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Laon

49° 33′ 50″ nord, 3° 37′ 28″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirLaon (homonymie).

Laon
De haut en bas, de gauche à droite : laCathédrale Notre-Dame ; laPorte d'Ardon ; panorama de Laon ; l'hôtel du Petit-Saint-Vincent ; la porte d'Ardon ; la rue Saint-Martin avec l'église Saint-Martin ; la rue du Bourg ; les remparts-Sud ; l'abbaye Saint-Martin ; l'hôtel de ville.
Blason de Laon
Blason
Laon
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionHauts-de-France
DépartementAisne
(préfecture)
ArrondissementLaon
(chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération du Pays de Laon
Maire
Mandat
Éric Delhaye
2020-2026
Code postal02000
Code commune02408
Démographie
GentiléLaonnois, Laonnoises
Population
municipale
24 066 hab.(2022en évolution de −4,47 % par rapport à 2016)
Densité573 hab./km2
Population
agglomération
27 497 hab.(2022)
Géographie
Coordonnées49° 33′ 50″ nord, 3° 37′ 28″ est
AltitudeMin. 63 m
Max. 183 
m
Superficie42,00 km2
TypeCentre urbain intermédiaire
Unité urbaineLaon
(ville-centre)
Aire d'attractionLaon
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCantons deLaon-1 et deLaon-2 (bureau centralisateur)
LégislativesPremière circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Laon
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Laon
Géolocalisation sur la carte :Aisne
Voir sur la carte topographique de l'Aisne
Laon
Géolocalisation sur la carte :Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Laon
Liens
Site webwww.ville-laon.fr
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Laon (prononcé :/lɑ̃/[1]) est unecommune française, préfecture dudépartement de l'Aisne, située dans la région culturelle et historique dePicardie, administrativeHauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Laonnois (prononcé :/la.nwa/).

La commune de Laon donne son nom au pays traditionnel duLaonnois, qui est une région historique dePicardie dont elle est la ville principale. Sous l'Ancien Régime, Laon fut le centre d'unévéché dont l'évêque comte figurait parmi lesDouze pairs primitifs de France.

Ville fortifiée sur un plateau, bénéficiant du plus vastesecteur sauvegardé de France, de370 ha (3,7 km2)[2],[3],[4], Laon possède de nombreux monumentsmédiévaux, des hôtels particuliers et des maisons desXVIe,XVIIe et XVIIIe siècles en grand nombre, notamment dans les rues Sérurier, Saint-Jean, Saint-Cyr ou Vinchon, véritables musées urbains. Son sous-sol est sillonné de souterrains, carrières et puits dont la préservation est l'un des enjeux patrimoniaux actuels. Située à son sommet, sa cathédrale lui a valu le surnom de « Montagne couronnée ».

En évoquant la ville dans une lettre à son épouseAdèle Foucher,Victor Hugo écrivait :« Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout… »[5].

Géographie

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Localisation

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Laon est situé au cœur du département de l'Aisne enPicardie, à proximité deSoissons (30 minutes),Paris (1h30),Reims (40 minutes),Saint-Quentin (40 minutes),Amiens (1h15). Cette proximité est rendu possible grâce aux infrastructures de transport, comme laroute nationale 2, ou encore la proximité avec l'autorouteA26.

Communes limitrophes

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Carte
Les limites communales de Laon et celles de ses communes adjacentes.
Communes limitrophes deLaon
Besny-et-Loizy
Cerny-lès-Bucy
Aulnois-sous-Laon
Barenton-Bugny
Chambry
Molinchart
Clacy-et-Thierret
LaonAthies-sous-Laon
Chivy-lès-ÉtouvellesPresles-et-ThiernyBruyères-et-Montbérault
Vorges

Géographie physique

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Relief, paysage, végétation

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La ville de Laon, pour sa partie la plus ancienne (la ville haute), est édifiée sur unebutte-témoin qui domine la plaine environnante d'une centaine de mètres. Au nord de la butte s'étend la vaste plaine picarde. Du haut de la butte, par temps clair, le regard porte à plus de quarante kilomètres au nord. À quelques kilomètres au sud, la côte d'Île-de-France marque la limite nord des plateaux duSoissonnais. Cette butte est appelée localement la « montagne de Laon » ou la « montagne couronnée[6] ».

Nature du sol et du sous-sol

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La montagne de Laon, détachée de lacuesta d'Île-de-France, est essentiellement composée de sables. Les niveaux supérieurs sont constitués d'argile de Laon (Cuisien), de sables grossiers et de calcaires duLutétien. Les argiles sont à l'origine d'une nappe aquifère qui donne naissance aux sources situées au pied des remparts de la ville haute. Celles-ci ont été aménagées en fontaines et abreuvoirs dès leMoyen Âge. Les sables et calcaires furent exploités très tôt, d'abord en carrières à ciel ouvert, puis en carrières souterraines, fournissant la pierre de construction et le sable pour les mortiers.Elle est traversée au sud par la rivièreArdon.

  • La plaine picarde au nord de Laon.
    La plaine picarde au nord de Laon.
  • Autre vue vers le nord.
    Autre vue vers le nord.
  • Escalier de la gare, un des accès à la ville haute.
    Escalier de la gare, un des accès à la ville haute.

Hydrographie

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Laon[Note 1].

La commune est située dans lebassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau des Barentons, l'Ardon, le canal du Marais[7], la Buse[8], le canal 01 de la commune de Chisy-les-Etouvelles[9], le canal 01 de la commune de Laon[10], le canal 01 du Grand Marais[11], le canal 02 de la commune de Athié-sous-Laon[12], le canal 02 de la commune de Laon[13], le canal de l'Ardon[14], le canal du Marais de Bruyères[15], le cours d'eau 02 de la commune de Clacy-et-Thierret[16], le ru de Polton[17], le ruisseau des Morennes[18] et divers bras du Polton[19],[20],[Carte 1].

Le ruisseau desBarentons, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune deFestieux et se jette dans laSouche àBarenton-sur-Serre, après avoir traversédix communes[21].

L'Ardon, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Ailette en limite des communes deRoyaucourt-et-Chailvet et deChavignon, après avoir traverséhuit communes[22].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand Marais (2,4 ha), l'étang André Delaby (2,7 ha) et l'étang de la Bauge (0,5 ha)[Carte 1],[23].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat des Hauts-de-France etClimat de l'Aisne.

En 2010, le climat de la commune est de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCNRS s'appuyant sur une série de données couvrant lapériode 1971-2000[24]. En 2020,Météo-France publie une typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré et est dans la région climatiqueNord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l'année et un hiver froid (°C)[25].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,6 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 801 mm, avec13 jours de précipitations en janvier et8,8 jours en juillet[24]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Aulnois-sous-Laon à 6 km àvol d'oiseau[26], est de11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 685,6 mm[27],[28]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différentsscénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[29].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Laon est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Laon, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[31],[32]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laon, dont elle est la commune-centre[Note 2],[32]. Cette aire, qui regroupe106 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (49,7 %), zones urbanisées (18,8 %), forêts (14,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), prairies (1,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[35].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports

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Laon est aisément accessible par la route nationaleN2, reliant Paris et Bruxelles, et l'autoroute A26Sortie sortie 13. Par le train, depuis lagare de Laon,4 lignes y convergent : de Paris et Soissons, de Tergnier (Saint-Quentin, Amiens), de Reims, et d'Hirson.

Article détaillé :Gare de Laon.

Transport urbain

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Article détaillé :Tramway de Laon.

Un des problèmes que les élus ont essayé de résoudre à la fin duXIXe siècle était dû à la différence de niveaux entre la gare ferroviaire et la ville haute, ce qui induisait des pentes importantes.

Jusqu'en 1899, les habitants devaient emprunter l'une des nombreuses "grimpettes", dont la plus connue est l'escalier municipal (ou escalier de la gare), afin de rejoindre la ville haute depuis la ville basse. Avec l'arrivée du transport ferroviaire à Laon en 1899, un tramway a été mis en service le 9 juillet 1899, permettant de relier la gare et la place de l'Hôtel de ville.

Article détaillé :Transports urbains laonnois.

Les Transports urbains laonnois (TUL) sont composés de quatre lignes debus régulières, dont lanavette desservant la ville-haute. Le réseau est placé sous l'autorité de lacommunauté d'agglomération du Pays de Laon.

Funiculaire

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Article détaillé :Poma 2000 de Laon.
Mini-métro Poma 2000.

De 1989 à 2016, un funiculaire (Poma 2000), en grande partie aérien, a fonctionné, intégré au réseau desTransports urbains laonnois (TUL)[36].

Ce « système funiculaire automatique », d'un dénivelé de 98 m, reliait l'hôtel de ville (ville haute) à lagare de Laon (ville basse) sur un trajet de 1,5 km environ, en passant par la station intermédiaire de Vaux. Il tirait son nom de la société qui l'a conçu et filiale de l'entreprisePoma (société créée parJean Pomagalski, spécialisée dans le transport par câble — notamment les remontées mécaniques des stations de ski).

Ce funiculaire mis en service le a été définitivement fermé le, à la suite d'un vote de la communauté d'agglomération du pays de Laon, estimant son coût de fonctionnement trop élevé. Une navette de bus le remplace, à une fréquence beaucoup plus faible.

Il remplaçait un ancientramway àcrémaillère datant de la fin duXIXe siècle (mis en service le) qui avait été retiré de la circulation le pour raison de sécurité, après72 ans de service.

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes[ecclesiae] Lugdunensis en 549,[infra urbis] Lugdune auVIe siècle,Leudunum en 632,Laodunum en 680,Loon, Montloon auXIIe siècle,Lauon, Montlauon auXIIIe siècle[37],[38].

Il s'agit d'un type toponymiquegaulois fréquent qui se compose du théonymeLugus (c'est-à-direLug), dieu gaulois et celtique insulaire, et de l'appellatif celtique très répandudunon (liredūnon) « citadelle, enceinte fortifiée, mont »[39]. Le sens initial de ce terme était « zone enclose, citadelle, fort » (cf. germanique*tūna- que continuent l'allemandZaun « barrière, clôture », le néerlandaistuin « jardin » et l'anglaistown « ville »,-ton dans les noms de lieux), ce n'est que par la suite qu'il a pris le sens de « mont, butte, hauteur »[40]. Il se perpétue dans certains dialectes sous la formedun « colline » etdunet « petite colline »[40].

Le sens global est donc « forteresse de Lug »[37],[39].

Homonymie avecLyon, Loudon (Parigné-l'Évêque, Sarthe),Loudun,Laudun,Leyde (Pays-Bas) etLondresLugundunum (*Lugudunum ?) en Grande-Bretagne de localisation incertaine (Leven Seat, Londesborough,Lothian,Loudon ou Lugton ?), ainsi qu'avecVieux Laon, à 20 km de Laon sur leplateau de Saint-Erme.

Histoire

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Charles de Lorraine repoussant Hugues Capet devant Laon, Grandes Chroniques de France, v. 1275-1280.

Latopographie de la ville en fait un site défensif exceptionnel qui, toutefois, crée également un hiatus entre le centre urbain — siège des pouvoirs — et ses faubourgs.

Préhistoire et protohistoire

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La ville haute a probablement connu une petite occupationnéolithique vers. En revanche, aucune trace de site des âges dubronze et dufer n'a été découverte jusqu'à maintenant.

Antiquité

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L'occupation permanente de la ville haute ne débute que vers le milieu duIer siècle av. J.-C. Nous n'avons, de Laon durant l'Antiquité, qu'une vision très sommaire. Le statut de la ville nous est totalement inconnu pour toute la période antique. Dans la ville basse, plusieurs sites gallo-romains sont attestés.

L'époque gallo-romaine est partout présente dans la ville haute, aussi bien pour leHaut-Empire que pour leBas-Empire. Au moins pour l'Antiquité tardive, il est certain que lecastrum a été fortifié, très probablement avec une muraille en maçonnerie. L'occupation du Bas Empire semble plus dense dans lacité, à l'intérieur ducastrum, que dans le bourg.

Les premières traces de la présence du christianisme à Laon remontent auVe siècle, comme l'atteste une pierre funéraire paléochrétienne découverte en 1998.

Moyen Âge

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Époque mérovingienne

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Entre 497 et 513,saint Remi[41], natif de la région laonnoise, élève Laon à la dignité de cité par la création d'unévêché démembré de celui de Reims. AuVIe siècle, la cité se confond encore probablement avec lecastrum du Bas Empire. En 580, le ducLoup de Champagne met sa femme en sûreté à l'intérieur des murs de la ville de Laon (Grégoire de Tours, Historia Francorum, livreVI).

Époque carolingienne

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AuXe siècle, au pouvoir épiscopal s'ajoute le pouvoir royal, Laon étant un lieu de résidence fréquent des derniers roiscarolingiens. C'est le roiLouis d'Outremer qui vers 940-950 fait ériger une tour fortifiée à Laon[42],[Note 3].

Le tracé desremparts de la cité, reconstruits ou agrandis à l'époque carolingienne, est totalement inconnu. En dehors des murs de la cité, à l'ouest, le peuplement se développe dans le secteur de l'église Saint-Julien. Un ou plusieurs noyaux de peuplement semblent également se développer sur le bras sud-ouest de la butte. En ville basse, le faubourg de Vaux existe probablement avant même le haut Moyen Âge et les faubourgs de Saint-Marcel, de Semilly et de Leuilly apparaissent peut-être à cette époque.

Le faubourg d'Ardon semble assez tardif et encore quasi inexistant auXe siècle (le faubourg de La Neuville n'est fondé qu'à la fin duXIIe siècle). L'abbaye Saint-Jean, unmonastère double[44], est fondé hors les murs par Sainte Salaberge, mère de SaintBaudouin de Laon, en 648[45], ou 641 selon l'historienDominique Barthélemy[46] et dédié àSaint Jean-Baptiste[47],[48].

En 938, la ville est assiégée parLouis IV d'Outremer. Cet épisode est décrit par le moineRicher dans sesChroniques[49].

La cité renferme la cathédrale, reconstruite dans le premier tiers duIXe siècle, la résidence de l'évêque et le cloître des chanoines au nord, et, au sud, le palais royal, et à côté une grande tour construite parLouis d'Outremer, laquelle servit de prison au jeune duc de Normandie,Richard Ier.Hugues le Grand s'emparera de cette dernière mais dut la rendre au roi. En 988, le duc carolingienCharles de Lorraine, l'entoura de fossés et de palissades[50].

  • Vue de la rue Jules Fouquet.
    Vue de la rue Jules-Fouquet.
  • Façade ouest.
    Façade Ouest.
  • Intérieur.
    Intérieur.
  • Vue de la ville basse.
    Vue de la ville basse.
  • Porte monumentale de la Cour de la Bouvelle.
    Porte monumentale de la Cour de la Bouvelle.

L'abbaye Saint-Vincent n'apparaît dans les sources historiques qu'à la fin duIXe siècle. La plus ancienne mention de l'existence de cette église date de 886. Jusqu'en 961, elle est qualifiée d'ecclésia. Ce n'est que vers 961 que Saint-Vincent devient une abbaye, lorsque l'évêque de Laon, Roricon, fils bâtard du roiCharles le Simple favorise la venue d'une communauté demoines bénédictins venus deSaint-Benoît-sur-Loire qui remplacent un collège de chanoines[51].

Lors de laminorité du duc Richard Ier de Normandie, et la mainmise sur laNormandie par le roi de France, et afin de contenir les révoltés, le jeune duc fut emmené à Laon, d'où il put s'évader avec l'aide de son écuyer, Osmond[52].

Le, jour duJeudi saint[53] ou le,dimanche des Rameaux de l'année 991[54], grâce à la trahison de l'évêqueAscelin,Hugues Capet, aidé de son fils Robert (le futurRobert II le Pieux), y fait prisonnier à la suite d'un long siège (988-991)Charles de Lorraine, oncle du dernier roi carolingienLouis V, qui revendiquait la couronne de France.

Moyen Âge classique

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Acte par lequel le roi de France,Philippe II Auguste bannit du royaume de France deux habitants de Laon jugés parjures, 1202.Archives nationales de France.

Dès la fin duXIe siècle, Laon connaît un développement très important, et, vers le milieu duXIIIe siècle, la ville abrite une population d'au moins 10 000 habitants, dont environ les deux tiers occupent la ville haute. La cité reste le centre des pouvoirs, le roi et l'évêque étant coseigneurs de la ville. Durant tout le plein Moyen Âge, elle est le champ clos de conflits qui opposent ou unissent le roi, l'évêque, lechapitre cathédral, les abbayes et l'institution communale. Cependant, le roi, de plus en plus absent, laisse face à face l'Église et unebourgeoisie naissante issue de l'aristocratie locale. En 1111, les habitants de la ville se constituent encommune et signent un accord avec l'évêché.L'évêque Gaudry, déjà auteur de plusieurs manœuvres déloyales dans sa gestion de la cité, rompt l'accord. Une révolte exceptionnelle soulève la population, qui poursuit l'évêque. Celui-ci se cache dans un tonneau, mais il est découvert et mis à mort[55]. Après la révolte de 1112, l'évêque ne joue plus un rôle prépondérant, mais le plus importantchapitre cathédral de France — 83 chanoines en 1270 — pèse de tout son poids sur la ville. Le conflit est résolu par une chartecommunale accordée par le roiLouis VI le Gros en, laquelle donne une autonomie soigneusement encadrée à la ville[56],[55].

AuXIIe siècle, la ville connaît un essor économique important qui se traduit par une intense activité d'édification et reconstruction. Le chantier le plus important est celui de la cathédrale, duquartier canonial et dugroupe épiscopal. Elle est aussi le siège de l'École de Laon, centre théologique[57] avec des maîtres commeAnselme de Laon. Cette cathédrale abrite deux établissements d'éducation : l'un destiné aux étudiants qui versent des frais d'inscription, appelés « bacheliers » ; l'autre, appelé « petites écoles », est réservé aux boursiers de la ville.

Tout au long desXIIe et XIIIe siècles, lechapitre et l'évêque luttent contre la commune, qui perd petit à petit ses pouvoirs. Une nouvelle révolte a lieu en 1295, qui aboutit à la suppression de l'institution communale, et l'installation d'unprévôt royal[55]. Laon devient le siège du très importantbailliage deVermandois en 1237 et est dotée d'unprésidial en 1551. Elle perd sa prééminence au profit deSoissons à l'extrême fin duXVIe siècle.

Au commencement duXIVe siècle, les chanoines avaient délégué l'enseignement à des maîtres peu instruits, et la réputation des écoles s'était ternie. Un chanoine, Guy, entreprit donc, avec le concours deRaoul de Presles, de rétablir le niveau des études en créant, au sein de l'université de Paris, uncollège de Laon[58] (1313).

La cité est entièrement ceinte deremparts dès leXIe siècle, lesquels sont encore en place aujourd'hui dans un état de conservation remarquable. À l'ouest, le bourg est fortifié petit à petit, entre leXIIe et le XIVe siècle. Vers 1350, toute la ville haute est urbanisée et enclose, à l'exception de deux quartiers. Encore aujourd'hui, les remparts sont presque intégralement conservés en élévation et, malgré les remaniements postérieurs, leur tracé est resté très proche de celui du milieu duXIVe siècle.

  • Église Saint-Martin.
    Église Saint-Martin.
  • Chapelle des Templiers.
    Chapelle des Templiers.
  • La porte d'Ardon et les remparts sud.
    La porte d'Ardon et les remparts Sud.
  • Le palais de justice et les remparts nord.
    Le palais de justice et les remparts Nord.

Guerre de Cent Ans

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Le roiCharles VI ditle Fol avait pour médecinGuillaume de Harcigny qui habitait à Laon. Voici ce qu'en disait le chroniqueurJean Froissart :« En ce temps là, avoit un très vaillant et sage médecin au royaume de France : et n'y avoit point son pareil nulle part. Icelui [Guillaume de Harcigny]demeuroit, pour ce temps, en la Cité de Laon ».

En 1358, l'évêque de Laon,Robert Le Coq, conspire avec quelques habitants pour livrer la ville auxNavarrais, la conspiration est découverte et les complices de Robert Le Coq, qui s'est enfui, sont décapités.

En 1359, les Anglais d'Édouard III, dévastent une partie de la ville mal fortifiée appelée la Villette. Ils mettent le feu à l'abbaye Saint-Vincent dont la riche bibliothèque part en fumée.

En, le fils d'Édouard III d'Angleterre,Jean de Gand, duc de Lancastre, assiège la ville mais il est contraint d'abandonner après avoir dévasté le faubourg de Vaux et plusieurs lieux environnants.

En, la ville, favorable auxArmagnacs, se rend àJean sans Peur, duc de Bourgogne, après quelques jours de siège. Alors que Jean sans Peur était déclaré ennemi de l'État, le roi Charles VI lui reprend la ville en. En 1418, elle retombe aux mains desBourguignons. L'année suivante,Philippe le Bon, fils de Jean sans Peur, livre la ville aux Anglais qui la gardent jusqu'en 1429, au lendemain du sacre deCharles VII.

En, par ses lettres patentes,Louis XI confirma les privilèges de l'Église de Laon[59].

Époque moderne

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Laon au commencement duXVIIe siècle, gravure d'Édouard Fleury.

Pendant lesguerres de Religion, la ville qui a pris le parti de laLigue est assiégée. La garnison espagnole commandée par le capitaine Mansfeld capitule devantHenri IV le[60]. Au cours de ce siège[61], les Espagnols tentent de dégager la ville lors de la bataille deCerny[62].

En 1596, le présidial est transféré àSoissons qui devient siège de la Généralité en 1599. Unecitadelle est construite de 1595 à 1598[63] par l'architecteJean Errard.

À cette époque, la ville se couvre de nouveaux bâtiments religieux ou profanes. Jouxtant les hôtels particuliers de la Cité s'élèvent alors les maisons plus modestes du Bourg. LesXVIe et XVIIe siècles voient ainsi se développer une architecture semi-privée de maisons étroites mais profondes, organisées autour de cours intérieures et élevées sur plusieurs niveaux de caves. Certaines possèdent des puits. Alors que partout en France triomphe l'architecture baroque de l'ostentation et du trompe-l'œil, le goût laonnois préfère une austérité calculée pour ses demeures privées où le raffinement extrême et la virtuosité des artisans se nichent dans les équilibres des cheminées de bois et de stucs, les balustres d'escaliers de bois ou les sombres boiseries sans ornements. Peu de ces témoignages fragiles ont eu la chance de résister aux injures des guerres et des hommes. Quelques maisons cependant, comme celle du 10, rue Saint-Cyr, préservent encore ces élégances cachées.

Le, la ville est secouée par un tremblement de terre. Des secousses furent aussi ressenties le et le.

Époque contemporaine

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Révolution française

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À laRévolution française, Laon retrouve sa prééminence en devenant chef-lieu du département de l'Aisne. Ce choix s'explique par sa situation centrale dans ce nouveau territoire administratif, dont le découpage et l'établissement ont notamment été confiés àJean Charles Joseph Hyacinthe de Sars, futur maire de Laon, par le roiLouis XVI en 1790. Le, par411 voix contre 37 (pour Soissons), Laon devient donc le chef-lieu du département. La nouvelle administration s'installe dans l'ancienne abbaye Saint-Jean.

Premier Empire

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Jean Carlus,Monument aux trois instituteurs, fusillés à Laon pendant laguerre franco-allemande de 1870[64].

Lors de labataille de Laon, à la fin de lacampagne de France,Napoléon Ier subit une défaite face à l'armée de laSixième Coalition.

Guerre de 1870-1871

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Le9 septembre 1870, lors de laguerre franco-allemande de 1870 qui scelle la fin dusecond Empire, alors que leduc de Mecklembourg et le général Charles-Louis Thérémin d'Hame[65] vont signer la capitulation de la ville de Laon, le garde d'artillerie Henriot, par un acte de désespoir de voir livrer la ville à l'ennemi, met le feu à la poudrière[66]. Cette explosion fit plusieurs centaines de victimes dont le général Thérémin d'Hame, mort des suites de ses blessures, ainsi que132 soldats et officiers de la7e compagnie de mobiles ducanton de Rozoy-sur-Serre du3e bataillon de lagarde nationale mobile de l'Aisne, des artilleurs de la garde mobile de l'Aisne[67] et une partie de l'armée prussienne dont le duc de Mecklembourg qui fut légèrement blessé. Les Allemands fusillèrent un certain nombre de Français dont trois instituteurs Aisnois, dontJules Debordeaux, pour qui un monument fut érigé à Laon devant l'école normale en 1890[68]. Il fut détruit par les allemands en 1917 puis recréé et inauguré à nouveau en 1929.

Belle époque

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Le 25 juin 1914, unesociété savante est fondée à Laon : laSociété historique de Haute-Picardie.

Première Guerre mondiale

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Faubourg d'Ardon après les bombardements de la Première Guerre mondiale.

Au début de laPremière Guerre mondiale, le, la5e armée française établit son QG dans la commune.

Laon tombe le, et reste jusqu'à la fin de la guerre un des principaux points d'appui allemands, l'un des plus proches de Paris.

Le, la10e armée française, commandée par legénéral Mangin, libère Laon.

Il en reste deux grands cimetières allemands auChamp de manœuvre et àBousson.

Entre-deux-guerres

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Pendant l'hiver 1936-1937, enseigne au lycée de Laon, un professeur appelé à une grande renommée :Jean-Paul Sartre[69].

XXIe siècle

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Au, la régionPicardie, à laquelle appartenait le département del'Aisne, dont Laon est la préfecture, fusionne avec la régionNord-Pas-de-Calais pour devenir la nouvelle région administrative Hauts-de-France.

Politique et administration

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L'hôtel de ville de Laon en 2024.

Rattachements administratifs et électoraux

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La commune est le chef-lieu dudépartement de l'Aisne et de l'arrondissement de Laon. Pour l'élection des députés, depuis 1958, elle fait partie de lapremière circonscription de l'Aisne.

Elle était lechef-lieu de 1790 à 1973 ducanton de Laon, année où celui-ci est scindé entre lecanton de Laon-Nord et lecanton de Laon-Sud et la commune répartie entre ceux-ci[70]. Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, la commune devient lebureau centralisateur des cantons deLaon-1 etcanton de Laon-2.

Intercommunalité

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La ville était membre de lacommunauté de communes du Laonnois, créée le 31 décembre 1992.

Celle-ci s'est transformée encommunauté d'agglomération le[71] sous le nom decommunauté d'agglomération du Pays de Laon, dont la ville est la commune principale.

Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 dans l'Aisne.
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Récapitulatif de résultats électoraux récents

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Scrutin1er tour2d tour
1er%2e%3e%4e%1er%2e%3e%
Municipales 2014UMP58,80PS25,75FG6,60DVG5,57Pas de2d tour
Européennes 2014FN28,91UMP20,87PS13,69UDI8,71Tour unique
Régionales 2015FN33,22UMP28,43PS20,07EELV6,01UMP62,64FN37,36Pas de3e
Présidentielle 2017FN28,84EM21,66LFI19,49LR15,68LREM57,66FN42,34Pas de3e
Législatives 2017EM30,39PS19,89FN18,38LR15,11LREM64,06FN35,94Pas de3e
Européennes 2019RN32,09LREM18,08EELV11,90LR6,71Tour unique
Municipales 2020UDI61,55PS25,08RN9,77LO2,04Pas de2d tour
Présidentielle 2022RN32,59EM24,70LFI19,23EELV4,58RN52,22LREM47,78Pas de3e

Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Laon.
Liste des maires successifs depuis laLibération de la France
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19441965Marcel LevindreySFIORédacteur dans une compagnie d'assurances sociales
Député de l'Aisne(1946 → 1958)
Conseiller général de Laon(1937 → 1940 et 1945 → 1970)
Président duconseil général de l'Aisne(1945 → 1948)
19651977Guy SabatierUNR-RPRAvocat
Député de l'Aisne(1962 → 1973)
Conseiller général de Laon-Nord(1973 → 1979)
19771983Robert AumontPSDéputé de l'Aisne(1973 → 1986)
Conseiller général de Laon(1970 → 1973)
Conseiller général de Laon-Sud(1973 → 1982)
19831989René DosièrePSDéputé de l'Aisne(1988 → 1993 et 1997 → 2017)
Président du conseil régional de Picardie(1981 → 1983)
Conseiller général de Laon-Sud(1993 → 2008)
19892001Jean-Claude LamantRPRDéputé de l'Aisne(1986 → 1988 et 1993 → 1997)
Conseiller général de Laon-Sud(1982 → 1993)
mars 2001septembre 2017[72],[73]Antoine LefèvreUMP-LRChargé d'études à la Chambre d'agriculture de l'Aisne
Sénateur de l'Aisne(2008 → )
Démissionnaire en raison de son mandat de sénateur
octobre 2017[74],[75],[76]En coursÉric DelhayeUDI
puisHorizons
Directeur général des services techniques de l'agglo du Soissonnais
Président de laCA du Pays de Laon(2017→ )
Président deValor'Aisne (? → )[72]
Réélu pour le mandat 2020-2026[77].

Jumelages

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Carte
Jumelages et partenariats de Laon.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Laon.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Soltau[78]Allemagnedepuis
Winchester[78]Royaume-Unidepuis

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[79],[Note 4].

En 2022, la commune comptait 24 066 habitants[Note 5], en évolution de −4,47 % par rapport à 2016 (Aisne : −1,97 %,France horsMayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
7 5006 6916 9766 8378 4008 2309 4069 80910 098
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
8 19910 09010 26810 36512 13912 62313 67714 12914 625
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
15 43415 28816 26218 90419 40219 12520 25417 40121 931
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
25 07826 31627 91426 68226 49026 26526 52225 74525 193
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212022-------
24 02124 066-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[70] puisInsee à partir de 2006[80].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 37,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (34,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 26,2 % la même année, alors qu'il est de 27,8 % au niveau départemental.

En 2021, la commune comptait 11 567 hommes pour 12 454 femmes, soit un taux de 51,85 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,17 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2021 en pourcentage[81]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
2,3 
5,6 
75-89 ans
9,5 
14,9 
60-74 ans
19,3 
18,1 
45-59 ans
17,8 
19,9 
30-44 ans
16,4 
22,4 
15-29 ans
18,6 
18,5 
0-14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2021 en pourcentage[82]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,9 
6,7 
75-89 ans
9,5 
18,1 
60-74 ans
18,8 
20,2 
45-59 ans
19,6 
18,1 
30-44 ans
17,5 
17,1 
15-29 ans
15,2 
19,2 
0-14 ans
17,6 

Enseignement

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Les établissements scolaires de Laon sont rattachés à l'académie d'Amiens.

Établissements scolaires

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La commune dispose de onzeécoles maternelles publiques (Ardon, Vaux, Champfleury, Anatole- France, Louise-Macault, La Cité, Saint-Exupéry, Hélène-Boucher, Ile-de-France, Jean-de-la Fontaine, Moulin-Roux), dixécoles élémentaires publiques (Ardon, Champfleury, Vaux, Anatole-France, Delaunay-Kergomard, Bois-de-Breuil, Louise-Macault, Saint-Exupéry, Ile-de-France)[83]. Troiscollèges publics (Charlemagne, Jean-Mermoz, Les Frères-le Nain), et leslycées polyvalents Paul-Claudel et Pierre-Méchain ainsi que lelycée professionnel Julie-Daubié accueillent les élèves dusecondaire[84].

La ville accueille également unétablissement privé sous contrat, l'Institution primaire, collège et lycée La Providence[84].

Enseignement supérieur

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L'enseignement supérieur à Laon est composé de :

  • BTS Informatique de Gestion, BTS Commerce International, BTS Comptabilité et Gestion et BTS assistant de direction au lycée Paul-Claudel ;
  • BTS Informatique Industrielle (IRIS) et BTS Conception de Produits Industriels au lycée Pierre-Méchain ;
  • BTS Négociation et Relation Client, BTS Management des Unités Commerciales, Comptabilité et Gestion des Organisations et BTS Assistant de Gestion PME-PMI en alternance au Centre de formation apprenti CCI ;
  • DUT Techniques de Commercialisation ;
  • DUT Carrières Juridiques ;
  • Institut national supérieur du professorat et de l'éducation ;
  • Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) ;
  • APRADIS, école du secteur social (assistant de service social, éducateur spécialisé, moniteur éducateur, technicienne d'intervention social et familiale, etc.).

Sports

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  • Durant leTour de France 1938, une étape entre Reims et Laon est courue, ainsi qu'un contre-la-montre entre Laon et Saint-Quentin comptant pour la vingtième étape.
  • Laon est élueVille la plus sportive de Picardie en 2010 dans la catégoriecommunes de plus de 10 000 habitants.
  • L'équipe de volley féminin évolue enChampionnat d'élite.
  • Il y a trois clubs defootball à Laon : le FC Laon, l'ASPTT Laon et l'US Laon. Ce dernier s'est signalé en rencontrant, le 20 janvier 2007, le champion de FranceLyon en seizième de finale de laCoupe de France. Malgré les quatre divisions d'écart, Laon a ouvert le score par Vincent Koffman, avant d'être défait3 buts à 1.
  • Laon possède un champ decourse, l'hippodrome d'Ardon.
  • Chaque année, en novembre, un challenge international d'escrime Senior Masculin, réunissant les meilleurs escrimeurs français et étrangers, est organisé à Laon.
  • Le, un match duTournoi des six nations féminin contre lePays de Galles avait lieu à Laon. L'équipe de France s'impose 32 à 0.
  • Du 9 au 11 mai 2013, la ville de Laon a accueilli la finale de la Coupe de France devolley-ball en Juniors Masculin.

Économie

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La place de la gare et le bâtiment voyageurs en 2011.

Laon possède un Centre consulaire de lachambre de commerce et d'industrie de l'Aisne au 3, rue des Minimes. Il gère le Centre des formations des apprentis (CFA) de Laon.

Préfecture de l'Aisne, de nombreux emplois administratifs sont implantés sur la ville : services de la préfecture, conseil départemental de l'Aisne, DDT, DDCS, Chambre d'agriculture, etc.

Une antenne de l'IUT-UPJV de Picardie est présente à Laon, ainsi que le pôle départemental de formation des professeurs :ESPE.

Culture locale et patrimoine

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Ville fleurie : deux fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France auConcours des villes et villages fleuris[85].

La commune s'est vu attribuer le label « Ville et Métiers d'Art »[86].

Lieux et monuments

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Ambiance fleurie du vieux Laon.
Vue du centre ancien de Laon.

Laon est classéeville d'art et d'histoire. Cela est pleinement justifié au regard du nombre de bâtiments et de sites remarquables de la commune, notamment sur laMontagne de Laon. Elle est surnomméeLa montagne couronnée. On compte, en 2008,68 édifices classés au registre des Monuments historiques.

  • La cathédrale en 2012.
    La cathédrale en 2012.
  • Autel et vitraux de la cathédrale.
    Autel et vitraux de la cathédrale.

Lieux et monuments disparus

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La place du bourg.

Musées

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Festival des Arts Urbains

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Ce festival, international, des arts urbains, créé en 2022, s'exprime chaque année sur les murs de lieux de vie dans différents quartiers de Laon[96]. Il est répertorié par la Fédération des arts urbains[97],[98]. En images[99].

Personnalités liées à la commune

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Autres personnalités

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Paul Doumer, président de la République française de 1931 à 1932.

Héraldique

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Article connexe :Armorial des communes de l'Aisne.
Blason de LaonBlason
D'argent à trois merlettes de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[102],[103],[104].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918 etCroix de guerre 1939-1945
Détails
Lamerlette représente soit les chevaliers laonnois partis lors de lapremière croisade ou les bourgeois de la ville qui se sont révoltés en 1112 contre le comte-évêque de Laon, seigneur de la ville[103]. Les fleurs de lys symbolise l'appartenance de la ville de Laon audomaine royal, qui a d'ailleurs été lacapitale du royaume sous lesCarolingiens[103].
Blason officiel.

Logotype

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Logo jusqu'en 2016Le logo mettait en lumière les rails duPoma 2000 au premier plan et la Montagne couronnée en fond. Le « A » de « LAON » est stylisé et rappelle le logotype dudépartement de l'Aisne dont la ville est lapréfecture.
Logo depuis 2016Nouveau logo reprenant certains éléments du blason de la ville, et sa cathédrale. La référence au Poma, arrêté en 2016, disparaît.

Vie militaire

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Unités ayant été stationnées à Laon :

Pour approfondir

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. C'est la première grande tour construite en pierre[43].
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.

Cartes

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  1. a etb« Réseau hydrographique de Laon » surGéoportail(consulté le 17 septembre 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Note de type "Carte"

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Références

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  1. Jean-MariePierret,Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,(lire en ligne),p. 104.
  2. Site de la Ville de Laon
  3. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette,Nord-Pas-de-Calais : Picardie 2015/2016,Petit Futé, 528 p.(lire en ligne)
  4. Christelle Devesa, « Laon, une montagne de trésors », surL'Internaute,(consulté le).
  5. Victor Hugo, lettre du, La Fère,Œuvres complètes, tome II « En voyage », Librairie Ollendorff, 1910,p. 30 (lire sur Wikisource). Il ajoutait :« …tout, excepté l'horrible auberge de la Hure où j'ai couché et sur le mur de laquelle j'ai écrit ce petit adieu… »
  6. « Site officiel Hauts-de-France Tourisme Laon, la montagne couronnée : échappée bucolique à vivre en duo », surSite officiel Hauts-de-France Tourisme(consulté le)
  7. Sandre, « le canal du Marais »
  8. Sandre, « la Buse »
  9. Sandre, « le canal 01 de la commune de Chisy-les-Etouvelles »
  10. Sandre, « le canal 01 de la commune de Laon »
  11. Sandre, « le canal 01 du Grand Marais »
  12. Sandre, « le canal 02 de la commune de Athié-sous-Laon »
  13. Sandre, « le canal 02 de la commune de Laon »
  14. Sandre, « le canal de l'Ardon »
  15. Sandre, « le canal du Marais de Bruyères »
  16. Sandre, « le cours d'eau 02 de la commune de Clacy-et-Thierret »
  17. Sandre, « le ru de Polton »
  18. Sandre, « le ruisseau des Morennes »
  19. Sandre, « divers bras du Polton »
  20. « Fiche communale de Laon », surlesystème d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie(consulté le)
  21. Sandre, « le ruisseau des Barentons »
  22. Sandre, « l'Ardon ».
  23. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sureaufrance.fr(consulté le).
  24. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le).
  25. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », surpluiesextremes.meteo.fr(consulté le).
  26. « Orthodromie entre Laon et Aulnois-sous-Laon », surfr.distance.to(consulté le).
  27. « Station Météo-France « Aulnois-sous-Laon » (commune d'Aulnois-sous-Laon) - fiche climatologique - période 1991-2020 », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
  28. « Station Météo-France « Aulnois-sous-Laon » (commune d'Aulnois-sous-Laon) - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
  29. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité », surmeteofrance.com,(consulté le).
  30. « La grille communale de densité », surInsee,(consulté le).
  31. « Unité urbaine 2020 de Laon », surinsee.fr(consulté le).
  32. a etbInsee, « Métadonnées de la commune ».
  33. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Laon », surinsee.fr(consulté le).
  34. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », surinsee.fr,(consulté le).
  35. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique(consulté le).
  36. Site officiel des Transports urbains laonnois.
  37. a etbAlbert Dauzat etCharles Rostaing,Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,(ISBN 2-85023-076-6),p. 419b - 420a
  38. Ernest Nègre,Toponymie générale de la France,, 708 p.(ISBN 978-2-600-02883-7,lire en ligne),p. 171.
  39. a etbXavier Delamarre,Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris,éditions Errance,(ISBN 2-87772-237-6),p. 210
  40. a etbibid.,p. 154.
  41. Suzanne Martinet,Laon promontoire sacré des druides auIXe siècle,p. 40 ; janvier 1994.
  42. Bernard Beck,Châteaux forts de Normandie, Rennes,Ouest-France,, 158 p.(ISBN 2-85882-479-7),p. 35.
  43. Beck 1986,p. 119.
  44. Les amis de saint Colomban,Saint Bodon ou saint Leudin (Leudinus-Bodo),VIIe siècle
  45. Ville de Laon, service archéologique,Laon des origines à la Révolution
  46. Dominique Barthélemy,Rénovation d'une seigneurie : les chartes de Crécy-sur-Serre en Laonnois (1190), École des chartes, 1985,vol. 143, note 2 de bas de page 240
  47. Louis de Beaumont,Sainte Salaberge sur le site exultet
  48. Les amis de saint Colomban,Sainte Astrude.
  49. Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin,photogr. Yves Buffetaut),Châteaux forts de Basse-Normandie,t. II, Louviers, Ysec Éditions,, 160 p.(ISBN 978-284673-215-4),p. 29.
  50. Beck 1986,p. 18.
  51. Dom Robert Wyard,Histoire de l'abbaye de Saint-Vincent de Laon, page 117.
  52. André Davy,Les barons du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Eurocibles,coll. « Inédits et introuvables du patrimoine Normand »,, 319 p.(ISBN 978-2-91454-196-1),p. 81.
  53. Henri de Boulainvilliers,Histoire de l'ancien gouvernement de la France, 1727,p. 147.
  54. Edmond Pognon,Hugues Capet, roi de France, 1966),p. 147-148.
  55. ab etcAlain Saint-Denis, « Insurrection communale de Laon et assassinat de l'évêque Gaudry »,Archives nationales, publié en 2012, consulté le 9 septembre 2013
  56. André Chédeville, « Le mouvement communal en France auxXIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal »in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs),Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe – XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d'Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par laSociété des antiquaires de l'Ouestin Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers,5e série, tome VIII (2002), à Poitiers.(ISBN 2-9519441-0-1),p. 19
  57. Marie-Magdeleine Davy,Initiation à la symbolique romane, Champs Flammarion, 1977,p. 20.
  58. Maximilien Melleville,Histoire de la ville de Laon et de ses institutions civiles,vol. 1, Paris=éditeur=Dumoulin,, « Livre V »,p. 313.
  59. Lettres patentes de Louis XI, Ham, mai 1471(lire en ligne).
  60. Jean Julg,Les Évêques dans l'histoire de la France : des origines à nos jours, Éditions Pierre Téqui, 2004,p. 211.
  61. Suzanne Martinet,Le Siège de Laon sous Henri IV - 1594
  62. Maximilien Melleville,Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne - Cerny-les-Bucy, 1857,p. 134.
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v ·m
Communes
v ·m
Communes
v ·m
Plus de 25 000 habitants
Plus de 1 000 habitants
Moins de 1 000 habitants
v ·m
240communes
v ·m
Découpage après 2015
(21 cantons → 17 bureaux)
Découpage avant 2015
(42 cantons → 38 chefs-lieux)
v ·m
Les plus grandes villes de l’Aisne
Les communes de plus de 2 000 habitants
Plus de 50 000 habitants
Plus de 20 000 habitants
Plus de 10 000 habitants
Plus de 5 000 habitants
Plus de 2 000 habitants
v ·m
Grandes villes de la régionHauts-de-France
Communes de plus de 25 000 habitants
Plus de 100 000 habitants
Plus de 60 000 habitants
Plus de 40 000 habitants
Plus de 25 000 habitants
v ·m
France métropolitaine
Outre-mer
v ·m
Parlementaire
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Gouverneur général de l'Indochine française
Personnalité du monde des affaires
Première Guerre mondiale
Président de la République
Prises de position
Vie privée et familiale
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