Pour les articles homonymes, voirPitte.
Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques | |
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Président Académie du vin de France | |
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Président Société de géographie | |
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Président Université Paris-Sorbonne | |
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Président Comité national français de géographie(d) | |
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Directeur Institut d'urbanisme et d'aménagement(d) | |
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Membre de | Academia Europaea() Académie des sciences d'outre-mer() Académie des sciences morales et politiques() Institut de géopolitique des populations(d) ![]() |
Directeur de thèse | |
Distinctions | Liste détaillée Prix Broquette-Gonin de littérature() Prix Broquette-Gonin() Prix Diane-Potier-Boès() Docteur honoris causa de l'université Alexandre-Jean-Cuza de Iași() Docteur honoris causa de l'université de Tel Aviv() Commandeur des Arts et des Lettres() Docteur honoris causa de l'université d'État de Tbilissi() Ordre du Soleil levant de deuxième classe() Prix Paulée de Meursault() Docteur honoris causa de l'université York() Officier de la Légion d'honneur() Commandeur de l'ordre national du Mérite() Médaille de la Culture() Prix du Guesclin() Ordre des Nuages Propices() Officier des Palmes académiques ![]() |
Jean-Robert Pitte est ungéographefrançais né le àParis.
Spécialiste du paysage et de la gastronomie, il est membre de l’Académie des sciences morales et politiques et président de laSociété de géographie.
Ses prises de position contre ce qu'il estime être un catastrophisme d'une partie des sciences de la terre lui ont valu d'être qualifié de climatosceptique.
Né d'un père employé de bureau et d'une mère secrétaire, Pitte a passé ses premières années auPré-Saint-Gervais. Scolarisé dans une école catholique, il exprime très jeune son goût pour la cuisine, mais ses parents l'en détournent, craignant qu'il ne devienne alcoolique[1].
Il étudie la géographie à laSorbonne, et soutient unethèse de troisième cycle sur la ville deNouakchott en Mauritanie, puis unethèse d'état sur la culture de lachataigne[2],[3].
Il enseigne notamment l'histoire du paysage et de l'aménagement du territoire, la gastronomie et le vin[réf. nécessaire]. Il a enseigné dans plusieurs pays, dont le Japon.[réf. nécessaire]
Auteur d'une thèse sur l'histoire des rapports entre l'homme et lechâtaignier[4], Jean-Robert Pitte, élève deXavier de Planhol (1926-2016), a orienté ses recherches vers la géographie historique et culturelle, principalement vers l'étude despaysages, de la gastronomie et du vin, envisagés séparément, mais aussi dans leurs rapports mutuels.[réf. nécessaire]
SonHistoire du paysage français, publiée en 1983[5], retrace l'évolution du paysage français, aussi bien rural qu'urbain. Il souligne la manière dont l'activité humaine a entièrement remodelé le paysage, depuis l'urbanisme systématique de laGaule romaine et la domestication progressive de l'espace rural jusqu'aux remembrements modernes et à la construction desgrands ensembles. Il oppose une première période marquée par un rapport « sacré » avec la nature et l'organisation urbaine, jusqu'auMoyen Âge, au traitement « profane » de l'espace qui caractériserait l'époque moderne depuis laRenaissance, au risque d'aboutir à l'époque contemporaine à la mise en place d'un « paysage banal ».[réf. nécessaire]
Depuis la fin des années 1980, il travaille principalement sur la géographie de la gastronomie et du vin.[réf. nécessaire]
Depuis 1981 il préside ou dirige de nombreux comités et organismes liés à ses activités universitaires : université inter-âges de Paris-Sorbonne[réf. nécessaire], comité national français de géographie[réf. nécessaire], mission de la carte universitaire et des affaires régionales au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, délégation à l’information et à l’orientation (DIO) auprès du Premier ministre, chargé de coordonner la politique d'orientation tout au long de la vie[réf. nécessaire], Association pour le développement duFestival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges,Société de géographie[6].
Depuis 2012, il est membre du conseil scientifique duFigaro histoire, où il assure une chronique d'histoire de la gastronomie[7][source insuffisante]. Il préside depuis 2007 la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires qui a préparé le dossier de candidature du "Repas gastronomique des Français" sur la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO. L'inscription a eu lieu en 2010 et, depuis, la Mission accompagne le réseau des quatre Cités de la gastronomie (Dijon, Lyon, Paris-Rungis et Tours) qui correspondent aux engagements de la France vis-à-vis de l'UNESCO.
Il prend position à de nombreuses reprises dans le débat public, en particulier depuis le mouvement étudiant contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006[8]. Il avait alors pris parti contre l'occupation des universités, selon lui« illégale et scandaleuse » et considérait que les étudiants se comportaient en« enfants gâtés » qui croient que« tout leur est dû »[9]. Ces critiques avaient inspiré l'ouvrageJeunes on vous ment, sorti quelques semaines après la fin du mouvement. Il rappelait qu'un étudiant à la Sorbonne dispose d’un espace de 2,6 m2, alors qu’un poulet de Bresse dispose de 10 m2, et en rendait responsables « l'étatisation du système » ou « le blocage de toute réforme par les syndicats[10] ». Ce livre a suscité des réactions très négatives de laFédération syndicale étudiante[réf. nécessaire].
Il appuie également ses demandes de sélection sur la dénonciation d'« étudiants fantômes » qui à l'en croire« profitent du nom et de la réputation de l'établissement à son détriment », dérive contre laquelle la seule solution est selon lui l'augmentation des frais d'inscription[11].
Ces prises de position lui ont valu le qualificatif de« Sorbonnard incorrect »[12].
Il a annoncé en qu'il pourrait demander le statut de « grand établissement » comme l'université Paris-Dauphine ouSciences Po si les réformes sur l'autonomie, la sélection ou les droits d'inscription ne voyaient pas rapidement le jour[13].
En 2006 il soutient la réforme portée par le gouvernement et mettant en place un contrat première embauche (CPE)[14].
En décembre 2007, sa décision d'interdire la projection d'un film consacré à l'université lui a valu de recevoir les « Ciseaux d'or » décernés parSauvons la recherche[15].
En 2012, l'économisteOlivier Godard cite Jean-Robert Pitte comme une figureclimato-sceptique médiatique en France, parmi quelques dizaines d'autres personnalités[16],[17]: « Les géographesSylvie Brunel et Jean‐Robert Pitte (2010) veulent en découdre avec le catastrophisme et, ce faisant, mettent dans le même sac les austèresrapports du GIEC, le film d’Al Gore et les proclamations des ONG. » Il met cette approche climato-sceptique sur le compte de l'ignorance : « Quant aux géographes Brunel et Pitte, ces universitaires s’intéressent à la dimension culturelle et économique de lagéographie humaine, champ important qui ne leur donne cependant pas une familiarité avec lamécanique des fluides et les phénomènes derayonnement. »
En 2021, dans une étude sur les discours climatosceptiques, les chercheurs enscience politique Renaud Hourcade et enanalyse du discours Albin Wagener citent l'ouvrage de Jean-Robert Pitte etSylvie BrunelLe ciel ne va pas nous tomber sur la tête (2010) comme exemple d'un« scepticisme sur les conséquences [qui] estime que les modèles d’impact du réchauffement climatique sont erronés et souffrent d’une tendance à l’exagération »[18].
Dans son ouvrageQui sauvera la planète ? Les technocrates, les autocrates ou les démocrates ?, le politiste Nathanael Wallenhorst cite comme exemple de la faiblesse de l'ouvrage un passage de ce livre au sujet duquel il entend établir que « tout est faux ». Par exemple, lorsque Sylvie Brunel et Jean-Robert Pitte affirment que « nous créons notre propre environnement. La ville en constitue l'archétype. La moitié de l'humanité vit désormais dans un cadre profondément humanisé, "artificiel" en ce sens qu'il est le produit des sociétés humaines, et qui pourtant abrite sa propre biodiversité […] Non seulement il n'existe plus guère de milieux et de paysages qui n'aient été transformés par l'homme... mais c'est tant mieux : l'humanité est créatrice de biodiversité… », Wallenhorst rappelle que « l'humanité n'est pas créatrice de biodiversité comme l'ont montré, entre autres chercheurs,Anthony Barnosky ouGerardo Ceballos à travers l'ensemble de leurs travaux : le nombre d'espèces et leurs aires de répartition ont diminué de façon inédite dans l'histoire de la Terre -deux effets directs des sociétés humaines[19]. »
En 2020, dans une interview recueillie par Sociétal, la revue de l'Institut de l'Entreprise, questionné sur le rôle des hommes dans le réchauffement climatique, il répond : « Cette question mérite mieux que les certitudes assénées à longueur de journée dans les médias, mais aussi par un certain nombre de scientifiques étroitement spécialisés le plus souvent et sans aucune culture historique. Coïncidence n’est pas corrélation. Comment a-t-on pu oublier cette base de toute démarche scientifique ? Il est essentiel de poursuivre des recherches ouvertes et pragmatiques sur ce sujet[20],[21]. »
En 2012, avec dix-sept autres intellectuels, il signe une tribune dans la presse pour soutenirNicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle[22].
En, il signe le« manifeste contre le nouvel antisémitisme » paru dansLe Parisien[23].
En 2017, un ouvrage en son honneur a été publié :L'Univers d'un géographe, mélanges en l'honneur de Jean-Robert Pitte auxPresses de l'université Paris-Sorbonne (PUPS), sous la direction deJean-René Trochet, Guy Chemla et Vincent Moriniaux.
Il possède plusieursdoctoratshonoris causa :
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