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Gard

43° 59′ nord, 4° 08′ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour l’article ayant un titre homophone, voirGare.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirGard (homonymie).

Gard
Blason de GardDrapeau de Gard
Gard
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionOccitanie
Création du département(235 ans)
Chef-lieu
(Préfecture)
Nîmes
Sous-préfecturesAlès
Le Vigan
Présidente du
conseil départemental
Françoise Laurent-Perrigot (PS)
PréfetJérôme Bonet
Code Insee30
Code ISO 3166-2FR-30
Code Eurostat NUTS-3FR812
Démographie
GentiléGardois
Population764 010 hab.(2022)
Densité131 hab./km2
Géographie
Coordonnées43° 59′ nord, 4° 08′ est
Superficie5 853 km2
Subdivisions
Arrondissements3
Circonscriptions législatives6
Cantons23
Intercommunalités14
Communes350
Liens
Site webgard.fr
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LeGard (/ɡaʁ/[Note 1]) est undépartement français situé dans larégionOccitanie (anciennement enLanguedoc-Roussillon). Il tient son nom de la rivière le Gard (Gard enoccitan), localement appelé leGardon, qui le traverse. L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) etLa Poste lui attribuent le code 30. Sapréfecture estNîmes.

Le Gard fait partie duGrand Sud-Est français.

Géographie

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Article détaillé :Géographie du Gard.

Situation

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Le Gard fait partie de larégionOccitanie qui a intégré l'ancienne région duLanguedoc-Roussillon.

Départements limitrophes :Bouches-du-Rhône,Ardèche,Vaucluse,Hérault,Aveyron,Lozère.Son point culminant est lemont Aigoual dans lesCévennes à 1 565 m d'altitude.

Points extrêmes du département du Gard :

Population
  • Commune la plus peuplée :Nîmes (150 444 habitants en 2022)
  • Commune la moins peuplée :Causse-Bégon (25 habitants en 2022)
Superficie
  • Commune la plus étendue :Nîmes (16 185 hectares)
  • Commune la moins étendue :Massanes (164 hectares)

Classement

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Liste des communes les plus étendues du département :

Géologie

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Le département possède une grande variété géologique qui a structuré ses paysages et qui est à l'origine d'une importante palette d'activités liées à son sol et à son sous-sol : ressources minières (or, argent, plomb, zinc, antimoine, fer, charbon, lignite, asphalte, uranium), ressources minérales (pierre à chaux ou à ciment, pierre de taille ou marbrière, ocres, craie de tailleur, argiles, sel marin ousel gemme, sources minérales ou thermales)[1].

Sur le plan géologique, le sous-sol est constitué de formations allant de l'antécambrien au quaternaire récent. Il se divise en quatre grandes zones :

Climat

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Article détaillé :Climat du Gard.

Le climat du Gard est de typeméditerranéen.

Lors de lacanicule de juin 2019, le, alors que le département était placé en alerte rouge parMétéo France, un record de45,9 °C a été enregistré dans la commune deGallargues-le-Montueux. Le précédent record de ce département datait du, avec44,1 °C àSaint-Christol-lès-Alès etConqueyrac. Le record national revenant finalement ce même jour à la commune deVérargues (Hérault), à quelques kilomètres de Gallargues, avec46 °C.

Histoire

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Article détaillé :Histoire du Gard.
Carte du Gard (1790)

Le département a été créé à laRévolution française, le en application de la loi du, à partir d'une partie de l'ancienneprovince deLanguedoc.

L'affirmation selon laquelle lecanton de Ganges« initialement et logiquement attribué au Gard », aurait été échangé avec celui d'Aigues-Mortes attribué à l'Hérault " afin que le département possède un débouché sur legolfe du Lion " n'a jamais pu être vérifiée, notamment aux archives départementales du Gard et de l'Hérault. De plus, Ganges a toujours appartenu audiocèse de Montpellier, Aigues Mortes à celui de Nîmes et de sa sénéchaussée. Cette déclaration voit le jour pour la première fois dans l'ouvrage de Pierre Gorlier " Le Vigan au cours des siècles, histoire d'une cité languedocienne " publié en 1955. La confusion semble plutôt venir des années 1830 alors que Ganges, pour des raisons de« commodités », demande à être rattachée au Gard mais cette proposition est rejetée. Lors du découpage des départements, les diocèses d'Alès et d'Uzès furent amputés d'une petite partie, autour desVans, qui fut rattachée au sud de l'Ardèche, tout commeMeyrueis au nord du massif de l'Aigoual se retrouva en Lozère.Marsillargues, proche deLunel mais comprise dans lediocèse de Nîmes, passa dans l'Hérault alors queBeaucaire et la Terre d'Argence, suffrageant d'Arles, revint au Gard.

Le département du Gard est riche culturellement.S'il a au travers de l'histoire toujours fait partie duLanguedoc, la Provence a aussi influencé sa culture dans sa partie Est.

XIIIe – Ier siècle av. J.-C.

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Ce pays fut, dit-on, occupé primitivement par les Ibères. Ceux-ci furent chassés par le peuple celte desVolques qui prirent, en s'établissant dans cette contrée, le surnom d'Arécomiques, c'est-à-dire Volques du pays plat, pour se distinguer des Volques Tectosages, qui occupaient les montagnes du côté deToulouse. La civilisation orientale fut apportée sur ces rivages par lesPhéniciens, qui, duXIIIe auXIe siècle av. J.-C., y fondèrent de nombreux comptoirs ; par les Rhodiens, qui, vers - 900, fondèrent Rhoda à l'embouchure duRhône ; enfin, par les Phocéens, fondateurs deMarseille. On se rappelle les expéditions lointaines auxquelles s'associèrent les Arécomiques, sousSigovèse,Bellovèse,Brennus. Entraînés sans doute par les Massaliotes dans le parti de Rome, les Arécomiques s'opposèrent au passage d'Hannibal (ou Annibal) et tentèrent de l'arrêter sur les bords du Rhône. Il les vainquit et passa (- 218). Vers - 154, les Arvernes soumirent tout le pays des Arécomiques ; mais leur séjour fut de peu de durée, et déjà ils avaient disparu quand lesRomains se montrèrent.

L'influence deMarseille décida les Arécomiques à se soumettre volontairement (- 121) au proconsul En. Domitius ; en récompense, le sénat permit àNîmes et aux vingt-quatre bourgs placés dans sa dépendance de conserver leurs lois, leur religion et leurs usages.Rome trouva depuis dans les Arécomiques des sujets toujours fidèles et toujours étrangers aux mouvements qui agitèrent laGaule. Quelques années après, les Cimbres et les Teutons traversèrent, avec l'impétuosité et les ravages d'une tempête, tout le pays entre leRhône, lesCévennes et lesPyrénées, et fondirent sur l'Espagne pour revenir ensuite se faire battre par Marius.

L'attachement que les Arécomiques vouèrent dès lors au vainqueur des barbares du Nord et à son héritier Sertorius leur valut la haine de Sylla et dePompée, qui donna une partie de leurs terres aux Marseillais. Par la même raison, ils furent favorablement traités parJules César et parAuguste. Leur pays fut compris dans laNarbonnaise, plus tard, dans la Narbonnaise première, et se couvrit de monuments romains qui font du Gard le département le plus riche en antiquités de cette époque.

IVe – VIIIe siècles

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Les invasions barbares, arrêtées depuis Marius par la puissance romaine, recommencèrent en407.Crocus, roi desVandales, dévasta la Narbonnaise et renversa plusieurs monuments romains. Il fut vaincu par le second Marius. Aux Vandales succédèrent lesWisigoths auxquels fut soumis le pays deNîmes.Clovis le leur enleva un instant. Mais la victoire d'Ibbas, généralostrogoth, le leur rendit, et leur domination n'y fut plus troublée que par la révolte duduc Paul sousWamba (672).

En720, lesSarrasins, sous l'émir Zama, se répandent jusqu'au Rhône ; ils sont vaincus deux ans après parEudes. Iousouf prend le même chemin en737 ;Charles Martel le bat à son tour. Pour la troisième fois le pays deNîmes est envahi par les Sarrasins en752 ; mais il se révolte, forme une ligue et chasse les étrangers. Le chef qui avait été porté à la tête de cette sorte de république,Ansemond, ne se sentant pas assez de forces pour résister longtemps aux Maures, se mit sous la protection dePépin le Bref et lui livraNîmes en752. Pépin donna le gouvernement de Nîmes et d'Uzès à Radulfe, qui fut le premier comte (753).

Moyen Âge

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Blason du Gard
(non officiel. Proposition de R. Louis).

Les comtes deNîmes devinrent héréditaires aprèsCharlemagne, dans ces temps de trouble où lesNormands se rendirent si redoutables. Ces pirates débarquèrent en858 dans la contrée qui nous occupe ; lesHongrois y parurent à leur tour en924 et y commirent d'affreux ravages. Mais bientôt le Nemosez eut des seigneurs capables de le défendre ; ce fut en956, lorsque l'héritière Cécile épousa Bernard II, vicomte d'Albi, dont les descendants, devenus maîtres deBéziers et deCarcassonne, furent si puissants et si célèbres sous le nom deTrencavel. La vicomté deNîmes fut pourtant détachée des domaines des Trencavel, en 1130, pour devenir l'apanage de Bernard, fils cadet de Bernard-Athon IV. Elle fut vendue dans le même siècle (1185) par Bernard-Athon VI à Raymond V, comte deToulouse, déjà maître de cette partie de la contrée que l'on appelait le comté de Saint-Gilles. Au commencement du siècle suivant, Simon de Montfort se la fit adjuger, et son successeur la remit à saint Louis, qui la réunit enfin à la couronne de France. Depuis ce temps, le Nemosez, directement soumis aux officiers royaux, n'a plus changé de maîtres.

Le fief d'Alais (Alès) appartenait, au Moyen Âge, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes deNarbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au milieu duXVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.

La vicomté d'Uzès, au commencement duXVIe siècle, fut acquise par un mariage au baron de Crussol ; le petit-fils de ce seigneur la fit ériger en duché (1556), puis en pairie, et, auXVIIIe siècle, le duc d'Uzès était déjà le plus ancien pair du royaume, toutes les autres pairies s'étant éteintes auparavant.

XVIe – XIXe siècles

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AuXVIe siècle et auXVIIe siècle, les diocèses deNîmes, d'Alais et d'Uzès furent agités par les guerres religieuses. Bien que sans cesse persécutés (dès 1660 avec les dragonnades), lesprotestants y étaient très nombreux, quand la révocation de l'édit de Nantes (18 octobre 1685) vint les frapper d'une proscription générale. Alors, en effet, on leur envoya des missionnaires et des soldats, qui en convertirent quelques-uns ; mais le plus grand nombre aima mieux s'expatrier ou souffrir pour ses croyances.

Ce n'était que temples renversés, pasteurs mis à mort ou envoyés aux galères, vieillards, femmes, enfants jetés en prison (comme à la tour de Constance àAigues-Mortes où cette protestante avait gravé sur les mursRésistez !). Beaucoup se réfugièrent dans lesCévennes au nord du département ; mais, là encore, l'inquisition les poursuivit, et des milliers y périrent sur le bûcher ou sur la roue. Désespérés, quelques montagnards cévenols s'armèrent, les uns de faux, les autres de fourches, d'autres d'épées ou de fusils ; et, des montagnes du Gard, de laLozère et duVivarais, la révolte se propagea dans le pays d'Alais. Ainsi commença laguerre des Camisards (1702).

Les camisards assassinent les prêtres et incendient les églises catholiques. ÀFraissinet-de-Fourques, 40 femmes et enfants de miliciens catholiques sont massacrés par les camisards de Castanet, le 21 février 1703.

On sait que cette guerre dura trois ans. Mais la répression dura jusqu'à 1744, voire 1787 (date de l'édit de Tolérance) et même laRévolution française (1789) avec la déclaration des droits et son article sur la liberté de religion (rédigé par un Gardoisprotestant). LesCamisards marchaient jour et nuit, et par bandes ; ils appelaient frères leurs chefs.Jean Cavalier, qui commandait les bandes de la plaine ou du pays d'Alais, était un garçon boucher à peine âgé de vingt ans. Ardent et courageux, il passait pour un prophète et avait sur ses compagnons un pouvoir absolu. Il eut à combattre le maréchal de Montrevel, ce qu'il fit avec succès ; mais il se rendit à Villars. On dit que le grand roi s'étant fait présenter, le jeune héros, à la vue de son air chétif et de sa petite taille, il haussa les épaules et lui tourna le dos.

Après ces sanglantes guerres, le pays deNîmes, d'Alais et d'Uzès jouit d'un long repos ; le temps du "prophétisme" en tous genres est venu animer par les idées des Lumières, il a même conduit à la création d'une communautéquaker dans le village deCongénies. Des communautés méthodistes vont également se développer à partir des années 1820…

Mais la Révolution vint réveiller les anciennes passions : l'histoire du département compte à cette époque de tristes pages…

À la Renaissance, et surtout auxXVIIIe et XIXe siècles, le Gard connaît un impressionnant essor. Notamment, de grandes manufactures de tissus se développent notamment en Cévennes — ainsi, et ce n'est pas une légende, les premiers jeans (Levi's) furent réalisés àNîmes avec une toile résistante, d'abord conçus pour les bergers cévenols et pour les marins génois, ensuite pour les colons de l'Ouest américain, chercheurs d'or et "cow-boys". D'où les termes « Jean (Gênes) Denim (De Nîmes)». Des métiers à tisser cette toile sont visibles au Musée du Vieux-Nîmes. Bientôt la production d'étoffes et du bas de soie s'exporte en Europe et aux Indes espagnoles. Les deux tiers de la population active deNîmes sont employés dans le textile. La ville et le département s'enrichissent. Le Gard change.

XIXe siècle

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La capitale du département, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient de plus une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dans les années 1830-1840 le plus long alors en France.

Voilà qu'apparaissent de superbes hôtels particuliers dans les villes et villages, voilà que se dessine un renouveau urbain (notamment le monumental quartier de la gare). ÀNîmes, par hasard, au siècle des Lumières, on redécouvre le sanctuaire romain de la Source. On en fait un grand projet d'urbanisme. L'industrie de la soie se reconvertit dans la confection de châles grâce aux premiers métiers Jacquard initiés par Turion, un ouvrier nîmois. Trente années de réussite fulgurante placent le Gard et Nîmes l'industrielle à un rang européen.

FinXIXe siècle

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Mais la concurrence lyonnaise est rude en cette deuxième moitié duXIXe siècle (maladie du ver à soie, du châtaignier, etc.). Très vite, avant de perdre de l'argent, on réinvestit les capitaux du textile dans le vignoble. Celui desCostières, dans la partie sud du département, connaît alors la prospérité. La culture de lavigne est facilitée par la construction ducanal du Midi, le transport duvin par celle du chemin de fer, très développé dans le Gard dès la moitié duXIXe siècle (notamment grâce à l'industrielPaulin Talabot et à l'ingénieurCharles Dombre). Mais hélas, la crise duphylloxéra durant les années 1870 marque un coup d'arrêt terrible à cette nouvelle économie jusqu'ici florissante.

La gare centrale du Gard àNîmes devient cependant le centre de transit du charbon cévenol versBeaucaire, leRhône etMarseille.

Il est à souligner que ce département a toujours été inspiré par de multiples cultures, ceci étant notamment dû à sa situation géographique exceptionnelle : la culture latine (notamment à mi-chemin entre l'Italie et l'Espagne), languedocienne, provençale, protestante, cévenole, camarguaise - et en particulier la tauromachie languedocienne et provençale présente depuis leXVe siècle comme l'attestent les archives. La corrida espagnole, quant à elle, ne fut importée qu'au milieu duXIXe siècle.

XXe siècle

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Le Gard se remodèle. Dans un élan délibéré, sa capitale,Nîmes, allie la pointe de l'art contemporain aux richesses du passé. Elle réhabilite ses quartiers anciens et s'étend vers le sud. Elle confie ses projets d'urbanisme et d'architecture aux plus grands créateurs internationaux :Norman Foster,Vittorio Gregotti,Kisho Kurokawa,Jean Nouvel,Martial Raysse,Philippe Starck,Jean-Michel Wilmotte

Prouesse technique entre toutes, Finn Geipel et Nicolas Michelin offrent aux arènes nîmoises une couverture de toile gonflable, amovible aux beaux jours. Hiver comme été, Nîmes organise des spectacles dans les arènes.

Pour des raisons de coûts mais surtout de sécurité du bâtiment et des personnes, la bulle a été supprimée en 2005[2].

La viticulture y joue toujours un rôle important. La vie culturelle y est dense et de nombreux festivals ont lieu dans le département durant toute l'année.

XXIe siècle

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L'héliotropisme et l'arrivée en 2001 de laLGV Méditerranée, mettant le Gard à 2 h 52 deParis, donnent un dynamisme nouveau au département et contribuent pour une bonne part à son important essor démographique et économique. Le tourisme est aujourd'hui une des toutes premières activités du Gard. C'est au sein du département qu'est né le label national « Tourisme et Handicap », qui promeut l'accessibilité dans 160 équipements touristiques gardois.

Au la régionLanguedoc-Roussillon, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la régionMidi-Pyrénées pour devenir la nouvelle région administrativeOccitanie.

Politique

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Les trois arrondissements du Gard.
Article détaillé :Politique dans le Gard.

Économie

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Agriculture

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Le Gard présente une surface boisée de244 750 hectares soit plus de 40 % de la surface du territoire et plus de 22 % de celle du Languedoc-Roussillon. Les surfaces non cultivées comme les landes ou garrigues représentent102 013 ha soit plus de 17 % du département. Les surfaces agricoles utilisées représentent plus de 27 % du département avec162 046 ha.

Articles détaillés :Tavel (AOC),Lirac (AOC),Côtes-du-rhône,Costières-de-nîmes,Gard (IGP) etCoteaux-du-pont-du-gard.

Les grandes cultures sont la vigne avec55 400 ha soit 34 % des terres agricoles. Puis la culture des céréales avec29 585 ha soit plus de 18 % de la surface agricole, les prairies artificielles avec9 060 hectares soit 5,5 % des terres, la culture fruitière (y compris châtaignes) avec8 419 ha soit 5,2 %, les jachères avec4 232 ha soit 2,6 %, les légumes avec4 528 ha soit moins de 3 %, les surfaces enherbées représentent35 870 ha soit 22 % des terres agricoles utilisées[3].

Article détaillé :Riz de Camargue.

Le cheptel bovin est à 15 226 têtes[4].

On compte 728 exploitations Bio soit 10,8 % des exploitations du département. La part dans la surface agricole utile est de 11,3 % avec18 146 hectares, positionnant le Gard derrière l'Aude avec23 705 ha[5].

La surface moyenne des exploitations est de 40 hectares contre 75 hectares au niveau national[6]. Un millier d'exploitation sont biologiques en 2020[6].

Industrie

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En 2010 l'industrie emploie 25 639 salariés[7].

Entreprises et commerces

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Le Gard accueille des entreprises d'envergure nationale, dontEminence etRoyal Canin (leurs sièges sociaux sont situés àAimargues). Le Gard accueille également le Groupe Capelle àVézénobres, la franchise d'hôtellerie de plein airYelloh! Village àAigues-Mortes, Bastide le Confort Médical àCaissargues et la marque d'eau minérale gazeusePerrier àVergèze.

Transports

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Article détaillé :Transports dans le Gard.

Routes et autoroutes

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Chemins de fer

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Plusieurs lignes de chemin de fer traversent le département :

Beaucoup de lignes ne sont plus en service dans le département.

Revenus et fiscalité

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Les revenus disponibles moyens sont de 26 669 €, il est de 28 283 € pour une commune rurale, et de 26 327 € pour une commune urbaine. Le niveau de vie médian moyen est de 17 852 €, dans une commune rurale celui-ci atteint 18 261 € tandis qu'il est de 17 752 € dans une commune urbaine. le salaire moyen horaire 12,4 €, il est de 9 € pour les ouvriers non qualifiés, de 10,7 € pour les ouvriers qualifiés, de 9,6 € pour les employés, de 14 € pour les professions intermédiaires, de 21,8 € pour les cadres[8].

L'intensité de pauvreté est de 22, le niveau de vie moyen des personnes sous leseuil de pauvreté est de 9 024 €. Les familles monoparentales sont les plus touchées avec un taux de pauvreté de 40,9 %, la moyenne nationale étant de 31,5 %, celle du Languedoc-Roussillon 39,9 %. Les tranches d'âges les plus exposées sont celles en dessous de 30 ans avec un taux de 27,9%[9].

Emplois

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Les actifs ayant un emploi sont 58,2 %, le taux de chômage est de 14 % de la population active[10]. Les secteurs du commerce, transport et services représentent 42 % des emplois, l'administration publique, la santé, l'enseignement représentent 33 %, l'industrie 11 %, la construction 8 %, l'agriculture un peu plus de 3 %[11].

Démographie

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Article détaillé :Démographie du Gard.

Les habitants du Gard sont lesGardois.

Évolution démographique

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En 2022, le département comptait 764 010 habitants[Note 2], en évolution de +2,97 % par rapport à 2016 (France horsMayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179118011806182118261831183618411846
313 464300 144322 144334 164347 550357 283366 259376 062400 381
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185118561861186618721876188118861891
408 163419 697422 107429 747420 131423 804415 629417 099419 388
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
189619011906191119211926193119361946
416 036420 836421 166413 458396 169402 601406 815395 299380 837
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
195419621968197519821990199920062011
396 742435 107478 544494 575530 478585 049623 125683 169718 357
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201620212022------
742 006756 543764 010------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[12] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[13] puis population municipale à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Communes les plus peuplées

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Liste des quinze communes les plus peuplées du département
NomCode
Insee
IntercommunalitéSuperficie
(km2)
Population
(dernièrepop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Nîmes30189CA Nîmes Métropole161,85150 444(2022)930modifier les donnéesmodifier les données
Alès30007CA Alès Agglomération23,1645 025(2022)1 944modifier les donnéesmodifier les données
Bagnols-sur-Cèze30028CA du Gard rhodanien31,3718 124(2022)578modifier les donnéesmodifier les données
Beaucaire30032CC Beaucaire Terre d'Argence86,5215 695(2022)181modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Gilles30258CA Nîmes Métropole153,7314 427(2022)94modifier les donnéesmodifier les données
Villeneuve-lès-Avignon30351CA Grand Avignon18,2712 950(2022)709modifier les donnéesmodifier les données
Vauvert30341CC de Petite Camargue109,8611 772(2022)107modifier les donnéesmodifier les données
Pont-Saint-Esprit30202CA du Gard rhodanien18,4910 759(2022)582modifier les donnéesmodifier les données
Aigues-Mortes30003CC Terre de Camargue57,788 707(2022)151modifier les donnéesmodifier les données
Les Angles30011CA Grand Avignon17,648 694(2022)493modifier les donnéesmodifier les données
Le Grau-du-Roi30133CC Terre de Camargue54,738 513(2022)156modifier les donnéesmodifier les données
Marguerittes30156CA Nîmes Métropole25,298 370(2022)331modifier les donnéesmodifier les données
Uzès30334CC Pays d'Uzès25,418 360(2022)329modifier les donnéesmodifier les données
Rochefort-du-Gard30217CA Grand Avignon34,038 067(2022)237modifier les donnéesmodifier les données
Bellegarde30034CC Beaucaire Terre d'Argence44,967 929(2022)176modifier les donnéesmodifier les données

Culture

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Article détaillé :Culture dans le Gard.
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Gastronomie

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Article détaillé :Cuisine cévenole et gardoise.
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Tourisme

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Article détaillé :Tourisme dans le Gard.
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Les résidences secondaires

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Selon le recensement général de la population du1er janvier 2008, 12,9 % des logements disponibles dans le département étaient desrésidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Gard dont lesrésidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008.

VillePopulation municipaleNombre de logementsRésidences secondaires% résidences secondaires
Le Grau-du-Roi8 11022 49818 23881,06 %
Dourbies18647737378,20 %
Méjannes-le-Clap44898274976,28 %
Saint-Sauveur-Camprieu26856540772,05 %
Valleraugue1 0731 32277958,91 %
Lanuéjols32544425156,58 %
Saint-André-de-Valborgne45656931154,66 %
Mialet56364034453,83 %
Notre-Dame-de-la-Rouvière41838120152,71 %
Génolhac90282232439,38 %
Saint-André-de-Majencoules58153820838,59 %
Lasalle1 06395034836,60 %
Allègre-les-Fumades75660622036,30 %
Sumène1 5551 11233329,95 %
Sauve1 8791 27129323,03 %
Anduze3 2892 20643319,65 %
Saint-Jean-du-Gard2 6711 69727816,37 %
Aigues-Mortes7 8914 38369915,95 %
Uzès8 2134 89359312,12 %
Le Vigan3 9642 60828210,81 %
Bessèges3 2332 13422510,57 %

Notes et références

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Notes

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  1. Prononciation enfrançais standard retranscrite phonémiquement selon la normeAPI.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.

Références

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  1. a etbGéologie du Gard
  2. « Son arène privée de bulle, Nîmes abandonne la feria de Primavera », surbatiweb.com,(consulté le).
  3. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=1&ref_id=agrtc10201
  4. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=1&ref_id=agrtc10102
  5. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=1&ref_id=agrtc10106
  6. a etb« Gard : l’agriculture, poumon économique du département », surmidilibre.fr(consulté le).
  7. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=1&ref_id=indtc11103
  8. « Inégalités de revenus et niveau de vie en 2010 », surInsee(consulté le).
  9. « Taux de pauvreté en 2010 », surInsee(consulté le).
  10. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=1&ref_id=tratc03301
  11. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=ACT3&millesime=2010&niveau=1&nivgeo=DEP&codgeo=30
  12. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France -Fiche historique du département
  13. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  14. Fiches Insee - Populations de référence du département pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021 et2022

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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