Lafeuille de palmier oupalme se présente sous différentes formes selon lesespèces. Sur lepalmier, lacroissance se fait en général par un uniquebourgeon terminal, qui ne se divise pas, l’axe principal ne se ramifiant donc pas, d’où l’absence de branches et unstipe qui ne se subdivise que dans de très rares cas.
Les feuilles de palmier ont une grande variété d'usages, notamment pour lacouverture des toits, envannerie etsparterie, ou commesupport d'écriture. Elles sont aussi l'origine dusymbole de lapalme du martyre qui, dans l'iconographie chrétienne, est un attribut des apôtres dans la scène de l'entrée de Jésus à Jérusalem et est devenu depuis un symbole des martyrs[1].
Il existe quatre types principaux de forme de feuilles[2],[3] :
Les feuilles palmées sont en forme d'éventail, ou disposées comme les doigts de la main – un exemple avec les espèces du genreTrachycarpus comme lepalmier de Chine. Les feuilles palmées ont unpétiole (la tige qui lie la feuille au tronc oustipe) assez long. La partie de la feuille palmée qui se trouve à l'autre extrémité de ce pétiole s'appelle lelimbe, constitué de segments plus ou moins long, liés ou non entre eux.
Les feuilles pennées sont en forme de plume ou de peigne. On retrouve cette forme surPhoenix dactylifera et lecocotier entre autres. La partie centrale de la feuille se nomme lerachis, une sorte de colonne vertébrale sur laquelle s'attachent lespinnules, desfolioles libres qui donnent un aspect plumeux à la feuille pennée. Ces folioles peuvent être indupliqués, en forme de V (comme chez le genrePhoenix), ou rédupliqués, en forme de V inversé ou en A (comme la plupart des autres genres, par exempleJubaea).
Les feuilles costapalmées sont celles dont la construction est intermédiaire entre les deux types précédents, d’un aspect général en éventail. On trouve un axe central (lerachis) sur la structure. Ces feuilles habillent par exemple le genreSabal. Elles ont une structure de feuille palmée avec un limbe assez compact, mais elles possèdent un rachis plus ou moins long, dans le prolongement du pétiole, qui sépare le limbe en deux parties.
Les feuilles bipennées sont pennées selon l’axe principal, mais de même sur les axes secondaires. Ce type de feuilles n’existe que chez le genreCaryota. Le rachis principal comporte des rachis secondaires qui portent des pinnules, bien que l'on parle généralement de folioles, tandis que les divisions primaires directement issues du rachis principal sont des pennes. Ce type de division très fréquent chez les fougères est rare chez les palmiers et semble limité au genreCaryota.
En forme de queue de poisson, ces feuilles ont un aspect déstructuré assez particulier. Lesfolioles sont larges, en forme de triangle, et semblent déchirées à leurs extrémités (on dit alorsprémorse). Lenom vernaculaire du genre est« palmier céleri »[4].
Dans certains cas, lelimbe foliaire peut être non découpé. Les feuilles sont alors entières, et souvent bifide (double extrémité). Ces feuilles sont aussi dites simples, non divisées à maturité, mais elles peuvent prendre l'aspect de feuilles pennées lorsqu'elles sont déchiquetées par le vent. Les feuilles de ce type sont souvent profondément échancrées à l'apex, comme surChamaedorea metallica ou d'autresGeonoma.
La consistance des palmes est très variée, pouvant aller d'une structure épaisse etcoriace à une composition pendante et molle[5].
Les feuilles de palmiers sont généralement de couleur verte, certaines tendent vers un gris bleuté (dû à unecouche cireuse qui recouvre la feuille pour limiter latranspiration) ; d'autres espèces plus rares, appartenant aux genresChambeyronia ,Welfia ouLatania, présentent des feuillesjuvéniles de couleur rouge[5].
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