Ministre des Affaires étrangères Gouvernement Barre III | |
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Louis de Guiringaud | |
Ministre des Affaires étrangères Gouvernement Barre II | |
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Louis de Guiringaud Louis de Guiringaud | |
Ministre des Affaires étrangères Gouvernement Barre I | |
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Louis de Guiringaud | |
Représentant permanent de la France aux Nations unies | |
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Ambassadeur de France au Japon | |
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Inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires | |
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Albert Lamarle(d) | |
Ambassadeur de France au Ghana | |
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Philippe Grousset(d) | |
Consul général de France à San Francisco |
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Louis de Guiringaud, né le àLimoges et mort le àParis, est un diplomate et un homme politiquefrançais.
Louis de Guiringaud est issu d’une famille noble du sud-ouest de la France qui s’est illustrée dès leXVIIe siècle au parlement deToulouse. Son ancêtre, Pierre de Guiringaud, fut reçu procureur du roi pour la chambre des requêtes du parlement de Toulouse en 1777, puis conseiller au même parlement en 1785 et vota avec la noblesse en 1789[1]. Son père, officier de cavalerie, est tué au début de laPremière Guerre mondiale.
Guiringaud fait ses études secondaires à Paris. Il obtient sonbaccalauréat en 1928 après avoir étudié aucollège Saint-Louis-de-Gonzague. Il s'inscrit à l'université de Paris, où il obtient unelicence de droit et unelicence de lettres. Il est diplômé de l'École libre des sciences politiques, où il prépare le concours d'entrée duministère des Affaires étrangères[2]. Il y est reçu en 1938.
À la suite de son admission, il est nommé attaché d’ambassade àAnkara. Mobilisé auLevant en, il rentre en France après l’armistice du 22 juin 1940 et fait un court séjour àVichy, tout en prenant part à des activités de résistance. Il rejoint en 1943 leComité français de Libération nationale àAlger, où il devient chef de cabinet deRené Massigli, commissaire aux Affaires étrangères. Il reprend du service dans l’armée au printemps 1944 et participe, comme officier de spahis, à lacampagne d’Italie avec le corps expéditionnaire dugénéral Juin. Il participe ensuite audébarquement de Provence et à lacampagne de France dans la première armée du généralde Lattre. Grièvement blessé enAlsace en, Louis de Guiringaud est cité à l'ordre de l'armée et décoré de laLégion d'honneur à titre militaire.
Il reprend du service dans la carrière diplomatique en 1946 comme premier secrétaire à l’ambassade de France àLondres. Il est ensuite directeur des affaires politiques au haut-commissariat de France enAllemagne, consul général àSan Francisco, puis représentant permanent adjoint au Conseil de sécurité desNations unies à l’époque de lacrise de Suez.
De 1957 à 1961, il est le premier ambassadeur de France auGhana, et il devient directeur des Affaires marocaines et tunisiennes au Quai d’Orsay. En 1962, le gouvernement le désigne comme ministre délégué, haut représentant adjoint pour assisterJean-Marcel Jeanneney, premier représentant de la France dans l'Algérie indépendante.
Il prend au début de 1964 les fonctions d'inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires. De 1966 à 1972, il occupe le poste d'ambassadeur de France au Japon, succédant àFrançois Missoffe.
Représentant permanent de la France auprès des Nations unies de 1972 à 1976, il est élevé à la dignité d'ambassadeur de France le. À la même époque,Valéry Giscard d'Estaing, alors président de la République, lui demande d’organiser la Conférence sur la coopération économique internationale, qui devait être à l’origine du dialogue Nord-Sud.
Il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement deRaymond Barre en et reconduit en et. En tant que ministre des Affaires étrangères, il est chargé de défendre devant l'Assemblée nationale et le Sénat le texte permettant auParlement européen d'être élu au suffrage universel en 1978[3]. Il est alors épaulé parClaude Martin[3].
Il se rend enIndonésie en 1978 pour y signer un accord militaire. Il indique au régime deSoeharto que la France ne s'opposerait pas à lui à l'ONU concernant l'invasion indonésienne du Timor oriental, laquelle avait provoqué la mort d'une grande partie de la population de la région[4].
En, il tient des propos controversés en rejetant sur les seuls chrétiens la responsabilité de laguerre du Liban et sur les milices chrétiennes la responsabilité de son aggravation :« Il ne faut pas oublier que ce sont les Chrétiens qui ont appelé les Syriens au Liban pour se protéger contre les Palestiniens, pour essayer aussi de restaurer une situation privilégiée dont ils bénéficiaient dans le Liban tel que nous l'avions nous-mêmes constitué après laPremière Guerre mondiale, et aidé à se maintenir après la Deuxième Guerre mondiale. Un Liban dont la majorité de la population est musulmane, mais dans lequel l'État était pratiquement contrôlé à tous les échelons par les Chrétiens.... Ce sont ces milices chrétiennes qui ont déclenché la dernière bagarre de la bataille de Beyrouth ; ce ne sont pas les Syriens. Ce sont les milices de M. Chamoun qui ont déclenché la bagarre.... Les milices chrétiennes, en particulier celles de M.Camille Chamoun, portent la responsabilité principale des événements tragiques de Beyrouth au cours des deux dernières semaines.... Je considère comme très important de leur dire, à travers vous, qu'il ne faut pas qu'ils comptent sur l'appui de la communauté internationale dans un combat qui est un combat sans raison, déraisonnable »[5]. Peu de temps après, il quitte le gouvernement, où il est remplacé le suivant parJean François-Poncet.
Il est élevé à la dignité de Grand officier de laLégion d’honneur à titre militaire le parValéry Giscard d'Estaing. Il est aussi titulaire de lacroix de guerre 1939-1945 ainsi que de nombreuses décorations françaises et étrangères.
Souffrant de dépression, il se donne la mort le à son domicile parisien, d'une balle de fusil de chasse tirée dans la poitrine[6]. Il repose au cimetière deCastelsarrasin[7]. Sa 1ère épouse est décédée en 1992.
Son fils, François de Guiringaud, a écrit une biographie de son père en 2016[8].
Sous laprésidence deValéry Giscard d'Estaing | ||||||||||
Économie et Finances |
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Universités | Secrétaire d'État puis ministre (4) :Alice Saunier-Seïté | |||||||||
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports | Secrétaire d'État :Jean-Pierre Soisson (dém) (1)puisPaul Dijoud (2) | |||||||||
Secrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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