Le23 février 1917 (dans le calendrier grégorien), l'avancée russe fut stoppée par larévolution russe et par la suite l'armée russe du Caucase en pleine désintégration fut remplacée par les forces armées de l'Arménie nouvellement créée comprenant les volontaires et les irréguliers arméniens. En 1918, la région vit également la création de la République de Caspienne centrale et de la République démocratique d'Arménie, ainsi que l'arrivée d'une armée alliée du nom deDunsterforce(en) composée de troupes d'élite issues des fronts de Mésopotamie et de l'ouest. L'Empire ottoman et l'Allemagne s'affrontèrent à Batoumi lors de l'arrivée de l'expédition allemande dans le Caucase, dont la mission principale était de sécuriser les champs de pétrole.
Le, la signature dutraité de Brest-Litovsk mit fin aux hostilités entre l'Empire ottoman et la Russie, et le, l'Empire ottoman signa letraité de Batoumi avec l'Arménie. Cependant, il resta en guerre avec la République de Caspienne centrale, l'Arménie orientale ayant fait sécession, et avec la Dunsterforce de l'Empire britannique jusqu'à l'armistice de Moudros signé le.
Le principal objectif de l'Empire ottoman était la reconquête de ses territoires d'Anatolie orientale. Ces régions avaient été annexées par l’Empire russe à la suite de laguerre de 1877-1878. Les objectifs stratégiques étaient la prise d'Artvin, d'Ardahan, deKars et du port deBatoumi. Un succès dans cette région provoquerait une dispersion des forces de l'armée impériale russe, déjà engagées sur les front de Galicie et de Pologne[1]. Le plan fut donc soutenu par l'Empire allemand qui fournit du matériel à la3e armée ottomane. Le ministre de la guerreIsmail Enver espérait qu'une victoire ouvrirait la route deTbilissi et provoquerait le soulèvement despopulations musulmanes[1]. L'objectif ottoman, ou plutôt celui des Allemands, était de couper l'approvisionnement en pétrole issu de lamer Caspienne[2][réf. obsolète].
LaRussie avait donné la priorité aufront de l'est en matière d'armement et d'effectifs. Elle s'inquiétait d'une campagne ottomane dans le Caucase visant à reprendreKars etBatoumi qu'elle avait obtenu après la guerre de 1877-1878. En, lors d'une rencontre avec le FrançaisMaurice Paléologue et le BritanniqueGeorge Buchanan(en),Sergueï Sazonov déclara que la Russie revendiquerait en cas de victoire le contrôle de larégion de Marmara[3]. La Russie tsariste prévoyait l'expulsion des musulmans de la région et leur remplacement par descosaques jugés plus fiables[4].
Les Ottomans disposaient d'une armée basée dans la région, la3e armée. En 1916, ils envoyèrent des renforts pour former la2e armée. Ces forces qui comptaient entre 100 000 et 190 000 hommes au début du conflit étaient mal équipées.
Avant la guerre, l'armée russe du Caucase disposait de 100 000 hommes sous le contrôle nominal du gouverneur général du Caucase,Illarion Ivanovitch Vorontsov-Dachkov. Le vrai commandant était cependant le généralNikolaï Ioudenitch. Au début de la guerre, les Russes durent redéployer une grande partie de leurs forces sur le front européen après les défaites deTannenberg et deslacs de Mazurie. L'Armée du Caucase possédait des généraux arméniens commeTovmas Nazarbekian ouMovsès Silikian. L'Armée du Caucase se désintégra lors de laRévolution russe en 1917 lorsque les soldats russes désertèrent la ligne de front. Les forces arméniennes se montèrent alors à 150 000 hommes[5].
À l'été 1914, lesunités de volontaires arméniens se trouvaient sous l'autorité des forces russes. Comme les conscrits russo-arméniens avaient déjà été envoyés sur le front de l'est, ces unités étaient uniquement composées d'Arméniens non russes ou de ceux qui n'étaient pas obligés de se battre. Ces troupes étaient dirigées parAndranik Toros Ozanian,Drastamat Kanayan,Archak Gafavian etSarkis Mehrabian. Leurs effectifs se montaient initialement à 20 000 hommes mais ils s'étoffèrent par la suite. En 1916, Nikolaï Ioudenitch décida d'incorporer ces unités au sein de l'Armée du Caucase.
On trouvait également des miliceskurdes dans la région qui se battaient à la fois contre les Ottomans et les Russes.
Lionel Dunsterville fut choisi en 1917 pour commander une force alliée de 1 000 soldats australiens, britanniques, canadiens et néo-zélandais, accompagnés d'automitrailleuses. Cette force avait pour mission de lutter contre l'influence allemande dans le Caucase.
Durant le mois de, des négociations eurent lieu entre leComité Union et Progrès (CUP) et les dirigeants arméniens duCongrès arménien d'Erzurum. L'Empire ottoman souhaitait obtenir le soutien, sinon la neutralité des Arméniens lors de la guerre avec la Russie en échange d'une plus large autonomie. Les représentants arméniens étaient tout a faits disposés à rester fidèles au gouvernement ottoman mais refusèrent d'inciter les Arméniens de Russie à la révolte[6]. L'historien Erickson écrit qu'après cette rencontre, le CUP fut convaincu des forts liens entre les Arméniens et les Russes[7].
Le1er novembre, lors de l'offensive Bergmann, les Russes franchirent la frontière et avaient pour objectif les villes deDoğubeyazıt et deKöprüköy. La déclaration de guerre officielle ne fut envoyée que le. Les Russes comprenant 25 bataillons d'infanterie, 37 de cavalerie et 120 canons se déployèrent en deux ailes et prirent Köprüköy dès le. Le commandant de la3e armée ottomane,Hasan Izzet, n'était pas favorable à une offensive dans le rude climat hivernal et privilégiait une tactique défensive jusqu'au printemps. Cependant, le ministre de la Guerre, Enver Pacha, ordonna une contre-offensive le. Le régiment tribal kurde qui devait renforcer l'armée ottomane se révéla peu fiable. L'offensive s'essouffla et les Russes réalisèrent une percée de 25 km vers Erzurum.
« De tous les pays, les Arméniens se pressent pour rejoindre les rangs de la glorieuse armée russe, prêts à donner leur sang pour la victoire de l'armée russe... Que le drapeau russe flotte librement sur les Dardanelles et le Bosphore, que les Arméniens sous le joug turc puissent recevoir la liberté, que le peuple arménien de Turquie qui a souffert pour la foi du Christ reçoive la résurrection pour une nouvelle vie[8],[9].... »
— Nicolas II de Russie
Le, la ville d'Ardanuch fut capturée. L'opération était commandée par le général allemand Stange. Sa mission était de mener une opération de diversion pour fixer les unités russes et était soutenue par les rebellesAdjars qui avaient capturé les routes. Par la suite, ils durent soutenir la bataille de Sarikamish en coupant les routes de ravitaillement russes entre Sarikamish et Kars[10]. Le1er janvier, l'unité arriva àArdahan.
Le, les Russes lancèrent une violente contre-attaque, le quartier-général de la3e Armée se trouva pris sous le feu ennemi. Hafız Hakkı Pacha ordonna une retraite totale. Labataille de Sarıkamış est un désastre. Seule 10 % de l'armée parvint à se replier sur ses positions initiales. Enver Pacha abandonna le commandement des opérations et accusa les Arméniens de la région d'être aux côtés des Russes après son retour à Constantinople[11]. Le 18, le général Stange quitta la région d'Ardahan mais resta derrière les lignes ennemies jusqu'au.
Résistance de Van, troupes arméniennes occupant une ligne de défense contre les Turcs dans la ville en mai 1915.
ÀVan, le gouverneur ottoman ordonna des massacres d'Arméniens sous le prétexte d'intelligence avec l'ennemi et de désertion. Le, la résistance arménienne s'organisa dans la ville. Les défenseurs arméniens au nombre de 1 500 avaient pour mission la protection des 30 000 résidents et des 15 000 réfugiés avec 300 fusils, 1 000 pistolets et des armes anciennes. Le général Ioudenitch commença son offensive le, une aile de son armée devait avancer vers lelac de Van pour secourir les Arméniens de Van[12]. Le, l'armée libère la ville après trois semaines de siège qui ont fait près de 55 000 morts.Aram Manoukian met en place un gouvernement provisoire. Une fois Van sécurisée, les combats se déplacèrent vers l'ouest[1].
Le, le ministre de l'IntérieurTalaat Pacha signa ledécret du 24 avril (connu sous le nom de dimanche rouge par les Arméniens), prétendant que les Arméniens de cette région s'étaient soulevés avec le soutien des Russes. Ce décret est le point de départ dugénocide arménien. Le, la loi Tehcir ordonna la déportation de tous les Arméniens de la région vers la Syrie.
Réfugies arméniens de Van fuyant l'avancée ottomane. Près de 250 000 d'entre eux suivirent les Russes dans leur retraite au mois d'août 1915[13].
Les troupes russes imprudemment avancées dans les montagnes au nord du lac de Van subirent de violentes contre-attaques et furent repoussées à labataille de Kara Killisse. Ils durent donc évacuer Van, laissant la ville sans autre défense que les milices arméniennes. 200 000 civils s'enfuirent à la suite de l'armée russe, 40 000 en sont morts. Les Ottomans prirent la ville fin août mais furent chassés un mois plus tard par une nouvelle offensive russe. Le front se stabilisa jusqu'à la fin de l'année et Ioudenitch exploita ce calme pour renforcer son armée. Au début de 1916, ses forces atteignaient 200 000 hommes et 380 canons. De l'autre côté, la bataille de Gallipoli absorbait toutes les ressources ; la décision d'Enver Pacha de considérer ce front comme secondaire fit que les renforts furent très faibles. Le1er janvier, les forces ottomanes comptaient 120 000 hommes mais seulement 74 000 fusils et 180 canons.
En avril, l'Armée du Caucase avança vers le nord pour capturerTrabzon. L'autre branche de l'offensive avança versMuş etBitlis. Ces unités repoussèrent la2e Armée loin en Anatolie après labataille de Bitlis. La ville était la dernière place forte de l'Empire ottoman empêchant les Russes d'entrer en Anatolie et Mésopotamie.
En juillet, le général Ioudenitch dut contrer des offensives ottomanes en lançant sa propre attaque versErzincan qui tomba la. L'offensive turque vers Trabzon fut arrêtée pour essayer de stabiliser le front. En août,Mustafa Kemal tout juste nommé réussit à recomposer l'armée et à stabiliser le front. Néanmoins, ses offensives échouèrent du fait des problèmes de ravitaillement et s'il parvint à reprendre Muş et Bitlis en août, il doit les céder à la fin de l'automne.
La fin de l'année est relativement calme car les deux camps épuisés consolident leurs positions. De plus, l'hiver particulièrement rude empêcha tout combat.
La situation militaire n'évolua pas au printemps 1917, les plans d'attaques russes ne furent jamais mis en place. Cependant la Russie était plongée dans une tourmente sociale et politique qui mena à laRévolution russe. Le chaos qu'elle engendra mit fin à toutes les opérations militaires et les forces russes commencèrent à se désintégrer car les soldats refusaient de continuer la guerre. De plus, une nouvelle épidémie de typhus, de scorbut et decholéra aggrava la situation de l'Armée du Caucase[15].
Jusqu'à la Révolution russe de 1917, une offensive ottomane dans le Caucase était inimaginable. Après Sarıkamıs, les unités ottomanes étaient « quasiment toujours » en situation difficile et tentaient de maintenir leurs positions. Elles ne pouvaient pas non plus tirer profit de la situation politique en Russie du fait de la pression britannique en Palestine et en Mésopotamie.
Le, l'Armée russe dans la région n'existait plus. Vers la fin de l'automne, le commandant en chef du Front du Caucase Przhevalskii ordonna aux unités arméniennes et géorgiennes de rejoindre l'armée pour ralentir la désintégration. Les problèmes de démoralisation de l'Armée russe (tous les fronts connaissaient la même difficulté) étaient liées à la décision du gouvernement provisoire de poursuivre la guerre et cela facilita la prise du pouvoir par lesBolcheviks. En, lepremier gouvernement de Transcaucasie (Seïm) fut mis en place à Tbilissi et remplaça le Comité spécial de Transcaucasie à la suite de larévolution d'Octobre.
Le Seïm de Transcaucasie fut dirigé par lemenchevik Nikolaï Chkheidzé mais ne put empêcher la désintégration de l'armée russe dans la région en de nombreuses petites forces nationales. Les Arméniens prévoyaient de conserver leur indépendance en étant soutenus par les Alliés et la Russie et établir leur force militaire avec le soutien de l'armée russe[16]. Le général Nazarbekov fut choisi comme commandant en chef de l'armée de 32 000 réguliers et de 40 000 miliciens. L'armée russe abandonna 160 canons, 180 mitrailleuses et 160 millions de cartouches[17].
Le, l'armistice d'Erzincan est signé entre la Russie et les Ottomans àErzincan et met fin à la guerre entre les deux pays[18]. Entre décembre et février, les régiments arméniens remplacèrent les troupes russes qui rentraient en Russie en abandonnant leur matériel. Après la nationalisation (ou la démocratisation de l'armée), il n'y avait plus de forces militaires russes à la fin 1917.
Au début de 1918, les puissances alliées, les cosaques, les Géorgiens et les Arméniens étaient disposés à construire une ligne de résistance commune contre les Ottomans. Dans le cas d'un accord entre la Russie et l'Empire ottoman, ce fut la seule stratégie pour continuer à lutter contre les Ottomans[19]. Les Arméniens qui conservèrent leurs positions dans la région après le retrait des soldats russes du front du Caucase reçurent 1 million de roubles de la part de la Grande-Bretagne[20].
En février, Tovmas Nazarbekian devint commandant du Front du Caucase et Andranik Toros Ozanian prit le commandement des forces arméniennes à l'intérieur du territoire ottoman. L'offensive ottomane commença le sur une ligne allant deTirebolu àBitlis. Les territoires furent repris aux Arméniens. Kelkit fut libéré le, Erzincan, le 13,Bayburt, le 19,Tercan le 22 et le grand port de la Mer Noire, Trabzon tombe le 25 malgré les renforts arrivant par la mer. Erzurum est prise le après une forte résistance arménienne. Au début de, les troupes ottomanes étaient revenues à la frontière d'avant-guerre.
Le, le grand vizir Talat Pacha signa letraité de Brest-Litovsk avec laRSFS de Russie. Il était précisé que la Russie devait céderBatoumi,Kars,Ardahan. Ces territoires avaient été capturés par la Russie lors de laGuerre russo-turque de 1877-1878. Il était également précisé que la Transcaucasie devait être indépendante. De plus, une clause secrète obligeait la Russie à démobiliser les forces arméniennes[21].
Ramassage de corps de civils musulmans d'Erzincan.
Entre le et, laconférence de Trabzon rassembla l'Empire ottoman et laTranscaucasie. Enver Pacha offrit de renoncer à toutes ses ambitions sur le Caucase en échange de la reconnaissance des ré-acquisitions turques en Anatolie orientale comme prévu dans le traité de Brest-Litovsk[22]. Le, le chef de la délégation transcaucasienneAkaki Tchenkéli accepta le traité de Brest-Litovsk comme base pour plus de négociations et pressa le gouvernement d'accepter cet accord[23] L'état d'esprit qui prévalait à Tbilissi était cependant très différent et le gouvernement se considérait déjà en état de guerre avec l'Empire ottoman[23].
Le, une nouvelle conférence s'ouvrit à Batoumi[22]. À cette conférence, les ottomans accrurent leurs ambitions et revendiquaient maintenant Tbilissi,Alexandropol etEtchmiadzin ainsi que la construction d'une ligne de chemin de fer pour connecter Kars,Djoulfa et Bakou. Les membres arméniens et géorgiens de la délégation commencèrent à ne plus s'entendre. Le, les ottomans reprirent leur offensive qui mena aux victoires arméniennes lors des batailles deSardarapat,Karakilisa et d'Aparan. Le, laRépublique démocratique d'Arménie dut signer letraité de Batoumi. Bien que les Arméniens aient réussi à infliger une série de défaites aux ottomans, les forces turques n'étaient qu'à quelques kilomètres de la capitaleErevan. Dans ce traité, l'Empire ottoman reconnaissait l'indépendance de l'Arménie mais celle-ci devait renoncer à ses ambitions sur l'Anatolie orientale. Le, laGéorgie se retira de la fédération et proclama son indépendance encouragée par la mission allemande menée parFriedrich Kress von Kressenstein etFriedrich-Werner von der Schulenburg. Deux jours plus tard, l'Azerbaïdjan prend son autonomie. La Transcaucasie n'existe donc plus. Le même jour, la Géorgie signe letraité de Poti avec l'Allemagne. Celle-ci reconnait l'indépendance de la Géorgie et s'engage à la protéger en échange d'un accord de libre passage pour les troupes allemandes et de grandes facilités économiques.
En 1918,Andranik Toros Ozanian résista aux offensives ottomanes et permit à l'Arménie de s'étendre vers l'est.
L'arrivée des troupes allemandes en Géorgie en coïncida avec la montée de la rivalité germano-ottomane à propos des ressources et de l'influence dans le Caucase, en particulier sur les champs de pétrole deBakou[24]. Vehib Pacha reprit son offensive et fut confrontée à une force germano-géorgienne. Le, la3e Armée attaqua et fit de nombreux prisonniers, ce qui mena à des menaces officielles deBerlin l'invitant à retirer ses troupes. Le gouvernement turc réorienta donc ses forces vers l'Azerbaïdjan et l'Iran[25]. Une délégation géorgienne partit pour Berlin afin de négocier un traité final mais celui-ci fut rendu caduc par la défaite de l'Allemagne en.
Les ambitions turques dépassaient le cadre de la simple reconquête de territoires perdus 40 années plus tôt. Une nouvelle force fut créée en et nommée l'armée islamique du Caucase qui en réalité ne comptait pas plus de 25 000 hommes. Celle-ci était entièrement composée de musulmans dont la plupart parlaient turc. Elle attaqua laRépublique de Caspienne centrale et avait pour objectif Bakou. L'Allemagne était fortement opposée à cette nouvelle offensive car elle considérait que tout le sud de la Russie était dans sa zone d'influence. L'Armée de l'Islam avança jusqu'à Bakou où elleaffronta lesforces britanniques(en) et les troupes arméniennes. La ville tomba le.
En octobre, les troupes ottomanes essayèrent de détruire les troupes arméniennes du Karabagh sous le commandement d'Andranik jusqu'à l'armistice de Moudros. Les combats furent indécis mais l'arrêt des combats permit à Andranik d'assurer le contrôle d'un corridor à travers leNakhitchevan[26].
Le, l'armistice de Moudros fut signé et mit fin à la campagne du Caucase. À la fin de la guerre, l'Empire ottoman, défait sur lesfronts de Mésopotamie,de Palestine etde Perse avait repris tous les territoires des confins caucasiens qu'il avait perdus au début de la guerre.
L'Empire ottoman fut finalement vaincu par les Alliés mais les frontières du Caucase n'étaient pas encore fixées. Deux ans après l'armistice, letraité de Sèvres fut signé entre les Alliés et l'Empire ottoman le. Cependant, ce traité très dur pour la Turquie ne fut jamais appliqué et fut remplacé par letraité de Kars en. Les différents États du Caucase se livrèrent une série de guerres sur des motifs territoriaux. Laguerre d'indépendance turque menée parMustapha Kemal se termina par la signature dutraité d'Alexandropol entre la Turquie et l'Arménie qui permit à la Turquie de conserver la plupart de ses territoires en Anatolie orientale.
Le, le gouvernement d'Azerbaïdjan reçu une information de Moscou selon laquelle l'armée soviétique se préparait à envahir la république d'Azerbaïdjan. À l'ouest, les Arméniens occupaient de grandes parties du territoire azerbaïdjanais. À l'est, les communistes se rebellaient contre legouvernement de Bakou et au nord, les unités soviétiques avançaient rapidement après avoir battu lesarmées blanches deDénikine. La république d'Azerbaïdjan se rendit aux Soviétiques mais de nombreux miliciens continuèrent de résister et il fallut plusieurs mois pour stabiliser laRSS d'Azerbaïdjan. La république d'Arménie capitula le et laRSS d'Arménie fut proclamée et le, l'Armée rouge envahit la Géorgie.
Le, letraité de Kars mit fin aux hostilités. En, l'URSS fut créée à partir desRSS d'Ukraine, de Biélorussie, de Russie et deTranscaucasie qui regroupait la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
↑Texte original : « From all countries Armenians are hurrying to enter the ranks of the glorious Russian Army, with their blood to serve the victory of the Russian Army... Let the Russian flag wave freely over the Dardanelles and the Bosporus, Let your will the peoples [Armenian] remaining under the Turkish yoke receive freedom. Let the Armenian people of Turkey who have suffered for the faith of Christ received resurrection for a new free life... »