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Jean-Yves Le Drian, né le àLorient (Morbihan), est unhomme politiquefrançais.
Membre duParti socialiste (PS) de 1974 à 2018, il est notammentmaire deLorient de 1981 à 1998, plusieurs foisdéputé entre 1978 et 2007 ou encore président duconseil régional de Bretagne à deux reprises entre 2004 et 2017.
Secrétaire d'État à la Mer dans legouvernement d'Édith Cresson entre 1991 et 1992, durant laprésidence de François Mitterrand, il devient président de laConférence des régions périphériques maritimes d’Europe en 2010.
Il est nommé en 2012ministre de la Défense dans lepremier gouvernement deJean-Marc Ayrault. Il est maintenu dans ses fonctions dans les gouvernementsAyrault II,Valls I,Valls II etCazeneuve, soit durant la totalité du quinquennat deFrançois Hollande.
En 2017, il devientministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans legouvernement Édouard Philippe. Ayant quitté le PS, il œuvre pour un rassemblement des socialistes autour du présidentEmmanuel Macron, notamment avec la fondation en 2020 du mouvementTerritoires de progrès. Il conserve son ministère au sein dugouvernement Jean Castex jusqu'à son terme, en 2022.
Il est nommé par le présidentEmmanuel Macron, le 7 juin 2023, « envoyé personnel pour le Liban ». Il est chargé de contribuer à la formation d'un consensus politique auLiban pour l'élection d'un nouveauprésident de la République libanaise.
Jean-Yves Le Drian est issu d'une famillecatholique ouvrière deLanester, commune située au nord-est de la ville deLorient.
Son grand-père paternel exerçait le métier dedocker[1] et participa à laPremière Guerre mondiale. Sa grand-mère paternelle tenait unbistrot sur les docks de Lorient[2].
Son grand-père maternel estquartier-maître infirmier dans laMarine nationale[3].
Son père, Jean, vendeur de pièces détachées d'automobiles aux Établissements Renault[4] et syndicaliste, est proche des milieux communistes de la ville et surtout du milieu ouvrier. Sa mère, Louisette (1920-2003, née Derrien)[3], est couturière aux magasins d'habillementCorbière & Nobis deQuimperlé et de Lorient. Elle milite par ailleurs à l'Action catholique ouvrière, ce qui lui vaut d'être invitée auconcile de Vatican II[5]. Jean et Louisette Le Drian (qui se marient le) militent d'abord à laJeunesse ouvrière chrétienne[6] et continuent leurs engagements dans des mouvements syndicaux et familiaux, notamment à laConfédération syndicale des familles dont Jean est un temps lesecrétaire général[6]. Louisette Le Drian est quant à ellepermanente régionale (pour leFinistère) puis nationale (de 1943 à 1946) à la Jeunesse ouvrière chrétienne[3], membre du bureau national duMLP (à partir de 1952)[3] et membre du secrétariat national de l’Action catholique ouvrière (jusque dans les années 1960), secondantFélix Lacambre[3].
Il a deux sœurs,Thérèse Thiery (née en 1953), conseillère générale de 2005 à 2015, maire deLanester de 2004 à 2020[7], etMarie Le Drian (née en 1949), écrivaine[7],[8].
En secondes noces, Jean-Yves Le Drian épouse en 2006Maria Vadillo (br), éluerennaise et vice-présidente duconseil régional de Bretagne[7].
Il a un fils, Thomas (né en 1984), diplômé de l'ISC Paris, qui est nommé en chargé de mission auprès d'André Yché, président du directoire de laSociété nationale immobilière (SNI), filiale de laCaisse des dépôts dont le directeur généralJean-Pierre Jouyet l'avait choisi un an plus tôt comme conseiller à son cabinet, provoquant une polémique[9],[10].
Né àLorient le, Jean-Yves Le Drian grandit àLanester[n 1] où, vu ses bons résultats scolaires, un de ses instituteurs lui conseille de poursuivre ses études. Il intègre alors le lycée Saint-Louis deLorient, où il est un des rares fils d’ouvriers[4]. À table, les discussions familiales tournent alors souvent autour des thèmes de l'action syndicale, de l'Église et de la lutte des classes[5].
Après son baccalauréat, il passe un an enhypokhâgne au lycée de Cornouaille àQuimper[4], puis s'inscrit à l'université de Rennes, où il commence des études d'histoire en1966[11]. Il passe par ailleurs les deux étés1966 et1967 enAlgérie, pour donner des cours de rattrapage à des élèves depetite Kabylie, puis de la banlieue d'Alger[11],[12].
À partir de, il commence à travailler à mi-temps comme professeur d'histoire aulycée Notre-Dame-du-Vœu deHennebont et entame dans le même temps une maîtrise d'histoire à l'université de Rennes. Celle-ci porte sur lesForges d'Hennebont, et il profite de la proximité de son lieu de travail pour avancer ce travail de recherche[13]. Il rate l'agrégation en1970 lors de sa première tentative, comme un ami proche,François Chappé, et continue alors à préparer ce concours, tout en travaillant au lycée de Hennebont. C'est à cette époque qu'il rencontre sa première future épouse, elle aussi étudiante dans la même université[14], mais aussi sa seconde épouse, qui fait aussi des remplacements au lycée hennebontais[12]. Il obtient l'agrégation en1971, et son directeur de mémoire,Michel Denis, lui propose alors de poursuivre son travail de recherche dans une thèse[15]. À l'issue de son service militaire, il est recruté à la rentrée1973 commeprofesseur assistant d'histoire à l'université Rennes-II. Alors que son passé comme leader deMai 68 àRennes provoque une opposition au sein du département d'histoire, lorsque sa candidature est proposée[16], il est soutenu parFrançois Lebrun etJacques Léonard[17]. Il y rencontre le futur maire deQuimperBernard Poignant, qui prépare lui aussi l'agrégation[18], le futur directeur d'Antenne 2,Jean-Michel Gaillard, lui aussi maître-assistant en Histoire[19], ainsi qu'André Lespagnol, futur président de l'université[17].
Il participe à l'élection à la tête de l'université deMichel Denis, alors qu'une équipe s'est constituée autour d'André Lespagnol et deJean-Michel Gaillard. Il prend part à la rédaction d'un programme pour l'université, et à lacampagne auprès du personnel et des étudiants[20].
Il accomplit son service militaire au512e régiment du train deSaint-Lô[5], après avoir initialement été convoqué dans lesparachutistes[15].
Ce changement d'affectation fait suite à l'intervention de son père auprès du député-maire deCarnacChristian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules[16].
Alors lycéen àLorient, il commence à militer au sein de laJeunesse étudiante chrétienne, dont il devient premier secrétaire dans leMorbihan, alors qu'il n'est qu'en terminale. Lors du congrès national deDijon, il fait la rencontre d'Henri Nallet, représentant national de la JEC et futur ministre socialiste[6]. Tout en restant militant et chef local de cette structure lors de ses années étudiantes, il rejoint l'Union nationale des étudiants de France en1967 dont il devient un des responsablesrennais, et participe activement àMai 68 àRennes comme cadre de l'UNEF et de la JEC[1].
Au début desannées 1970, il observe les partis politiques de loin, sans s'encarter : il se méfie de l'extrême gauche, laSection française de l'Internationale ouvrière (SFIO) lui semble dépassée, il n'est pas convaincu non plus par leParti socialiste unifié (PSU).
La seule parole qui retienne son attention est celle de l'Union démocratique bretonne (UDB) :« S'il y a un parti où j'ai failli adhérer dans les années 1970, c'est celui-ci. Je me suis interrogé. Je le trouvais cohérent »[21],[22].
En, après avoir écouté un discours deFrançois Mitterrand àRennes en compagnie de son collègueJean-Michel Gaillard, c'est finalement auParti socialiste qu'il décide d'adhérer, et dans lequel il milite depuis au sein de la section de Lorient[23]. Il prend la direction de celle-ci dès1975, et désigne dans chacun des trois cantons de la ville[n 2] un responsable chargé d'occuper le terrain pour rendre le parti plus visible auprès desLorientais[24]. Il obtient un premier mandat de conseiller municipal à l'occasion desélections municipales de 1977 en se faisant élire sur la liste du mairesocialiste deLorient,Jean Lagarde, dont il devient adjoint chargé de l'action économique[23].
Il est élu maire de la ville le, à la suite de la démission du précédent occupant du poste,Jean Lagarde, qui s'était engagé à se retirer à70 ans[23]. Il occupe cette fonction pendantdix-sept ans jusqu'en 1998, date de sa démission pour cause de cumul de mandats, après son élection auConseil régional de Bretagne.
Il est alors remplacé parNorbert Métairie, son ancien adjoint, mais reste membre duconseil municipal. Il est réélu sur la liste de Norbert Métairie lors desélections municipales de 2001. Il démissionne cependant de ce mandat municipal au lendemain desélections régionales de 2004 pour se consacrer pleinement à son nouveau mandat de président de région.
Il est souvent rattaché à la « génération de 1977 », un groupe d'élus de gauche ayant conquis ou intégré des exécutifs de municipalités de l'ouest de la France lors desélections municipales cette année-là[25],[26]. CommeEdmond Hervé àRennes, ouJean-Marc Ayrault àNantes, sa politique est souvent comparée ausocialisme municipal[25],[27] ; l'action dans le domaine de l'économie culturelle est aussi relevée, lefestival interceltique de Lorient qui gagne en importance lors de son mandat jouant un rôle comparable auxTombées de la nuit deRennes, ou à laFolle Journée de Nantes[25],[28].
Lors de son arrivée à la tête de la mairie de Lorient, il analyse la dépendance de l'économie de la ville au secteur étatique comme une faiblesse.
L'armée, via laBase aéronavale de Lann-Bihoué, labase de sous-marins de Keroman et l'arsenal de la ville occupent une place centrale dans l'économie de la ville, et Le Drian engage plusieurs actions pour diversifier le modèle économique lorientais. Il est ainsi amené à rencontrer de nombreux chefs d'entreprise[29]. C'est par ce biais qu'il fait la connaissance dePaul Anselin[30], qui est actif dans le développement économique régional et l'aide à attirer des investisseurs à Lorient[31].
Avec d'autres élus du département, il s'engage, à partir du milieu desannées 1980, pour accentuer l'essor des implantations universitaires àLorient et aboutir à la transformation de celles-ci en université de plein droit[32]. Larégion Bretagne fait à l'époque face à une hausse importante du nombre d'étudiants ; les autres sites de la région peinent à accueillir ceux-ci[33]. Avec les députésJean Giovannelli etLouis Le Pensec, il signe une tribune en dansOuest-France appelant à la création d'une université regroupant les sites deQuimper,Lorient etVannes. Cette initiative est alors très critiquée par les présidents des universités bretonnes, mais reçoit un meilleur accueil chez les responsables politiques locaux[32]. Lesélections législatives de 1988 ramènentla gauche au pouvoir et un terrain favorable au développement de cette idée.
Jean-Yves Le Drian s'entend avec le maire deVannes Pierre Pavec pour y travailler en commun, le maire deQuimperBernard Poignant ayant préféré se retirer. Fin 1988, les deux maires présentent un projet de création d'université de Bretagne-Sud[34]. Certains conseillers politiques duprésident de la RépubliqueFrançois Mitterrand s'y opposent, commePierre Moscovici[35]. L'entrée au gouvernement de Jean-Yves Le Drian en permet à ce projet de gagner en poids politique et celui-ci est adopté en[36]. L'officialisation de la création de l'université de Bretagne-Sud intervient en 1994[37] et celle-ci devient effective en 1995[38].
Plusieurs opérations derenouvellement urbain sont initiées lors de la seconde moitié de ses mandats. En1989 est lancée la recomposition des troisbarres deHLM du quai de Rohan, confié aux urbanistes Sophie Denissof etRoland Castro et achevé en1996[39]. La réhabilitation de l'îlot de la République, à proximité, est confiée par la suite à ce dernier architecte[40].Norbert Métairie, son adjoint à l'urbanisme lors de ces opérations, accède au poste de premier adjoint en1995, avant de lui succéder à la mairie en1998[39].
Il conserve une influence très forte sur la ville lors des deux décennies suivantes, et Lorient est régulièrement présentée comme étant son « fief »[41]. Il appuie son successeur au poste de maireNorbert Métairie, et participe à l'émergence de figures politique locales comme le députéGwendal Rouillard[42],[43].
Le basculement à droite de la mairie de Lorient lors desélections municipales de 2020 est alors interprété dans la presse nationale comme« un coup dur » pour lui[44] et« le début de la fin de [son] influence » dans la région[45]. La presse locale explique cette défaite par les très nombreuses divisions au sein des socialistes locaux depuis laprimaire citoyenne de 2017, et la désignation deBenoît Hamon comme candidat PS à l'élection présidentielle de 2017[46].
Supporteur déclaré duFC Lorient[47], il intervient à plusieurs reprises dans l'histoire du club lorsque celui-ci est en difficulté. Il est actif lorsque le club fait faillite en1985[48]. Lorsque la structure du club évolue en1998, il va chercher des investisseurs pour reprendre le club, commeJean-Guy Le Floch etNoël Couëdel, ce qui aboutit à la nomination de ce dernier comme président[49], puis est de nouveau actif lorsqueAlain Le Roch devient actionnaire principal en2001[50], ou encore en2014 lorsque l'entraîneur historique du clubChristian Gourcuff souhaite quitter la structure[51].
Contacté par le députéPS de LorientYves Allainmat, il rencontre celui-ci aupalais Bourbon au début de l'année1977. Ne souhaitant pas se représenter, Allainmat propose à Le Drian de poser sa candidature pour lesélections législatives de 1978, lui prenant la place de suppléant. Ils doivent cependant faire face au maire PS de LorientJean Lagarde, qui souhaite que l'ancien résistant et maire deQuévenPierre Quinio représente les socialistes pour cette élection. Le duo peut compter sur le soutien dePierre Mauroy, une des figures majeures du PS au niveau national, ainsi que sur le père de Le Drian, premier adjoint au maire deLanester, alors que la ville est un secteur clef pour pouvoir remporterla circonscription. L'investiture est largement remportée, et Le Drian se voit opposer pour cette élection au candidatRPR Jean-Claude Croizer. Il est soutenu pendant sa campagne par des visites comme celles du volcanologueHaroun Tazieff, du chanteurAndré Dassary, ou de Pierre Mauroy. L'élection est remportée avec 52% des voix, grâce au report des votes communistes, et il fait à l'âge de 30 ans son entrée à l'Assemblée nationale, le[24].
Il parvient à conserver son siège pendant treize ans, jusqu'à son entrée dans legouvernement d'Édith Cresson le comme secrétaire d'État à la Mer. Lors desélections législatives de 1993, il cède à la «vague bleue» et ne parvient pas à récupérer son mandat de député, cédé à son suppléantPierre Victoria pendant deux ans.
Il est battu le par le candidatUDFMichel Godard. Il récupère finalement son siège de député à l'occasion desélections législatives de 1997. Il bat alors la candidateRPR Catherine Giquel en obtenant 56,79 % des voix au second tour. Il est réélu député le pour un sixième mandat en battant le candidat UDFFabrice Loher avec 50,39 % des voix au second tour[réf. nécessaire]. Il décide de ne pas se représenter pour leslégislatives de 2007 et soutient la candidature de sa chargée de mission à larégion,Françoise Olivier-Coupeau[52].
Le Drian concentre une partie de son travail sur les questions liées à la Défense. Il intègre ainsi lacommission de la Défense nationale et des Forces armées à partir de1978, et en devient le vice-président en1988. Il participe par ce biais à la rédaction de plusieurs rapports[53], et est en première ligne lors des débats portant sur lasuppression du service militaire, ou sur l'engagement militaire françaisau Liban dans les années 1980 ouen Irak en 1991. Il en profite aussi pour intervenir dans les questions qui touchent à la ville dont il est maire, et qui compte plusieurs installations militaires[54].
Il est aussi actif dans le domaine maritime, et signe plusieurs rapports sur la question du transport des produits toxiques en mer[55], alors que sa circonscription est plusieurs fois touchée par desmarées noires[n 3],[56], ou sur l'évolution dupavillon des Îles Kerguelen pour lamarine marchande française[57],[58].
Grâce à sa position de porte-parole duBureau régional d'études et d'informations socialiste, un groupe informel au sein du PS, Le Drian parvient à affirmer sa place de chef au sein des socialistes bretons. Cela lui permet de s'imposer comme tête de liste lors desélections régionales françaises de 1998, face à d'autres cadres du parti commeCharles Josselin,Louis Le Pensec, ouMarylise Lebranchu. Le parti ne parvient cependant pas à remporter cette élection[1]. Il dirige alors au sein duconseil régional de Bretagne l'opposition au nouveau présidentRPRJosselin de Rohan. Il confie plus tard concernant cette période qu'« Il était important d’exercer sans arrêt un contre-poids à l’action de Rohan et de me faire connaître au niveau breton. […] On a entrepris surtout un travail de longue haleine pour préparer un projet et gagner en 2004 »[59]. Il doit cependant laisser sa place de conseiller régional en2002, alors député et touché par une loi anti-cumul de mandats[1].
Il mène de nouveau une liste d'alliancePS-PCF-PRG-Les Verts-UDB lors desélections régionales françaises de 2004 et remporte cette fois le scrutin, face à une liste menée par le président sortantDe Rohan, avec 58,66 % des suffrages exprimés et 58 sièges[1]. Cette nette victoire concrétise le progressif basculement à gauche de laBretagne[n 4], et il devient ainsi le premier présidentsocialiste duConseil régional de Bretagne. Il se démarque lors de la campagne par ses stratégies de communication. Plus à l'aise dans les médias queJosselin de Rohan, il se singularise alors en portant régulièrement un ciré jaune[60].
En, candidat à sa propre succession, Jean-Yves Le Drian est choisi par le Parti socialiste pour mener la campagne en vue desélections régionales de mars 2010. À l'issue du premier tour, le, la liste qu’il mène obtient 37,2 % des voix, le plaçant loin devant la liste de l’UMP deBernadette Malgorn (23,7 % des voix) et devant la listeEurope Écologie -UDB deGuy Hascoët (12,2 % des voix)[61]. Sa liste l’emporte au second tour en obtenant 50,27 % des voix et 52 sièges, contre 32,36 % à la liste UMP (20 sièges) et 17,37 % à la liste Europe-Écologie (11 sièges)[62]. Le, il est réélu président du conseil régional en obtenant 52 voix, les élus UMP, Europe-Écologie et UDB s’étant abstenus[63]. Pendant la campagne, il est attaqué parMalgorn etHascoët sur les déséquilibres entre l'est et l'ouest de la région, l'échéance à venir de lapolitique agricole commune, ainsi que sur la question duprojet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes que la région finance en partie[64].
Le Drian participe auxélections régionales de 2015 en Bretagne tout en étantau gouvernement. LePS a alors conclu un accord national avecEELV, et il est poussé à inclure des écologistes sur ses listes, ce qu'il refuse jusqu'au bout, malgré une intervention du Premier ministre dans ce sens[65]. Il doit faire face àMarc Le Fur qui dirige les listes de droite, et àChristian Troadec qui dirige une liste écologiste, ces deux opposants occupant la scène médiatique depuis lemouvement des bonnets rouges en2013[66]. Il doit aussi faire face à la montée duFront national qui dispose alors d'une importante dynamique nationale, représenté localement parGilles Pennelle[67]. Attaqué sur la question du cumul des mandats, il remporte le scrutin avec 51,41 % des voix au second tour, contre 29,72 % pour Le Fur, et 18,87 % pour Pennelle[68]. Après avoir été nomméministre de l'Europe et des Affaires étrangères le, il démissionne de la présidence de la région le2 juin suivant, tout en restant conseiller régional[69].
Lors de son premier mandat à la tête duconseil régional de Bretagne, Le Drian s'entoure de personnalités venant de plusieurs tendances de la gauche au sein de l'exécutif[70]. La première vice-présidence revient àMarylise Lebranchu,Pierrick Massiot obtient la vice-présidence chargée des finances, Christian Guyonvarc'h (UDB) se voit attribuer celle aux affaires européennes et internationales, etGérard Lahellec (PCF) celle aux transports[71]. L'exécutif compte aussiSylvie Robert (communication),Odette Herviaux (agriculture)[70].
Dans le domaine écologique, plusieurs mesures sont mises en œuvre dès son premier mandat. Un plan de rénovation des lycées permet à ceux-ci d'importantes économies d'énergie. Des investissements importants dans lestransports en commun ont lieu, notamment dans le réseau duTER Bretagne, ce qui permet à ce dernier de voir sa fréquentation augmenter de 50% en six ans. Dans le domaine de la gestion de l'eau, la région ne parvient pas à voir cette compétence lui être transférée, et la question desalgues vertes continue de poser problème[72].
Dans le domaine de la culture et de la communication, les ressources de la région restent limitées.Françoise Olivier-Coupeau, qui va lui succéder dans laCinquième circonscription du Morbihan, dirige alors ses relations avec la presse. En2006, Le Drian est crédité de 44 % d'opinions favorables[73]. Dès 2004, le conseil régional vote à l'unanimité un voeu portant sur laréunification administrative de la Bretagne, ainsi qu'un plan d'aide et de promotion de lalangue bretonne[74]. Il s'implique aussi dans la Breizh Touch, opération de communication de la région àParis en2007 aux trois quarts financée par le conseil régional[75], et plusieurs campagnes de promotion du tourisme régional vont suivre[76]. Il initie l'institutionnalisation de laFête de la Bretagne en2009, à l'image de lafête de la Saint-Patrick irlandaise[77].
Dans le domaine économique, Le Drian prend l'habitude dès son premier mandat de visiter une fois par an auJapon lesentreprises nippones implantées dans la région[77]. Une politique de formation et de développement de l'apprentissage est mise en œuvre au même moment.
Cependant, le bilan de son premier mandat dans ce domaine est jugé« mitigé » parLe Télégramme en2010, qui juge par ailleurs que« les relations avec les entreprises (…) se sont détériorées »[72]. Lors de son second mandat, la crise agricole gagne en intensité, et lemouvement des Bonnets rouges prend de l'importance dans la région en2013. Alors au gouvernement, Le Drian prend position pour l'abrogation de l'« écotaxe »[78]. Un plan decyberdéfense est acquis, permettant un essor des emplois liés à ce domaine dans la région[77].
Les infrastructures sont développées de plusieurs manières. Le financement régional pour laLGV Bretagne-Pays de la Loire est aussi obtenue par la signature d'une convention en2008[77], mais le tronçon allant deRennes àBrest est exclu[79]. La mise en deux fois deux voies de laRN 164 continue sous ses mandats[80]. L'accès à l'internet très haut débit par le déploiement de la fibre optique est aussi acté, et un pacte électrique breton basé sur les énergies marines est développé pour sécuriser l'approvisionnement électrique de la région[77]. Ces investissements se font via de fortes hausses d'impôt dès le début de son premier mandat. Cependant,Le Télégramme indique qu'à l'issue de son premier mandat les aides régionales ont avant tout favorisé les secteurs urbains, et en premier lieu celui deRennes[72].
Il parvient par ailleurs à diviser efficacement l'opposition de droite au conseil régional lors de son premier mandat[81].
Il rencontre le futurprésident de la RépubliqueFrançois Hollande en 1979 dans le cadre d'un des procès duFront de libération de la Bretagne (FLB)[82]. L'assistant de l'avocat de ceux-ci, Jean-Pierre Mignard, l'appelle à témoigner sur sa vision de laBretagne, et le met en contact avec un de ses amis,François Hollande. Ils se rencontrent pour la première fois dans un bureau de l'Assemblée nationale, puis régulièrement au domicile d'Hollande et deSégolène Royal,rue de Rennes àParis[83]. Les années suivantes, il se rapproche politiquement de Hollande qui souhaite à l'époque sortir de lalogique des courants du Parti socialiste, et co-signe avec lui,Jean-Pierre Mignard etJean-Michel Gaillard une tribune dansLe Monde le « Pour être modernes, soyons démocrates » qui marque le début des « transcourants » au parti[18]. Il hérite à l'époque du surnom de « saumon rose » en raison de sa capacité à remonter les courants au PS[84]
Dans le but d'assurer le soutien d'un cadre du parti à l'initiative des « transcourants », Le Drian a l'idée d'inviterJacques Delors àLorient, en marge de lacourse de l'Europe que le président de laCommission européenne vient de lancer pour communiquer sur laCommunauté économique européenne et qui fait escale dans la ville. Le, il accueille avec Hollande Jacques Delors au centre culturelAmzer Nevez[n 5], dans la banlieue lorientaise[85]. Ces rencontres vont se tenir tous les ans àLorient jusqu'en1996[83].
Lors de la primaire PS pour laprésidentielle de 2007, il fait partie des huit présidents de conseils régionaux à prendre parti fin 2006 en faveur de la candidature deSégolène Royal[86].
Lors de laprimaire organisée par le Parti socialiste pour désigner son candidat à laprésidentielle de mai 2012, il soutientFrançois Hollande. Chargé des questions dedéfense du candidat, il dirige un groupe d'experts réunissant des hauts fonctionnaires, des cadres de l'industrie de l'armement et des membres des cabinets des précédents ministres socialistes de la Défense. Il établit, durant la campagne, des contacts avec les gouvernements étrangers, se rendant notamment àWashington au début du mois de[87]. Il prépare également le discours sur la Défense prononcé par le candidat le[88].
Lors de l'approche de l'échéance présidentielle de 2017, et alors que la présence deFrançois Hollande est remise en cause par une suite de sondages défavorables, il prend position le et décrit le Premier ministreManuel Valls comme le mieux placé pour être le candidat de lagauche à l'élection présidentielle française de 2017, dans le cas où le président sortant, François Hollande, ne se représente pas[89].
Il soutient finalement Manuel Valls lors de laprimaire citoyenne de 2017 après la renonciation de François Hollande[90]. L'ancien Premier ministre défait parBenoît Hamon, Le Drian annonce le son soutien dès le premier tour à la candidature d'Emmanuel Macron[91]. Il reste adhérent du PS malgré son entrée au gouvernement, alors qu'Olivier Dussopt est exclu du parti après avoir été nommé secrétaire d'État[92].
Le, il annonce qu'il quitte leParti socialiste[93]. Peu avant, le coordinateur du PS,Rachid Temal, avait déclaré que Le Drian et les membres du parti ayant rejoint le gouvernement d'Édouard Philippe n'étaient plus membres de fait du parti et que, par conséquent, ils ne pourraient voter aucongrès d'Aubervilliers[94].
Désormais sans parti, non encarté àLa République en marche (LREM), il fonde son propre mouvement fin 2018, baptisé Les Progressistes bretons. Par là, il espère« créer une dynamique et attirer, au-delà des appartenances politiques, tous ceux qui se retrouvent dans [ses] valeurs, basées sur l'ouverture, l'humanisme, le développement de la Bretagne et la préservation de l’identité européenne »[95].
Après l’avoir annoncé en[96], il cofonde en, avec d'anciens membres du PS, le partiTerritoires de progrès, qui se veut être une« aile gauche » social-démocrate de LREM[97]. Il soutient notamment sur "sa" circonscription historique du MorbihanLysiane Métayer, investie parRenaissance et finalement élueaux élections législatives 2022[98].
Jean-Yves Le Drian rencontreFrançois Mitterrand aupalais de l'Élysée en1990[99]. Ce dernierse sépare de son Premier ministre Michel Rocard quelques mois plus tard, et nommeÉdith Cresson pour lui succéder le[100]. Le Drian, qui a signé en1989 un rapport portant sur la modernisation de la marine marchande française, entre au gouvernement commesecrétaire d'État chargé de la Mer[101]. Il intègre alors laPlace de Fontenoy, et travaille sous l'autorité duministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de l'Espace,Paul Quilès. Il s'entoure de Jacques Roudier et de Marie-Françoise Simon-Rovetto[102], ainsi que de Yves Barraquand et de Didier Vaillant dans son cabinet[103].
Une réforme du statut desdockers est alors envisagée depuis plusieurs années[104], et d'autres pays européens ont déjà fait évoluer leur droit. Après avoir obtenu un arbitrage favorable deMatignon, l'intention de faire évoluer ce statut est rendue publique le ; lessyndicats ont alors jusqu'au suivant pour entamer des discussions dans chaque port[105].
L'opposition desdockers est importante, et prend la forme de grèves et d'arrêts de travail, y comprisau port de commerce de Lorient, ville dont Le Drian est alors maire[105]. Sa permanence est prise pour cible, tout comme l'hôtel de ville de Lorient, et des tags « À mort Le Drian » sont visibles en ville.
Le mouvement d'opposition gagne plusieurs ports, mais s'essouffle dès le début de1992. La presse et les sondages d'opinion jugent alors positive la gestion du dossier, et la réforme poursuit son cours[105].
Ladémission d'Édith Cresson le et son remplacement parPierre Bérégovoy au poste de Premier ministre entraîne le remplacement de Le Drian parCharles Josselin au poste de secrétaire d'État à la Mer[106]. Son éviction du gouvernement est vue comme une nécessité pour faire entrer d'autres personnalités plus importantes ; l'entrée deBernard Tapie au gouvernement est aussi avancée, ce dernier étant un élu deMarseille, ville comptant de très nombreux dockers[107]. Son nom apparaît aussi dans l'affaire SAGES, ce qui affaiblit son poids politique[108]. La réforme du statut des dockers est finalement menée à son terme par son successeur,Charles Josselin[108].
Ses compétences dans le domaine de la Défense font que le président de la RépubliqueNicolas Sarkozy tente à plusieurs reprises de l'intégrer dans ses gouvernements, au titre de l'ouverture. Dès le début deson mandat présidentiel en, il lui propose le poste deministre de la Défense[7]. Cette proposition est réitérée à l'issue deslégislatives de juin 2007 dans le cadre de la composition dugouvernement Fillon II, ce qu'il refuse de nouveau[109],[110]. Une nouvelle tentative a lieu en marge de la finale de laCoupe de France de football en, mais avec le même succès[7].
Après la victoire du candidat socialiste en 2012, au terme d'une campagne durant laquelle il était déjà chargé des questions militaires[111], Jean-Yves Le Drian est nomméministre de la Défense dans son gouvernement. Il s'entoure alors deCédric Lewandowski commedirecteur de cabinet et deJean-Claude Mallet comme conseiller politique[7] ; son équipe de travail compte aussi des personnalités commeLaurent Collet-Billon, le généralPierre de Villiers à différents postes[112]. Il est l'une des six personnalités à avoir participé à l'ensemble des gouvernements sous laprésidence de François Hollande[113]. En, à l'approche du scrutin présidentiel de 2017, l'idée qu'il puisse poursuivre sa mission au ministère de la Défense, et ce, quelle que soit la majorité, est évoquée[114]. Durant le quinquennat de François Hollande, il est l'un des ministres les plus populaires[114].
Durant son ministère, il a notamment à gérer leretrait des troupes françaises d'Afghanistan, annoncé par le candidat Hollande lors de sa campagne, ainsi que l'intervention militaire française au Mali[115].
Le, il annonce la fin de l'opérationServal auMali et le lancement de l'opérationBarkhane auSahel[116],[117].
La rédaction d'un nouveau Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale rendu public le et la préparation de la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) pour la période2014-2019[115].
Fin 2013, il annonce que lelogiciel Louvois, critiqué pour ses nombreuses erreurs de versement de salaires qui touche plusieurs dizaines de milliers de soldats, est abandonné et qu'un nouveau système sera lancé en 2015[118],[119].
Le, Jean-Yves Le Drian officialise la stratégiecyberdéfense, sorte de quatrième armée, à côté de l’armée de terre, la marine et l’armée de l’air, pour le combat dans le cyberespace. Cette force de 3 200 experts pourra mener la riposte en cas de cyberattaque[120].
Le, Jean-Yves Le Drian officialise au salon Euronaval du Bourget le lancement dès début 2017 d’un nouveau programme de frégates, lesfrégates de taille intermédiaire, dites FTI, ou Belharra à l’export. L'objectif est de s’imposer dans le marché très compétitif des frégates de 4 000 tonnes[121].
Le déménagement des services du ministère de la Défense de l'Hôtel de Brienne vers l'Hexagone Balard a lieu sous son exercice, en, ce qui entraîne le regroupement d'environ 9 300 personnes sur le nouveau site[122].
Le Drian continue cependant d'occuper l'Hôtel de Brienne[123], le faste de ce lieu étant mis en avant pour justifier la décision, et jugé plus approprié pour recevoir des dignitaires étrangers et pour favoriser la signature de contrats d'armement[124].
Lors de son passage au ministère, le montant de la vente d'armes à l'étranger passe de 4,6 milliards d'euros en2012 à 16 milliards d'euros en2015[125], puis à 20 milliards d'euros en2016[126].
Ces ventes sont favorisées par un regain de tensions internationales qui poussent certains pays à s'équiper, et par la démonstration de l'efficacité du matériel lors des opérations de l'armée française[127].
Un « Comité ministériel des exportations de Défense » est créé lors de l'arrivée de Le Drian à la Défense, piloté parCédric Lewandowski, et qui réunit différents industriels, personnels militaires et représentant de l'État. Le but est alors de coordonner les efforts en vue de négociations de ventes d'armement[127]. Le Drian s'investit souvent directement en faisant du relationnel avec des dirigeants politiques étrangers[128].
Il est alors le premier à parvenir à vendre deschasseurs Rafale[125]. Le premier contrat est passé avec l'Égypte le et porte sur 24 avions et 12 appareils supplémentaires en option[129],[130], puis le un contrat est passé avec leQatar pour 24 appareils[131],[132]. En marge duCompétition MRCA, l'Inde signe un contrat portant sur 36 Rafales le[133].
Les ventes réalisées sous son exercice comportent aussi de grands bâtiments navals. À la suite de l'affaire des Mistral, les futursGamal Abdel Nasser etAnouar el Sadate sont vendus à lamarine égyptienne le[134] pour 950 millions d'euros[135]. LaFrégate multi-missionsTahya Misr est elle aussi vendue à la marine égyptienne en[136]
En 2017, après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, Jean-Yves Le Drian est nomméministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans legouvernement Édouard Philippe. Il est ainsi la seule personne, avecAnnick Girardin, à faire à la fois partie d'un gouvernementsous François Hollande etsous Emmanuel Macron. Il est nommé auQuai d'Orsay alors que plusieurs puissances étrangères connaissent un certain affaiblissement[n 6], ce qui favorise la diplomatie française[84]. Sondirecteur de cabinet est Emmanuel Bonne, ancien conseiller de François Hollande à l’Élysée pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient[137].
En 2019, il apparaît comme le ministre le plus populaire du gouvernement, et se hisse en tête dans les sondages de popularité de personnalités politiques françaises[138],[139],[140].
En,Europe 1 indique que« Jean-Yves Le Drian se montre critique sur l'entourage présidentiel, jugé déconnecté », et« considère aussi que le balancier penche trop à droite »[138]. Il se montre discret dans les médias[139]. Avec les ministresOlivier Dussopt etDidier Guillaume, il prépare le lancement au sein de la majorité d'un mouvement politique de centre gauche, constitué d'anciens du PS[141],[142]. Dans le contexte de lapandémie de Covid-19 en France, son nom est évoqué pour succéder àÉdouard Philippe à la tête du gouvernement ; il déclare ne pas écarter cette possibilité[143].
Après le meurtre deJamal Khashoggi par des Saoudiens, à la fin de l’année 2018, il affirme ne pas avoir eu connaissance des preuves annoncées par la Turquie à ce sujet, et met en cause« un jeu politique particulier dans cette circonstance » de la part du président turcRecep Tayyip Erdoğan. Cette déclaration entraîne une vive réaction du pouvoir turc; le Quai d'Orsay évoque alors un« malentendu », expliquant que Jean-Yves Le Drian voulait dire qu’il n’avait pas reçu d’informations lui permettant d’établir dans l’affaire Khashoggi la« vérité complète, qui est la seule qui nous importe et ne tient pas seulement à des enregistrements turcs quelle qu’en soit la nature »[144]. Sept diplomates et agents du renseignement français contredisent également Jean-Yves Le Drian[145].
En, il est auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur l'affaire Benalla, au sujet des passeports détenus parAlexandre Benalla[146]. Le député LRGuillaume Larrivé, co-rapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla, saisit le procureur général près la Cour de cassation,François Molins, afin de demander la« mise en mouvement de l’action publique » à son encontre devant laCour de justice de la République, lui reprochant d’avoir indûment délivré deux passeports diplomatiques à Alexandre Benalla, et de ne pas les avoir fait désactiver après son limogeage de l’Elysée[pertinence contestée][147].
En, il assure devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, au sujet de laguerre civile yéménite, que« l’action de l’Arabie saoudite s’effectue essentiellement par voie aérienne et nous ne fournissons rien à l’armée de l’air saoudienne » :Mediapart, s'appuyant sur des documents du Parlement britannique rendus publics le, affirme au contraire que« la France a bel et bien vendu depuis 2015 du matériel militaire, plus spécifiquement des outils de guidage laser, à l’aviation saoudienne ». En réponse, le cabinet de Jean-Yves Le Drian indique que« la France n’a pas, dans un passé récent, autorisé de livraison d’avions de combat ou de bombes aéroportées à l’armée de l’air saoudienne. Elle a fait le choix d’accroître son niveau de vigilance en soumettant les demandes d’autorisation d’exportation à un examen différencié selon les situations, et adapté aux enjeux, dans le cadre d’une approche responsable et équilibrée »[148].
En, il annonce le réengagement de la France en République démocratique du Congo, dans trois secteurs en particulier : la santé, le développement et la défense[149].
Il s'oppose au rapatriement de ressortissants français ayant combattu dans les rangs djihadistes et détenus en Irak et en Syrie, de même que nombre de ses homologues impliqués, qui entendent ne pas heurter une opinion publique échaudée par les attentats des dernières années en Europe, et en contradiction avec la volonté des États-Unis : il déclare ainsi que lesdjihadistes français doivent« être jugés au plus près des crimes qu’ils ont commis » et que les acteurs sur le terrain doivent garantir « à tout prix » leur « détention sûre et durable » afin « d’éviter qu’ils repartent dans le combat »[150]. S'il assure que la France« [multiplie] les démarches pour éviter lapeine de mort » aux Français condamnés en Irak,Mediapart souligne qu'il prend« le risque de voir certains de ses ressortissants être exécutés, au mépris de ses principes fondamentaux », alors que les services des ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice travaillaient depuis l’automne 2018 au retour des djihadistes détenus par les Kurdes de Syrie – ce qui était alors le cas des douze ressortissants condamnés à mort[151]. Le, des familles d'enfants français retenus en Syrie portent plainte contre Jean-Yves Le Drian auprès de laCour de justice de la République (CJR) pour « omission de porter secours » à des femmes de djihadistes et leurs enfants. Les plaignants reprochent au chef de la diplomatie française de refuser, de manière « pesée, volontaire et intentionnelle », de rapatrier ces femmes et enfants de djihadistes français retenus dans des camps kurdes en Syrie alors qu'ils sont en « situation de péril »[152].
Jean-Yves Le Drian conserve son ministère au sein dugouvernement Jean Castex, devenant par là même« numéro deux » du gouvernement[153]. Le seul changement notable dans ses attributions réside dans le fait que la politique du développement international de la France inclut désormais « l’attractivité du pays », prise en charge par le nouveau ministre déléguéFranck Riester, en plus du « commerce extérieur et [du] tourisme »[154].
À partir de février 2022, Jean-Yves Le Drian participe aux Conseils de Défense réunis à l'Élysée, en marge del'invasion de la Russie en Ukraine commencée le 24 février. Le chef de la diplomatie française s'exprime à plusieurs reprises au sujet de cette guerre. Le 17 mars, Le Drian accuse la Russie de faire « semblant de négocier » dans les pourparlers menés avec l'Ukraine[155]. Le 7 avril, après la publication d'un nouveau tweet « indécent », le Ministre des Affaires Étrangères convoque au Quai d'OrsayAlexeï Mechkov, l'ambassadeur de lafédération de Russie en France. Le 8 avril 2022, interrogé parPatrick Cohen sur France 5, Jean-Yves Le Drian estime qu'il est « urgent de documenter dans l'urgence pour apporter les preuves des crimes contre l'humanité »[156].
Le,Catherine Colonna est désignée nouvelle ministre dans legouvernement Élisabeth Borne, et lui succède. Il est l'une des neuf personnalités à avoir participé à l'ensemble des gouvernements sous lapremière présidence d'Emmanuel Macron[157].
Le, Jean-Yves Le Drian dément « formellement » dans un communiqué les « rumeurs (lui) prêtant l’intention de travailler, à quelque titre que ce soit, au service de quelque industrie de défense que ce soit ». Cette déclaration se faisait à la suite de la publication d'un article de la lettre d’information « Intelligence Online », selon laquelle il allait rejoindre en tant que consultant le groupe de défense saoudien Scopa Industries, filiale du conglomérat privé Ajlan & Bros[158].
Le,Emmanuel Macron le nomme « envoyé personnel pour le Liban »[159]. Il s'agit pour lui de favoriser un consensus politique permettant l'élection d'un nouveau président duLiban. Cette fonction de chef de l'État, au moment de la nomination de Jean-Yves Le Drian, n'est plus occupée depuis sept mois dans ce pays en raison d'une grave crise politique[160].
Le, il est nommé par Emmanuel Macron à la tête d'Afalula, l’agence française chargée du développement de la régionsaoudienne d’Al-Ula, particulièrement riche en vestiges archéologiques et paysages d'exception[161]. Il succède à ce poste à l'ancien patron du groupeEngieGérard Mestrallet[162].
Il est présenté par plusieurs médias comme catholique[163],[164].
Selon plusieurs médias, Jean-Yves Le Drian aurait été initié enfranc-maçonnerie et serait membre duGrand Orient de France[165],[166],[167].
SelonHubert Coudurier dans « Le Glaive du président » (Plon 2015), il est introduit par l'ancien maire de LorientYves Allainmat[168], et entre à laloge lorientaise « Nature et Philanthropie » en 1982[169].Philippe Guglielmi, ancien grand-maître duGrand Orient de France, dit de lui qu'il est un« maçon très fidèle »[170]. Interrogé, Jean-Yves Le Drian indique qu'il ne souhaite pas s'exprimer sur ses« convictions personnelles »[165].
En tant que président duconseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian avait fait voter des vœux en faveur de laréunification de la Loire-Atlantique à la région Bretagne et s'était opposé à la fusion entre Bretagne et Pays de la Loire, défendue notamment parJean-Marc Ayrault etJacques Auxiette[171].
Pendant le débat sur la réorganisation des régions en 2014 sous le gouvernement de François Hollande, il penche en faveur du maintien de la région Bretagne dans ses frontières actuelles, au nom de la« volonté collective », tout en admettant qu'un récit historique lie la région Bretagne au département deLoire-Atlantique[172]. Le, il signe une tribune dans le quotidienOuest-France pour soutenir avecStéphane Le Foll, en tant qu'« élu de l'ouest », une coopération renforcée entre la Bretagne et la région desPays de la Loire :« La Bretagne […] doit, demain, trouver dans une coopération avec les Pays de Loire une raison de renforcer cette identité partagée avec la Loire-Atlantique ». Il énonce une« nécessité de faire évoluer l'organisation territoriale »[173],[171],[174]. Cette intervention est immédiatement dénoncée par les partisans du retour de la Bretagne à cinq départements, comme étant une trahison et un reniement de Le Drian à la cause de la Bretagne réunifiée, et une action en faveur d'une région « Grand Ouest » réunissant Bretagne et Pays de la Loire[175],[176]. Pour d'autres, il a joué un rôle décisif pour empêcher la fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire, préférant une région amputée plutôt que supprimée[177].
En, il prend la défense de militants bretons duFront de libération de la Bretagne lors d'un procès devant laCour de sûreté de l'État. Les indépendantistes avaient été accusés d'avoir perpétré l'attentat du contre l'immeuble des renseignements généraux deSaint-Brieuc.
Jean-Yves le Drian fut alors entendu lors du procès, où il dénonça le retard économique de laBretagne et compara la France à l'Espagne franquiste[178].
Jean-Yves Le Drian développe dès son enfanceun intérêt pour le cyclisme. S'il ne pratique pas cette activité en club, il assiste dès cette époque à plusieurs courses comme leTour de l'Ouest, ou l'arrivée duTour de France 1960 austade-vélodrome de Lorient[179] et collectionne des figurines de coureurs[180]. Il supporte à l'époque des coureurs commeDarrigade ouBobet. Il se remet à pratiquer cette activité au début de son mandat de maire de Lorient au début desannées 1980. Une épreuve réservée aux personnalités est organisée dans sa ville, et l'organisateur le convainc de participer. Lors de ses vacances dans lesAlpes, il s'efforce alors de gravir un col par jour ; il continue par la suite de pratiquer cette activité dans la région de Lorient ou de Rennes en fonction de ses mandats[179].
Son arrivée à la tête de larégion Bretagneen 2004 voit son implication pour la création de l'équipe Bretagne-Jean Floc'h. Il fait voter par le conseil régional un financement qui associé à celui de l'entrepreneurJean Floc'h permet de monter l'équipe[180].
Alors ministre de la Défense, il s'implique aussi pour que l'équipe cycliste Armée de terre accède au statut professionnel en2014[181].
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Sports, Jeunesse, Éducation populaire et Vie associative | Valérie Fourneyron | |||||||||
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| Jean-Marc Ayrault Premier ministre | ||||||||||
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Justice | Christiane Taubira | |||||||||||
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Intérieur | Manuel Valls | |||||||||||
Commerce extérieur | Nicole Bricq | |||||||||||
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Culture et Communication | Aurélie Filippetti | |||||||||||
Enseignement supérieur etRecherche | Geneviève Fioraso | |||||||||||
Droits des femmes | Najat Vallaud-Belkacem,porte-parole du Gouvernement | |||||||||||
Agriculture, Agroalimentaire et Forêt |
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Outre-Mer | Victorin Lurel | |||||||||||
Artisanat, commerce etTourisme | Sylvia Pinel | |||||||||||
Sports, Jeunesse, Éducation populaire et Vie associative | Valérie Fourneyron | |||||||||||
Ministre auprès duPremier ministre |
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| Manuel Valls Premier ministre | ||||||||
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Justice,garde des sceaux | Christiane Taubira | |||||||||
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Culture et Communication | Aurélie Filippetti | |||||||||
Agriculture, Agroalimentaire et Forêt | Stéphane Le Foll,porte-parole du Gouvernement | |||||||||
Logement etÉgalité des territoires | Sylvia Pinel | |||||||||
Outre-mer | George Pau-Langevin | |||||||||
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Justice,garde des sceaux | Christiane Taubira (dém) (6)puisJean-Jacques Urvoas (6) | |||||||||
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Travail,Emploi,Formation professionnelle et Dialogue social | François Rebsamen (dém) (5)puisMyriam El Khomri (5) | |||||||||
Intérieur | Bernard Cazeneuve | |||||||||
Agriculture, Agroalimentaire et Forêt | Stéphane Le Foll,porte-parole du Gouvernement | |||||||||
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Culture et Communication | Fleur Pellerin | |||||||||
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Outre-mer | George Pau-Langevin | |||||||||
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Environnement, Énergie et Mer, chargée des relations internationales sur le climat |
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Justice,garde des sceaux | Jean-Jacques Urvoas | |||||||||
Travail, Emploi, Formation professionnelle et Dialogue social |
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Intérieur | Bernard Cazeneuve | |||||||||
Agriculture, Agroalimentaire et Forêt | Stéphane Le Foll,porte-parole du Gouvernement | |||||||||
Logement et Habitat durable | Emmanuelle Cosse | |||||||||
Économie,Industrie etNumérique puisÉconomie et Finances (3) |
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Culture et Communication | Audrey Azoulay | |||||||||
Famille, Enfance etDroits des femmes puisFamilles, Enfance etDroits des femmes (1) | Laurence Rossignol | |||||||||
Fonction publique | Annick Girardin | |||||||||
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Secrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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Sous laprésidence deFrançois Hollande | |||||||||||
Affaires étrangères et Développement international |
| ![]() Bernard Cazeneuve Premier ministre | |||||||||
Environnement,Énergie etMer, chargée des Relations internationales sur le climat |
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Économie et Finances |
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Justice,garde des sceaux | Jean-Jacques Urvoas | ||||||||||
Travail,Emploi,Formation professionnelle et Dialogue social |
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Intérieur | Bruno Le Roux (dém) (2) puisMatthias Fekl (2) | ||||||||||
Agriculture, Agroalimentaire et Forêt | Stéphane Le Foll,porte-parole du Gouvernement | ||||||||||
Logement et Habitat durable | Emmanuelle Cosse | ||||||||||
Culture et Communication | Audrey Azoulay | ||||||||||
Famille, Enfance etDroits des femmes | Laurence Rossignol | ||||||||||
Fonction publique | Annick Girardin | ||||||||||
Ville,Jeunesse et Sports |
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Outre-mer | Ericka Bareigts | ||||||||||
Secrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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Gouvernement Philippe I(15 mai –) | |||||||||
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Sous laprésidence d'Emmanuel Macron | |||||||||
Intérieur | Gérard Collomb,ministre d'État | ![]() Édouard Philippe Premier ministre | |||||||
Transition écologique et solidaire |
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Justice,garde des sceaux | François Bayrou,ministre d'État | ||||||||
Armées | Sylvie Goulard | ||||||||
Europe etAffaires étrangères |
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Cohésion des Territoires | Richard Ferrand | ||||||||
Solidarités et Santé | Agnès Buzyn | ||||||||
Culture | Françoise Nyssen | ||||||||
Économie | Bruno Le Maire | ||||||||
Travail | Muriel Pénicaud | ||||||||
Éducation nationale | Jean-Michel Blanquer | ||||||||
Agriculture et Alimentation | Jacques Mézard | ||||||||
Action et Comptes publics | Gérald Darmanin | ||||||||
Enseignement supérieur,Recherche et Innovation | Frédérique Vidal | ||||||||
Outre-Mer | Annick Girardin | ||||||||
Sports | Laura Flessel | ||||||||
Secrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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Ordonnancement parordre de préséance (← CAZENEUVE) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PHILIPPE II→) |
Sous laprésidence d'Emmanuel Macron | |||||||||||
Intérieur |
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Transition écologique et solidaire |
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Justice,garde des sceaux | Nicole Belloubet | ||||||||||
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Cohésion des territoires |
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Solidarités et Santé | Agnès Buzyn | ||||||||||
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Culture | Françoise Nyssen | ||||||||||
Travail | Muriel Pénicaud | ||||||||||
Éducation nationale | Jean-Michel Blanquer | ||||||||||
Agriculture et Alimentation | Stéphane Travert | ||||||||||
Action et Comptes publics |
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Enseignement supérieur,Recherche et Innovation | Frédérique Vidal | ||||||||||
Outre-Mer | Annick Girardin | ||||||||||
Sports | Laura FlesselpuisRoxana Maracineanu (2) | ||||||||||
Secrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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Gouvernement Philippe II( –)après leremaniement du | |||||||||||
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Sous laprésidence d'Emmanuel Macron | |||||||||||
Transition écologique et solidaire |
| ![]() Édouard Philippe Premier ministre | |||||||||
Justice,garde des sceaux | Nicole Belloubet | ||||||||||
Europe etAffaires étrangères |
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Armées |
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Solidarités et Santé |
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Économie et Finances |
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Travail |
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Éducation nationale etJeunesse |
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Intérieur |
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Enseignement supérieur,Recherche et Innovation | Frédérique Vidal | ||||||||||
Cohésion des territoires etRelations avec les collectivités territoriales |
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Outre-Mer | Annick Girardin | ||||||||||
Culture | Franck Riester | ||||||||||
Agriculture et Alimentation | Didier Guillaume | ||||||||||
Sports | Roxana Maracineanu | ||||||||||
Ministre etsecrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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Ordonnancement parordre de préséance (← PHILIPPE I) Gouvernement précédent ••••• Gouvernement suivant (→ CASTEX) |
Sous laprésidence d’Emmanuel Macron | |||||||||||||
Europe et Affaires étrangères |
| ![]() Jean Castex Premier ministre | |||||||||||
Transition écologique |
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Éducation nationale,Jeunesse etSports |
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Économie, Finances et Relance |
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Armées |
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Intérieur |
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Travail,Emploi et Insertion |
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Outre-mer | Sébastien Lecornu | ||||||||||||
Cohésion des territoires etRelations avec les collectivités territoriales |
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Justice,garde des sceaux | Éric Dupond-Moretti | ||||||||||||
Culture | Roselyne Bachelot | ||||||||||||
Solidarités et Santé |
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Mer | Annick Girardin | ||||||||||||
Enseignement supérieur,Recherche et Innovation | Frédérique Vidal | ||||||||||||
Agriculture et Alimentation | Julien Denormandie | ||||||||||||
Transformation et Fonction publiques | Amélie de Montchalin | ||||||||||||
Ministres délégués etsecrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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Ministres français des Affaires étrangères(depuis 1871) | |
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IIIe République (1871-1940) |
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Régime de Vichy (1940-1944) |
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France libre (1941-1944) |
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IVe République (1946-1959) |
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Ve République (depuis 1959) |
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Ministres français de la Défense(depuis 1871) | |
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Ministère de la Défense | |
IIIe République (1871 -1940) |
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Gouvernement provisoire (1944 -1946) | |
IVe République (1946 -1958) |
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Ve République (depuis1958) |
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Présidents duconseil régional de Bretagne | |
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