Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Gand

51° 03′ nord, 3° 44′ est
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour l’article ayant un titre homophone, voirGant.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirGand (homonymie) etGent (homonymie).

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avecGenk.

Page d’aide sur les redirections

« Gantois » redirige ici. Pour les autres significations, voirGantois (homonymie).

Gand
(nl)Gent
Gand
Vue sur leGraslei, laLys et la tour d'horloge de l'Hôtel des Postes.
Blason de Gand
Héraldique
Gand
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de la BelgiqueBelgique
RégionDrapeau de la Région flamande Région flamande
CommunautéDrapeau de la Flandre Communauté flamande
ProvinceDrapeau de la province de Flandre-Orientale Province de Flandre-Orientale
ArrondissementGand
BourgmestreMathias De Clercq(Voor Gent)(Depuis 2018)
MajoritéVoor Gent,Groen(2025-2030)
Sièges
Voor Gent
Groen
N-VA
CD&V
PVDA
Vlaams Belang
53(2025-2030)
19
14
10
4
3
3
SectionCode postal
Gand
Mariakerke
Tronchiennes
Wondelgem
Sint-Amandsberg
Oostakker
Desteldonk
Mendonk
Sint-Kruis-Winkel
Gentbrugge
Ledeberg
Afsnee
Sint-Denijs-Westrem
Zwijnaarde
9000
9030
9031
9032
9040
9041
9042
9042
9042
9050
9050
9051
9051
9052
Code INS44021
Zone téléphonique09
Démographie
GentiléGantois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
269 597()
49,82 
%
50,18 
%
1 708,81 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,67 
%
64,74 
%
16,60 
%
Étrangers17,37 %(1er janvier 2024)
Taux de chômage11,02 %(2022)
Revenu annuel moyen20 964 €/hab.(2021)
Géographie
Coordonnées51° 03′ nord, 3° 44′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
157,77 km2(2022)
33,13 %
20,3 
%
46,57 
%
Localisation
Localisation de Gand
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Gand et de la province de Flandre-Orientale.
Géolocalisation sur la carte :Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Gand
Géolocalisation sur la carte :Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Gand
Géolocalisation sur la carte :Région flamande
Voir sur la carte administrative de la Région flamande
Gand
Géolocalisation sur la carte :Flandre-Orientale
Voir sur la carte administrative de Flandre-Orientale
Gand
Liens
Site officielstad.gent/fr
modifier 

Gand (prononcé :/ɡɑ̃/; ennéerlandais :Gent, prononcé :/xɛnt/), est unevillebelgenéerlandophone, située enRégion flamande au confluent de laLys et de l'Escaut. Elle est le chef-lieu de laprovince de Flandre-Orientale et depuis1559 le siège de l'évêché de Gand. Avec 269 597 habitants[1], elle est ladeuxième commune la plus peuplée de Belgique, aprèsAnvers. L'agglomération gantoise compte environ 455 000 habitants.

Capitale de l'anciencomté de Flandre, grande cité drapière et commerçante, puis ville natale deCharles Quint, elle connut à partir duXIIe siècle, et plus encore duXIVe auXVIe siècle, une période de floraison tant économique que culturelle. De cette époque rayonnante, Gand conserve un patrimoine architectural foisonnant qui agrémente son centre-ville.

De plus, elle est aujourd'hui animée par une vie culturelle importante (théâtre, opéra, musées), un festival annuel du spectacle populaire (Gentse Feesten) attirant chaque année près de deux millions de visiteurs, unfestival international du film, qui font de cette ville un centre touristique de tout premier plan.

Aujourd'hui, Gand est la ville étudiante la plus peuplée de Belgique avec uneuniversité, de nombreuseshautes écoles et établissements d'enseignement supérieur, elle est devenue un centre de pointe dans de nombreux domaines, dont lesbiotechnologies[2]. Leport maritime de Gand, creusé à l'intérieur des terres, est le troisième port du pays par son tonnage, il a permis à la ville de diversifier son industrie, naguère encore fortement dominée par l'activité traditionnelle du textile.

Géographie

[modifier |modifier le code]

Sections de commune

[modifier |modifier le code]
Sections

Communes limitrophes

[modifier |modifier le code]
Communes limitrophes deGand
EvergemEvergem
Zelzate
Lochristi
DeinzeGandDestelbergen
Laethem-Saint-MartinMerelbekeWetteren

Toponymie

[modifier |modifier le code]

DulatinCandia ouGandia, issu du motgaulois signifiant « confluence de cours d'eau », qu'on trouve dansCondate (Rennes),Condevicnum (Nantes) et aujourd'hui dans les lieux nommés « Condé » (Condé-sur-Sarthe, etc.).

Langues

[modifier |modifier le code]

La langue officielle et majoritaire est lenéerlandais, sous sa forme officielle mais aussi dialectale (flamand oriental). La présence dufrançais est attestée depuis leXIIe siècle et il a longtemps servi commelingua franca. On estime aujourd'hui qu'il y a de 5 à 9,6 % de francophones dans la commune de Gand, par rapport à un taux d'estimation de 6,4 % de francophones dans toute la région flamande[3]. En nombre absolu, cela signifierait entre 13 000 et 25 000 locuteurs du français dans la ville. Contrairement aux idées reçues, l'usage du français y est toujours en vigueur[4].

Histoire

[modifier |modifier le code]

Origines jusqu'à l'an mille

[modifier |modifier le code]
Lebeffroi de Gand avec son dragon au sommet, et lacathédrale Saint-Bavon au fond.
Bataille de Roosebeke, 1382.

Le nom « Gand » vient dugauloiscondate (accentuation sur la première syllabe qui a apocopé la suite du mot), qui veut dire « confluent ». Déjà avant leIer siècle, il y avait au confluent des rivières de laLys et de l'Escaut plusieurs hameaux. LesFrancs saliens s'installent en Flandre auVe siècle en y apportant lebas francique, qui donnera plus tard leflamand. Gand fut l'un des derniers réduits dupaganisme dans lesroyaumes francs :saint Amand, venu l'évangéliser, fut jeté dans l'Escaut. Vers 650, saint Amand y fonda deuxabbayes : l'abbaye Saint-Pierre et l'abbaye Saint-Bavon. La cité de Gand prit naissance sous lesCarolingiens autour de trois quartiers : ceux des deux abbayes et un marché. Vers 800,Louisle Pieux, un des fils deCharlemagne, choisitÉginhard, le biographe de Charlemagne, comme abbé des deux fondations religieuses.

LesVikings ont occupé et détruit Gand et sa région en 851-852 et 879-883.

AuIXe siècle,Baudouin II édifie, à l'emplacement de l'actuelchâteau des comtes de Flandre, uncastrum en pierre dominant un troisième noyau urbain. Il en confie la garde à deschâtelains héréditaires issus deWenemar, avoué de l'abbaye Saint-Pierre de Gand vers 900.

Une ville drapière prospère au Moyen Âge

[modifier |modifier le code]

Après leur départ à la fin duIXe siècle, lechâteau des comtes de Flandre fut érigé. Le quartier autour de ce château devint vite un nouveau noyau de la ville grandissante. DuXIe au XIIIe siècle, Gand était la deuxième ville d'Europe (hors lapéninsule Italienne) après Paris (avec 100 000 habitants) par sa population (jusqu'à 65 000 habitants), devantLondres,Cologne etMoscou[réf. nécessaire]. Il ne subsiste du tissu urbain d'alors que lebeffroi et les tours de lacathédrale Saint-Bavon etSaint-Nicolas.

Les deux rivières (Lys etEscaut) inondaient la plaine environnante. Lesmeersen (« prairies humides » : le mot néerlandais est apparenté à l'anglaismarsh, mais n'a pas exactement le même sens, car lemeers néerlandais n'est pas en permanence submergé) étaient idéales pour l'élevage d'ovins, dont la laine formait la matière première de l'industrie drapière.

Cette industrie drapière (drap de laine), originaire deYpres etBruges, donna naissance à Gand à la plus vieille zone industrielle d'Europe. Cette zone d'échange était à ce point active qu'on importait la laine même d'Angleterre : c'est l'une des raisons pour lesquelles lesîles Britanniques entretinrent toujours d'étroits liens avec les Flandres[5].

L'intégration aux États bourguignons

[modifier |modifier le code]

AuXIVe siècle, les Flandres devinrent l'apanage duduché de Bourgogne, et les échanges avec l'Angleterre se dégradèrent notablement au cours de laguerre de Cent Ans. C'est à Gand, qu'en, un mois après la conclusion d'une alliance militaire avec les villes flamandes, que le roi d'AngleterreÉdouard III prit le titre de « roi d'Angleterre et de France » dans sa lutte contrePhilippe VI de Valois[6].

En 1379, une première révolte eut lieu contreLouis II de Flandre, qui ne put l'écraser qu'avec l'aide du roi de FranceCharles VI, à labataille de Roosebeke en 1382.

L'augmentation des impôts, jointe à la baisse des exportations, entraîna une seconde révolte qui s'acheva en 1453 par labataille de Gavere, où les milices gantoises furent défaites parPhilippele Bon. Le centre de gravité économique des Pays-Bas se déplaça alors des Flandres (Bruges, Gand) auBrabant (Anvers,Bruxelles), même si Gand continua à jouer un rôle important.

À l'époque moderne

[modifier |modifier le code]
PremièreRévolte de Gand.
la ville de Gand dans l’Union d'Utrecht.

En 1500,Jeanne de Castille y donna naissance àCharles Quint, futurempereur romain germanique etroi d'Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer larévolte de Gand de 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommésStroppendragers (les « garrotés »). La congrégation de Saint-Bavon fut dissoute, son monastère rasé et remplacé par une caserne ducale. Seuls quelques édifices de l'ancienne abbaye échappèrent à la démolition. L'empereur était cependant fier de cette métropole : il se faisait fort de « mettre Paris dans son Gant ».

La fin duXVIe et le début du XVIIe siècle se traduisirent par des bouleversements liés à laguerre de Quatre-Vingts Ans. Face à la menace des troupesespagnoles, desétats généraux desDix-Sept Provinces se tiennent à Gand en 1576. Il en résulte un acte de pacification qui affirme l'autonomie nationale contre les ministres et les troupes espagnoles[7].Don Juan d'Autriche est obligé d'accepter lapacification de Gand. Cependant, la minoritécalviniste, organisée en un parti d'une grande efficacité, s'empare du pouvoir par la force. En 1577, les calvinistes s'appuient sur le programme duprince d'Orange qui promet la restauration des libertés communales. Les vieilles magistratures municipales retrouvèrent leurs prérogatives, les chartes confisquées réapparurent et les métiers siégèrent derechef à la Collace[8]. Gand est pour un temps unerépublique calviniste.

Mais bientôt les Espagnols, conduits parAlexandre Farnèse,reprirent la ville, la convertissant définitivement aucatholicisme. Les conflits de laguerre de Quatre-Vingts Ans mirent un terme au rayonnement international de Gand.

La ville est prise en 1678 parVauban[9]. En 1714, elle est intégrée auxPays-Bas autrichiens, sous la domination des Habsbourg d'Autriche. AuxXVIIIe et XIXe siècles, l'industrie textile se remet à prospérer. En 1789, Gand est prise aux troupes de l'empereur d'Autriche par les révolutionnaires desÉtats-Belgiques-Unis, au cours d'un épisode connu sous le nom des « quatre journées de Gand ».

  • Vue panoramique détaillée de la ville de Gand en 1534. Au premier plan l'ancienne abbaye Saint-Bavon peu avant sa destruction. L'angle de vue choisi, mettant en valeur cette abbaye, montre son importance d'alors. L'actuelle cathédrale Saint-Bavon, qui était alors encore l'église Saint-Jean, est visible parmi les trois tours du centre-ville qui apparaissent petites au second plan.
    Vue panoramique détaillée de la ville de Gand en 1534. Au premier plan l'ancienneabbaye Saint-Bavon peu avant sa destruction. L'angle de vue choisi, mettant en valeur cette abbaye, montre son importance d'alors. L'actuellecathédrale Saint-Bavon, qui était alors encore l'église Saint-Jean, est visible parmi les trois tours du centre-ville qui apparaissent petites au second plan.
  • Les trois tours du centre-ville : l'actuelle cathédrale, le beffroi et l'église Saint-Nicolas. Les tours des deux églises étaient surmontées de très hautes flèches aujourd'hui disparues.
    Les trois tours du centre-ville : l'actuelle cathédrale, le beffroi et l'église Saint-Nicolas. Les tours des deux églises étaient surmontées de très hautes flèches aujourd'hui disparues.

Période française

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Période française de l'histoire de la Belgique.

À la suite de larévolution française de 1789, lapremière République se lance dans lesguerres de la Révolution française et tente unepremière annexion desPays-Bas méridionaux. Gand est rattachée dès le. Si les autrichiens parviennent à reprendre leurs terres, ce n'est que pour mieux voir revenir les Français lors d'uneseconde annexion dès 1794, cette fois moins éphémère. Ils y créent les « départements réunis », dont ledépartement de l'Escaut, duquel Gand devient le chef-lieu.

En 1800, en pleinerévolution industrielle,Liévin Bauwens installe la premièremachine à tisser mécanique sur le continent, à partir de plans copiés enAngleterre. Il devient également maire de la ville. Le,Napoléon Bonaparte crée officiellement le corps despompiers de Gand.

Le, letraité de Gand met formellement un terme à laguerre de 1812 entre leRoyaume-Uni et lesÉtats-Unis. Pendant lesCent-Jours, leroi de France,Louis XVIII et ses partisansse réfugièrent à Gand, ce qui fit surnommer le roiNotre père de Gand par les satiristes.

Période néerlandaise

[modifier |modifier le code]
Lacitadelle de Gand, construite à partir de 1822, lors du régime duRoyaume uni des Pays-Bas.
Article connexe :Royaume uni des Pays-Bas.

En1815, les puissances européennes vainqueurs deNapoléon Bonaparte, réunies lors duCongrès de Vienne, créent unétat-tampon entre laFrance et laPrusse : leRoyaume uni des Pays-Bas. Ce dernier unifie l'ancienne république desProvinces-Unies, majoritairementprotestante, auxPays-Bas méridionaux, majoritairementcatholiques, dont fait partie Gand. LeRoyaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande fait alors pression pour que soit érigée labarrière Wellington, qui comprend de nombreuses forteresses disposées le long de trois lignes de défense contre la France. L'une d'elle est lacitadelle de Gand, construite à partir de 1822.

LeroiGuillaume Ier fonda trois universités dans l'actuelle Belgique. L'une d'elles à Gand, celle ci en mémoire de l'éphémère Université de Gand à l'époque protestante, lorsque le prince d'Orange y résidait. Le roi Guillaume Ier fit construire l'université de Gand, inaugurée le, où les cours étaient dispensés en latin. Il fait également creuser un nouveau canal reliant la ville à l'Escaut et à lamer du Nord : lecanal Gand-Terneuzen, construit entre 1824 et 1827. Lors de sa visite dans la ville en 1829, un bal est donné en son honneur auchâteau des comtes de Flandre dans la nuit du 30 au lorsqu'un important incendie se déclare et ravage la filature de coton « Hendrickx Couvreur » qui s'y trouve.

Révolution belge

[modifier |modifier le code]
Lespompiers de Gand combattants les rebelles dans laGouvernementstraat, lors ducoup d'état orangiste de 1831 à Gand.

Lors du déclenchement de larévolution belge par l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux, Gand est tenue par lesorangistes, fidèles à lamonarchie néerlandaise, comme lebourgmestreJoseph Van Crombrugghe (nl) ou encoreHippolyte Metdepenningen. Elle est d'ailleurs le siège de plusieurs journaux ralliés à cette cause, commeLe Messager de Gand. Dès le, leconseil communal se réunit en une séance extraordinaire[10] et crée, comme dans beaucoup d'autres villes belges, unegarde bourgeoise. L'objectif est d'appuyer laschutterij et de maintenir l'ordre public, craignant les manifestations populaires et les troubles liés à l'agitation révolutionnaire. Le, une pétition en faveur de l'unité duRoyaume uni des Pays-Bas est signée par la Chambre de commerce, la Société industrielle et les quatreloges maçonniques de la ville. Dès le lendemain, des étudiants tentent de lancer une manifestation pro-révolutionnaire mais sont arrêtés.

Après lesJournées de Septembre, lors desquelles l'armée du Royaume uni des Pays-Bas est chassée deBruxelles, lescorps de volontaires belges poursuivent leur route vers le nord au travers de laFlandre. Les capitaines de la garde bourgeoise finissent par élire un commandant le, en la personne deCharles Coppens, un partisan belge. Le, le corps franc destirailleurs belges-parisiens arrive en ville et entame lesiège de lacitadelle de Gand avec l'appui de la garde bourgeoise. Le, la forteresse capitule, principalement après que la grande majorité de ses soldats « belges » se soient mutinés puis aient déserté.

L'année suivante, les orangistes tente de renverser legouvernement de Gerlache par lecoup d'état orangiste de 1831 à Gand. L'action menée par le FrançaisErnest Grégoire, échoue grâce à la résistance despompiers de Gand, mais les combats font 47 morts. Pour ses différentes actions lors de la révolution, Gand est l'une des centcommunes récipiendaires de l'un desdrapeaux d'Honneur de 1830, remis par le premierroi des Belges,Léopold Ier.

Période récente

[modifier |modifier le code]
Lagare de Gand-Saint-Pierre, achevée en 1912.

À l'issue de l'indépendance de la Belgique, privée pendant une décennie de son accès à la mer due aublocage de l'Escaut lors de laguerre belgo-néerlandaise, l'économie locale périclite, suscitant d'une part des troubles civils (voir « révolte du coton »), et d'autre part la naissance du « Broederlijke Wevers », premier syndicat ouvrier de Belgique, né à Gand en 1857[11].

En1832 Gand est durement touchée par ladeuxième pandémie de choléra. Le premier cas a été diagnostiqué le 25 mai et, le 15 septembre, on comptait 1 227 morts dus à la maladie, soit environ la moitié des personnes touchées. Des épidémies de moindre ampleur ont suivi au cours des étés 1833 et 1834, faisant quelque 200 victimes dans la ville.

Le a lieu l'inauguration d'une partie de laligne 50A reliant la ville àBruges et amenant lechemin de fer à Gand. En 1871, lacitadelle de Gand est démolie et laisse progressivement place auCitadelpark.

Le, une partie du bâtiment des établissements Van de Kerckhove s’effondre, faisant sept morts parmi les personnes ensevelies.

La ville est le siège de l'exposition universelle de 1913. Pour accueillir cette manifestation, on termine la construction de lagare de Gand-Saint-Pierre en 1912.

Pendant l'occupation allemande de la Belgique pendant la Première Guerre mondiale, le lezeppelin de laKaiserliche MarineLZ 37 (en) est abattu au dessus deMont-Saint-Amand par un avion de laRoyal Naval Air Service. Il prend feu et perd des morceaux de son fuselage qui tombent surGroot Begijnhof Sint-Elisabeth (nl) et tuent une personne au sol. L’aéronef se brise ensuite en deux et sa partie avant s'écrase sur le couvent des sœurs de la Visitation de Notre-Dame, tuant une autre personne et déclenchant un incendie. Huit des neuf membres d'équipage du zeppelin trouvent également la mort lors du crash[12].

En 1930, leconseil communal acte que les ordres chez lespompiers de Gand doivent désormais être donnés ennéerlandais et non plus enfrançais.

Le, Gand est libérée par l'armée canadienne après l'occupation allemande de la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration

[modifier |modifier le code]

Élections communales de 2024

[modifier |modifier le code]
PartiVoix%+/-Sièges+/-
Voor Gent38 09932,54Nv.19en augmentation 19
Groen28 80224,60N/A14en augmentation 14
Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA)20 80217,77en augmentation 5,6810en augmentation 4
Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V)10 0168,55en diminution 0,274en stagnation
Parti du travail de Belgique (PVDA)8 6357,37en augmentation 0,323en stagnation
Vlaams Belang (VB)7 5586,45en diminution 1,343en diminution 1
Team Fouad Ahidar (TFA)1 6251,39Nv.0en stagnation
Voor U7140,61Nv.0en stagnation
GrondRecht5070,43Nv.0en stagnation
Red Gent3250,28Nv.0en stagnation
Suffrages exprimés117 08398,24
Votes blancs et nuls2 1041,76
Total119 187100-53en stagnation
Abstention64 55735,13
Inscrits/Participation183 74464,87

Collège des échevins 2025-2030

[modifier |modifier le code]
Fonction et pouvoirsNomparti
Bourgmestre
chargé de la police et pompiers, coopération internationale, coordination interne et affaires générales, communication interne et externe, affaires juridiques, gestion des plaintes, marketing urbain, rénovation urbaine, planification stratégique, politique d'asile
Mathias De ClercqVoor Gent
première échevine
du Participation, travail communautaire, solidarité mondiale, gestion des installations et numérisation
Hafsa El-BaziouiGroen
Deuxième échevine
du Progrès social, santé, politique et culture des personnes âgées, président du CPAS
Astrid De BruyckerVoor Gent
Troisième échevine
du Économie, port, commerce, tourisme et propreté publique
Sofie BrackeVoor Gent
Quatrième échevine
du Éducation, jeunesse, famille et travail de proximité
Evita WillaertGroen
Cinquième échevin
du Mobilité, espace, développement urbain et divertissement
Joris VandenbrouckeVoor Gent
Sixième échevin
du Nature et verdure, travail et économie sociale, égalité des chances et sport
Bram Van BraeckeveltGroen
Septième échevin
du Politique des ressources humaines, affaires civiles et services
Burak NalliVoor Gent
Huitième échevin
du Logement, environnement, climat et énergie
Filip WatteeuwGroen
Neuvième échevin
des Finances, développement urbain, patrimoine et simplification administrative
Christophe PeetersVoor Gent

Voor Gent il existe un cartel entreVooruit etOpen Vld

Jumelages

[modifier |modifier le code]

La ville de Gand est jumelée avec[13] :

Population et société

[modifier |modifier le code]

Évolution démographique de la section de Gand

[modifier |modifier le code]

Après1977, Gand a perdu beaucoup d'habitants au profit de sa périphérie. À la suite de l'arrivée d'immigrants et au renouveau du centre-ville, la population a recommencé à augmenter à partir de1999.

Évolution de la population de Gand[14] :

  • Source :DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque1er janvier[15]

Évolution démographique de la commune fusionnée

[modifier |modifier le code]

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source:DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[1]
Nombre d'habitants de 1992 à nos jours (au1er janvier)
Évolution démographique[1]
AnnéePopulationÉvolution 1992=index 100
1992230 232100,0
1993229 82199,8
1994228 49099,2
1995227 48398,8
1996226 46498,4
1997225 46997,9
1998224 54597,5
1999224 07497,3
2000224 18097,4
2001224 68597,6
2002226 22098,3
2003228 01699,0
2004229 34499,5
2005230 951100,3
2006233 120101,3
2007235 143102,1
2008237 524103,2
2009240 049104,3
2010243 366105,7
2011247 486107,5
2012248 242107,8
2013248 813108,1
2014251 133109,1
2015253 266110,0
2016257 029111,6
2017259 083112,5
2018260 341113,1
2019262 219113,9
2020263 927114,6
2021263 703114,5
2022265 086115,1
2023268 122116,5
2024269 597117,1
 

Éducation

[modifier |modifier le code]

Gand est un des principaux centres d'éducation de Flandre et deBelgique avec plus de 300 établissements d'enseignement regroupant environ 80 000 élèves et étudiants, de la maternelle au supérieur[16].

Enseignement primaire et secondaire

[modifier |modifier le code]

L'enseignement primaire et secondaire est réalisé au sein de 82 établissements primaires et 61 établissements secondaires qui accueillent environ 23 000 élèves[16],[17]. Les plus anciens établissements d'enseignement secondaire de Gand sont leCollège Sainte-Barbe fondé en1814 (mais reprenant les activités du premier collège desjésuites à Gand fondé en1592), l'Athénée royal fondé en1850 et leSint-Lievenscollege fondé en1865.

Enseignement supérieur

[modifier |modifier le code]

Avec environ 50 000 étudiants sur une population totale de 230 000, Gand est la première ville étudiante de Belgique[18]. Les étudiants se répartissent entre l'université de Gand (30 000 étudiants[19]) principalement, laHogeschool Gent (15 000 étudiants (qui contient l'Académie royale des beaux-arts de Gand)[20]), laKatholieke Hogeschool Sint-Lieven (5 000 étudiants[21]), laArteveldehogeschool (9 000 étudiants[22]) et laHogeschool voor Wetenschap en Kunst (650 étudiants[23]).

L'Université de Gand fut fondée en 1817. À l'époque néerlandaise, les cours étaient dispensés en latin. Après l'indépendance de la Belgique, le latin fut remplacé par le français afin d'empêcher les professeurs néerlandais d'enseigner et de contrer l'influenceorangiste, très présente à Gand. De 1916 à 1918, sous l'occupation allemande, les cours furent temporairement dispensés en flamand, puis à partir de 1923, l'université retourna au flamand. Elle a été classée à plusieurs reprises commela meilleure des universités belges dans plusieurs domaines[réf. nécessaire], que ce soit par des évaluateurs étrangers ou par laRégion flamande.

Sports

[modifier |modifier le code]

Principales équipes

[modifier |modifier le code]

Évènements sportifs

[modifier |modifier le code]
Événements récurrents
[modifier |modifier le code]
Événements occasionnels
[modifier |modifier le code]

Économie

[modifier |modifier le code]

Depuis leMoyen Âge et jusque dans lesannées 1960, l’industrie textile a occupé une place majeure dans l’économie gantoise. AuXIXe siècle, les manufactures de filage et de tissage, venues remplacer l’activité drapière à domicile, furent à l’origine d’une importante floraison économique basée sur le coton congolais. Après le déclin de ce secteur auXXe siècle, une économie plus diversifiée et plus équilibrée s’est progressivement mise en place à partir du milieu de la décennie 1960, grâce notamment au port maritime. Les principaux piliers, sur lesquels cette économie s’appuie à l’heure actuelle, sont : l’industrie (sidérurgie,constructions automobiles,chimie,énergie,agroalimentaire,textile), les activités portuaires et logistiques, les services, les secteurs de pointe (biotechnologie,bioénergie,TIC), le commerce de détail, la restauration et l'hôtellerie. Nous nous proposons de décrire ces piliers avec quelque détail plus loin dans cette section.

Indicateurs économétriques

[modifier |modifier le code]

Letaux d’emploi, dépassant les 100 % (il s’établissait à 103,6 % en2003), indique qu’à Gand le nombre d’emplois est supérieur au nombre de Gantois présents sur le marché du travail, et fait ressortir que Gand est un pôle d’attraction économique et que viennent y travailler de nombreux « navetteurs ».

Letaux d’activité est plus élevé à Gand et tend à y augmenter plus rapidement, qu’àAnvers et dans le reste de laFlandre. L’indice de présence (néerl.aanwezigheidsindex) — indicateur économétrique créé par les services d’étude de l’autorité flamande, qui mesure, par région, la présence d’emplois en l’exprimant par rapport à la moyenne flamande — s’élève, pour la région gantoise, à 1,77, ce qui dénote un volume d’emploi plus important que la moyenne flamande. Lesecteur quaternaire (à entendre ici dans son acception de secteur non marchand), avec un indice de 2,25, est particulièrement surreprésenté à Gand.

Répartition sectorielle

[modifier |modifier le code]

Les quelque 150 000 emplois que comptait Gand en 2003 se répartissaient de la manière suivante : primaire : 0,2 % ; secondaire : 25,0 % ; tertiaire : 33,0 % ; quaternaire : 41,8 %. Le fait que l’enseignement et le secteur des soins de santé sont les plus gros employeurs à Gand explique la part élevé du quaternaire.

Le palmarès des 10 secteurs d’activité employant le plus grand nombre de personnes se présente comme suit :hôpitaux, services sociaux, soins de santé : 15,17 % ;enseignement (de base, secondaire, formation continuée) : 9,66 % ;services aux entreprises (sans services financiers et TIC) : 8,76 % ;administration et institutions publiques : 8,07 % ;commerce de détail etHoreca : 7,25 % ;transport, entreposage et communication : 6,00 % ;industrie automobile : 4,77 % ;commerce de gros : 4,75 % ;enseignement supérieur : 4,29 % ;sidérurgie : 4,04 %.

Les cinq employeurs les plus importants au regard du volume d’emploi sont (2005) : 1)université (6 200 personnes employées) ; 2)Sidmar (usine sidérurgique du groupeArcelorMittal, 5 623 personnes) ; 3)CHU (5 155) ; 4)Volvo Cars (5 025) ; 5) municipalité (4 701). L’économie sociale (ateliers sociaux, ateliers protégés, etc.), en expansion, occupe déjà plus de 2 000 personnes.

Terrains

[modifier |modifier le code]

Pour attirer plus d'investisseurs et permettre aux entreprises existantes de s’étendre ou de se relocaliser, des structures de concertation mixtes, ditesbedrijventerreinmanagement (litt. « gestion de terrains industriels »), ont été créées dans la région gantoise. La municipalité et les entreprises, parties prenantes de ces structures, y sont invitées à réfléchir aux moyens de requalifier desfriches industrielles ou créer de nouvelles zones d’activités économiques, accessibles, respectant l'environnement et une économie durable et intégrée dans le tissu social du voisinage. Le premier projet (Gentbrugge II) porte sur la friche de l'entreprise métallurgique Trefil Arbed (15 ha environ, dans le sud-est de l’agglomération), maintenant occupée par des logements, desespaces verts, avec aussi des parcelles louées ou vendues pour des activités économiques, après passage au crible des candidats investisseurs par le serviceÉconomie de la municipalité, pour s’assurer que les projets se conforment aux conditions).

D’autres sites, conçus dans cet esprit debedrijventerreinmanagement, ont suivi, notamment à :

  • Drongen I, au sud de Gand, le long de l’autoroute E40,
  • Oostakker (à l’est de Gand),
  • Zwijnaarde (siteEiland, sud de Gand), etc.

Bruggen naar Rabot est un nom générique désignant plusieurs projets de réhabilitation, de désenclavement et de développement d'un quartier considéré comme le plus pauvre de Flandre. Dans ce cadre une démarche originale a concerné en2008-2009 un aménagement d'attente sur une friche du quartierRabot-Blaisantvest[24] avec, derrière le palais de justice l'établissement d'un vastejardin communautaire, à vocation d'agriculture urbaine dont les microparcelles sont posées au sol, sur la dalle de béton qui supportait l'usineAlcatel (site deGasmeterlaan) aujourd'hui détruite. Cette dalle protège aujourd'hui la terre rapportée de la pollution du sol sous-jacent, ceci pour plusieurs dizaines de « jardins de dalle » (jardinage bio), avec aussi une petite zone d'élevage (volaille,lapins) construite par les habitants du quartier à l'initiative des habitants et d'une animatrice socioculturelle, initialement dans le cadre d'un projet artistique et social[25]. De nombreux végétaux comestibles et des fleurs y sont cultivés par les habitants du quartier.

Industrie

[modifier |modifier le code]

Des activités du textile, de l’habillement et ducuir, qui étaient traditionnellement les points forts de l’industrie gantoise, le centre de gravité s’est déplacé, ces dernières décennies, vers les services commerciaux et les services non marchands ; cependant, l’industrie demeure importante, représentant autour de 25 % de l’emploi total de l’agglomération, ce qui est plus que la moyenne des agglomérations urbaines de Flandre.

L'activité industrielle est surtout localisée en zoneportuaire. Aux industries automobiles, sidérurgiques, chimiques et papetières, présentes dans la région gantoise depuis de nombreuses années, s’est ajoutée à une date plus récente l’industrie agroalimentaire.

Les entreprises les plus importantes, et les principaux secteurs d'activité, avec leurs parts respectives dans lavaleur ajoutée générée, l’emploi total, sont :

  • Sidérurgie - 26 % - 23 % -ArcelorMittal, Aelterman, Group Galloo/Van Heygen
  • Commerce - 22 % - 10 % -Total,Shell,BP,Honda Europe, Volvo Logistics Europe
  • Automobile - 17 % - 25 % -Volvo Cars,Volvo Trucks, Johnson Controls, SAS Autom
  • Chimie/pétrochimie - 7 % - 7 % - UCB, Kronos Europe, Taminco, Solutia, Shell, Sadaci, BP, Fuji Oil,Rio Tinto Minerals Ghent
  • Manutention - 4 % - 4 % - Belgotank, Euro-Silo, CEPG
  • Matériaux - 4 % - 6 % - Denys, CBR, De Meyer, Inter-Beton, VVM,HeidelbergCement.
  • Énergie - 3 % - 3 % - SPE,Electrabel
  • Autre (papier, recycl.) - 3 % - 4 % -Stora Enso Langerbrugge, SCA Packaging, SITA, Shanks Waste Solutions
  • Agroalimentaire - 2 % - 2 % -Cargill, Algist Bruggeman

Quelques gros employeurs sont implantés hors de la zone portuaire, dont :UCO (textile, plus de 800 salariés),GE Power Controls (près de 600 salariés) etDomo (fibre synthétique, 500 salariés).

Article connexe :Usine Volvo de Gand.

Port

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Port de Gand.

Le port de Gand, situé au nord de la ville, est le troisième port de Belgique[26]. Il est accessible par lecanal Gand-Terneuzen qui rejoint lamer du Nord, au niveau duport néerlandais deTerneuzen, sur l'Escaut occidental. Le canal ainsi que le port sont accessibles aux navires jusqu’à 80 000 tonnes et au tirant d’eau de 12,5 m[27]. En 2006, le trafic de marchandises a atteint 45,2 millions de tonnes, dont 24,2 millions en fret international et 18,4 millions en navigation intérieure[28]. Le port de Gand accueille un peu plus de 300 entreprises, constituées pour un cinquième environ de grandes entreprises, dontSidmar,Volvo Cars,Volvo Trucks, Volvo Parts,Honda etStora Enso[29].

Services

[modifier |modifier le code]

La ville de Gand remplit une fonction de pôle régional deservices, tant en ce qui concerne les services commerciaux (32 % du volume d’emploi total) que les services non marchands (42 %).

Au demeurant, les plus grands employeurs à Gand relèvent des services non marchands, en premier lieu les soins de santé et les services sociaux (15 % de l’emploi gantois, la ville étant, avec une quinzaine d’établissements hospitaliers et psychiatriques, le plus important pôle de soins de santé de Flandre), ensuite l’enseignement (13 %, Gand comptant un large éventail d’institutions d’enseignement, dont une université et plusieurs hautes écoles) et les services publics (9 %). D’autre part, parallèlement au développement de ses activités industrielles, Gand a évolué vers un important centre de services commerciaux, et le secteur des services financiers, assurances et services aux entreprises (banques, assureurs, agences d’intérim, entreprises d’informatique, etc.) représente 14 % environ de l’emploi total.

Activités de pointe

[modifier |modifier le code]

La ville de Gand s’efforce, en jouant notamment de la présence au-dedans de ses murs d’une université et d’autres établissements d’enseignement supérieur, de transformer son économie industrielle en économie de la connaissance où créativité, innovation, connaissances pointues et entrepreneuriat occupent une place centrale et se fécondent mutuellement. Trois secteurs font à cet égard l’objet d’une attention particulière : labiotechnologie, labioénergie et lesT.I.C.

Biotechnologies

[modifier |modifier le code]

Depuis de longues années un haut lieu des biotechnologies, Gand entend s’ériger en centre névralgique (sous l'appellation deFlanders Biotech Valley) de cette importante activité. Significativement, la croissance de l’emploi dans ce secteur se situe en moyenne autour de 40 % par an depuis1985.

L’activité se concentre essentiellement dans le parc scientifiqueArdoyen àZwijnaarde (23 ha), sis un peu au sud de la ville, et largement occupé aujourd’hui par des sociétés essaimées (spin-offs) de l’université gantoise. L’institut flamand de recherche VIB (Vlaams Instituut voor Biotechnologie), qui coordonne la recherche dans ce domaine en Flandre, y a mis sur pied deux pépinières d’entreprises, dites « bio-incubateurs », complexes de bâtiments destinés à héberger des entreprises de biotechnologie nouvellement créées, leur offrant toutes conditions propices (en particulier le transfert de technologie) qui leur permettent de se muer en sociétés prospères. Sur les 7 500 m2 d’espace ainsi mis à disposition ont établi leurs quartiers notamment les firmes Innogenetics,Bayer BioScience,Ablynx, Actogenix, AlgoNomics, Biomaric, Devgen, Yacult, etc. D’autres infrastructures de recherche ont été réalisées, ou sont en cours de réalisation, sur le siteArdoyen (entre autres le bâtiment de recherche Fiers-Schell-Van Montagu, dépendant de l’université), mais aussi sur de nouveaux sites, tels que le parc scientifiqueRijvissche, le long de la route d’Audenarde (11 ha, doté de quelque 65 000 m2), et le projetSint-Pieters-Aaigem (max. 48 000 m2 de surface), proche de lagare Saint-Pierre, ainsi que d’autres projets.

Bio-énergie

[modifier |modifier le code]

Souhaitant faire de la ville de Gand, et plus spécialement de son port, un centre de l’énergie renouvelable et un pôle de croissance internationalement reconnu où se déploient des projets industriels et des activités dans le domaine de la bio-énergie, la municipalité a mis sur pied unpartenariat public-privé nomméGhent Bio-Energy Valley, dans le but de développer des initiatives communes en faveur de la bio-énergie. L’accent est mis sur la recherche & développement, sur les mesures structurelles et les politiques publiques, sur les aspects logistiques, et sur la communication avec le public. Les parties prenantes de Ghent Bio-Energy Valley sont l’université de Gand, les autorités portuaires, la municipalité, ainsi qu’une brochette d’entreprises industrielles parmi lesquelles Alco-Bio-Fuel, Bioro,Engie - Electrabel, Oleon, StoraEnso, Organic Waste Systems et Oil Tanking. L’appui scientifique est assuré par l’université gantoise, par le biais de 9 groupes de recherche.

Près duRodenhuizedok (rive orientale du canal de Terneuzen) vient d’être construite, à l’initiative de plusieurs sociétés actionnaires belges, unebio-raffinerie dotée de trois lignes de production d’une capacité totale300 000 litres d’éthanol, soit suffisamment pour couvrir entièrement les besoins belges en éthanol. Au demeurant, la matière première utilisée est constituée de céréales belges, faisant de ce projet une affaire 100 % belge.

D’autre part, lacoentreprise Bioro NV, structure de collaboration impliquant les sociétés Vanden, Avenne,Cargill et Biodiesel Holding, se propose d’investir 25 millions d’euros dans la construction d’une ligne de production debiogazole à base d’huile decolza d’une capacité de 150 millions de litres par an, de quoi approvisionner une grande partie du marché belge. La firme Oleon NV pour sa part investira àErtvelde (rive occidentale) 29 millions d’euros en vue d’ériger une usine de biodiesel capable de produire 140 000 tonnes par an. La société agro-alimentaire américaineCargill, qui possède un établissement dans le port de Gand, a l’intention de convertir son usine de trituration de soja (qui jusqu’ici broyait les graines de soja en huile pour l’industrie alimentaire) en unité de production debiocarburants.

Enfin, l’entrepriseGreen Earth Energy fabrique, dans ses installations sises près duKluizendok (rive occidentale),150 000 litres debioéthanol qu’elle utilise à produire de l’électricité « verte » en quantité suffisante pour satisfaire les besoins d’un quart des ménages gantois.

TIC

[modifier |modifier le code]

Dans la région gantoise, quelque 360 entreprises ont une activité dans le domaine dulogiciel et quelque 210 entreprises sont spécialisées en consultance informatique. Une soixantaine de firmes fournissent des services informatiques, et une soixante-dizaine s’occupent detélécommunications. Dans ces domaines également, la ville de Gand entend bien jouer un rôle de premier plan, aidée en cela par la présence sur son territoire de l’IBBT (sigle néerl., en clairInstitut interdisciplinaire de technologie à large bande, désignant une institution indépendante missionnée par le gouvernement flamand) et de l’université de Gand, qui, comme dans d’autres domaines de pointe déjà évoqués, concourt par son expertise et sa technologie à la création de nouvelles entreprises.

Commerce, hôtellerie, restauration

[modifier |modifier le code]

Les commerces de détail (employant 6 300 personnes) et les entreprises du secteur « horeca » (3 000 personnes) sont au nombre de 5 400 à Gand, ce qui correspond à 35 % de toutes les entreprises gantoises et à 6 % de l’emploi total de la ville.

Urbanisme

[modifier |modifier le code]

Transports

[modifier |modifier le code]

Gand occupe une position stratégique, tant au niveau de la région flamande qu’à l’échelle européenne. Au niveau de la Flandre d’abord, la ville fait partie du « losange flamand », quadrilatère formé par les villes deBruxelles,Louvain, Gand etAnvers, délimitant une portion de territoire à forte densité de population et économiquement hautement développée ; à l’échelle européenne ensuite, car Gand est au carrefour d’autres grandes régions économiques : leRandstad Holland au nord, laRuhr allemande à l’est,Londres à l’ouest, et les grandes métropoles françaises deParis et deLille au sud.

Réseau routier

[modifier |modifier le code]

Gand se situe au croisement de deux des axes autoroutiers européens les plus importants : l’A10/E40 (Bruxelles-Ostende) et l’A14/E17 (Anvers-France), et se trouve ainsi raccordé au reste du réseau européen. Le tunnel sous laManche peut être atteint facilement au départ de Gand, de même que le tunnel sous l’estuaire de l’Escaut (mis en service en 2003), et, par ce biais, la province deZélande et, plus au nord,Rotterdam. Une voie express partant droit vers le sud relie Gand àAudenarde, et au-delà, àMons et auHainaut industriel, et un périphérique autoroutier (le « Ring » ouR4), enserrant presque entièrement l’agglomération gantoise, permet de contourner celle-ci. Le centre-ville de Gand (la zone entourée du ring R40) est une zone de basses émissions (ou LEZ). Les véhicules immatriculés à l’étranger qui circulent au sein de la zone doivent être enregistrés sous peine d'une amende de 150 euros.

Réseau ferroviaire

[modifier |modifier le code]
Gare Saint-Pierre, avec sa tour à horloge caractéristique.

À l’image des deux grandes autoroutes qui desservent Gand, et parallèlement avec celles-ci, deux grandes lignes de chemin de fer se croisent à Gand : la ligneLiège–Bruxelles–Gand–Bruges–Ostende et la ligne Anvers–Gand–Courtrai–Lille (« Dorsale flamande »). À l’intersection de ces deux lignes se trouve la gare principale de Gand, lagare Saint-Pierre (néerl.Sint-Pietersstation), érigée en1912 en vue de l’exposition universelle de1913 ; la singulière tour à horloge qui flanque l’édifice, œuvre deLouis Cloquet, le même architecte qui conçut la tour à horloge de l’ancienhôtel des postes sur leKorenmarkt, dut en raison de la détérioration de son armature métallique, qui la faisait pencher dangereusement, être démolie pierre par pierre en2006, puis reconstruite autour d’une ossature en béton armé que l’on enveloppa ensuite d’un parement de briques identique à celui de l'ancienne tour.

Une liaison quotidienneTGV (Thalys) relie Gand àParis via Bruxelles en 2h05 (le trajet avec correspondanceTGV viaLille-Flandres, toutes les heures, est d'une durée équivalente et moins onéreux). D’autre part, des liaisons existent vers Audenarde etRenaix (direction sud), versZottegem etGrammont (sud-est), versTermonde etMalines (est), et versEeklo (nord-ouest). La gare fait l'objet d'un grand projet de rénovation pour en renforcer les capacités et lamultimodalité, avec notamment l'adjonction de 10 000 places devélos, directement sous les quais. La deuxième gare de la ville est celle deGand-Dampoort, située à proximité du centre-ville[30].

Voies navigables

[modifier |modifier le code]

Le canal deTerneuzen, d’importance vitale pour la ville de Gand, relie son port à l’estuaire de l’Escaut (Escaut occidental) et à la mer. Si à l’heure actuelle, le canal est accessible à des navires jusqu’à 80 000 tonnes, les autorités flamandes et hollandaises sont convenues que le canal serait approfondi à 16 mètres, rendant le port de Gand capable d’accueillir des navires jusqu’à 160 000 tonnes. À cet effet, la construction à Terneuzen d’une deuxième écluse, beaucoup plus vaste que celle existant actuellement, est nécessaire et pourrait être décidée d’ici fin2008.

Le canal de Terneuzen ne représente que le plus récent des ouvrages qui se sont succédé dans l’histoire et qui visaient à relier Gand à la mer. Le premier en date de ces ouvrages fut lecanal de la Lieve, que l’on entreprit de creuser entre1251 et1259 en direction deDamme, située alors sur leZwin, bras de mer s’ouvrant sur lamer du Nord, pour pallier l’ensablement des liaisons naturelles que la ville avait eues jusque-là avec l’estuaire de l’Escaut. Le Zwin ayant fini par s’ensabler complètement à son tour, le canal de la Lieve perdit quasiment toute signification à la fin duXVe siècle.

Entre1547 et1549, sur ordre deCharles Quint, fut construit leSasse Vaart, ancêtre du canal de Terneuzen, reliant Gand auBraekman, bras de l’Escaut, qui autrefois s’enfonçait bien plus avant dans les terres qu’il ne le fait actuellement ; la digue protégeant contre ce bras était franchie au moyen d’uneécluse à sas, qui donna son nom à la localité de Sas-van-Gent, aujourd’hui localité frontalière zélandaise. Large de 19 mètres et profond de 1,6 mètre, et permettant de rejoindre la mer sans le détour par Anvers, leSasse Vaart, ou canal de Sas, connut une navigation intense, mais les guerres de religion y mirent un terme à la fin duXVIe siècle : par letraité de Westphalie, l’Escaut occidental fut attribué définitivement aux Pays-Bas, qui y interdirent toute navigation. Ce n’est qu’en1827, à l'époque duroyaume uni des Pays-Bas, que le canal, totalement envasé, fut réapprofondi et prolongé jusqu’à Terneuzen, prenant alors le nom de canal Gand-Terneuzen.

Le Ringvaart à la hauteur de Sint-Pieters-Aaigem.

Le canal de Bruges, creusé entre1613 et1623, constitue une autre tentative de relier Gand à la mer. En raison de l’abolition des anciens privilèges commerciaux, il ne connut tout d’abord que peu d’activité. Aujourd’hui, le canal est redevenu un axe important (navigation intérieure seulement), en particulier depuis qu’il a été modernisé et son gabarit augmenté dans lesannées 1970 et1980, et permet de gagner Bruges et Ostende, mais également, par le biais ducanal de Schipdonk qui le croise à une dizaine de km en aval de Gand, la ville de Courtrai.

Lecanal de ceinture (ou canal périphérique, néerl.Ringvaart), dont l’aménagement, commencé en1950, a été poursuivi pendant 20 ans, décrit un arc de cercle autour de Gand, et permet à des péniches jusqu’à 2 000 tonnes de contourner par l’ouest l’agglomération ; accessoirement, le canal a pour but de réduire le risque d’inondation dans la ville. Il relie entre elles, du nord au sud, tour à tour les voies navigables suivantes : le canal de Terneuzen, le canal de Bruges, laLys, le court canal de Zwijnaarde, l’Escaut (branche d’amont), puis de nouveau l’Escaut (branche d’aval, ou « Escaut maritime »). Il est envisagé de le rendre apte, à l’horizon2016, à recevoir des bateaux jusqu’à 4 500 tonnes.

Transports urbains

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Tramway de Gand.

De son ancien réseau detrams, créé en1898, Gand n’a gardé que 3 lignes ; les autres ont été remplacées dans les années 1970 par des lignes d’autobus et aussi par une ligne detrolleybus (remplacé par un bus en2009, étant le dernier trolleybus en Belgique). Certains jours de l’année, un bateau appeléElektroboot fait la navette entre le centre-ville et le faubourg sud.

Transport aérien

[modifier |modifier le code]

L'aérodrome le plus proche est celui de la proche commune d'Ursel (code ICAO : EBUL), au nord-ouest de Gand. L'aéroport de Bruxelles-National permet le transport des passagers.

Architecture

[modifier |modifier le code]

Style architectural

[modifier |modifier le code]

Gand ayant été l'une des grandes cités flamandes auMoyen Âge et à laRenaissance, et par conséquent l'une des plus grandes villes d'Occident à cette époque, son patrimoine architectural est considérable, il a de plus été en partie restauré et mis en valeur auXIXe siècle et au début duXXe siècle. Gand offre ainsi des panoramas d'une ville historique parmi les plus riches et pittoresques de Belgique, rivalisant avecBruges. Mais à la différence de cette dernière qui est souvent considérée comme une « belle endormie » médiévale, Gand n'a jamais cessé d'être une ville dynamique au cours de son histoire et elle a ainsi été régulièrement remaniée au fil des siècles. Son patrimoine est principalement composé de grands édifices religieux et civils du Moyen Âge, de vastes demeuresmédiévales,renaissance etbaroques àpignons flamands qui démontrent la richesse commerciale qu'a connu Gand, d'églises baroques, d'hôtels de maîtrerococo, de bâtiments dix-neuvièmistes (opéra néoclassique,hôtel des postes néogothique,église Sainte-Anne éclectique,Vooruitart nouveau) et aussi de bâtiments modernes. LaLys canalisée qui serpente dans la vieille ville contribue beaucoup à rehausser ce paysage urbain.

LeGraslei (Quai aux Herbes), le long de laLys, avec ses riches maisons anciennes qui abritaient desguildes commerçantes.
  • Chevet de l'église Saint-Nicolas avec sa tour lanterne.
    Chevet de l'église Saint-Nicolas avec sa tour lanterne.
  • Les trois tours de Gand en enfilade : l'église Saint-Nicolas, le beffroi et la cathédrale Saint-Bavon.
    Les trois tours de Gand en enfilade : l'église Saint-Nicolas, le beffroi et la cathédrale Saint-Bavon.
  • Le beffroi avec la halle aux draps à son pied, vue depuis la tour de la cathédrale.
    Le beffroi avec la halle aux draps à son pied, vue depuis la tour de la cathédrale.

Patrimoine architectural

[modifier |modifier le code]

Édifices religieux

[modifier |modifier le code]

Édifices civils

[modifier |modifier le code]

Galerie

[modifier |modifier le code]

Culture et patrimoine

[modifier |modifier le code]

Le retable deL'Agneau mystique

[modifier |modifier le code]
Le retable deL'Agneau mystique, ouvert.

La ville de Gand est connue pour détenir l'une des peintures les plus célèbres au monde : le retable deL'Agneau mystique, appelé aussiretable de Gand, peint par les frèresHubert etJan van Eyck et achevé en1432. Ce retable qui appartient au mouvement desPrimitifs flamands est considéré comme un chef-d’œuvre fondateur dans l'histoire dans la peinture occidentale, par son réalisme nouveau, l'abondance et la finesse des détails picturaux, et l'utilisation remarquable de lapeinture à l'huile. Cette œuvre est classée aupatrimoine culturel mondial de l'UNESCO et est exposée dans l'ancien baptistère de lacathédrale Saint-Bavon.

Gand dans la peinture

[modifier |modifier le code]

Musées

[modifier |modifier le code]

Gand compte de nombreux musées, dont lemusée des beaux-arts (museum voor Schone Kunsten) qui expose des peintures deJérôme Bosch,Jean Fouquet et de nombreux maîtres flamands, lemusée municipal d’art actuel (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst, S.M.A.K.) qui présentent des œuvres duvingtième siècle, dontJoseph Beuys etPanamarenko. LeMusée municipal d'art actuel de Gand (le SMAK) est surmonté d'une œuvre de Jan Fabre, faisant partie de sa collection permanente,L'Homme qui mesure les nuages[32]. Lemusée de la vie populaire (Museum voor Volkskunde, depuis2000Huis van Alijn), un ancienbéguinage, propose un aperçu de la vie quotidienne du petit peuple en milieu urbain aux alentours de1900. Il donne également de nombreux spectacles de marionnettes pour enfants. LeMusée d'archéologie industrielle et du textile (Museum voor Industriële Archeologie en Textiel, M.I.A.T.) représente la puissance industrielle de Gand et son évolution au fil des siècles, duXIIIe siècle jusqu'aux temps modernes. Parmi les autres musées, on peut citer le musée du Design (Design Museum Gent), le musée de la Byloke (Oudheidkundig Museum van de Bijloke).

Monuments

[modifier |modifier le code]

Monument à Léopold II

[modifier |modifier le code]

Dans leparc Roi Albert (nl) se trouvait depuis 1928 un buste monumental du roiLéopold II. Objet de nombreuses critiques en raisons desexactions commises dans sa colonie privée du Congo, ce buste a été vandalisé en octobre et novembre 2018, et en juillet 2019. Puis, dans le cadre d'un vaste mouvement dedécolonisation de l'espace public, des militants ont exigé que la statue soit retirée. Comme première réponse, la ville a d'abord placé un panneau commémoratif près de la statue : « Le conseil municipal regrette les nombreuses victimes congolaises décédées à l'époque de l'État libre »[33]. Le buste a de nouveau été enduit de peinture rouge le 12 juin 2020, et finalement la ville de Gand a décidé, le 18 juin 2020, de faire enlever la statue. Le 30 juin, jour du 60e anniversaire de l'indépendance congolaise, elle procède au déboulonnage du buste de Léopold II sous les applaudissements[34],[35]. Pour lebourgmestreMathias De Clercq : « Cela n'efface pas l'histoire ni les problèmes de fond, il y a encore beaucoup de travail à faire. Mais en tant que ville, c'est une première étape importante pour arrêter la glorification et pour que de nombreux concitoyens et compatriotes continuent sobrement »[36]. Le buste a été déplacé auMusée de la ville de Gand (STAM)[35].

Danse contemporaine

[modifier |modifier le code]

Les Ballets C de la B fondés par le GantoisAlain Platel en1984 sont situés dans la ville dès leurs débuts. Compagnie dedanse contemporaine de renommée internationale, elle accueille en plus de Platel, des chorégraphes importants de la danse flamande tels queSidi Larbi Cherkaoui etKoen Augustijnen.

Art lyrique

[modifier |modifier le code]

L’opéra de Gand fait aujourd’hui partie intégrante, avec l’opéra d’Anvers, duVlaamse Opera (litt.Opéra flamand), institution publique flamande créée en1996 pour remplacerOpera voor Vlaanderen, lui-même issu de la fusion, décidée en1981, des deux opéras que comptait alors la Flandre, Anvers et Gand. En effet,Opera voor Vlaanderen ayant eu à souffrir de graves problèmes financiers, et aussi à la suite d'un rapport faisant état de mauvaise gestion, cette institution fut dissoute en1987 et remplacée par une ASBLVlaamse Operastichting (litt. Fondation flamande d’opéra), relayée à son tour par la structure actuelle, qui fut dotée de la personnalité juridique, jugée plus adaptée.

Le tout premier opéra gantois, construit en1698 sur la place d’Armes, et inauguré par une représentation deThésée deJean-Baptiste Lully, fut détruit par un incendie en1715. Le théâtre Saint-Sébastien, édifié à sa place en1737, fut démoli un siècle plus tard pour faire place à l’édifice actuel, appeléGrand Théâtre de la Ville de Gand ; celui-ci, conçu pour recevoir des représentations d’opéra, fut érigé entre1837-1840 enstyle néoclassique etnéorenaissance par l’architecteLouis Roelandt, alors architecte attitré de la municipalité gantoise. Derrière la façade de 90 mètres, coupée en son centre par un avant-corps ovale, se trouvent, outre la salle de spectacle elle-même, remarquable par sa coupole et sa dominante verticale, trois salles d’apparat en enfilade, richement décorées par les décorateurs parisiensPhilastre etCambon. En dépit de quelques modifications et transformations, somme toute mineures, et grâce à des restaurations respectueuses (de1989 à1993, et de2000 à2002) l’opéra de Gand a su garder son caractère d’authenticité et représente un spécimen assez caractéristique, et fort bien préservé, d’un théâtre « français » de la première moitié duXIXe siècle.

Les spectacles mis à l’affiche de l’opéra de Gand attestent de la volonté duVlaamse Opera de sortir des sentiers battus et de s’engager (conformément aux missions que lui avait confiées, par décret de1995, l’autorité flamande) dans des coopérations nationales et internationales. Parmi les productions marquantes de ces dernières années, citons :Le Grand Macabre (2000), sur une musique deGyörgy Ligeti, inspiré par le théâtre deMichel de Ghelderode, né d’une coproduction avec leNiedersächsisches Staatstheater deHanovre ;Katia Kabanova (2004), deLeos Janacek ; etla Flûte enchantée (2006), version néerlandophone à l’intention des enfants, conçue par Waut Koeken.

Gentse Feesten

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Gentse Feesten.

Internationaal Filmfestival van Vlaanderen - Gent

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Festival international du film de Flandre-Gand.

Personnalités liées à la commune

[modifier |modifier le code]

Personnalités nées à Gand

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Catégorie:Naissance à Gand.

par ordre alphabétique :(pour une liste détaillée et structurée voir surWikipédia en néerlandais :lijst van Gentenaars (nl)

Autres personnalités liées à Gand

[modifier |modifier le code]

Héraldique

[modifier |modifier le code]
Blason de GandBlason
De sable a un lion d'argent lampassé de gueules, armé et couronné d'or, portant au cou un collier avec une croix du même pendante sur sa poitrine.
Ornements extérieurs
La Vierge de Gand Assise au naturel, le bras sénestre reposant sur l'épaule sénestre du lion de Gand assis, la bannière de Flandres entre les deux. Le tout placé sur une terrasse entourée d'une palissage clôturée au naturel.
Devise
TROUW EN LIEFDE en lettres d'argent sur un listel de sable. (Fidélité et Amour), apparue pour la première fois auXVIe siècle, a été utilisée en latin ("Fides et Amor") ou en néerlandais[39].
Détails
La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 9 octobre 1990. Le lion en tant qu'armoiries de la ville de Gand date probablement du début duXIIIe siècle et provient probablement des armoiries descomtes de Flandre qui utilisaient un lion noir dans un champ d'or. Les couleurs noir et blanc proviennent probablement des armoiries des margraves de Gand auXIIIe siècle. Ceux-ci utilisaient un écu divisé en deux parties, argent et noir.
Blason avec les ornements extérieurs.

Les grands sceaux de la ville n'ont jamais utilisé le lion, mais l'image desaint Jean, le saint patron de la ville, avec l'agneau pascal. Des sceaux similaires ont été utilisés jusqu'auXVIIIe siècle. Les petits sceaux, cependant, montrent un écu avec le lion. Le plus ancien sceau toujours existant date de 1276, mais il est probablement plus ancien.

À la fin duXIVe siècle, les sceaux montrent un écu avec le lion, avec deux figures féminines comme supports et l'écu tenu par un aigle qui se tient derrière. AuXVe siècle, la situation s'est inversée : une femme derrière l'écu et deux aigles pour les soutenir. Les petits sceaux ne montrent que la figure féminine, pas les aigles.

En 1482, deux lions apparaissent en tant que supports, avec la figure féminine. AuXVIIe siècle, les armoiries ont également été couronnées. Ce qui n'était pas conforme aux règles à l'époque et, en 1632, la ville fut réprimandée par le roi des armoiries de luxembourgeois. La couronne a été enlevée à nouveau et les armoiries sont restées inchangées jusqu'à l'ère napoléonienne. En tant que ville de premier rang, Gand s'est vu attribuer un chef à trois abeilles. Le lion est resté comme le principal symbole sur les armoiries. Les supports et la couronne ont disparu selon les nouvelles lois.

Après l’indépendance des Pays-Bas, la ville reçoit ses armoiries en 1817. Selon la loi néerlandaise, les armoiries étaient couronnées d’une couronne à cinq feuilles. La ville n'a pas demandé de supports, ce qui n'a donc pas été octroyé. Les armes sont restées inchangées jusqu'en 1990, date à laquelle les éléments supplémentaires ont été accordés.

Outre les armoiries avec un lion, deux armes médiévales différentes ont été attribuées à Gand. À la fin duXVIe siècle, un écu noir avec un gant en argent était mentionné comme étant les anciennes armoiries de Gand. Le gant, en français, était un élément meuble, le nom français phonétique de la ville est "Gand". Le nom a été attribué à une légende romaine, probablement inventée par l'auteur pour prolonger l'histoire de la ville.

De même, un autre écu «romain» a été mentionné par le même auteur en tant qu'armoiries historiques. C'était un bouclier noir avec dans un pli d'argent les lettres SPQG, ou "Senatus PopulusQue Gandavensis", copie sur le SPQR romain :Senatus populusque romanus. Cela provenait évidemment des armes de Rome. Il n'y a aucune preuve historique pour aucune de ces armoiries.La Vierge de Gand, un lion et un "jardin de Hollande" sont ajoutés aux armoiries de 1990.La Vierge de Gand apparaît pour la première fois dans une chanson écrite pendant la guerre avec lescomtes de Flandre et la ville deBruges en 1381-82. Dans cette chanson, Gand est défendue par une vierge et un lion assis à côté d'elle. Les deux sont assis dans une petite enceinte. On ignore si cette chanson est basée sur une tradition locale, mais la composition de la Vierge, du lion et de l'enceinte commence à apparaître dans toutes sortes de sources, telles que des peintures, des livres et des ornements architecturaux. Sauf sur le sceau officiel, où la figure féminine est probablement issue de la Vierge. AuXVIe siècle, elle a d'abord été représentée avec la bannière de la ville, puis plus tard durant ce siècle avec la bannière de Flandre. Ce dernier indique probablement que Gand était la capitale de la Flandre. Une fois, en 1641, la bannière montre à nouveau le gant légendaire.

De même, auXVIe siècle, la Vierge et le lion ont été combinés avec les vraies armoiries. Elle agit maintenant comme un support assis à côté ou derrière l'écu. L'enceinte disparaît temporairement. Dans certaines images, l'écu est également tenu par deux lions supports, créant une composition d'un écu avec un lion, tenu par deux lions et une Vierge à côté du bouclier, avec un lion naturel posé sur ses genoux. AuXVIIe siècle, l'ensemble de la composition fut placé dans un "Hollandse Tuin" (jardin de Hollande), une clôture typique utilisée par de nombreuses villes de Flabdre et des Pays-Bas. Symbole à l'origine utilisé par les villes néerlandaises proprement dites, il n'est maintenant utilisé que par Gand etGeertruidenberg dans leBrabant-Septentrional, et non par la Hollande en tant que telle.Au début, l'écu avec le lion était placé sur l'enceinte, avec la Vierge, le lion et la bannière à l’intérieur de l'enceinte. Finalement, toute la composition a été placée à l'intérieur de l'enceinte.

Même si les armoiries officielles de ces années ne montraient jamais la Vierge, le lion ou l'enceinte, la composition apparaissait partout dans la ville. Ce n'est qu'en 1990 que la ville a adopté l'ensemble de la composition comme nouvelles armoiries.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Gand
Alias du blason de Gand
Pendant lePremier Empire :De sable à un lion d'argent lampassé et armé de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire.[38]
À l'époque napoléonienne, Gand était classée ville de 1re classe et avait donc le droit d'utiliser un chef rouge à trois abeilles. Ces armoiries ont été accordées par décret royal du 6 juin 1811 et utilisées jusqu'en 1813.
Logo de Gand

Initiative municipale

[modifier |modifier le code]

Gand est une des premières villes au monde pour l'encouragement municipal duvégétarisme à ses citoyens, une journée par semaine, à commencer par les fonctionnaires et les élèves, et finit par la pratique de tout le monde[40].

Dans l'art et la culture

[modifier |modifier le code]
  • Stefan Hertmans,Une ascension, 2020, Paris, Gallimard, roman-enquête sur les habitants d'une maison du vieux Gand (Patershol), entre 1930 et 1950, la famille de Willem Verhulst,V-Mann de la Gestapo, père d'Adriaan Verhulst

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. ab etchttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  2. Gand : Le nouvel épicentre européen de biotechnologie verte.
  3. « Les chiffres de Kind & Gezin montrent une progression du français en Flandre », survrt.be,VRT NWS: le site d'information de référence,(consulté le).
  4. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02063605/document.
  5. Jean Favier,La Guerre de Cent ans,p. 63-67, Gallimard.
  6. André Plaisse,La grande chevauchée guerrière d'Édouard III en 1346, Cherbourg, Éditions Isoète,, 111 p.(ISBN 2-905385-58-8),p. 10-11.
  7. Catherine Denys et Isabelle Paresys,Les anciens Pays-Bas à l'époque moderne (1404-1815), 2007.
  8. Yves-Marie Bercé,Révoltes et révolutions en Europe,XVIe – XVIIIe siècles, 1980.
  9. Martin Barros, Nicole Salat etThierry Sarmant (préf. Jean Nouvel),Vauban - L’intelligence du territoire, Paris, Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée,, 175 p.(ISBN 2-35039-028-4),p. 167.
  10. (nl) Dominiek De Meester,De Gentse burgerwacht 1830-1848 : een papieren geschiedenis,coll. « Handelingen der Maatschappij voor Geschiedenis en Oudheidkunde te Gent »,(présentation en ligne)
  11. CGLSB : Historique.
  12. (nl) « Zeppelin LZ37 en de crash boven Sint-Amandsberg », surErfgoedbank Land van Rode
  13. Villes jumelées.
  14. Bevolkingsevolutie, Stadsbestuur van Gent - Dienst Bevolking, Stad Gent.
  15. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  16. a etbChiffres et tendances : Enseignement, Ville de Gand - Tourisme.
  17. Cijfers en trends: Onderwijs,Stad Gent.
  18. Higher Education in Ghent,Stad Gent.
  19. Welcome at Ghent University.
  20. Some fast facts about University College Ghent.
  21. Introducing KaHo Sint-Lieven.
  22. Facts & figures.
  23. Sint-Lucas in cijfers.
  24. Rabot-Blaisantvest (illustrations, avec commentaire en néerlandais).
  25. Site internet des habitants du quartier.
  26. (nl)Overheidsuitgaven in de Vlaamse havens.
  27. Port of Ghent,Sociaal-Economische Raad van Vlaanderen.
  28. Fact & Figures,Port de Gand.
  29. Le port de Gand.
  30. Site visitgent.be en train : Gare Dampoortlire (consulté le 4 juin 2012).
  31. Joseph Delmelle,Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973,pp. 36 et 37.
  32. Guy Duplat, « Jan Fabre veut mesurer les nuages »,La Libre Belgique,‎(lire en ligne)
  33. (nl) Sabine Van Damme, « Standbeeld Leopold II opnieuw beklad, nu naar aanleiding van dood George Floyd in Verenigde Staten »Accès payant, surDe Morgen,
  34. (nl) « Gent haalt controversieel standbeeld Leopold II weg: "Zijn criminele acties verdienen geen eerbetoon, integendeel" », surVRT NWS,
  35. a etb(nl) Tuly Salumu & Bert Staes, « Gent haalt beeld Leopold II weg: "Een dergelijk figuur kunnen we niet langer eren" », surHet Nieuwsblad,
  36. « https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2020/06/30/buste-leopold-ii-weggehaald-in-gent/ »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  37. Claude Vacant, « En perspective : un moine ingénieur avant l'école des Ponts et Chaussées : frère François Romain (1647-1735) »,Pour mémoire, revue du ministère du développement durable et de l'énergie (comité histoire),no 11,‎,p. 110-127(ISSN 1955-9550,lire en ligne[PDF], consulté le).
  38. Blason
  39. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Gent Heraldy of the World
  40. La ville belge de Gand devient végétarienne.

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gand, surWikimedia Commons
  • Gand,sur leWiktionnaire
  • Gand,surWikiquote
  • Gand,surWikivoyage

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Gids voor oud Gent, Guido Deseyn, Standaard Uitgeverij, Antwerpen 1991.
  • Langs Vlaamse Begijnhoven, Michiel Heirman, Davidsfonds, Leuven 2001.

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
SectionsBlason de la ville de Gand
Autres localités
v ·m
AlostArmes de Flandre-Orientale
Audenarde
Eeklo
Gand
Saint-Nicolas
Termonde
v ·m
Plus de 200 000 habitants
Plus de 100 000 habitants
Plus de 70 000 habitants
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Gand&oldid=224453130 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2025 Movatter.jp