents au conseil national (ex-comité central), en dixième position sur cent personnes élues[18]. Elle est alors écartée des instances dirigeantes du parti pour son soutien à Jean-Marie Le Pen[19].
De 1989 à 1995, elle estconseillère municipale deVitrolles[1].
Auxélections régionales de 1998, elle figure en deuxième position derrièreJean-François Jalkh sur la liste du Front national enSeine-et-Marne[20]. Cette liste recueillant 19,7 % des votes soit quatre élus, elle fait son entrée auconseil régional d'Île-de-France[20], où elle est membre de la commission permanente et de la commission des affaires sociales[21]. Auxélections régionales de 2004, elle figure à nouveau en deuxième position derrière Jean-François Jalkh en Seine-et-Marne[22]. La liste, menée au niveau régional par Marine Le Pen, réunit 16,80 % dans le département, soit trois élus[23]. Marie-Christine Arnautu est ainsi réélue. À partir de, après le départ deMarine Le Pen (qui a décidé de s'implanter dans lePas-de-Calais) de la présidence du groupe FN au conseil régional, Marie-Christine Arnautu en prend la tête jusqu'à la fin du mandat en 2010[24]. Pour lesélections régionales de 2010 en Île-de-France, elle est tête de liste Front national. Obtenant 9,3 % des suffrages exprimés au niveau régional au premier tour, elle ne peut se maintenir au second tour[25].
Elle se présente à quatre reprises auxélections législatives, entre 1997 et 2012, dans lasixième circonscription de Seine-et-Marne. En1997, elle y recueille 21,6 % des voix au premier tour, derrière le candidatRPRJean-François Copé (28,7 %) et la candidate de laGauche plurielleNicole Bricq (22,8 %) ce qui lui permet de se qualifier au second tour[26]. Son maintien dans cette« triangulaire » du second tour, où elle rassemble 15,2 % des suffrages, provoque d'après les observateurs politiques, la perte du siège détenu par Jean-François Copé (40,7 %) au profit de Nicole Bricq (44,1 %)[1],[26]. Par la suite, elle ne parvient plus à se qualifier pour le second tour. Elle arrive troisième en2002 avec 15,8 % des voix[27], cinquième en2007 avec 5,6 % (Jean-François Copé est élu au premier tour)[28], troisième en2012 avec 15,9 %[29].
Auxélections cantonales de 2011, elle se présente dans lecanton de Meaux-Nord. En réalisant un score de 22,5 % au premier tour, elle se place derrière le conseiller général UMP sortant Olivier Morin (35,7 %) et devance de justesse le candidat socialiste Gérard Chomont (22,1 %), qui est éliminé[30]. Elle est battue au second tour, recueillant 35,5 % des suffrages face au candidat UMP[30].
Le, soutenue par Jean-Marie Le Pen, elle est investie par le Front national comme tête de liste pour lesélections municipales de 2014 à Nice, devançant le candidat qui avait les faveurs de Marine Le Pen, Robert Ripoll[31],[32]. Elle obtient 21,1 % des voix dans le cadre d'une quadrangulaire au second tour et est élue au conseil municipal avec six autres personnes de sa liste[33]. Elle préside le groupe FN (devenu RN en 2018) au conseil municipal et au conseil métropolitain.
Auxélections européennes de 2014, elle figure en deuxième position sur la liste FN conduite par Jean-Marie Le Pen dans lacirconscription Sud-Est, qui obtient 28,2 % des voix[34]. Éluedéputée européenne[35], elle est membre de lacommission des transports et du tourisme auParlement européen, où elle figure parmi les élus les plus assidus[36].
Elle ne se représente pas lors desélections européennes de 2019[37] ni lors desélections municipales de 2020[19].
Hostile à l'avortement, elle est favorable auPACS[5]. En 2012-2013, elle fait partie des cadres du Front national qui prennent part auxmanifestations contre le mariage entre personnes de même sexe[38]. Le, elle défile avec Bruno Gollnisch dans la manifestation organisée parCivitas avec laquelle Marine Le Pen a pris ses distances[39].
Marie-Christine Arnautu est élue députée au Parlement européen de 2014 à 2019. Elle prend alors comme assistantGérald Gérin,majordome deJean-Marie Le Pen. Gérald Gérin n’a gardé aucune preuve de son travail et avance avoir fait pour elle des revues de presse[40]. En, le parquet requiert contre Marie Christine Arnautu, 18 mois de prison dont 12 avec sursis, 50 000 euros d’amende, 3 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire[41]. Le jugement, prévu pour être rendu le[42], la condamne à dix-huit mois de prison avec sursis,800 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité[43].
Dans le roman de Frédéric Deslauriers,Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen (2011), oùMarine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2012, Marie-Christine Arnautu devient ministre de la Santé[44].
Dans la bande dessinée deFrançois Durpaire etFarid Boudjellal,La Présidente (2015), oùMarine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, Marie-Christine Arnautu devient ministre de l'Harmonie sociale[45].