Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Edvard Beneš

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirBenes.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet articlene cite pas suffisamment ses sources().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?

Edvard Beneš
Illustration.
Portrait d'Edvard Beneš (vers 1942, auteur inconnu).
Fonctions
Président de la République tchécoslovaque

(3 ans, 2 mois et 5 jours)
Élection19 juin 1946 (en)
Président du gouvernementZdeněk Fierlinger
Klement Gottwald
PrédécesseurEmil Hácha(indirectement)
Lui-même(en exil)
SuccesseurKlement Gottwald

(2 ans, 9 mois et 17 jours)
Élection18 décembre 1935 (en)
Président du gouvernementJan Malypetr
Milan Hodža
Jan Syrový
PrédécesseurTomáš Masaryk
SuccesseurJan Syrový(intérim)
Emil Hácha
Président dugouvernement provisoire tchécoslovaque

(5 ans, 5 mois et 16 jours)
Président du gouvernementJan Šrámek
PrédécesseurEmil Hácha(indirectement)
SuccesseurLui-même
Président de l’Assemblée générale de la Société des Nations

(1 an)
PrédécesseurFrancisco Castillo Najera
SuccesseurCarlos Saavedra Lamas
Ministre des Affaires étrangères tchécoslovaque

(17 ans, 2 mois et 4 jours)
PrésidentTomáš Masaryk
Président du gouvernementTomáš Masaryk
Karel Kramář
Vlastimil Tusar
Jan Černý
Lui-même
Antonín Švehla
František Udržal
Jan Malypetr
Milan Hodža
GouvernementMasaryk (cs)
Kramář (cs)
Tusar I (cs) etII (cs)
Černý I (cs)
Beneš (cs)
Švehla I (cs) etII (cs)
Černý II (cs)
Švehla III (cs)
Udržal I (cs) etII (cs)
Malypetr I (cs),II (cs) etIII (cs)
Hodža I (cs)
PrédécesseurPoste créé
SuccesseurMilan Hodža(intérim)
Milan Hodža
Président du gouvernement tchécoslovaque

(1 an et 11 jours)
PrésidentTomáš Masaryk
GouvernementBeneš (cs)
PrédécesseurJan Černý
SuccesseurAntonín Švehla
Biographie
Nom de naissanceEduard Beneš[1]
Date de naissance
Lieu de naissanceKožlany (Bohème,Autriche-Hongrie)
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décèsSezimovo Ústí (Bohème,Tchécoslovaquie)
Nature du décèsAccident vasculaire cérébral
NationalitéTchécoslovaque
Parti politiqueParti progressiste tchèque (en)
Parti national social tchèque
FratrieVojta Beneš (en)(frère)
Václav Beneš (cs)(frère)
Diplômé deUniversité Charles(1909)
ProfessionUniversitaire

Signature de Edvard Beneš

Edvard BenešEdvard Beneš
Présidents de la République tchécoslovaque
Chefs de gouvernement tchécoslovaque
Ministres des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie
modifier 
Edvard Beneš avec son épouse,en 1934.

Edvard Beneš (prononcé entchèque : [ˈɛdvard ˈbɛnɛʃ]Écouter)[note 1], dont le nom est souvent francisé enÉdouard Bénès ouBenes, né le àKožlany et mort le àSezimovo Ústí. est unhomme d'Étattchécoslovaque, l'un des fondateurs de laTchécoslovaquie etprésident de la République tchécoslovaque de1935 à1938 et de1939 à1948 (enexil de1939 à1945, en tant que président duGouvernement provisoire tchécoslovaque).

Biographie

[modifier |modifier le code]

Jeunesse et engagements

[modifier |modifier le code]

Né dans une famille paysanne, Edvard Beneš est le benjamin de dix enfants[2]. Il obtient sonbaccalauréat dans un lycée du quartierpragois deVinohrady, puis étudia ensuite ledroit et lasociologie à l'université Charles de Prague. Il continue ses études àLondres et àBerlin, mais surtout àParis à laSorbonne et à l'École libre des sciences politiques. Il obtient undoctorat en droit à l'université de Dijon enFrance en 1908. Ce long séjour en France imprègne en lui, et en sa politique, une profondefrancophilie[3]. Il traduit en tchèque le roman deZolaL'Assommoir[4]. Il noue dès cette époque des liens avec les milieuxmaçonniques et dans lapresse, liens qu'il utilise entre 1915 et 1918 pour diffuser ses idées concernant la destruction de la monarchie desHabsbourg et la création d'un État tchécoslovaque.

Beneš devientmaître de conférences en sociologie à l'université Charles de Prague en 1909. Il adhère au parti progressiste tchèque deMasaryk. Il épouse, le 10 décembre 1909, Hana Vlčková. Grâce à une des tantes de son épouse, il obtient de larges moyens financiers, qui sont mis à contribution pendant laPremière Guerre mondiale.

Edvard Beneš s'installe enFrance en 1915. Il milite aux côtés de son mentorTomáš Masaryk et deMilan Rastislav Štefánik pour la disparition de l'Autriche-Hongrie[5]. Il possède ses entrées auQuai d'Orsay, où il développe de solides soutiens à ses vues. Il commence sa carrière politique dans leConseil national tchécoslovaque, en exil àParis, qui est respectivement reconnu par la France àDarney le 30 juin 1918, puis par l'Angleterre et enfin par lesÉtats-Unis.

Lors de la négociation sur letraité de Versailles, il exerce une influence très active pour permettre à la future Tchécoslovaquie de garder les frontières occidentales de laBohême, malgré une forte minorité allemande et le principe desQuatorze points deWilson selon lequel lesÉtats nouvellement créés doivent l'être en vertu dudroit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ni lesAllemands des Sudètes, ni lesSlovaques ne sont consultés.

L'homme politique de l'entre-deux-guerres

[modifier |modifier le code]

Vouant une véritable haine à l'égard de lamonarchie austro-hongroise, il était un ardent défenseur de l'idée de laTchécoslovaquie, la réunion de laBohême, de laMoravie et de laSlovaquie, entité sans fondement historique. En effet, même si ces deux peuples parlaient des langues très proches, leurs traditions culturelles et racines historiques étaient très opposées. La Bohême, où la traditionhussite était forte, avait fait partie duSaint-Empire, mais jamais la Slovaquie, très imprégnée decatholicisme.

D’autre part, les minoritésallemande,hongroise etukrainienne, encore plus allogènes, étaient hostiles au nouvel État dans lequel les Tchèques étaient minoritaires. Cet État fut néanmoins créé par letraité de Saint-Germain-en-Laye en 1919 et agrandi par letraité de Trianon en 1920 sur les décombres de ladouble monarchieaustro-hongroise, sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en application du14e point de la déclaration du présidentWilson.

Après avoir été ministre des Affaires étrangères de la nouvelle Tchécoslovaquie, député au Parlement, président de l'Assemblée générale de laSociété des Nations entre 1935 et 1936, Beneš fut l’architecte du système de sécurité en Europe, fondé sur laPetite Entente et l’alliance avec l’Union soviétique. Il devint le deuxièmeprésident de lapremière République tchécoslovaque le à la suite de la démission deTomáš Masaryk. Il le demeure jusqu’auxaccords de Munich défavorables à son pays, renonce à sa charge le 5 octobre 1938 et est remplacé parEmil Hácha commeprésident de la République.

Il quitte alors son pays avec l’aide financière secrète deStaline pour un exil àChicago[6], où il enseigne laphilosophie. Depuis le début duXXe siècle, Chicago comptait le plus grand nombre deTchèques auxÉtats-Unis. En, ce qui reste de la Tchécoslovaquie (« seconde République tchécoslovaque ») est démembré par l'Allemagne, donnant naissance auProtectorat de Bohême-Moravie et à laRépublique slovaque indépendante. Beneš part pour àLondres où il fonde en 1940 legouvernement tchécoslovaque en exil, et en assume la présidence.

En1941, Beneš signe avecStaline un traité d’alliance et organise avec l’aide des Anglais l’attentat contreReinhard Heydrich,Reichsprotektor et bourreau du pays tchèque (mai 1942). Cet attentat est suivi d’une cruelle répression. L’Armée rouge occupe l’est du pays etPrague en avril et mai 1945 (offensive Prague), tandis que l’armée américaine libère l’ouest etPilsen. La restauration de l'État tchécoslovaque est proclamée, donnant naissance à la« troisième République tchécoslovaque ». Beneš est confirmé dans sa fonction deprésident de la République à ce moment par le gouvernement intérimaire présidé par le socialiste de gauche Fierlinger et réélu le 19 juin 1946.

Après l’occupation allemande et en l’absence d’un parlement élu, mais en application des décisions prises par lesAlliés à laconférence de Potsdam, il signe les « décrets Beneš » dont les plus connus concernent l’expropriation et l’expatriation forcée desAllemands des Sudètes et d'une partie desHongrois deSlovaquie, provocant ainsi un genocide des Allemands des Sudètes. L’existence de ces décrets par le biais de l’exploitation qui en est faite par les partis conservateurs deBavière et d’Autriche continue de polluer l’atmosphère des relations germano-tchèques. En l’état actuel des choses, ces décrets ont été maintenus par les gouvernements qui se sont succédé à Prague depuis 1945 et intégrés dans le corpus juridique de l’Union européenne en 1996.

La victime du coup de Prague

[modifier |modifier le code]

Aux élections de 1946, leParti communiste tchécoslovaque obtient 38 % des suffrages, domine alors la vie politique. Son secrétaire généralKlement Gottwald devient président du Conseil. Beneš se fait beaucoup d’illusions sur ses rapports personnels avecStaline, grâce auxquels il croit pouvoir maintenir une démocratie pluraliste en Tchécoslovaquie. Il sera broyé par laguerre froide.

Gravement affaibli par une série d'attaques cérébrales[7], il laisse les communistes liquider le Parti démocrate slovaque après une violente campagne de presse : ce parti représentait en effet un véritable obstacle à la mainmise des communistes sur la Tchécoslovaquie. Après ce succès, le Parti communiste sait alors que la voie est libre pour son coup de force qui survient en février 1948.

Sous la pression deStaline, reprise par le Parti communiste, Beneš doit refuser l’aide duplan Marshall, qui aurait vraisemblablement conduit le PCT à la défaite aux élections de 1948. Aussi, le 17 février 1948, Gottwald précipite la crise par une mainmise totale des communistes sur la police, ce qui provoque la démission des ministres libéraux, avec l’encouragement de Beneš : Gottwald est aidé par le ministre de la Défense, le généralLudvík Svoboda, membre clandestin du PCT : il procède alors à des arrestations massives dans l’armée, la presse et les partis d’opposition, qui sont alors abandonnés par Beneš. C’est lecoup de Prague.

Le 25 février 1948, il accepte, sous la pression deKlement Gottwald, la démission des ministres libéraux du gouvernement de coalition démocratique et confie au Parti communiste le soin de nommer de nouveaux ministres, socio-démocrates et communistes, dans un nouveau gouvernement sous son contrôle quasi-exclusif. Le Parlement, épuré, vote la confiance au nouveau gouvernement à l’unanimité. Après des élections biaisées où seuls le PCT et ses affidés peuvent se présenter, il refuse de ratifier la nouvelle Constitution qui consacre la mainmise totale du PCT sur le pays. Il démissionne alors de son poste de président de la République le 7 juin 1948 et meurt le 3 septembre suivant.

Héritage

[modifier |modifier le code]

Benès a fait preuve de beaucoup d'aveuglement devant la montée dunazisme, jusqu'en 1938, et celle ducommunisme, jusqu'en 1948. Il refusa systématiquement toute alliance ou même simple coopération entre les pays danubiens par peur de voir se reconstituer l'Autriche-Hongrie. Sa haine desHabsbourg était telle qu’elle lui fit prononcer ce mot : « Plutôt Hitler que les Habsbourg !»[8]. Ceci en dit long sur le rejet que cette dynastie avait engendré chez Beneš, mais aussi chez les Tchèques qui l’ont constamment réélu.

Il commit la même erreur à partir de 1945 : fort de l'illusion de l'amitié personnelle de Staline, il pensait que les élections anticipées qui auraient dû se tenir après la démission des ministres libéraux au moment ducoup de Prague auraient marqué un recul des communistes :« Pas trop ! Sinon Staline se fâcherait ! » croyait-il naïvement. Ce recul aurait permis un recentrage de la politique vers l'Ouest. Or, ni Gottwald ni Staline n’avaient l'intention de lâcher quoi que ce soit. Sa seconde faute fut d'encourager les libéraux dans leur projet de démission avant de les abandonner devant les menaces proférées par Gottwald et l'ambassadeur soviétiqueValerian Zorine.

Sa nièce, Émilie-Anna Benès, épouseZbignew Brzezinski, le conseiller à la sécurité nationale du présidentJimmy Carter.

Ouvrages

[modifier |modifier le code]
  • Le problème autrichien et la question tchèque – 1908
  • Le socialisme autrichien et la guerre – Paris 1915
  • Détruisez l'Autriche-Hongrie – Paris 1916
  • Vers la paix future – Genève 1916
  • La Boemia contro l'Austria-Ungeria – Locarno 1917
  • Bohemia's Case for Independence – Washington 1917
  • La France et la nouvelle Europe – 1931
  • Democracy Today and Tomorrow – New York 1939, Londres 1939, 1940
    Demokracie dnes a zítra – Londres 1942, Praha 1946, 1948, 1999
  • Mnichovské dny – Londres, 1948, 1955, 1958, Praha 1968

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. Prononciation dutchèqueretranscrite selon lanorme API.

Références

[modifier |modifier le code]
  1. Antoine Marès 2015,p. 26 et 436 (note).
  2. (en) Zbyněk Zeman, Antonín Klimek,« The Beneš Family », dans Zbyněk Zeman, Antonín Klimek,The Life of Edvard Beneš 1884–1948: Czechoslovakia in Peace and War, Clarendon Press,(lire en ligne).
  3. « Edvard Beneš / Cosmopolis », surCosmopolis,(consulté le).
  4. inconnu, « Edvard Benès »,Le Monde,‎
  5. Preclík, Vratislav. Masaryk a legie (Masaryk and legions), váz. kniha, 219 pages, first issue vydalo nakladatelství Paris Karviná, Žižkova 2379 (734 01 Karviná, Czech Republic) ve spolupráci s Masarykovým demokratickým hnutím (Masaryk Democratic Movement, Prague), 2019,(ISBN 978-80-87173-47-3), pages 8 - 34, 36 - 39, 41 - 42, 106 - 107, 111-112, 124–125, 128, 129, 132, 140–148, 184–215.
  6. Chicago Tribune 15 février 1939 (p. 2):Benes to arrive today for U.C. lecture studies
  7. Encyclopedia Britannica
  8. Dans "Zita impératrice courage, Jean Sévillia, Perrin, coll. « Tempus », 2003 ", chapitre 13

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

v ·m
Présidents de l’Assemblée générale de laSociété des Nations
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Edvard_Beneš&oldid=224318798 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2025 Movatter.jp