L'histoire de l'art est la discipline qui a pour objet l'étude des œuvres d'art dans l'histoire. Elle étudie également les conditions de création des artistes, la reconnaissance du fait artistique par un public, ainsi que le contexte environnemental, culturel, cultuel, spirituel, anthropologique, identitaire, idéologique et théorique, économique et social de lacréation artistique.
En dehors de l'Allemagne et de l'Italie où pour des raisons historiques[9], elle reste une matière bien intégrée au cursus universitaire, voire scolaire, on remarque que l'histoire de l'art continue d'être considérée comme un domaine marginal ou mineur en dépit de sa relative bonne image dans le public. De son côté la discipline est particulièrement subdivisée en sous-spécialités très hétérogènes (périodes historiques, aires culturelles, traditions méthodologiques, affinités institutionnelles[10], etc.), entre lesquelles les rapports sont parfois tendus et l'unité fragile (cf.H. Belting, D. Riout, É. de Chassey).
Par exemple, en France, selon le président de l'université Paris IV-Sorbonne[11], le taux d'échec aux examens des étudiants en première année d'histoire de l'art et archéologie est de 70 % (mais 45 % sur le site de Paris-I)[12]. Le cursus est régulièrement pris en exemple des dysfonctionnements de l'université (décalage entre les objectifs des étudiants au moment de leur première inscription et la réalité des enseignements, débouchés professionnels et formation permanente, encadrement et moyens des départements[13], cohérence des contenus et refus de l’interdisciplinarité, recrutement des enseignants, évaporation des doctorants, etc.).
Enseignement en France : l'histoire de l'art et l'histoire des arts
Discipline universitaire en France, l'histoire de l'art est souvent confondue avec l'histoire des arts. Christian Vieaux[14] précise en 2008 que l'une et l'autre sont pourtant distinctes. Si l'histoire de l'art comme l'histoire des arts traitent des mêmes objets, à savoir les œuvres d'art, des questions d'approches comme de mises en œuvre les distinguent. À ce titre, l'histoire des arts est d'abord définie[15] comme un enseignement de culture artistique partagé qui est enseigné en école primaire[16], au collège puis au lycée quand l'histoire de l'art est associée à l'enseignement supérieur (tant les universités que les écoles d'art). De surcroît, contrairement à l'histoire de l'art, l'histoire des arts est enseignée par tous les enseignants, indépendamment de leur discipline de recrutement ce qui nécessite une approche interdisciplinaire[17], les œuvres y sont travaillées davantage dans une perspective culturelle, historique et sensible.
On distingue très sommairement deux approches en histoire de l'art[18], selon leurs objectifs (voir aussi les théories structurelles et individualistes[19], ainsi que l'oppositionformes/contextes[20], en particulier dans le mondeanglo-saxon[21]) :
La plus courante ayant comme fin la mise à jour decorpus d'œuvres et d'artistes, de lasingularité de leurs discours, fondée sur des notions telles quechef-d'œuvre,styles,manière,écoles,mouvements,tendances et leurs articulations, leurs interactions avec l'histoire, les événements politiques et sociaux. Identifier, classer et hiérarchiser est alors parfois considéré comme un fondement méthodologique (cf.A. Chastel). Mais dans certains cas cette approche est qualifiée (ironiquement) d'attributionniste[22] pour son goût desbiographies narratives et des catalogues oumonographies d'artistes.
L'autre approche s'interroge aussi sur son proprediscours sur l'art, sur lathéorie de l'art[23] ou sur lesfrontières de l'art[24] – plus proche dessciences de l'art[25], est elle aussi initiée autour de(de)Berlin et Vienne[26] auXIXe siècle[27]. Donc, au-delà de l'historiographie (la manière dont cette histoire est écrite), il s'agit de confronter l'œuvre et les enjeux de l'artiste (cf. les « référents irréductibles » selonJ. Lichtenstein[23]) avec les regards qui sont portés sur eux. Aujourd'hui, certains parlent d'histoire de l'art critique (cf.Fr. Bardon, M. Podro[28]) et de nouvelle histoire de l’art (cf. A. Wessely[29]), d'histoire de l'art comparée (cf.Chr. Michel[30]) voire d'histoire de l’art philosophante (R. Pouivet[31]).
La mise en œuvre d'une histoire de l'art fait donc appel simultanément à différents savoirs et expériences, et il est plus simple de souligner ce qu'elle n'est pas censée être (un jugement sur l'art, un catalogue de collection, une lecture exhaustive de l'œuvre[33], un parti prisidéaliste[34], etc.), que de définir ce qu'elle est parfois (untravail critique, uneinterprétation, uneépistémologie – un discours sur la connaissance), mais cela toujours avec une certaineérudition (un « savoir approfondi » ; soit une ambition en matière de documentation et d’interprétation des œuvres[35]).
Du fait que de nombreux contributeurs à l'histoire de l'art[38] ne se sont pas qualifiés ni situés comme historiens de l'art[39] (voire hors du champ de la science), elle est parfois présentée comme une sciencetransdisciplinaire ou multidisciplinaire[40]. Mais on discute aussi beaucoup de sa place dans lessciences humaines (cf D. Arasse) etsociales (est-ce une science appliquée aux musées ? Quelle est l'autonomie de la discipline ? Par exemple).
L'art est supposé passer d'un stade archaïque à un stade classique, avant de tomber en décadence.
Les arts grec et romain sont présentés en exemple de cette courbe de développement.
Pour l'art grec, la notion d'art était différente de celle qui est présente dans lacivilisation occidentale. En effet, en grec, le mot « art » se disaittekhné, latechnique. Les Grecs ne faisaient ainsi aucune différence entre l'artisan et l'artiste ; seul le « faire » semblait avoir son importance.
La période archaïque correspond à l'art minoen, mycénien et cycladique ; la période classique à l'apogée de la création attique (le Parthénon àAthènes contemporain des sculptures dePhidias du théâtre d'Aristophane et des philosophesPlaton,Socrate...) ; s'ensuit la décadence de la république athénienne et celle concomitante de l'art hellénistique jusqu'à l'invasion romaine[réf. nécessaire].
Pour l'art romain, la période archaïque est celle de l'art fruste et austère de la République ; l'art classique correspond à l'apogée de l'Empire ; l'art du Bas-Empire (en particulier paléochrétien) aux formes simplifiées était perçu comme une décadence sous les coups de boutoir des invasions barbares.
Le changement de cette perception a lieu avec la publication, en1901, àVienne, de l'ouvrage d'Aloïs Riegl,L'art du Bas-Empire romain qui montre que la création artistique qui accompagne la chute de l'Empire romain ne doit pas être interprétée comme décadence, mais comme changement de norme et naissance d'un nouveau paradigme. On notera la concordance entre la publication de cet ouvrage théorique et la pratique artistique de laSécession viennoise qui s'affranchit alors des canons des Beaux-Arts, quelques années plus tardKandinsky etKupka créent les premières œuvres abstraites etPicasso etBraque le cubisme ; comme pour donner raison à Riegl…
À partir de là, l'histoire de l'art (jusque-là prisonnière du paradigme de la Renaissance : faire « revivre » l'apogée des arts antiques et expliquer quelles sont les conditions esthétiques – mais aussi politiques, économiques – de la création d'un art « classique ») reconnaît la pluralité des normes stylistiques simultanées (d'où aussi, étant donné l'effondrement d'un effort dogmatique et normatif, la multiplication des courants artistiques) et s'attache à constater, répertorier, comparer, expliquer les arts plutôt que l'art.
Funkkolleg Kunst : eine Geschichte der Kunst im Wandel ihrer Funktionen, sous la dir. deW. Busch(de), Munich, Zürich, 1987, 2 vol. (Serie Piper, 735-736)(ISBN3492107354), nouv. éd. 1997 ; suivi deModerne Kunst : das Funkkolleg zum Verständnis der Gegenwartskunst, sous la dir. deM. Wagner(de), Hambourg, 1991, 2 vol. (Rowolts Enzyklopädie)(ISBN3499555166 et3499555174).
Conséquence des divergences sur la définition de l'art[41], des difficultés à l'aborder dans sa globalité[42] et d'une méconnaissance des spécificités de l'histoire de l'art (qui n'est qu'observatrice de phénomènes historiques, et est à l'image de ses présupposés), les querelles sur laclassification des arts et les catégories artistiques sont une « figure imposée »[43] de l'histoire de l'art et de l'esthétique (par exemple la querelle desAnciens et des Modernes en littérature).
Les termes alors retenus nous renseignent au moins autant sur ceux qui les énoncent (quand ? Où ? Dans quelle perspective ? Quel contexte ?) que sur les œuvres qu'ils sont censés regrouper ou décrire. En plus de proposer une nouvelle grille généalogique de l'art, ils se définissent couramment « contre » (un autre mouvement, une école, etc.) ou par l'exclusion (hors du champ de l'art, d'une pratique). Il est remarquable que leurs significations soient extrêmement variables dans le temps, et soient passées de négatives à positives de nombreuses fois (baroque,impressionnisme, etc.).
Ces dernières années[Quand ?], certains réduisent l'histoire de l'art à l'histoire de l'art visuel, surtout pour la distinguer de lamusicologie, de l'étude duspectacle vivant (théâtre, danse, cirque, etc.) ou de lalittérature (voire de l'architecture), bien qu'en parallèle d'autres l'associent au champ très large dupatrimoineculturel. Effectivement, dans certains contextes scientifiques (en histoire et en linguistique particulièrement), il est habituel d'isoler la culture visuelle de la culture orale ou écrite pour en étudier les spécificités (lessources non écrites et lelangage non verbal).
Ainsi on peut préférer le termeimage (dans le sens de toutereprésentation, quelle qu'elle soit) pour éviter l'ambiguïté des termes art ou œuvre, considérés comme qualitatifs. Mais il ne faut pas confondre l'image perçue par l'œil avec l'idée de l'œuvre, souligné par la formuleLa pittura è cosa mentale[44] (La peinture est « chose mentale », unsigne[45] ? Une expérience intime ?), extraite des réflexions deLeonardo da Vinci sur l'art et la science[46]. Enfin l'expérience esthétique fait appel à plusieurs sens simultanément et rares sont les pratiques artistiques qui se développent sans interactions avec d'autres.
Les arts visuels traditionnels réfèrent aux œuvres d’art visuelles, perçues par l’œil, très souvent des peintures, qui sont mises à une certaine distance du spectateur, qui lui est considéré comme passif[47]. Elles stimulent le regard des spectateurs et l’offre une certaine perspective. L’œuvre qui est créé par l’artiste, considérer comme ayant une certaine autorité sur cette dernière, est considérée comme fixe, le spectateur ne change pas et ne participe pas à l’œuvre en question.
Pour ce qui est du fondement historique de l'adjectif plastique, certains[50] remarquent qu'à la Renaissance italienne,l'arte del designo (les arts dudessein) regroupaient les arts du volume (modelage, sculpture, architecture) et ceux de la surface (dessin, peinture, gravure). On retrouve respectivement aujourd'hui cette opposition dans les expressions « arts plastiques » et « arts graphiques ». Le point commun de ces pratiques manuelles, mais sans exclusivité serait alors l'action sur la matière, leur caractère évocateur.
Enfin, l'expression correspond, surtout depuisJoseph Beuys et le succès du termeplasticien, à une « façon d'être unartiste » et opportunément « d'éviter l'assignation à des catégories d'activités artistiques dépassées par la pratique » selonNathalie Heinich[51].
Signalons par ailleurs que le débat actuel, en France, sur lesarts visuels (ainsi que celui sur l'histoiredes arts, en rapport avec les historiensd'art), succédant à celui plus ancien sur les arts plastiques, est aussi lié aux réformes de l'éducation artistique[52] (perçu comme « expression d’une idéologiedominante[53] »). Ces réformes sont l'objet de nombreux corporatismes (bien sommairement, entre les cursus esthétique/arts plastiques et ceux d'histoire de l'art/conservateurs de musée), particulièrement amplifiés dans un contexte de réduction des effectifs[54] et des moyens par l'opposition entre deux ou trois ministères[55] (culture,éducation etrecherche).
Bien qu'imprécises[56] ou critiquables (et faisant l'économie des questions du statut de l'œuvre et de l'artiste), ces terminologies sont cependant significatives des enjeux contemporains, de la vitalité des lieux de créations et de réflexions artistiques actuels, au-delà du morcellement ou de l'appropriation des approches (et de l'enseignement) de l'art ou de son commerce, mais elles n'impliquent pas, en soi, un rétrécissement du champ d'études de la discipline histoire de l'art.
AuXXe siècle, à la suite de larévolution industrielle (XIXe siècle), qui a bouleversé la société profondément, on voit apparaître la vie moderne et donc l’art moderne. Cette période se déroule des années 1980 au milieu des années 1990, avant la période de l’art contemporain[61]. On peut remarquer une rupture par rapport à la place privilégiée de la peinture comme forme artistique traditionnelle. Certains artistes critiquent les standards du milieu artistique traditionnel, qui était de représenter la réalité le plus juste possible, et se dirige vers un style artistique plus abstrait. L’art abstrait et lesurréalisme, sont deux des mouvements artistiques importants, qui participent à cette remise en question. Les artistes développent des positions et perceptives individuelles et unique par rapport aux autres[62]. Un bon exemple de ceci, estLe Déjeuners sur l’herbe d’Édouard Manet, artiste peintre français en 1863. Il joue avec les perceptives, en illustrant une des femmes avec des mauvaises proportions et de la représentation de femmes prostituées dans un contexte accepté, et même anodin.
D’autres mouvements artistiques propres à l’art moderne, comme lecubisme et lefuturisme, ont été développés par des artistes de l’avant-garde[63]. Ils désirent provoquer, expérimenter avec les nouvelles technologies amenées par la révolution technologique et ils réfutent les principes traditionnels de l’art.
Ces diverses difficultés posent en plus la question de l'universalité de l'art (comment comparer ce qui est comparable ? Peut-on l'appréhender dans une seule « histoire » ?). En ce sens, l'approchesynchronique et diachronique des œuvres (« à un moment précis » et « dans ses évolutions ») permet aussi d'aborder les langages de l'art hors de limites chronologiques et géographiques perçues comme arbitraires.
Voir en premier lieu le portail de l'Histoire de l'art, et parmi les nombreuses publications[8],[39] comme :
La collectionManuels de l'École du Louvre, Paris, depuis 1995 (5 vol.à ce jour[Quand ?])(ISSN1245-2467).
L'Histoire de l'art pour les nullissimes, parAlexia Guggémos, éditions First, 2018(ISBN2412039402)[1]. L'auteure réhabilite dans son ouvrage les femmes artistes.
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Traditionnellement on oppose l'histoire de l'art à lacritique d'art, dans le sens où celle-ci est unjugement (une appréciation dubeau, dugoût) fondée sur l'intuition et la sensibilité, et non sur une argumentation scientifique. De plus lecritique tend lui aussi à faire œuvre, littéraire, parfois avec l'artiste même ou son environnement, voire en interaction avec unegalerie et lemarché de l'art.
Au sein des acteurs du monde de l'art, une autre distinction courante est celle entre le terme d'amateur d'art (mais a un double sens : qui sait apprécier, qui ne connaît pas ou peu), comme uncollectionneur, et deprofessionnel de l'art[64] comme unmarchand d'art, ou toute personne rémunérée pour son rapport à l'art (donc l'historien spécialisé ? Uncommissaire d'exposition ?).
Certains de ces deux caractères (de critique et d'amateur d'art) se retrouvent chez le(en)connoisseur anglo-saxon.
On distingue[65] aussi l'historien de l'art avec :
Unconservateur de musée[66] qui a comme mission d'inventorier, de préserver, d'enrichir et de rendre accessible une collection, unpatrimoine, dans de nombreuses contraintes physiques et de gestion (institutionnelles, locales, commerciales, etc.). Cependant, cette profession, comme celle d'archéologue, du fait de la proximité historique et scientifique de ces pratiques, se confond souvent avec l'histoire de l'art.
Unrestaurateur d'art, de musée ou architecte des Monuments historiques, professions liées à la précédente[67].
Unexpert en art, travaillant pour des compagnies d'assurance, des galeries, des musées ou des particuliers ; et unmédiateur patrimonial spécialisé dans les aspects juridiques…
Unmédiateur culturel[68], un conférencier, un guide, travaillant dans un souci de promotion et de vulgarisation (au bon sens du terme).
Unartiste, unartisan, un « praticien de comportements artistiques », ou unenseignant de ces « pratiques de production artistiques », dans le sens d'une opposition entreregard[8] etpratique (qui rappelle cependant l'opposition entre enseignants et chercheurs, dans une même discipline).
Parmi les critiques[70], on reproche parfois à l'histoire de l'art :
sonethnocentrismeoccidental (G. Bazin), soit d'être fondée sur l'étude des arts chrétiens et de ses sources gréco-romaine ;
ses traditions toujours fortementélitistes[71] et hiérarchisées (voire corporatistes[10]), ainsi que ses difficultés à proposer des instruments de culture générale ;
de se contenter de prendre acte,a posteriori, de cette idée floue d’art, dans des démonstrationsanachroniques où le concept est inexistant ou différent, selon l'époque ou le lieu concernés ;
d'associer des méthodes rationnelles avec un « fauxconcept » (Françoise Bardon[34]), potentiellementanhistorique (privé d'histoire), un domaine « irréductible à une approche de l'esprit » (Claire Barbillon[8]) ;
de perpétuer une typologie des « arts nobles »[72], une vue partielle (et partiale) de laculture, unevulgate de l'art, dans un cadre fétichiste ousexiste ;
de réintroduire un rapport à l'art divinisant ou inaccessible, associant artiste, génie, dieu ;
une approche qualitative des sources de l'histoire (noté par Nadeije Laneyrie Dagen) : parler d'œuvre est déjà un jugement du document, une sélection, au contraire de la catégorieimage, plus neutre (dans le sens de toute source à l'imaginaire).
d'étudier les conditions de la création artistique et de laisser de côté l'aspect matériel et technique de l'œuvre ;
de gloser sur laglose, de s'approprier la parole sur l'art, dans une certaine indifférence auxréalités desartistes dans lasociété d'aujourd'hui, et aussi d'ignorer la simplicité (sabanalité, « à la disposition de tout le monde ») de l'expérience poétique quotidienne.
d'avoir gommé les femmes artistes, ce que rétablit en partie le livre de la critique d'artAlexia Guggémos "L'Histoire de l'art pour les nullissimes" paru en 2017[73].
↑dit aussi Su Tung P’o (1037-1101). Cf. Ku Teng,Su Tung P’o als Kunstkritiker, dansOstasiatische Zeitschrift, nouv. sér. 8, 1932.
↑Abu Nasr al-Farabi (872-950)أبو نصر محمد الفارابي,Le grand livre de la musique (Kitab al musiki al-kabir) ; cf. l'article d'‘Ammar al-Talbi, dansPerspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée, Unesco, Paris, 1993,p. 387-377.
↑Voir par exempleConférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture [à partir de 1648], éd. critique intégrale sous la dir. deJ. Lichtenstein etChr. Michel,et al., Paris, depuis 2006 [dix tomes en 20 volumes sont prévus] : vol. I(ISBN978-2-84056-190-3) et vol. II(ISBN978-2-84056-235-1).
↑a etbAinsi, en France, les affinités et les réseaux s'opposent ou se combinent suivant leurs qualités de normaliens, agrégés, conservateurs ; CNRS, EHESS ou universitaires ; archéologues, historiens, esthéticiens ou linguistes ; antiquisants, médiévistes, modernistes ou contemporanéistes ; éditeurs, bibliothécaires, administratifs ou scientifiques, etc.
↑Catherine Kerever, « Décloisonner les savoirs »,Beaux-Arts magazine, hors-série "L'éducation artistique et culturelle de la maternelle au lycée",,p. 94-95.
↑La possibilité même d'attribuerunsens à une œuvre, d'en faire unelecture qui pourrait être considérée comme définitive ou exhaustive, voire de l'interpréter, est d'ailleurs couramment remis en cause par les auteurs, commeM. Baxandall,Fr. Bardon,U. Eco. Voir aussi Nathalie Heinich, « Art contemporain et fabrication de l’inauthentique », Terrain, Numéro 33 - Authentique ? (septembre 1999) , [En ligne], mis en ligne le.
↑a etbJ. Lichtenstein (dir.) avec J.-Fr. Groulier, N. Laneyrie-Dagen, D. Riout,La peinture, Paris, Larousse, 1995 (Textes essentiels)(ISBN2-03-741027-1). En dernier lieu, voir aussi A. D'Alleva,Méthodes & théories de l'histoire de l'art [Methods & theories of art history], A. Cirier (trad.), Paris, Thalia éd., 2006 (Initiation à l'art)(ISBN2-35278-006-3).
↑Voir, entre autres, lesKunstwissenschaft etKunstgeschichteallemandes, laKunstforschung (larecherche en art), maisaussi la philosophie de l'art, la philosophie du beau, la théorie du goût, la théorie de l'art ou théorie des beaux-arts, la théorie ou science ou critique du beau, la théorie ou science de l'art, lecriticism etcritic of art, laWissenschaft vom Schönen, laKunstlehre, laKunstkritik (etc.) et enfin les autresapproches de l'art par les sciences humaines et sociales.
↑É. Décultot,Histoire croisée du discours sur l’art: enquête sur la genèse franco-allemande d’une discipline, dansÉcrire l’histoire de l’art. France-Allemagne, 1750-1920, Paris, janvier 2000 (Revue germanique internationale, 13).
↑J.-L. Chalumeau,La Lecture de l'art, Paris, Klincksieck, 2002(ISBN2-252-03374-6) ; le texte est plus développé dans la version de 1981/1991(ISBN2-85108-715-0).
↑a etbFr. Bardon,Le concert champêtre. Vol. 1, Un défi à l'histoire de l'art, Paris, E. C. éditions, 1995,p. 168(ISBN2-911105-01-X) ; en cours de rééd.
↑Leonardo,Trattato della pittura, ch. 29 (cf.Daniel Arasse,Léonard de Vinci : le rythme du monde, Hazan, 1997-2003) : […]tutte le arti che passano per le mani degli scrittori, le quali sono di specie di disegno, membro della pittura, […]sono mentali com’è la pittura, la quale è prima nella mente del suo speculatore, e non può pervenire alla sua perfezione senza la manuale operazione […] ([…] tous les arts qui ont besoin de la main du scribe - et l'écriture est du même genre que le dessin qui est une partie de la peinture […] - sont mentale comme l'est la peinture, qui est d'abord dans l'esprit de celui qui la conçoit, et ne peut venir à sa perfection sans l'opération manuelle […] - trad. d'après l'Atelier d'esthétique,Esthétique et philosophie de l'art : repères historiques et thématiques, Bruxelles, 2002,p. 75).
↑Marc Le Bot, « Margelles du sens ou les musées de Marcel Duchamp », dansMarcel Duchamp, Aix-en-Provence, 1974,p. 12 (L’arc,no 50).
↑VoirWalter Benjamin : messianisme et émancipation. Entretien avecMichael Löwy, danssolidarites.ch, 1, 2002,p. 28-29 (texte en ligne). Voir aussi l'analyse de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (Sociologie de la bourgeoisie, Paris, 2000),résumé par Nathan Boigienman : « Les grands bourgeois sont les principaux clients des créateurs et du marché de l’art. L’histoire de l’art et de la littérature s’apprennent dans les salons familiaux. Les demeures de ces familles sont exceptionnelles au point de pouvoir devenir des musées. Les auteurs donnent des exemples d’hôtels particuliers et de châteaux légués à l’État et qui sont aujourd’hui des musées. »
↑Laurent Gervereau (dir.),Dictionnaire mondial des images, Paris, Nouveau monde, 2006 ; Laurent Gervereau,Images, une histoire mondiale, Paris, Nouveau monde, 2008 ; Laurent Gervereau,Voir, comprendre, analyser les images, Paris, La Découverte, 1994 (rééd.)
↑Gérard Monnier, dans J.-P. Rioux et J.-Fr. Sirinelli (dir.),Pour une histoire culturelle, Paris, Seuil, 1997(ISBN2-02-025470-0). Voir aussiPh. Poirrier,Les Enjeux de l'histoire culturelle, Paris, Seuil, 2004(ISBN2-02-049245-8).
(en + de + fr + it)H-ArtHist, le forum de discussion consacré à l’histoire de l’art dans le cadre du réseauH-Net(en), Institut für Kunst- und Bildgeschichte (Berlin).