Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Centre national de la recherche scientifique

48° 50′ 52″ N, 2° 15′ 51″ E
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuisCNRS)
Centre national
de la recherche scientifique
Siège du CNRS, no 3 rue Michel-Ange (Paris, 16e).
Histoire
Fondation
Prédécesseur
Cadre
Sigles
CNRS, CnrsVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
Siège
Pays
Coordonnées
Langue de travail
Organisation
Effectif
31 970
Effectif statutaire
24 456
Chercheurs
11 174
Doctorants
2 236
Fondateur
Président
Organismes affiliés
Affiliation
Budget
Site web
Identifiants
SIREN
TVA européenne
OpenCorporates
data.gouv.fr
Annuaire du service public
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

LeCentre national de la recherche scientifique, plus connu sous sonsigleCNRS, est le plus grandorganisme public français derecherche scientifique. Il exerce son activité dans tous les domaines de laconnaissance.

Fondé par ledécret-loi du[1] pour« coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique », il est réorganisé après laSeconde Guerre mondiale et s'oriente alors nettement vers larecherche fondamentale. Il s'agit aujourd'hui d'unétablissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) placé sous latutelle administrative duministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

Son activité scientifique est répartie entre dix instituts nationaux spécialisés dans un domaine de la connaissance (sciences humaines et sociales, biologie, chimie, écologie et environnement, sciences de l'information, sciences de l'ingénierie et des systèmes, mathématiques, physiques, physique nucléaire et des particules, sciences de l'univers). Ils sont à la tête d'environ un millier d'unités ou « laboratoires » et de services labellisés, dont la plupart sont gérés en cotutelle avec d'autres structures (universités, autresEPST, grandes écoles, industries, etc.).

Selon le classement Scimago Institutions Rankings, le CNRS occupe la troisième place au niveau mondial en tant que centre de recherche[2]. Webometrics confirme cette troisième place mondiale en ajoutant qu'il occupe par ailleurs la première place au niveau européen[3].

Historique

[modifier |modifier le code]

Le CNRS est né le de la fusion entre une agence de moyens, laCaisse nationale de la recherche scientifique, et une grande institution de laboratoires et de chercheurs, leCentre national de la recherche scientifique appliquée[4],[5].

Cette fusion a été préparée parJean Zay avec l'aide des sous-secrétaires d'État à la rechercheIrène Joliot-Curie puisJean Perrin. Le décret organisant le CNRS est signé par le président de la République en exercice, à savoirAlbert Lebrun, le président du Conseil,Édouard Daladier, le ministre de l’Éducation nationaleYvon Delbos succédant àJean Zay[6], et le ministre des FinancesPaul Reynaud. La création du CNRS visait à« coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique » et, selon les termes de Jean-François Picard, à la« fondre en un organisme unique, en quelque sorte l’aboutissement logique dujacobinisme scientifique et centralisateur ».

La fusion est favorisée par laSeconde Guerre mondiale : les autorités françaises, ne souhaitant pas reproduire les erreurs commises lors de laPremière Guerre mondiale (tous les scientifiques avaient été mobilisés, souvent comme cadres dans l'infanterie ou l'artillerie, ce qui aboutit à la disparition d'une forte proportion de jeunes savants), affectent des chercheurs au CNRS. Cette fusion ne suscita donc aucun écho dans la presse[7]. Au commencement, une partie des recherches étaient menées pour les besoins de l'armée française. Menacé par lerégime de Vichy, qui finalement le maintient et confirme à sa tête le géologueCharles Jacob[8], le CNRS est réorganisé à laLibération.Frédéric Joliot-Curie en est nommé directeur et le dote de nouvellesallocations de recherche[9].

L'arrivée deDe Gaulle au pouvoir en 1958 ouvre une période qualifiée d'« âge d'or de la recherche scientifique » et du CNRS : le budget du CNRS double entre l'exercice de 1959 et 1962[10].

En 1966 sont créées des unités associées, ancêtres desUMR. Il s'agit de laboratoires universitaires, soutenus par le CNRS, grâce à ses moyens humains et financiers. En 1967 est fondé l'Institut national d'astronomie et de géophysique, qui deviendra en 1985 l'Institut national des sciences de l'univers (INSU). L'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) est créé à son tour en 1971.

Dans les années 1970, s'opère un changement de régime de sciences en société : le CNRS s'interroge sur son ambition, ses modes d'action. Les premiers programmes interdisciplinaires sont lancés et des contrats globaux avec l'industrie signés (le premier avecRhône-Poulenc en 1975).

En 1982, la loi du, diteloiChevènement de programmation des moyens de la recherche publique, décrète que les personnels chercheurs, ingénieurs techniciens et administratifs passent sous le régime de lafonction publique : ils deviennent fonctionnaires, avec, pour les chercheurs, un statut semblable à celui desmaîtres de conférences et desprofesseurs des universités.

Selon un sondage[11] réalisé en 2009 parSofres pourSciences Po, le CNRS bénéficiait auprès des Français d'un niveau de confiance de 90 %, bien avant la police (71 %), le Gouvernement (31 %), le président de la République (35 %) ou les partis politiques (23 %), et second seulement après la famille (97 %).

Évaluation

[modifier |modifier le code]

Le rapport d'évaluation du CNRS par l'HCERES publié en 2023 conclut qu'il s'agit d'une« institution de recherche majeure et de niveau mondial » mais qui peut« faire mieux »[12],[13]. Le rapport critique le lien entre le CNRS et les universités, peu mentionné dans le rapport d’autoévaluation fourni par le CNRS, et la gestion des ressources humaines, citée dans 3 des 12 recommandations. Les CNRS ne semble pas en mesure de« retenir les personnes les plus talentueuses » en raison de recrutements trop tardifs, et« semble beaucoup plus préoccupé par la production scientifique du CNRS que par le bien-être des chercheurs », sur lesquels pèse un« fardeau bureaucratique » à l'origine d'un« profond niveau de frustration »[13]. L'HCERES fait ainsi écho aux remarques publiées la même année par le conseil scientifique du CNRS dans un Livre blanc sur les entraves administratives[14]. Les évaluateurs notent aussi que le conseil d'administration« ne joue pas vraiment un rôle stratégique », en prenant comme exemple lesProgrammes et équipements prioritaires de recherche (PEPR), qui ont été lancés et pilotés par le CNRS sans consultation du CA[15].

Rôle et domaine d'expertise

[modifier |modifier le code]

Le CNRS est unétablissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) placé sous latutelle administrative du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation ; il est actuellement régi par les articles L. 321-1 à L. 321-6 ducode de la recherche et par le décretno 82-993 du, modifié en dernier lieu par le décretno 2007-195 du.

D'après le décret portant organisation et fonctionnement du Centre national de la recherche scientifique, le CNRS a pour missions :

Pour l'accomplissement de ces missions, le Centre national de la recherche scientifique peut notamment :

On peut distinguer trois rôles fondamentaux du CNRS dans la recherche :

Ce triple rôle contribue à la difficulté de définir la part du CNRS dans la recherche en France. En pratique, un chercheur du CNRS travaille très souvent dans un laboratoire d'une université, n'importe où en France : ceci conduit généralement à une complication et un manque de lisibilité des affiliations dans les publications des chercheurs français[a]. Il faut aussi distinguer la recherche financée par le CNRS, et celle des chercheurs du CNRS. Enfin, du fait en particulier de l'intégration du CNRS et de la recherche universitaire, les résultats de la recherche seront souvent le fruit d'une collaboration entre chercheurs du CNRS et d'autres organismes, ou universitaires. Ces dernières années, la politique suivie a été d'augmenter la part des associations entre le CNRS et les universités, ce qui a contribué à accroître la confusion des rôles et a entraîné une certaine pression corporatiste de la part des professeurs d'université. L'habilitation à diriger des recherches, délivrée par les universités, tend à devenir un point de passage obligé dans la promotion des chercheurs du CNRS.

Découpage administratif

[modifier |modifier le code]
Bâtiment 3rue Michel-Ange.
Siège de la délégation régionale Alsace àStrasbourg.

La direction scientifique du CNRS (DGDS) comporte dix instituts, qui gèrent la politique scientifique dans leurs domaines respectifs. Chacun couvre un champ disciplinaire donné (par exemple la chimie) et à ce titre anime et coordonne l'action des laboratoires qui traitent ce domaine de recherche. Ils travaillent avec les directions fonctionnelles du CNRS : direction de politique internationale, direction de politique de site, direction de valorisation et d'innovation, direction d'information scientifique et technique[18].

Le CNRS compte également18 délégations régionales qui assurent des missions de représentation au sein des diverses instances locales impliquées dans la recherche et l’enseignement supérieur, de gestion de proximité des laboratoires et du personnel et d'accompagnement des projets scientifiques locaux.

À Paris, son siège se trouve dans le16e arrondissement, en l'hôtel de Verrières, l'entrée se faisant par une voie adjacente, 3rue Michel-Ange (« campusGérard-Mégie »).

Instituts

[modifier |modifier le code]

En octobre 2023 les instituts CNRS se dotent de noms d'usage[19] destinés progressivement à remplacer les noms en cours.

CNRS biologie (INSB)

[modifier |modifier le code]

Institut des sciences biologiques. Les thématiques scientifiques de l'INSB sont :

  • bio-ingénierie ;
  • biochimie-biologie structurale ;
  • biologie cellulaire ;
  • biologie végétale ;
  • développement, évolution ;
  • génétique, génomique ;
  • immunologie, infectiologie ;
  • microbiologie ;
  • neuroscience, cognition ;
  • pharmacologie et imagerie ;
  • physiologie et cancer ;
  • plates-formes technologiques[20].

CNRS Terre & Univers (INSU)

[modifier |modifier le code]

Institut national des sciences de l’univers.Les thématiques scientifiques de l'INSU sont :

  • océanographie ;
  • géologie ;
  • géophysique ;
  • climatologie ;
  • hydrologie ;
  • volcanologie ;
  • sismologie ;
  • environnement ;
  • planétologie ;
  • astronomie ;
  • astrophysique[20].

CNRS Écologie & Environnement (INEE)

[modifier |modifier le code]

Institut écologie et environnement. Les thématiques scientifiques de l'INEE sont :

  • écologie et écosciences ;
  • biodiversité ;
  • impact des changements globaux ;
  • santé-environnement ;
  • ressources ;
  • chimie écologique et environnementale[20].

CNRS Sciences humaines & sociales (INSHS)

[modifier |modifier le code]
Centre de Recherches Phénoménologiques et Herméneutiques du CNRS, dirigé parPaul Ricœur, avenue Parmentier à Paris.

Institut des sciences humaines et sociales. Les thématiques scientifiques de l'INSHS sont :

  • cultures et sociétés dans l'histoire ;
  • hommes, sociétés et environnement ;
  • comportement, cognition et communication ;
  • mondes contemporains[20].

CNRS Chimie (INC)

[modifier |modifier le code]

Institut national de chimie. Les thématiques scientifiques de l'INC sont :

  • chimie du et pour le vivant (exploration et développement de nouveaux modèles et d'outils pour la pharmacologie, les biotechnologies, la médecine, la cosmétologie, l’agroalimentaire et le phytosanitaire) ;
  • chimie verte et développement durable (conception de nouvelles réactions chimiques plus économes mais aussi plus efficaces, plus sélectives et plus sûres) ;
  • fonctionnalisation de la matière (élaboration et contrôle des propriétés des matériaux, en particulier pour l’énergie, développement de la nanochimie)[20].

CNRS Nucléaire & Particules (IN2P3)

[modifier |modifier le code]

Institut national de physique nucléaire et de physique des particules. Les thématiques scientifiques de l'IN2P3 sont :

  • physique des particules ;
  • plasma de quark-gluons et physique hadronique ;
  • physique et astrophysique nucléaire ;
  • physique des astroparticules ;
  • physique et astrophysique des neutrinos ;
  • recherche et développement d’accélérateurs ;
  • grille de calcul et science des données ;
  • applications nucléaires en santé, pour l'énergie et dans l'environnement[20].

CNRS Physique (INP)

[modifier |modifier le code]

Institut de physique. Les thématiques scientifiques de l'INP sont :

  • physique théorique, modélisation et simulation numérique ;
  • optique, atomes, molécules et physique quantique : fondements et applications ;
  • matière condensée, matériaux, nanosciences ;
  • états de la matière, transitions de phases, instabilités, désordre ;
  • lasers et plasmas ;
  • la physique autour du vivant.

Par ailleurs, quatorze Très Grandes Infrastructures de Recherches relèvent du domaine d'expertise de l'IN2P3.

CNRS Ingénierie (INSIS)

[modifier |modifier le code]

Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes. Les thématiques scientifiques de l'INSIS sont :

  • sciences et technologies des automatismes, des signaux et des systèmes électroniques et photoniques ;
  • sciences et technologies de la mécanique, de l’énergie et des procédés.

CNRS Mathématiques (INSMI)

[modifier |modifier le code]

Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions. Les thématiques scientifiques de l'INSMI sont :

  • les différents domaines des mathématiques ;
  • modélisations et simulations mathématiques ;
  • interface avec les autres disciplines scientifiques ;
  • interactions avec les entreprises et la société[20].

CNRS Sciences informatiques (INS2I)

[modifier |modifier le code]

Institut des sciences de l'information et de leurs interactions. Les thématiques scientifiques de l'INS2I sont :

  • sciences informatiques ;
  • sciences du numérique[20].

Infrastructures de recherche

[modifier |modifier le code]

Afin de mener à bien ses recherches, le CNRS gère, ou cogère en partenariat avec d'autres partenaires, des infrastructures. Il existe plusieurs types de structures et infrastructures, selon leur caractère national ou international, leur mode de gouvernance et leur soutien budgétaire :

  • les organisations internationales fondées sur une convention intergouvernementale ;
  • les infrastructures de recherche relevant d’une stratégie gouvernementale;
  • les projets n’ayant pas encore atteint leur pleine maturité.

Organisations internationales

[modifier |modifier le code]

Il existe quatre organisations internationales dans lesquelles le CNRS est présent :

« Le CERN a été créé en 1954 sous l’égide de l’Unesco par un traité international, dont la France est un des douze États européens fondateurs. Il compte aujourd’hui vingt-deux États membres, sept pays membres associés et quatre pays observateurs. Les découvertes majeures au CERN ont été les courants neutres par l’expérience Gargamelle (1971), les bosons W et Z par l’expérience UA1 (1983) et le boson de Higgs par les expériences Atlas et CMS (2012). Le CERN est également à l’origine duWorld Wide Web (1992)[21]. »

« L’ESO est la principale organisation intergouvernementale européenne dans le domaine de l’astrophysique au sol ; quinze pays européens en sont membres et contribuent en proportion de leur PIB. Des négociations sont bien avancées avec l’Irlande. Un accord de partenariat avec l’Australie a été signé en 2017. Le Chili, pays hôte, n’est pas membre de l’ESO mais bénéficie de 10 % du temps d’observation[22]. »

« Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF en anglais) est une organisation intergouvernementale indépendante financée par trente-quatre États. Il est reconnu comme le leader mondial en prévision numérique du temps. Les programmes scientifiques sont très variés, et vont de la planétologie à la cosmologie. À part la physique solaire et l’exploration directe des corps du système solaire, l’ensemble des grandes questions de l’astronomie sont abordées[23]. »

« Avec ses six sites de recherche — Heidelberg etHambourg (Allemagne),Grenoble (France),Monterotondo (Italie),Hinxton (Royaume-Uni),Barcelone (Espagne) —, l’EMBL est l’un des grands centres d’excellence de la recherche fondamentale en biologie dans le monde. Chacun des centres a un domaine de recherche spécifique : biologie et imagerie cellulaires, biologie structurale, développement de modèles murins, bio-informatique et biologie des systèmes. »

  • Laboratoire mixte international franco-singapourien CINTRA (unité mixte CNRS International - Nanyang Technological University - Thales Research Alliance

« Le CINTRA est un laboratoire mixte international franco-singapourien, UMI CNRS (Unité Mixte Internationale) du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, avec trois partenaires : le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) - Institut d'Ingénierie et des Sciences des Systèmes; Université technologique de Nanyang (NTU) et la société française Thales. CINTRA est situé au Research Techno Plaza de NTU et rassemble des chercheurs et des étudiants de France et de Singapour[24]. »

Très grandes infrastructures de recherche

[modifier |modifier le code]

Les très grandes infrastructures de recherche étoiles sont au nombre de quarante trois[25]. Elles répondent à un besoin des scientifiques de posséder des moyens exceptionnels afin de mener des recherches de l'ordre de l'excellence. Uniques dans le monde, ces infrastructures extrêmement coûteuses voient le jourvia la collaboration entre les pays qui financent leur construction, leur fonctionnement et le personnel. Les conclusions scientifiques qui découlent de ces infrastructures sont souvent des révolutions dans le domaine du connu[26].

L'infrastructure la plus importante au CNRS en terme d'infrastructure et de budget est ANATOL2, qui à pour but le développement en France des thérapies cellulaires basée sur l'utilisation de cellule souche[25].

Le CFHT à Hawaï.
  • THEOREM: L'infrastructure permet la mise en réseau de moyens d'essais en hydrodynamique[25].
  • RARE : L'infrastructure à pour objectif d'améliorer la gestion et la visibilité des ressources hébergées par les Centres de Ressources Biologiques.
  • FOF : Flotte océanographique Française :
    La flotte océanographique française se compose de différents moyens navals afin de mener en milieu marin, côtier et hauturier des recherches en sciences de l’univers et de l’environnement dans de nombreux domaines :géosciences,océanographie physique et biologique,biogéochimie des océans,paléoclimatologie,biodiversité… Cette flotte se compose de : quatre navires hauturiers ; deux navires en outremer ; cinq navires côtiers métropolitains ; sept navires de station répartis sur les façades maritimes métropolitaines ; des sous-marins et engins sous-marins ; des instruments scientifiques[27].
  • EURO-ARGO : Réseauin-situ global d’observation des océans /European contribution to Argo program :
    Argo est un réseau international de plus de quatre mille flotteurs profilants, ces flotteurs mesurent en temps réel la température et la salinité des océans de la surface à deux mille mètres de profondeur dans le but de comprendre et prévoir l’océan et son rôle surle climat. Euro Argo est par ailleurs le premier réseauin-situ global d’observation des océans en temps réel[28].
  • Concordia : base antarctique franco-italienne :
    La station Concordia est une base de recherche polaire franco-italienne enAntarctique. C'est par ailleurs, la seule station européenne au cœur du continent antarctique. Elle a pour vocation d’offrir à la communauté scientifique un accès au hautplateau antarctique[29]. Elle héberge actuellement le projet de sanctuaireIce Memory.
  • CERN LHC : Grand collisionneur hadronique /Large Hadron Collider :
    LeCERN qui est une organisation internationale possède en son sein plusieurs instruments dont le LHC. Il opère avec ce dernier au sein de l’infrastructure mondiale la plus importante dans le domaine de laphysique des particules[30].

Infrastructures de Recherche

[modifier |modifier le code]
Avion Falcon 20 de SAFIRE en 2010.

Il existe des infrastructures de recherche dont la forme et le domaine d'expertise sont divers et variés. Parmi ces infrastructures de recherche, on trouve notamment :

  • SAFIRE :
    Depuis 2003, le CNRS possède comme moyen matériel dans le cadre de la recherche pluridisciplinaire en hautetroposphère et bassestratosphère, unFalcon 20, immatriculé F-GBTM. Depuis 2005, cet avion est mutualisé avec Météo-France et le CNES au sein d'une unité aéroportée mixte dénommée "service des avions français instrumentés pour la recherche en environnement", avec pour sigle, « SAFIRE »[31].
  • RZA :
    LeRéseau des Zones Ateliers (RZA) regroupe les Zones Ateliers labellisées par l'Institut Ècologie et Environnement (InEE) du CNRS. Certaines ZA existent depuis 35 ans et le réseau lui-même a émergé dans les années 2000[32]. Devenu Système d’Observation et d’Expérimentation au long terme pour la Recherche en Environnement (SOERE) en 2011, il a été labellisé Infrastructure de Recherche en 2018. L'IR-RZA est unique dans le paysage des IR en France, ayant pour objet principal d'étude les socio-écosystèmes. L'IR-RZA est le représentant français duréseau mondial de recherche écologique à long terme (ILTER-International Long Term Ecological Network) et, depuis 2020, il participe en synergie avec l'IR-OZCAR (Observatoire de la Zone Critique) à la construction de l'infrastructure européenne eLTER[33].

Structures opérationnelles de recherche et de service

[modifier |modifier le code]

Les structures opérationnelles de recherche (SOR) et de service (SOS) du CNRS sont les entités organisationnelles dans lesquelles se réalisent le cœur de l'activité du CNRS. En 2020, on comptait 1 135 unités de recherche et de service distinctes auxquelles s'ajoutaient 313 structures transversales. Le CNRS distingue en fonction des types de partenariat, des lois et des accords-cadres différents types de structures : UPR, UMS, UMR… Fin 2020 on comptait 14 types de structures mais ce nombre doit être ramené progressivement à 6 types à une échéance comprise entre et à 4 ans[34].

Chaque unité de recherche ou de service est rattachée à un ou plusieurs instituts de recherche et est implanté sur un ou plusieurs sites. Il est identifié par un code numérique unique. Ainsi, UMR 1234 désigne une UMR précise, UMS 3456 une UMS précise.

Unités de recherche (UPR, UMR et EMR)

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Unité mixte de recherche,Liste des unités mixtes de recherche etListe des unités propres de recherche.

On distingue trois catégories d'unités entièrement destinées à la recherche :

  • lesunités propres de recherche (UPR) directement gérées par le CNRS au nombre de 27 début 2021 ;
  • lesunités mixtes de recherche (UMR) pour lesquels le CNRS participe au financement et à la dotation en personnels delaboratoires de recherche en association avec des établissements d'enseignement supérieur (pour 90 % d'entre eux) ou à d'autres organismes de recherche, sous différents types de contrat d’association. Les UMR sont largement majoritaires puisqu'on comptait836 UMR début 2021 ;
  • les équipes mixtes de recherche (EMR) sont des équipes de recherches qui font partie de structures dont le CNRS n'est pas la tutelle principale. Avant la réforme de fin 2020, ces unités étaient des équipes de recherche labellisées (ERL). On compte trois entités EMR et15 ERL début 2021.

La simplification des structures décidée fin 2020 entraîne la disparition dans la nomenclature des types d'unité créées pour répondre à certaines contraintes contractuelles, juridiques ou opérationnelles : unité de recherche associée (URA), laboratoires de recherche communs (LRC), formation de recherche en évolution (FRE) qui deviennent des UMR. Il subsistait début 2021 sept FRE[35],équipe d'accueil (EA), jeune équipe (JE), équipe postulante (EP), unité propre de recherche de l'enseignement supérieur associée (UPRESA).

Unités de services (USR)

[modifier |modifier le code]

Les unités de service ont pour mission de mener des activités d’appui aux unités de recherche (service, appui logistique, support, soutien à certaines activités) : par exemple des services administratifs communs, des centres de calcul, voire des bibliothèques, etc. Dans la terminologie du CNRS ces entités sont des unités de service et de recherche (USR) (début 2021 il y avait 52 USR). À compter de 2021 les unités propres de service (UPS) et lesunités mixtes de service (UMS) sont remplacées par des USR (début 2021 il subsistait 2 UPS et 84 UMS). On fait peu ou pas du tout de recherche dans les unités de service, et en conséquence le personnel de ces unités comporte très peu de chercheurs, voire aucun, mais plutôt du personnel ingénieurs, techniciens et administratifs. Parmi ces unités figure l'Institut de l'information scientifique et technique, spécialisé dans la conservation et la diffusion de publications scientifiques, y compris via internet, ou encore le réseauMathrice des Administrateurs Système et Réseaux des laboratoires de recherche en mathématiques.

Structures transversales (GDR…)

[modifier |modifier le code]

Plusieurs UMR ou EA (équipes d'accueil) peuvent être regroupées au sein d'unefédération de recherche (FR) dans le but de mutualiser les moyens[36]. Les groupements de recherche (GDR) permettent de regrouper autour d'un même objectif scientifique différentes unités en totalité ou en partie, qu'elles relèvent ou non du CNRS, et ce pour une durée de quatre ans maximum afin de mettre en commun les moyens[37]. Le CNRS met également en place des partenariats contractuels sous la forme degroupements d'intérêts scientifiques (GIS).

Partenariat avec des laboratoires à l'international

[modifier |modifier le code]
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirIRL.

UnIRL ouInternational Research Project (exLIA ouLaboratoire International Associé) est un partenariat entre un laboratoire français du CNRS et un laboratoire étranger autour d'un projet défini conjointement. Il s'agit d'une structuration juridique du partenariat sous la supervision de laDirection des Affaires Européennes et Relations Internationales du CNRS notamment en termes de protection de lapropriété intellectuelle. Ce laboratoire dit « sans murs » est coordonné par unComité de Pilotage et unComité d’Évaluation Scientifique. Le contrat a une durée effective de 4 ans renouvelable une fois. En attribuant des moyens financiers spécifiques aux équipes de recherche en plus des autres sources de financement habituelles, ce dispositif permet de structurer la recherche tant au niveau local qu'international. Début 2021 on comptait37 IRL.

On parle deLaboratoire Européen Associé (ouLEA) lorsque le partenaire est européen.

CNRS : production scientifique et distinctions

[modifier |modifier le code]

Le CNRS figure au deuxième rang mondial[38] et au premier[39] rang européen selon le classement mondial « Webometrics », qui mesure la visibilité sur le web des instituts de recherche. Le CNRS figure au deuxième rang mondial en 2019[40] selon l'institut Scimago qui intègre institutions de recherche et universités dans son classement fondé entre autres sur la production scientifique, le nombre de citations, la collaboration internationale, à partir de la base Scopus[41] intégrant plus de 18 000 revues scientifiques. Il figurait au deuxième rang des contributeurs à la revueNature en 2010[42].

De nombreux chercheurs ayant reçu des prix internationaux ont été au cours de leur carrière membres du CNRS ou bien ont travaillé dans un laboratoire associé au CNRS. Peu d'entre eux ont cependant été durablement membres du CNRS, en effet, avant 1982, celui-ci n'accordait que des emplois non fonctionnaire, et une évolution de carrière commeprofesseur des universités était la norme. Par ailleurs, travailler dans un laboratoire associé au CNRS ne signifie pas appartenir au CNRS.

Prix Nobel

[modifier |modifier le code]

Plusieurs des prix Nobel français ont été employés par le CNRS, notamment en début de carrière, et la plupart ont travaillé dans des laboratoires universitaires associés au CNRS, mais un seul a effectué toute sa carrière au CNRS.

Parmi ceux qui en ont été salariés à un moment de leur carrière :

Médaille Fields

[modifier |modifier le code]

Parmi les mathématiciens français ayant obtenu lamédaille Fields, seulsJean-Christophe Yoccoz etCédric Villani semblent n'avoir jamais été employés par le CNRS (ils ont cependant travaillé dans des unités associées au CNRS).[Interprétation personnelle ?]

Distinctions décernées par le CNRS

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Médailles du CNRS.

Il existe, depuis 2021, sixmédailles du CNRS.

Depuis1954, le CNRS décerne chaque année trois types de médailles à des chercheurs travaillant en France : unemédaille d'or du CNRS au chercheur qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française, une quinzaine demédailles d'argent pour distinguer un chercheur en début de carrière, mais déjà reconnu pour la qualité et l'originalité de ses travaux, et une quarantaine demédailles de bronze pour récompenser et encourager un jeune chercheur, spécialiste de talent dans son domaine.

Depuis1992, le CNRS décerne aussi une autre récompense appeléeCristal du CNRS à ses techniciens, ingénieurs et personnels administratifs pour leur« maîtrise technique et leur esprit innovant ». Depuis 1996, le CNRS décerne lePrix Claude-Paoletti à de jeunes chercheurs s'étant distingués durant leurdoctorat ou leurpost-doctorat pour leurs travaux portant sur lessciences de la vie[46]. Depuis 2011, le CNRS décerne unemédaille de l'innovation pour honorer une recherche exceptionnelle sur le plan technologique, thérapeutique, économique ou sociétal. Dans les années 2010, le CNRS s'associe à laConférence des présidents d'université en créant le concours « Ma thèse en 180 secondes » pour mettre en avant les jeunes chercheurs en attirant l'attention du public sur la recherche actuelle. Depuis 2021, lamédaille de la médiation scientifique du CNRS récompense les actions demédiation scientifique. En 2022, La Fondation CNRS instaure lePrix Georges Brahms destiné à récompenser des chercheurs dans le domaine de la biologie de l’ADN[47].

Autres distinctions

[modifier |modifier le code]
  • 2003 : la Délégation aux entreprises reçoit l’European Grand Prix for Innovation Awards, prix européen de l'innovation pour les organismes scientifiques ;
  • 2003 :Jean-Pierre Serre obtient lePrix Abel (chercheur au CNRS de 1948 à 1954) ;
  • 2007 : Leprix Turing qui est la plus haute distinction en informatique, considéré comme le prix Nobel dans ce domaine, est attribué àJoseph Sifakis, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire Verimag qu'il a fondé[48],[49].

Publication

[modifier |modifier le code]

Le Centre publie plusieurs revues sous format numérique et papier, conformément à sa mission de diffusion des connaissances. LeJournal du CNRS[50] vulgarise ainsi les travaux de recherche de ses équipes et veille à les rendre accessibles au plus grand nombre.

La revueHistoire de la recherche contemporaine est publiée par le Comité pour l'histoire du CNRS, présidé parHélène Harter et dirigé par Denis Guthleben.

Personnalités

[modifier |modifier le code]
Voir les catégories :Chercheur au CNRS,Directeur de recherche au CNRS,Directrice de recherche au CNRS,Médaille du CNRS etRécipiendaire du prix Paoletti.

Organisation et personnel

[modifier |modifier le code]

Direction du CNRS

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Président du Centre national de la recherche scientifique etDirecteur général du Centre national de la recherche scientifique.

Dans le cadre de la réforme du CNRS, les postes de président et de directeur général sont fusionnés en 2010. Le 20 janvier,Alain Fuchs est nommé président du CNRS par le Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,Valérie Pécresse. Le,Anne Peyroche est nommée présidente du CNRS par intérim[51]. C'est ensuiteAntoine Petit qui est nommé président-directeur général du CNRS le par le président de la République sur proposition deFrédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.Professeur des universités de classe exceptionnelle, Antoine Petit était président d'Inria depuis octobre 2014[52].

Liste des directeurs et directeurs généraux

[modifier |modifier le code]
Antoine Petit, PDG du CNRS depuis le.

Directeurs :

Directeurs généraux
[modifier |modifier le code]

À partir de 1956, peu avant le départ de Gaston Dupouy et son remplacement par Jean Coulomb, le directeur du CNRS reçoit le titre de « directeur général ».

Présidents-directeurs généraux
[modifier |modifier le code]

Recrutement et évaluation des chercheurs

[modifier |modifier le code]

Le Comité national de la recherche scientifique[55] (CoNRS) est l'instance du CNRS chargée du recrutement et de l'évaluation des chercheurs du CNRS. L'évaluation des laboratoires est maintenant confiée auHaut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES), qui fait appel en partie aux membres de sections CoNRS pertinentes.

Organisation en sections

[modifier |modifier le code]

Le CoNRS est divisé en41 sections[56] disciplinaires et de cinq commissions interdisciplinaires. Chaque section est composée de21 membres, qui sont spécialistes du domaine scientifique concerné, et viennent de différents horizons (chercheurs au CNRS, dans d'autresEPST ouEPIC, dans lesecteur privé, enseignants-chercheurs, chercheurs étrangers…). Un tiers d'entre eux est nommé par le ministère de la Recherche, deux tiers sont élus par l'ensemble du personnel de recherche du domaine (chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs, personnels techniques et d’administration des organismes publics et universités français), pour une période de cinq ans, afin de permettre un contrôle des orientations scientifiques et de garantir l'indépendance de la recherche.

À partir de septembre 2025 il y aura deux sections de plus, la numérotation de toutes les sections changera, huit changeront d'intitulé et plusieurs verront leur contour fortement modifié[57].

Affichage des postes mis au concours

[modifier |modifier le code]

Chaque section du Comité national étudie les besoins des différents laboratoires dans son domaine de compétence. S'il apparaît que certains laboratoires ont rapidement besoin d'un Chargé de Recherche, ces postes sont dits « fléchés » et font partie d'un concours particulier (environ quatre postes sur dix). Les candidats peuvent s'inscrire à un de ces postes « fléchés » mais aussi à un poste « libre », donc non attribué à une thématique particulière. Chaque candidat doit faire trois choix dans l'ordre de ses préférences et le règlement du CNRS fait qu'un bon candidat devrait être recruté même si ce n'est pas dans son laboratoire de prédilection. Dans les faits, il y a tellement de candidats à l'heure actuelle (2014) qu'aucun candidat n'est accepté dans un autre laboratoire que celui qu'il a choisi en premier choix.

Pour les postes « fléchés », si aucun des candidats ne répond aux exigences du Comité national, alors le poste n'est pas pourvu. Pour les postes « libres » (c'est-à-dire non « fléchés »), les candidats sont classés dans un ordre qui correspond à environ deux fois la quantité de postes disponibles : la liste principale + la liste complémentaire.

Procédure de recrutement

[modifier |modifier le code]

Dans le cadre du recrutement de nouveaux chercheurs, les membres de chaque section du CoNRS sélectionnent sur dossier les candidats« admis à concourir », puis ceux« admis à poursuivre », et enfin, après audition des candidats, rendent public et transmettent à la direction du CNRS un« classement d'admissibilité » motivé. Le« jury d'admission » a le dernier mot sur les classements des candidats et leur recrutement, mais n'auditionne ni les candidats admissibles, ni les présidents des jurys d’admissibilité[58]. Pour chaque Institut scientifique, le jury d'admission est composé de cinq membres des sections du CoCNRS concernées et de cinq autres membres, chercheurs ou universitaires[59],[60], tous nommés par le président du CNRS[61]. La composition des jurys d'admission est publique[62].

Déclassement de candidats en sciences humaines et sociales par le jury d'admission
[modifier |modifier le code]

En 2019, la presse nationale se fait l'écho de diverses tribunes dans lesquelles des universitaires s'indignent qu'un sociologue, Akim Oualhaci, retenu par le jury d'admissibilité trois années consécutives pour un poste de chargé de recherche titulaire (et même en tête ex-æquo de l'admissibilité en 2017), est pour la troisième fois déclassé par le jury d'admission du CNRS[63],[64],[59],[65],[66]. Une membre du conseil scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales (dont dépendent les sociologues) démissionne[67]. Akim Oualhaci dépose deux recours auprès du tribunal administratif de Paris[68] ; le référé est rejeté fin mais concernant le recours sur le fond, l’administration devra démontrer l’absence de discrimination[69]. En 2019,Antoine Petit décline toute responsabilité et réfute les accusations de discrimination et d'autoritarisme, sans chercher à expliquer la décision du jury d'admission[58]. Le directeur général délégué à la science du CNRS déclare lui aussi que« le jury d'admission a ses propres critères qui permettent de décider de garder, ou pas, les admissibles sur la liste d'admission », sans préciser lesquels[65]. En octobre 2020, le tribunal administratif annule le concours de recrutement, y compris concernant les cinq autres anciens candidats recrutés ;90 parlementaires proposent une loi pour rétablir la situation[70].

En 2019, ces déclassements concernent une dizaine de personnes sur les250 admissibles[65]. Cette année-là, le jury d'admission élimine Maxime Menuet, classé premier par le jury d'admissibilité de la section 37 (économie), après l'intervention auprès de la direction du CNRS de l'IRD, qui emploie le candidat[71]. Mais il obtient gain de cause devant la cour administrative d’appel de Paris, qui estime en 2020 que le CNRS a déclassé le jeune économiste pour« des motifs étrangers à la valeur du candidat »[72].

En 2009,Marwan Mohammed, lui aussi déclassé par le jury d'admission, avait finalement été recruté via une autre procédure[Laquelle ?][65].

Évaluation des chercheurs

[modifier |modifier le code]

Il n'existe pas de code déontologique et méthodologique de l'évaluation professionnelle au CNRS ; chaque section du Comité national de la recherche scientifique publie lors de son renouvellement les critères qui seront employés pour mener l'évaluation des chercheurs et des laboratoires[73]. Les mots-clés fréquemment rencontrés comprennent la « production » scientifique, l'adéquation des recherches entreprises au contexte scientifique, leur rayonnement national et international, le rôle dans la formation de docteurs, l'animation et la valorisation scientifique. Les critèresbibliométriques (nombre de publications dans desrevues ou chez des éditeurs considérés comme pertinents) sont également utilisés, mais en regard de ces aspects qualitatifs.

Effectifs

[modifier |modifier le code]

Le personnel titulaire du Centre relève de différentscorps régis par les dispositions du décretno 83-1260 du commun à tous les EPST, complété pour les dispositions propres aux corps du CNRS par le décretno 84-1185 du. Il comprend lesdirecteurs de recherche etchargés de recherche, lesingénieurs de recherche et lesingénieurs d'études, et le personnel administratif et technique.

Approche générale des effectifs

[modifier |modifier le code]

D'après CNRS en chiffres (2005-2015)[74] et CNRS, bilan social et parité 2019, pour 2019[75].

Effectifs du CNRS depuis 2005, par catégorie
2005201020152019
Chercheurs permanentsChercheurs CNRS10 64110 73410 66011 174
Enseignants chercheurs25 40025 81029 24629 266
Autres chercheurs3 6973 9404 5454 757
Sous-total chercheurs permanents39 73840 48444 45145 197
Chercheurs non permanentsDoctorants23 44923 45527 1342 236
Post-doctorants3 3053 4333 9252 334
Sous-total chercheurs non permanents26 75426 88831 0594 570
Sous-total chercheurs66 49267 37275 51049 767
ITIT CNRS11 29811 35610 99713 282
IT non-CNRS8 7989 07810 95511 465
Sous-total personnel IT permanents20 09620 43421 95224 747
Total général86 58887 80697 46274 514

Bilan en 2004

[modifier |modifier le code]

D'après lebilan social 2004 publié par la direction des ressources humaines du CNRS, les effectifs du personnel du CNRS en2004 étaient de :

  • 25 980 agents fonctionnaires dont :
    • 11 626 chercheurs dont 3 625 femmes ;
    • 14 354 IT (ingénieurs, techniciens) dont 7 460 femmes.
  • 11 695 non permanents ou stagiaires.

Les emplois du CNRS sont inégalement répartis sur le territoire, puisque 41,7 % sont enÎle-de-France, 11,7 % enRhône-Alpes, mais seulement 0,2 % enLimousin et 0,1 % dans les DOM-TOM.

Les emplois techniques sont divisés, comme pour lesingénieurs et techniciens de recherche et de formation, en BAP (Branche d'activité professionnelle) numérotées de A à J :

  • BAP A : Sciences du vivant ;
  • BAP B : Sciences chimiques et sciences des matériaux ;
  • BAP C : Sciences de l'ingénieur et instrumentation scientifique ;
  • BAP D : Sciences humaines et sociales ;
  • BAP E : Informatique, statistique et calcul scientifique ;
  • BAP F : Documentation, édition, communication ;
  • BAP G : Patrimoine, logistique, prévention et restauration ;
  • BAP J : Gestion et pilotage.

Le recrutement se fait par concours externe, basé sur le dossier des candidats (incluant notamment leurs publications précédentes) et un entretien avec un jury, la promotion par concours interne, sélection professionnelle, proposition au choix.

Les agents du CNRS sont aussi divisés encorps :

  • Chercheurs, classés dans la catégorie A de la fonction publique, titulaires d'une thèse de doctorat.
    • Les chargés de recherche (anciennement CR2=seconde classe et CR1=première classe, puis CRN=classe normale).
    • Les directeurs de recherche (DR2=seconde classe, DR1=première classe, DRCE=classe exceptionnelle)
  • Ingénieurs, classés dans la catégorie A de la fonction publique.
    • Les ingénieurs de recherche (IR) titulaires d'undiplôme d'ingénieur délivré par une ENSI, d'un doctorat, d'une agrégation.
    • Les ingénieurs d'études (IE) titulaires d'une licence, d'une maîtrise, d'unDEA, d'un DESS ou d'un diplôme d'ingénieur non reconnu pour postuler au corps des IR.
    • Les assistants-ingénieurs (AI) titulaires d'un DUT ou BTS.
  • Techniciens (TCN=technicien classe normale, TCS=technicien classe supérieure, TCE=technicien classe exceptionnelle) : titulaires dubaccalauréat, ou d'un DEUG, qui correspond à la catégorie B de la fonction publique
  • Adjoints techniques (AJT) : titulaires d'un CAP ou BEP correspondant à la catégorie C de la fonction publique.

Les diplômes indiqués sont ceux exigés lors de l'inscription aux concours externes.

Répartition suivant les branches d'activités et les corps

[modifier |modifier le code]

Le tableau suivant donne la répartition des personnels techniques, suivant la branche d'activité professionnelle (BAP) et les différents corps. L'analyse de ces données permet de mettre en évidence un âge moyen qui augmente dû au faible taux de recrutements, une proportion de personnel scientifique en déclin (61 % de BAP A à E par rapport aux BAP F, G et J) mais qu'en revanche le pourcentage de femmes est représentatif de la proportion H/F en France.

BAPNb d'agents% agents par BAPâge moyen% de femmesIngénieurs (IR, IE, AI)Techniciens (T, AJT)
A (Sciences du vivant)1 94312,7 %44,2 ans70,3 %1 144799
B (Sciences chimiques et sciences des matériaux)1 0677,0 %43,4 ans43,3 %852215
C (Sciences de l'ingénieur et instrumentation scientifique)2 89518,9 %44,1 ans10,4 %2 195700
D (Sciences humaines et sociales)1 59710,4 %52,4 ans58,3 %1 5907
E (Informatique, statistique et calcul scientifique)1 86712,2 %43,4 ans24,4 %1 676191
F (Documentation, édition, communication)1 2508,2 %48,3 ans43,6 %819431
G (Patrimoine, logistique, prévention et restauration)7244,7 %45,1 ans21,5 %155569
J (Gestion et pilotage)3 95425,8 %44,3 ans86,5 %1 2922 662

Place des femmes au CNRS

[modifier |modifier le code]

En décembre2005, sur un ensemble de 26 133 personnes, le CNRS comptait 11 095 femmes et 15 038 hommes, soit une proportion de 42,5 %[76]. Chez les ingénieurs et techniciens, 7 454 sur 14 456, soit 52 %, sont des femmes. Quant aux chercheurs, les femmes sont nettement en minorité et ne sont que 3 625 sur 11 626, soit 31 %. Ce dernier chiffre cache tout de même d'importantes différences suivant les filières. Les femmes représentent 43 % des chercheurs ensciences de l’homme et de la société, 39 % ensciences de la vie, 30 % enchimie, 26 % ensciences de l'Univers, 19 % ensciences de l'ingénieur, 19 % ensciences et technologies de l'information et de la communication, 17 % enphysique, 16 % enmathématiques.

La proportion de femmes diminue également en fonction de la hiérarchie. Elles représentent 35,7 % des chargés de recherche de2e classe (CR2) qui représentent le niveau de recrutement de la plupart des nouveaux chercheurs, 36,7 % des chargés de recherche de1re classe pour les CR1, 25,2 % des directeurs de recherche de2e classe (DR2), 11,7 % des directeurs de recherche de1re classe (DR1) et 11,6 % des directeurs de recherche de classe exceptionnelle (DRCE), soit15 femmes seulement.

À la suite de ce bilan[77] et afin de promouvoir la place des femmes au sein de l'organisme, unemission pour la place des femmes a été mise en place en2001[78].

En mars 2014, le CNRS met en place un plan d’action institutionnel pour la parité femmes-hommes[79]. En 2018 est créé le comité parité-égalité[79]. Cette année là, la parité est atteinte pour la catégorie des ingénieurs et techniciens avec 50% de personnel féminin mais la catégorie des chercheurs est inférieure[79]. Cette dernière est en effet composée de seulement 34 % de femmes[79].En 2020, sur 33 000 personnes, le CNRS compte 43,1 % de femmes[79]. La proportion de directrices de recherche et d’ingénieures de recherche progresse, passant de 27,7 % en 2000 à 32,4 % en 2020. Toutefois, celles-ci ne représentent encore que 30,6 % des directeurs de recherche (DR). Les femmes ne représentent que 25,1 % des directeurs de recherche de classe exceptionnelle, le plus haut grade obtenu par promotions successives[79] et seulement 24,3 % des unités sont dirigées par des femmes. La part des chercheuses est également variable en fonction des domaines scientifiques allant de 19 % en mathématiques à près de 50% en biologie et sciences humaines et sociales[79].

Plusieurs plans d'actions pour l’égalité sont mis en place; l'un entre 2021 et 2023[80], le dernier en date, adopté en décembre 2023, couvre la période entre 2024 et 2026[81].

Temps partiel au CNRS

[modifier |modifier le code]

1 836 agents dont 1 634 femmes (soit 88 %) exerçaient leur activité à temps partiel, cela représente 7,1 % de l'effectif qui se répartissent de la façon suivante :

  • 2 % des chercheurs
  • 11,2 des IT

La répartition suivant le temps de travail et l'évolution depuis 1994 est la suivante :

ratio199419992004
50 %29,4 %19,3 %17,2 %
60 %4,1 %3,6 %2,8 %
70 %3,2 %2,8 %2,1 %
80 %56,2 %64,8 %66,8 %
90 %7,1 %9,5 %11,1 %

Emplois non permanents

[modifier |modifier le code]

En 2004, 11 695 personnes ont été rémunérées par le CNRS sur des postes non permanents (CDD, vacataires, accueil en détachement depuis une entreprise privée, action de valorisation…).

Le nombre de salariés non permanents travaillant pour le CNRS a augmenté depuis 2004[82]. Le CNRS fournit desCDD de droit public. Les CDD de droit public ont des règles particulières (par exemple nombre illimité de contrat dans une période continue de 6 ans, pas de prime de précarité).

Comité d'action et d'entraide sociales

[modifier |modifier le code]

En 1957 est créé le Comité d'action et d'entraide sociales (CAES) du CNRS, dont les statuts sont établis le 26 juillet[83]. En 2021, L'Unité mixte de service (UMS2927) devient Unité d'appui à la recherche (UAR2927[84]).

Il a pour objet "l'entraide sociale et les actions en vue de promouvoir, étudier, organiser, développer, réaliser et aider toute œuvre, tout projet et toute activité de caractère social, culturel, éducatif ou sportif[85]".

L'essentiel des fonds qui permettent le financement des activités sociales et culturelles du CAES provient d'une subvention annuelle du CNRS[86].

Le CNRS en chiffres

[modifier |modifier le code]

Budget

[modifier |modifier le code]

Le budget (autorisation de dépenses) s'élève pour 2021 à 3 693 millions euros en hausse de 3,6 % par rapport au budget initial de 2020 : ladotation de l'État au CNRS s'éleve à 2 214 millions euros (2 214 millions d'euros en 2004). Ses ressources propres s'élèvent à870 millions (513 millions d'euros en 2007)[87]. Dans le cas du budget 2019, ces ressources propres se décomposaient en contrats de recherche (85,1 %), prestations de services et ventes de produit (3,7 %), Redevances pour brevets et licence (1,3 %), dons et legs non affectés (0,01 %) et autres subventions et produits (10 %)[88].

Personnel

[modifier |modifier le code]

Fin 2019, le CNRS employait 31 970 personnes : 11 174 chercheurs et 13 282 techniciens à titre permanent et 7 514 contractuels de droit public (2 236 doctorants, 2 300 chercheurs en CDD et 34 en CDI, 2 828 ingénieurs et techniciens en CDD et 116 en CDI). Les laboratoires liés au CNRS (UMR) employaient par ailleurs 29 266 enseignants-chercheurs, 4 757 autres chercheurs et 11 485 ingénieurs et techniciens[88](Pour comparaison en 2003 il y avait 26 167 personnes physiques payées par le CNRS[89]).

Salaires

[modifier |modifier le code]

L'échelle des salaires en janvier 2006 allait de 1 477 euros (salaire mensuel brut minimal d'un adjoint technique de la recherche début de carrière) à 6 243 euros (pour un directeur de recherche hors classe, fin de carrière). Les salaires mensuels bruts moyens des chercheurs étaient 5912 (DRCE), 4949 (DR1) 3903 (DR2), 3192 (CR1), 2459 (CR2) ; ceux des ingénieurs : 4468 (IRHC), 3897 (IR1), 3029 (IR2), 3845 (IEHC), 3180 (IE1), 2607 (IE2), 3228 (CMR), 2329 (AI) ; ceux des techniciens : 2300 (TCE), 2147 (TCS), 1920 (TCN), 1897 (AJTP), 1676 (AJT), 1625 (AGTP), 1574 (AGT). Une estimation du montant du salaire net peut être obtenue en retranchant 20 % au montant du salaire brut.

Brevets

[modifier |modifier le code]

En 2015, il détenait 4 500 familles de brevets[90]. Depuis 2013, le CNRS se situe entre la5e et la7e place des entreprises ou établissements français qui déposent le plus de brevets[91].

Recrutements

[modifier |modifier le code]

250 postes de chercheurs au concours en 2018, contre 300 en 2017[92].

  • Un quart des départs en retraite non compensés par de nouveaux recrutements en 2018[92].

Critiques et polémiques

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Mouvements universitaires de 2007-2009 en France.

Critiques

[modifier |modifier le code]

Bien qu'à la pointe de la recherche mondiale, le CNRS est régulièrement la cible de critiques émanant notamment de certains milieux économiques et spécialistes de gestion publique.

La loi dite Chevènement de 1982 fonctionnarisant le personnel du CNRS, eut ses partisans et ses adversaires :

  • les favorables considèrent que les chercheurs vont ainsi bénéficier d'une stabilité propice aux recherches fondamentales et que la recherche ne sera plus dépendante de la grande industrie et des financements privés, ni des phénomènes d'engouement qui suscitent des variations abruptes de politique scientifique décidées par les gouvernements successifs.
  • les opposants noteront que la machine administrative ainsi créée ne peut encourager les bons chercheurs, qui seraient démotivés par la permanence de chercheurs médiocres qui, dans une certaine mesure[b], avancent au bénéfice de l'âge.

En2001, laCour des comptes reprochait au CNRS son « absence de stratégie » et notait que les découpages en secteurs scientifiques constituent un frein majeur à la capacité interdisciplinaire de l'établissement. La cour note également la rigidité thématique, la faiblesse des opportunités d'expression des jeunes talents, le recrutement endogamique (40 à 50 % des recrutements dans le laboratoire de préparation du doctorat), le faible impact de l'évaluation des chercheurs sur leur carrière et les primes distribuées sans lien avec la qualité des services effectués[93].

En 2002,Olivier Postel-Vinay, directeur de la rédaction du magazineLa Recherche, publiait son livreLe grand gâchis - splendeur et misère de la science française, ouvrage dénonçant ce qu'il nomme les ratés de l'institution. Ainsi, l'auteur notait que le CNRS emploie onze mille chercheurs environ, mais ne parvient à en licencier qu'un ou deux chaque année et que, souvent, ils sont annulés par le tribunal administratif (les chercheurs du CNRS, étant fonctionnaires, ne dépendent pas de la juridiction des prud'hommes). Il a aussi été reproché à la Direction du CNRS de « ne pas diriger grand-chose ». Le phénomène semble moins lié à des causes organisationnelles qu'au mode de recrutement des responsables (cooptation de scientifiques au profil essentiellement académique, qui ne sont pas des managers).

L'hebdomadaireL'Express du, citant un rapport de l'Inspection générale des finances sur le CNRS, note les défauts suivants : « Mauvaise répartition des moyens, doublons, absence de contrôles, statut rigide des chercheurs, et surtout une direction qui ne dirige pas grand-chose. » L'Inspection des Finances suggérait qu'il faudrait réduire le rôle du comité national du CNRS (évaluation par les pairs) au profit d'une autorité plus hiérarchique.

L'ancien ministre de la RechercheClaude Allègre défraya la chronique en engageant une réforme importante du CNRS, ce qui conduisit à des manifestations de la part de chercheurs français (2004). Ces polémiques se sont ensuite poursuivies dans un contexte de fronde de l'ensemble de la recherche publique contre le gouvernement deJean-Pierre Raffarin, accusé de coupes importantes dans les crédits de la recherche. Plus récemment, ces réformes ont été présentées comme également liées à une volonté de reprise en main politique de la stratégie scientifique d'un organisme jugé par trop indépendant.

De nombreuses critiques ont été émises par la Cour des comptes et l'Inspection générale des finances sur le fait que les laboratoires du CNRS seraient rarement, voire jamais, évalués de manière « indépendante »[réf. nécessaire]. Ces institutions notent que la plupart de ces laboratoires répugneraient à utiliser labibliométrie comme critère d'évaluation, contrairement aux organismes anglo-saxons. Or le syndicatSNCS-FSU s'oppose à la généralisation de la bibliométrie. En 2005, le syndicat de chercheurs SNCS-FSU demande plus de postes statutaires (fonctionnaires) au sein de l'institution et refuse la généralisation de l'évaluation individuelle, à laquelle il préfère l'évaluation des recherches — mais pas de façon bibliométrique. Outre le caractère collectif de toute recherche (voir les règles duCERN régissant les personnes ayant droit de signer tel ou tel article, les expériences du CERN engageant des centaines d'individus), il considère en effet improbable la tentative soi-disant « scientifique » de donner une note aux chercheurs afin d'évaluer leurs compétences de chercheurs sur une échelle numérique (en fonction, par exemple, dufacteur-h qui corrèle nombre de publications dans certaines revues scientifiques et nombre de citations, considéré par ses promoteurs comme mesure légitime de la productivité d'un chercheur).

Labibliométrie est une mesure quantitative de la productivité en termes de publications scientifiques. Elle est souvent difficile à mettre en œuvre, car un usage inconsidéré peut mettre sur le même plan des publications peu importantes scientifiquement, et d'autres beaucoup plus importantes. Elle ne prend pas en compte les dimensions officiellement mises en avant par la commission européenne, le ministère français de la recherche et la direction du CNRS elle-même, à savoir la dissémination, la formation, et la communication de leur savoir par les chercheurs, qui sont plus difficilement quantifiables. Le débat porte donc en fait principalement sur le degré de bibliométrie académique utilisé[réf. nécessaire].

Laloi sur la recherche a été débattue au parlement le. Elle semble loin de répondre aux demandes des chercheurs du CNRS et des autres organismes de recherche publique en particulier ceux du collectif « Sauvons la recherche ». La création de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES, évaluation) et l'Agence nationale de la recherche (ANR, financement) a profondément modifié l'organisation générale de la recherche française, et certains, tels le Prix NobelAlbert Fert[94],[95], s'inquiètent des conséquences que cette réorganisation pourrait avoir à terme sur le CNRS, une part des fonctions de ses structures propres (CoNRS et direction) pouvant paraître redondante avec les fonctions de ces nouvelles structures[réf. nécessaire].

En, laCour des comptes estime que le CNRS n'a pas de « stratégie suivie dans la durée » et déplore que son organisation n’ait « pas véritablement changé depuis un quart de siècle »[96]. Cependant, laCour des comptes souligne: « mais il est vrai également que, si le contrat a pu être perdu de vue par les nouvelles équipes dirigeantes, c’est qu’il présentait des lacunes. En premier lieu, le contrat d’action pluriannuel n’était pas accompagné par une programmation des moyens financiers du CNRS. Il ne permettait donc ni de donner une indication des moyens budgétaires que l’État souhaitait mobiliser en faveur du CNRS, ni de traduire concrètement les priorités définies par le contrat, ni enfin de définir les efforts demandés au centre en matière de gestion »[97].

Plus récemment, il a été question de transformer le CNRS en une « Agence de moyens » attribuant des financements à des projets (et non à des structures), et de réaffecter tout ou partie des 26 000 employés du CNRS dans les universités : le candidat à la présidentielle, N. Sarkozy avait annoncé : « Je transformerai donc nos grands organismes de recherche en agences de moyens, chargées de sélectionner et financer des équipes de recherche pour des projets à durée déterminée ». Une note de la Direction générale de la recherche et de l'innovation a empêché le Conseil scientifique du CNRS les 9 et 10 octobre 2007 de rendre un avis sur le projet de plan stratégique du CNRS[98]. Ce plan « CNRS - Horizon 2020 », lancé plus d'un an auparavant par la direction du CNRS a été reporté par le ministère chargé de la Recherche, après qu'il a été validé en juin 2007 par le conseil scientifique du CNRS, puis modifié par laDirection générale de la recherche et de l'innovation (DGRI)[99]. Dans sa lettre de mission àValérie Pécresse, le Président de la république lui demande de « placer les universités au centre de l'effort de recherche, en confortant notamment leur responsabilité dans les laboratoires mixtes de recherche ».

Fin, la Ministre a traduit ces orientations dans une « feuille de route »[100] qui confère au CNRS « une responsabilité particulière, à côté d’autres organismes, dans la conception, la construction et la gestion des très grandes infrastructures de recherche » tout en lui reconnaissant le statut de « principal organisme de recherche en France ». Cette feuille de route précise nombre d'objectifs, et particulièrement de réorganiser le CNRS en grands instituts, « sur le modèle de l'INSU et de l'IN2P3 ».

Le, le CA du CNRS a adopté son « Plan Stratégique 2020 »[101] après de longues négociations avec sa tutelle et lesorganisations syndicales et associatives des personnels de la recherche. Ce plan prévoit entre autres, dans son introduction portant sur l'organisation, la transformation des actuels départements en instituts qui ont « tous vocation à assumer des missions nationales ». Le contour de ces missions devra être négocié avec les autres EPST ou établissements œuvrant dans les mêmes champs (par exemple, avec l'Inserm pour les Sciences du Vivant, ou l'INRIA pour certains domaines d'application de l'informatique). Le « Contrat d'Objectifs » à 4 ans qui doit être signé avec le Ministère de tutelle avant la fin de l'année précisera l'ensemble de ces missions nationales et les contours précis des différents instituts.

En, l'Académie des sciences a publié un rapport plutôt critique sur le fonctionnement du CNRS[102]. Ce rapport note qu'entre 1960 et 2012, le nombre d'emplois dans les services centraux a été multiplié par 9 lorsque le nombre de chercheurs ne faisait que quadrupler. La masse salariale du CNRS représentait, en 2010, 84 % de son budget, contre seulement 47 % en 1960. Les auteurs du rapport notent également le poids grandissant de la bureaucratie au sein du CNRS[103].

En 2019, 178 chercheurs CNRS bénéficiaires de bourses d’excellence duConseil européen de la recherche s'inquiètent dans une tribune publiée dansLe Monde de l'avenir du CNRS et critiquent ses procédures de recrutement et de financement[104]. Le CoNRS demande au gouvernement six milliards d'euros supplémentaires pour l’emploi scientifique[105].

Lutte contre lafraude scientifique

[modifier |modifier le code]

Après les affaires très médiatisées concernantOlivier Voinnet,Anne Peyroche etCatherine Jessus, le CNRS met en place à l'initiative d'Antoine Petit un référent intégrité, Rémy Mosseri[106].

X (ex-Twitter)

[modifier |modifier le code]

En, après le rachat deX (anciennement Twitter) parElon Musk, plusieurs chercheurs du CNRS lancent l'initiative « HelloQuitteX » visant à promouvoir le réseau socialMastodon et à quitterTwitter, pointé du doigt par la gauche enFrance[107]. Une plainte est alors déposée pour « détournement de fonds publics » par Le Cercle droit, une association de juristes, leur reprochant d'utiliser leur temps de travail pour effectuer un projet exclusivement politique, l'activité du CNRS étant centrée sur la recherche[108].

Logos

[modifier |modifier le code]
  • Logo du CNRS jusqu'en 2008.
    Logo du CNRS jusqu'en 2008.
  • Logo du CNRS de 2008 à 2023[109].
    Logo du CNRS de 2008 à 2023[109].
  • Logo du CNRS depuis 2023[110].
    Logo du CNRS depuis 2023[110].

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. Les publications issues d'une unité de recherche associée au CNRS présentent généralement au moins quatre termes d'affiliation : le nom de l'unité de recherche, l'indicatif administratif relatif à l'unité de recherche (ex : « UMR 2341 »), le nom du CNRS et le nom de l'établissement d'enseignement supérieur au sein duquel se trouve l'unité. Une unité de recherche pouvant être associée à plusieurs universités, ou à plusieurs EPST, les affiliations peuvent être en pratique encore plus compliquées. À l'inverse des États-Unis où un chercheur s'identifie comme appartenant à un établissement (ex : le MIT), les chercheurs français s'identifient plus facilement comme appartenant à une unité de recherche, ce qui affaiblit la visibilité des établissements. Lire par exemple lanote du CNRS sur le sujet.
  2. L'avancement à l'ancienneté est cependant limité par la nécessité de passer du corps des chargés de recherche à celui de directeurs de recherche, ce qui se fait sur un concours scientifique international et très compétitif. L'avancement à l'ancienneté des chargés de recherche plafonne à 25 ans de carrière, à un niveau d'indice de 40 % inférieur à celui des directeurs de recherche.

Références

[modifier |modifier le code]
  1. Une version[PDF] du document est disponible en ligne sur :http://www.cnrs.fr/paris-michel-ange/CNRSnaissance/4b_genealogie_doc/JO_1939.pdf
  2. « Scimago Institutions Rankings », surscimagoir.com(consulté le)
  3. (en) « World | Ranking Web of Research Centers », surresearch.webometrics.info(consulté le)
  4. Voir le site « CNRS, la naissance », l'exposition virtuelle à l'adresse :http://www.cnrs.fr/paris-michel-ange/CNRSnaissance/indexDR19.html
  5. Nicolas Martin, « 80 ans du CNRS au Collège de France : quel avenir pour la recherche française ? »[audio], surFrance Culture,(consulté le1er juillet 2019)
  6. A. Prost, « Jean Zay : la politique et la méthode », dansId.,Regards sur l'éducation en France (XIXe – XXe siècles),p. 63-68, spécialementp. 67.
  7. La création du CNRS, par Jean-François Picard, revue du CRNRS
  8. Note d'Antoine Prost sur Jean Zay,Souvenirs et solitude (2004),p. 374.
  9. Michel Blay,Quand la recherche était une République : la recherche scientifique à la Libération, Armand Colin, 2011, 160 p.
  10. Le CNRS, au cœur de la Recherche en France émission surFrance Culture, 31 janvier 2011
  11. [PDF]« TNS Sofres, Baromètre de la confiance politique »(version du surInternet Archive), p. 18.
  12. « Le CNRS est une "institution de recherche majeure et de niveau mondial" mais qui peut "faire mieux" (HCERES) », surAEF info(consulté le)
  13. a etb« CNRS : une évaluation souligne des problèmes de gouvernance »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le)
  14. « Recherche : un rapport du CNRS dénonce les entraves administratives »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le)
  15. « Pilotage des UMR, rôle du CA : comment le CNRS doit muscler sa gouvernance... », surAEF info(consulté le)
  16. « RIBAC-INSHS »,.
  17. « Quelles sont les publications déposées dans HAL qui apparaîtront dans votre fiche CRAC cette année ? Faites-le test »,.
  18. « La recherche - Les instituts du CNRS », surcnrs.fr(consulté le).
  19. « Les dix instituts du CNRS se dotent de noms d’usage | CNRS », surwww.cnrs.fr,(consulté le)
  20. abcdefg eth« Les instituts du CNRS », surcnrs.fr(consulté le).
  21. https://home.cern/
  22. http://www.eso.org/public/france/
  23. https://www.ecmwf.int/fr
  24. https://cintra.ntu.edu.sg/
  25. ab etcHaute Commission Scientifique, « Rapport de la Haute Commission Scientifique sur les TGIR »,Sénat,‎,p. 47
  26. « Dans les TGIR se construit la société du futur : Gabriel Chardin, président du comité Très Grandes Infrastructures de Recherche du CNRS », surcnrs.fr(consulté le).
  27. « Flotte océanographique française opérée par l'Ifremer », surFlotte océanographique française opérée par l'Ifremer(consulté le).
  28. « Le Projet NAOS », surLe Projet NAOS(consulté le).
  29. « Concordia », surInstitut polaire français Paul-Emile Victor(consulté le).
  30. « LHC France », surlhc-france.fr(consulté le).
  31. « La foudre, objet d’étude indomptable »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le).
  32. « Lévêque, C., Pavé, A., Abbadie, L., Weill, A., & Vivien, F. D. (2000). Les zones ateliers, des dispositifs pour la recherche sur l'environnement et les anthroposystèmes: Une action du programme « Environnement, vie et sociétés du CNRS. »,Natures Sciences Sociétés, 8(4), 43-52,‎(lire en ligne, consulté le).
  33. Ragueneau, O., Bonnefond, M., Charpentier, I., Fritz, H., Lea, V., & Piscart, C. (2022, Octobre). Le Réseau des Zones Ateliers (RZA): Un terrain expérimental et réflexif pour la co-construction des savoirs et la transformation des territoires. In Les prospectives de l'institut ecologie et environnement du cnrs, La Rochelle, France, octobre 2022. Lire sur HAL :https://hal.science/hal-03799522/document
  34. « Le CNRS simplifie ses structures de recherche », surCNRS,
  35. « CNRS - SG - DAJ : Modèle de nouvelle fenêtre - Formations de recherch… », surarchive.is,(consulté le).
  36. Les fédérations de recherche
  37. « Groupement de recherche (GDR) »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  38. (en)http://research.webometrics.info/en/world Webometrics Ranking of R&D Centers, World Rank.
  39. (en) « Europe | Ranking Web de Centros de Investigación », surresearch.webometrics.info(consulté le)
  40. http://www.scimagojr.com/news.php?id=116
  41. https://www.scopus.com/home.url
  42. Nature Publishing Index
  43. « Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier lauréats du prix Nobel de médecine 2008 », surArchives(consulté le).
  44. (en) « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 2008 », surNobelPrize.org(consulté le).
  45. Université Strasbourg I lorsqu'il reçoit le prix
  46. « Prix Paoletti », surcnrs.fr,(consulté le)
  47. « La Fondation CNRS instaure le prix Georges Brahms », surcnrs.fr(consulté le)
  48. (en) « Joseph Sifakis - A.M. Turing Award Laureate », suramturing.acm.org(consulté le).
  49. « Joseph Sifakis », surverimag.imag.fr(consulté le).
  50. Site du Journal du CNRS
  51. « Anne Peyroche est nommée présidente du CNRS par intérim », surCNRS,(consulté le).
  52. « Antoine Petit est nommé président-directeur général du CNRS », surcnrs.fr(consulté le).
  53. « Anne Peyroche, présidente par intérim du CNRS - Info Chimie », surindustrie.com(consulté le).
  54. Arrêté du 18 janvier 2022 portant attribution de fonctions au Centre national de la recherche scientifique.
  55. « Comité national de la recherche scientifique », surcnrs.fr(consulté le).
  56. « CoNRS - Sections - Intitulés », surcnrs.fr(consulté le).
  57. « Renouvellement du mandat des Sections du Comité national de la recherche scientifique »[PDF], surComité national du CNRS,(consulté le).
  58. a etb« CNRS : le PDG répond aux accusations de discrimination », surFrance Culture,(consulté le).
  59. a etb« Des médaillés du CNRS critiquent sa direction »,{Sciences²},‎(lire en ligne, consulté le).
  60. « Décretno 84-1185 du relatif aux statuts particuliers des corps de fonctionnaires du centre national de la recherche scientifique », surlegifrance.gouv.fr(consulté le).
  61. « Gloire, jeunesse et gros réseau : le recrutement au CNRS est-il arbitraire ? », surFrance Culture,(consulté le).
  62. « Décision de constitution d'un jury d'admission pour les concours de recrutement des chargés de recherche ouverts au titre de l'année 2019 »[PDF], surcnrs.fr,.
  63. « Le CNRS a enterré sa réputation d’ouverture »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le).
  64. « Opacité, soupçons de discrimination… le recrutement pas très scientifique du CNRS », surLibération.fr,(consulté le).
  65. abc etd« Soupçons de discriminations au CNRS : 200 universitaires dénoncent unacharnement contre un candidat recalé trois fois », surFranceinfo,(consulté le).
  66. « Qu’est-ce qu'un bon chercheur ? », surFrance Culture(consulté le).
  67. « Contre-vérités, désinvolture, arbitraire… un jury du concours CNRS répond au PDG Antoine Petit », surFrance Culture,(consulté le).
  68. « Le CNRS visé par une procédure pour discrimination », surfrancetvinfo.fr,(consulté le).
  69. LouiseFessard, « CNRS : le tribunal administratif rejette le recours pour discrimination d’un sociologue », surMediapart(consulté le).
  70. « CNRS : des députés à la rescousse de victimes collatérales d'un recrutement contesté », surFrance Culture,(consulté le).
  71. S. Huet, « Quand le CNRS recale le meilleur candidat », surlemonde.fr,(consulté le).
  72. SimonBlin, « Recrutement dans la recherche : le CNRS recalé par la justice », surLibération.fr,(consulté le).
  73. [PDF]Critères 2004-2008.
  74. « CNRS en chiffres »
  75. « CNRS, bilan social et parité »
  76. La place des femmes au CNRS aujourd’hui : quelques chiffres.
  77. [PDF]Étude de Michèle Crance, chargée de mission au Service d’indicateurs de politique scientifique du CNRS.
  78. Mission pour la place des femmes.
  79. abcdef etg« 20 ans d’engagement pour l’égalité professionnelle au CNRS », surcnrs.fr,(consulté le)
  80. « Plan d’action pour l'égalité professionnelle 2021-2023 - pdf », surmpdf.cnrs.fr(consulté le)
  81. « Plan d’action pour l'égalité professionnelle 2024-2026 - pdf », surmpdf.cnrs.fr(consulté le)
  82. [PDF] agp.univ-lille1.fr/images/BilanQuestionnairePrecarite2010.pdf.
  83. Angélique Durand, « La création du Comité d’action et d’entraide sociales du CNRS (1957-1967) »,Histoire de la recherche contemporaine,no 14,‎(e-ISSN 1955-2408,lire en ligne, consulté le).
  84. Cette évolution de la nature de la structure a été annoncée dans lerapport annuel 2021 du CAES.
  85. Ses missions sont décrites dans l'article 2 de sesstatuts
  86. Rapport social unique 2022 du CNRS.
  87. « CNRS : un budget en hausse de 130 M€ et de 10 % en moyenne pour les dotations aux laboratoires de recherche », surcnrs.fr,.
  88. a etb2019 une année avec le CNRS, CNRS,, 31 p.(lire en ligne[PDF]),p. 28.
  89. « Budget 2003 : effectif du CNRS »[PDF], surdgdr.cnrs.fr,(consulté le1er février 2019).
  90. « Les brevets,trésor de guerre du CNRS », surlemonde.fr,(consulté le).
  91. « Top 10 des déposants de brevets », surinpi.fr(consulté le).
  92. a etb« L’étiolement programmé du CNRS est un symptôme du dédain pour la recherche publique »,Le Monde,‎(lire en ligne).
  93. [PDF]http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/Cnrs.pdf
  94. Sylvestre Huet,Des milliers de chercheurs demandent des excuses à Nicolas Sarkozy,Sciences-blogs surLibération, 10 février 2009
  95. Albert Fert : "Gardons un CNRS fort pour réussir la réforme de la recherche",Mediapart, 28 juin 2008.
  96. [PDF]Le rôle et la stratégie du CNRS, Cour des comptes, février 2008. Elle déplore également l'absence de suivi de ses recommandations : « Si la Cour avait critiqué en 2002 le mode de fonctionnement centralisé du CNRS, force est de constater que cette situation n’a pas changé » (p. 130)
  97. [PDF]Le rôle et la stratégie du CNRS, Cour des comptes, février 2008, p. 119
  98. Site de la section 05.
  99. Biofutur 283,p. 5Le CNRS va-t-il perdre son autonomie ?
  100. « Feuille de route pour le CNRS », surMinistère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation(consulté le)
  101. Plan stratégique
  102. Rapport « Remarques et propositions sur les structures de la recherche publique en France », Académie des sciences, septembre 2012
  103. Au CNRS, la recherche étouffée par la bureaucratie, Les Échos, 28/12/2012
  104. « Le CNRS fêtera-t-il ses 100 ans ? »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  105. « Loi recherche : le CoNRS veut 6 milliards »,{Sciences²},‎(lire en ligne, consulté le)
  106. « Le CNRS s'arme contre la fraude », surLibération.fr,(consulté le)
  107. « "HelloQuitteX": des chercheurs français facilitent l'exode des utilisateurs de X »,La Croix,‎(ISSN 0242-6056,lire en ligne, consulté le)
  108. « «HelloQuitteX» ou le drôle de mélange des genres du CNRS entre science et politique », surLe Figaro,(consulté le)
  109. https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-nouvelle-charte-du-cnrs
  110. https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/avec-le-jaune-le-cnrs-affirme-sa-singularite

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
Instance politique
Financement et contrôle
Structures opérationnelles
EPST
EPA
EPIC
EPSCP(Liste)
Autres
Articles liés
v ·m
Instituts
Médailles
v ·m
Service en ligne
Commercial
Non commercial
Administratif
Application sans version navigateur
Fournisseur de données
Fournisseur de service
Fournisseur dePDN
Administrations
Concepts
Internet et géomatique
associés
v ·m
Universités
Campus universitaires
Écoles d’ingénieurs, decommerce, etnormale
Organismes et Instituts derecherche
Voir aussi
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Centre_national_de_la_recherche_scientifique&oldid=224287144 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2025 Movatter.jp