Pour les articles homonymes, voirHarrer.
Parti ouvrier allemand | |
---|---|
- |
Naissance | |
---|---|
Décès | |
Nationalité | |
Activités |
Partis politiques | |
---|---|
Membre de | |
Conflit |
Karl Harrer ( -Munich,), journaliste sportif[1], puis homme politiqueallemand d'extrême droite. Il est l'un des fondateurs en 1919 duParti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP) qui allait ensuite devenir le parti nazi (NSDAP).
Karl Harrer a eu l'occasion de diffuser ses idées antisémites, avecAnton Drexler, par le biais duPolitischer Arbeiterzirkel qu'ils fondent ensemble en. Sur l'ordre du rédacteur en chef duMünchener Beobachter et du fondateur de laSociété de Thulé,Rudolf von Sebottendorf, Karl Harrer s'est engagé dans la construction du parti DAP (Deutsche Arbeiterpartei), dont le but était d'influencer des travailleurs venus d'un milieu social-démocrate et communiste, pour les détourner de ces courants et les amener vers des idées antisémites et nationalistes. Finalement, ils fondent le DAP (Deutsche Arbeiterpartei) àMunich, avec une vingtaine d'autres personnes, dontDietrich Eckart etGottfried Feder le[2]. Harrer n'est pas présent lors de la fondation du parti.
Cependant, Harrer est le premier président du parti (Reichsvorsitzender). Mais en, un nouvel adhérent,Adolf Hitler, s'oppose aux projets prudents de Harrer, et demande au contraire que le parti augmente sa visibilité : plus de réunions, de plus grande ampleur[3], etc. Mis en minorité, Karl Harrer démissionne[4] le.Anton Drexler lui succède à la tête du parti.
DansMein Kampf, Hitler fait succinctement, mais à plusieurs reprises allusion à Harrer[5], puis lors de ses premières interventions dans le parti.
« Un professeur de Munich fit le rapport et je devais comme deuxième orateur, prendre pour la première fois la parole en public[6].
Cela paraissait très audacieux au premier président du parti, alors M. Harrer ; c'était par ailleurs un homme très sincère et il était persuadé que, si j'avais d'autres aptitudes, je n'avais pas celle de la parole.
Même dans la suite il n'y eut pas moyen de le faire revenir sur cette opinion.
Mais il se trompait. [...]
Le premier président du parti à ce moment[7], M. Harrer, était journaliste, et, comme tel, pourvu d'une instruction étendue. Mais, pour un chef de parti, il avait une tare très grave : il ne savait pas parler aux foules. Il se donnait en toute conscience un mal énorme ; mais il lui manquait le grand élan, et cela précisément peut-être en raison de l'absence totale, dont il souffrait, de grands dons oratoires. [...]
Tous deux[8] étaient taillés dans le même bois, incapables non seulement d'avoir au cœur la foi fanatique dans la victoire du mouvement, mais encore de briser, avec une volonté et une énergie inébranlables, les obstacles qui pouvaient s'opposer à la marche de l'idée nouvelle. »
— Adolf Hitler, Mein Kampf, p. 354-355
Harrer est mort le à Munich de causes naturelles.
Karl Harrer | ||||||
---|---|---|---|---|---|---|
Précédé par | Suivi par | |||||
|
|
|