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Cécile Duflot | |
![]() Cécile Duflot en 2010. | |
Fonctions | |
---|---|
Députée française | |
– (3 ans, 1 mois et 17 jours) | |
Circonscription | 6e de Paris |
Législature | XIVe(Cinquième République) |
Groupe politique | ÉCOLO(2014-2016) NI(2016-2017) |
Prédécesseur | Danièle Hoffman-Rispal |
Successeur | Pierre Person |
– (1 mois et 1 jour) | |
Élection | 17 juin 2012 |
Circonscription | 6e de Paris |
Législature | XIVe(Cinquième République) |
Groupe politique | ÉCOLO |
Prédécesseur | Danièle Hoffman-Rispal |
Co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale | |
– (7 mois et 6 jours) | |
Avec | Barbara Pompili(2015-2016) François de Rugy(2016) |
Législature | XIVe(Cinquième République) |
Prédécesseur | François de Rugy |
Successeur | Cyrielle Chatelain(indirectement) |
Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement | |
– (1 an, 10 mois et 15 jours) | |
Président | François Hollande |
Premier ministre | Jean-Marc Ayrault |
Gouvernement | AyraultI etII |
Prédécesseur | Benoist Apparu (Logement) Bruno Le Maire (Aménagement du territoire) |
Successeur | Sylvia Pinel |
Conseillère régionale d’Île-de-France | |
– (2 ans, 3 mois et 1 jour) | |
Élection | 21 mars 2010 |
Circonscription | Val-de-Marne |
Groupe politique | EÉLV(présidente) |
Successeur | Mounir Satouri |
Secrétaire nationale desVerts puis d'Europe Écologie Les Verts | |
– (5 ans, 7 mois et 7 jours) | |
Élection | |
Réélection | |
Prédécesseur | Yann Wehrling |
Successeur | Pascal Durand |
Adjointe à la maire deVilleneuve-Saint-Georges | |
– (3 ans et 8 jours) | |
Maire | Sylvie Altman |
Biographie | |
Date de naissance | (50 ans) |
Lieu de naissance | Villeneuve-Saint-Georges (France) |
Nationalité | Française |
Parti politique | LV(2001-2010) EÉLV/LÉ(depuis 2010) |
Diplômée de | Université Paris-Diderot ESSEC |
Profession | Urbaniste[1],[2] |
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Cécile Duflot, née le àVilleneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), est unefemme politiquefrançaise et dirigeante d'organisation non gouvernementale (ONG).
Secrétaire nationale des partis écologistesLes Verts (2006-2010) etEurope Écologie Les Verts (2010-2012), elle finit troisième de laprimaire en vue de l'élection présidentielle de 2007. En parallèle, elle estconseillère municipale de Villeneuve-Saint-Georges (2004-2014) etconseillère régionale d'Île-de-France (2010-2012).
À la suite de la victoire deFrançois Hollande à l'élection présidentielle de 2012, elle est nomméeministre du Logement et de l'Égalité des territoires. Auxélections législatives qui suivent, elle est éluedéputée dans lasixième circonscription de Paris, mandat qu'elle laisse à sa suppléante et qu'elle retrouve en 2014, à la suite de sa démission du gouvernement. Coprésidente dugroupe écologiste à l'Assemblée nationale à partir de 2015, elle est battue à laprimaire présidentielle de l'écologie de 2016.
Éliminée au premier tour desélections législatives de 2017, elle annonce abandonner la politique en 2018 pour prendre le poste de directrice générale de l'ONGOxfam France. En 2022, elle est nommée auComité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé.
Cécile Duflot nait le àVilleneuve-Saint-Georges.
Ses parents sont tous deuxsyndicalistes[3], sa mère est professeure dephysique-chimie[4] et son pèrecheminot[3]. Cécile Duflot passe toute son enfance et son adolescence àMontereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne)[5], dans le quartier de Montereau-Surville (à l'école Jules-Ferry, au collège, puis aulycée André-Malraux)[6] et fréquente l'Action catholique des enfants[7]. À 17 ans, pour éviter de longs trajets, elle quitte ses parents et s'installe dans une dépendance de la maison de son grand-père àVilleneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne)[5].
Elle obtient unbac B en 1992, puis unemaîtrise et undiplôme d'études approfondies (DEA) degéographie[8] — consacré aux lieux devacances[9] — à l'université Paris-Diderot en1997[5], et milite parallèlement au sein de laJeunesse ouvrière chrétienne (JOC)[8] et de laLigue pour la protection des oiseaux (LPO)[10]. Outre ses études, elle estécrivaine public à laprison de la Santé avec leGroupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées (Genepi)[8] et travaille également comme baby-sitteuse, testeuse de médicaments, standardiste, ou dans le télémarketing[10].
En 1998, elle réussit le concours dedirection de la protection judiciaire de la jeunesse et estadmise sur titres à l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC)[11]. Elle choisit cette deuxième option, et en sort diplômée d'unemaîtrise universitaire ès sciences (MSc) enéconomie urbaine[5] deux ans plus tard, par la voie de l'apprentissage. Elle exerce alors commeurbaniste dans un groupe immobilier spécialisé dans lelogement social àCréteil[1], d'abord à temps plein, puis à temps partiel après son entrée à la direction desVerts en 2003[5].
Elle adhère au parti politiqueLes Verts en 2001 et se présente la même année auxélections municipales àVilleneuve-Saint-Georges[12]. Elle y devient conseillère municipale dans l'opposition en[4].
En, Cécile Duflot est élue au collège exécutif, l'instance de direction des Verts[4]. Elle organise notamment l'acquisition par les Verts de leur siège national. Elle devientporte-parole du parti en. Candidate à l'investiture des Verts pour l'élection présidentielle de 2007, elle recueille 23,29 % des voix au premier tour le, derrièreDominique Voynet (35,45 %) etYves Cochet (28,33 %)[13].
Le, elle est élue secrétaire nationale desVerts par le Conseil national inter régional, succédant ainsi àYann Wehrling[12]. À 31 ans, elle devient alors la plus jeune secrétaire nationale[12].
Lors desélections législatives de 2007, elle est investie candidate des Verts dans la3e circonscription du Val-de-Marne, et recueille 3,55 % des voix[14].
Lors desélections municipales de 2008, elle se présente àVilleneuve-Saint-Georges, en deuxième position de la liste unissant lePS, leMRC, lePRG et les Verts derrière le socialisteLaurent Dutheil[15]. La liste obtient 24,36 % et fusionne avec celle de Sylvie Altman (PCF, 28,79 %). La liste conduite par cette dernière l'emporte au second tour avec 49,53 % des suffrages dans une triangulaire face aux listes de l'UMP et duFN[16]. Elle devient alors la3e adjointe au maire à l'urbanisme, à l'aménagement et au développement soutenable[17],[18].
Le, elle est réélue secrétaire nationale des Verts avec 70,99 % des suffrages[19]. AvecJean-Luc Bennahmias, elle est l'une des rares secrétaires de son parti à exercer un second mandat consécutif[8],Dominique Plancke ayant réalisé trois mandats d'un an[20].
Lors de son premier mandat, elle œuvre au sein des Verts à un développement de la politique d'ouverture et à la création du rassemblement de la mouvance de l'écologie qui présentera les listesEurope Écologie[8] auxélections européennes de 2009[21]. Elle est candidate à ce scrutin en dernière place[22], non éligible pour ne pas cumuler une autre fonction avec son mandat de secrétaire nationale[23].
La stratégie du rassemblement connaît le succès, les listes d'Europe Écologie recueillant 16,28 % des suffrages pour 14députés européens[24], six points au-dessus du précédent record historique des Verts, en date de1989. Cécile Duflot se prononce alors pour la poursuite de ce rassemblement et la création de listes autonomes auxélections régionales de 2010[25]. Le, elle annonce son intention d'être tête de liste enÎle-de-France pour défendre un projet écologiste pour la région[26].
Défendant la fiscalité environnementale à l'université d'été duParti socialiste[27], elle est reçue le à l'Élysée parNicolas Sarkozy pour évoquer lacontribution climat-énergie[28]. À la suite de la présentation des modalités de la taxe carbone, elle fait part de son opposition, la jugeant en l'état« injuste socialement et inefficace écologiquement »[29].
Le, Cécile Duflot lance sa campagne en tant que tête de listeEurope Écologie enÎle-de-France[30]. Elle présente des listes du rassemblement des écologistes où sont notamment présentsRobert Lion,Augustin Legrand,Caroline Mécary,Stéphane Gatignon,Safia Lebdi,Emmanuelle Cosse etPierre Larrouturou[31]. Sa campagne est axée sur latransition écologique de l'Île-de-France ; parmi ses propositions phares : une aide à la transition vers lesemplois verts (170 000 emplois verts[32] dans l'isolation, les énergies renouvelables ou l'agriculture de proximité), unPasse Navigo à zone et tarif uniques, 60 lignes de bus express, 3 000 médiateurs de la tranquillité publique[33].
Lors du premier tour de scrutin, le, sa liste rassemble 16,58 % des suffrages, plus que le score national des listesEurope Écologie (12,18 %). Entre les deux tours, elle mène les négociations d'alliance avec leParti socialiste[34], et est tête de liste dans leVal-de-Marne sur la liste deJean-Paul Huchon.
Au second tour, Cécile Duflot est élue conseillère régionale sur une liste fusionnée avec celles deJean-Paul Huchon et dePierre Laurent. Elle est élue présidente du groupe Europe Écologie le. Le nombre d'élus écologistes passe de 24 à 50, ce qui fait du groupe Europe Écologie la troisième force auconseil régional, après lePS et l'UMP. Conformément à la règle interne des Verts, elle démissionne de son mandat d'adjointe au maire deVilleneuve-Saint-Georges en, afin d'éviter le cumul de mandats[35].
L'une des premières décisions du conseil régional est de demander aux établissements financiers qui travaillent avec la région de fournir des éléments permettant de vérifier l'absence de liens avec desparadis fiscaux[36].
En, Cécile Duflot,secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, exprime ses réticences à être candidate à l'élection présidentielle de 2012, hypothèse qui lui fait« peur » et pour laquelle elle affirme ne pas avoir« les épaules assez larges »[37].
Elle conduit la transition des Verts vers un nouveau nom pour intégrer les militants venus par les campagnes Europe Écologie des élections européennes de 2009 et régionales de 2010 au sein d'Europe Écologie Les Verts. Ce changement est approuvé par 84 % des adhérents au processus d'Europe Écologie[38] et par 85,1 % des militants des Verts[39].
Fin 2010, le magazine américainForeign Policy la classe32e dans sa liste des 100 penseurs globaux (global thinkers) de 2010, avecMarina Silva,Monica Frassoni etRenate Künast, entreJoseph Stiglitz,David Cameron etThomas Friedman pour avoir conduit les Verts français à des scores importants aux élections européennes et régionales[40].
En, la motion qu'elle conduit avecPascal Durand etPhilippe Meirieu obtient 50,25 % des suffrages des militants d'EELV, contre 26,55 % pour la motion conduite parDaniel Cohn-Bendit etMarie Bové[41]. Le, elle est reconduite à la tête d'EELV avec 92,7 % des votes des 600 délégués réunis lors du premier congrès fédéral àLa Rochelle[42]. Dans le cadre de laprimaire présidentielle écologiste, elle ne prend position ni pourNicolas Hulot, ni pourEva Joly[43].
Elle signe un accord entre Europe Écologie Les Verts et leParti socialiste pour 2012[44]. Il contient des dispositions programmatiques (environnement, social, démocratique) et le fait que le PS soutiendra des candidats écologistes dans 60 circonscriptions, pour prévoir un groupe de « 25 à 30 députés » pour les écologistes en cas de victoire de la gauche[45]. Cet accord est ratifié par le conseil fédéral d'EELV à 73 %[46].
Le, elle annonce qu'elle sera candidate dans la6e circonscription de Paris à l'élection législative de 2012[47]. Cette investiture s'effectue dans le cadre de cet accord[48]. Ce « parachutage » dans une circonscription acquise à la gauche[49] où la députée socialiste sortante,Danièle Hoffman-Rispal avait obtenu 69,12 % des voix en 2007[50] crée des tensions entre le maire de Paris,Bertrand Delanoë, et EELV[51]. Après avoir envisagé de maintenir sa candidature, Danièle Hoffman-Rispal accepte d'être la suppléante de Cécile Duflot[52].
Ses méthodes de gouvernement sont dénoncées en interne, avec le départ successif deNoël Mamère. Ce dernier évoque ainsi une gouvernance de Cécile Duflot« à la manière d'un clan » pour expliquer son départ du parti en, même s'il considère qu'elle est une bonne ministre[53].
L’accord de gouvernement négocié pendant lacampagne présidentielle de 2012 entreMartine Aubry et Cécile Duflot, que François Hollande puisEmmanuel Macron reprendront à leur compte, met en place notamment le basculement de la politique énergétique vers undésengagement du nucléaire : il prévoit d’abaisser de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans le mix électrique d’ici à 2025, ce qui équivaut, selon la Cour des comptes, à la fermeture de 17 à 20 réacteurs[54].
Le, elle devientministre du logement et de l'égalité des territoires dans legouvernement Jean-Marc Ayrault. Une des premières mesures annoncées à sa prise de fonction est le gel des loyers lors d'une relocation[55].
Son double statut de ministre et de secrétaire nationale d'EELV est critiqué au sein de son parti fin, du fait de la« confusion des genres »[56]. Comme annoncé le, elle quitte la direction du parti après leslégislatives[57],Pascal Durand lui succédant le[58].
En, durant la campagne des législatives, Cécile Duflot affirme être toujours favorable à la position de son parti sur lalégalisation réglementée ducannabis, tout en soulignant que ce n'est pas la position gouvernementale[59]. Le Premier ministreJean-Marc Ayrault indique que cette mesure n'est pas prévue par son gouvernement[60].
En, des huées et des siffletssexistes[61] etmachistes fusent de la part de certains députés de droite pour railler la robe à fleurs qu'elle porte. En, la robe est présentée aumusée des Arts décoratifs de Paris pour une exposition intitulée« Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale »[62],[63],[64]. SelonMichèle Alliot-Marie parlant de cet incident, « un sifflet admiratif pour une femme n’est pas nécessairement désagréable »[65].
Au terme des élections législatives de 2012, elle est élue députée de lasixième circonscription de Paris avec 72,18 % des voix au second tour[66]. Cécile Duflot étant membre du gouvernement, sa suppléanteDanièle Hoffman-Rispal siège à sa place à partir du.
Afin de tendre vers l'objectif dugouvernement Jean-Marc Ayrault de construire 500 000 logements par an, un dispositif de soutien à l'investissement locatif devrait prendre la suite de laloi Scellier pour aider à construire 40 000 logements par an[67]. Celui-ci doit avoir un aspect social plus prononcé, en ciblant deslocations inférieures à 20 % du prix du marché sous conditions de ressources. En contrepartie, l'incitation fiscale sera de 18 % de l'investissement (limité à 300 000 euros) étalée sur neuf ans[68].
Le, elle demande à l'archidiocèse de Paris d'intervenir en faveur desSDF, en mettant à disposition les bâtiments inutilisés qu'il possède. L'Église répond rapidement qu'elle offre déjà la protection de ses murs à des sans-abri, et qu'elle ne possède en réalité que peu de locaux vacants, qui ne le sont en outre que transitoirement[69].
Outre sa position sur le cannabis, Cécile Duflot se distingue plusieurs fois par des prises de position allant à l'encontre de la ligne gouvernementale : opposition à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de l'EPR de Flamanville, et, ses réserves concernant la politique d'austérité du gouvernement[70]. Son soutien aux manifestants opposés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, alors que la ville de Nantes a été« saccagée » selonLe Figaro et que des policiers ont été blessés, est critiqué par le Premier ministre[71]. Elle rappelle également au gouvernement son engagement en faveur dudroit de vote des étrangers qu'elle juge être« une nécessité »[72]. En, elle s'oppose publiquement au ministre de l'IntérieurManuel Valls sur la question desRoms, considérant que ses propos mettaient« en danger le pacte républicain »[73].
À la suite de la nomination deManuel Valls au poste dePremier Ministre en remplacement deJean-Marc Ayrault, elle annonce, avec le ministre délégué au DéveloppementPascal Canfin, son intention de ne pas faire partie dunouveau gouvernement. Ils se déclarent en désaccord avec l'orientation politique du nouveau Premier Ministre et en tirent« donc toutes les conséquences »[74]. Cécile Duflot est remplacée à son ministère, le, parSylvia Pinel[75].
La loi dite « DuflotI » porte sur la mobilisation du foncier public et le renforcement du seuil minimal de logements sociaux de 20 % à 25 %. Elle est effective le et permet ainsi d'investir dans l'immobilier neuf et d'obtenir en retour une réduction d'impôts. Le but du gouvernement est de commercialiser 40 000 logements par le biais de ce dispositif en 2013. Pour le premier trimestre 2013, le chiffre atteint n'est que de 4 165 biens[76]. Les ventes aux investisseurs baissent de 23 % par rapport au1er trimestre 2012, alors que la nouvelle réglementation est attractive pour les plus modestes d'entre eux[77]. Le quotidienLa Tribune note un désintérêt des investisseurs immobiliers[78].
Le dispositif d'incitation fiscale en faveur de l'investissement locatif, dit « Duflot », a permis la réalisation d'environ 30 000 « dispositifs Duflot », contre un objectif initial de 40 000.
Cette loi durcit les sanctions appliquées aux communes récalcitrantes, qui ne remplissent pas leurs objectifs de production d'habitations à loyer modéré (HLM), en multipliant les amendes par cinq[79]. Les communes ont jusqu'en 2025 pour atteindre le nouveau seuil de 25 % d'HLM[80].
Enfin, concernant le dispositif de cession gratuite ou avec une forte décote de terrains constructibles appartenant à l'État, si les administrations ont d'abord tardé pour donner la liste de leurs terrains mobilisables, en 2016, 105 accords de cessions de terrains avaient été conclus pour construire des logements abordables, pour un potentiel de près de 12 000 logements[81].
Le, elle fait adopter le report d'un an du deuxième volet de laloi de Robien aussi dénommée loi SAE (Sécurité des ascenseurs existants)[Laquelle ?] et un « moratoire » sur le dispositif concernant la précision de l'arrêt des cabines (ERP exceptés)[82].
Mi-2013, elle porte le projet deloi ALUR (Accès au logement et urbanisme rénové)[83]. Elle précise, dès, que la mesure la plus importante du projet, lagarantie universelle des loyers, ne sera finalement pas obligatoire[84], comprenant notamment :
La loi est saluée par les associations d'aide aux plus démunis, comme laFondation Abbé-Pierre[86] ou l'associationDroit au Logement (DAL)[87]. Elle est très critiquée par les agents immobiliers[88]. SelonLe Figaro, la loi ALUR se traduit par une complexification des transactions immobilières[89]. Pour Didier Ridoret, président de laFédération française du bâtiment, la garantie universelle des loyers est une « usine à gaz » inapplicable[90]. En, alors que la loi commence à être appliquée, les loyers des petites surfaces baissent de 15 à 20 % à Paris[91].
Malgré ces réformes, l'adoption de six ordonnances pour accélérer les projets et simplifier les normes de construction, la promesse deFrançois Hollande de construire 500 000 logements par an, dont 150 000 sociaux, n'est pas réalisée en 2014. Le nombre de mises en chantier en 2013 est inférieur à 335 000 unités, en baisse de 5 % par rapport à 2012[80]. Les permis de construire baissent de 23 % au troisième trimestre 2013. Les faillites augmentent avec 20 000 entreprises selon laCoface[92]. PourManuel Valls, il est nécessaire d'apporter des modifications à la loi Duflot afin de relancer la construction des logements[93].
Selon le président d'Orpi,« Madame Duflot n'est pas responsable du problème de la construction et du logement en France », qui souligne que Cécile Duflot a également mis en œuvre, parallèlement à la loi Alur, des mesures de simplification de normes favorables à la construction, notamment pour permettre la délivrance rapide d'un permis de construire et limiter les recours qui peuvent y être opposés[94].
Selon un rapport parlementaire d'application de la loi, fait par des députésPS etRépublicains, les nouveaux droits au bénéfice des locataires et des bailleurs (réduction des préavis notamment) sont largement utilisés[95]. Le rapport parlementaire regrette que l'encadrement des loyers, sauf àParis et àLille, et la Garantie universelle des loyers n'ont pas été appliqués selon la volonté du législateur par le gouvernement après le départ de Cécile Duflot, malgré les premiers résultats positifs de l'encadrement des loyers à Paris[95]. Enfin, le rapport souligne que les premières opérations de requalification des copropriétés dégradées sont prometteuses[95].
Selon un autre rapport parlementaire d'application de la loi,« les progrès sont toutefois indéniables » concernant l'amélioration de la transparence et de l’efficacité des procédures de demande de logement social et le pilotage intercommunal des plans locaux d’urbanisme. Le rapport regrette toutefois que certains décrets n'aient pas été pris par les ministres ayant succédé à Cécile Duflot[96].
Elle retrouve son siège de députée après avoir quitté le gouvernement et se montre très critique envers celui-ci. Après avoir esquissé un rapprochement avec leFront de gauche, elle prend, au printemps 2015, ses distances avecJean-Luc Mélenchon, dont elle critique l'ouvrageLe Hareng de Bismarck, le poison allemand et ses tons revanchards contre l'Allemagne[97].
Le, elle devient co-présidente dugroupe écologiste à l'Assemblée nationale, remplaçantFrançois de Rugy, qui a quitté EÉLV et fondé le partiÉcologistes !. Elle assure cette fonction en tandem avecBarbara Pompili, qui a également quitté EÉLV[98], jusqu'à sa nomination au gouvernement le. Le groupe est finalement dissous le 19 mai, six députés décidant de rejoindre legroupe socialiste, sur fond de tensions entre la ligne pro-gouvernement menée parFrançois de Rugy et celle qui y est opposée, incarnée par Cécile Duflot[99].
Elle compte, début 2016, parmi les initiateurs de l'appel en faveur duprojet de primaires à gauche[100].
Le, elle annonce sa candidature à laprimaire organisée par Europe Écologie Les Verts[101]. Elle est alors donnée favorite du scrutin[102]. Mais le, elle arrive en troisième position du premier tour, avec 24,41 % des voix, derrièreYannick Jadot etMichèle Rivasi, étant ainsi éliminée dès le premier tour[103],[104].
Début 2017, elle crée une association politique, la Convention pour une république écologique[105].
En, le vainqueur de la primaire écologisteYannick Jadot se rallie au candidat PSBenoît Hamon. Leur accord comprend de ne pas investir de candidat socialiste dans la circonscription où se représente Cécile Duflot pour lesélections législatives[106]. Elle est éliminée dès le premier tour[107], se classant en troisième position avec 14,69 % des voix[108].
Cécile Duflot, discrète médiatiquement[109], est embauchée par une entreprise de serveurs et d'infogérance, Octopuce, spécialisée dans leslogiciels libres[110],[111].
Elle met fin à sa carrière politique et prend le 15 juin 2018 la direction de l'ONGOxfam France[112],[113], qui selon elle, « s'attaque depuis des années à l'accroissement des inégalités, mais aussi aux conséquences du changement climatique ou encore à la défense des droits des personnes déplacées »[114].
SelonPolitico, Cécile Duflot aurait refusé d'être candidate duNouveau Front populaire auxélections législatives de 2024[115].
De son premier mariage, Cécile Duflot a un fils et deux filles. En 2008, elle donne naissance à une troisième fille prénommée Térébentine qu'elle a eue avec le photographe Xavier Cantat[116]. Né le[117], ce dernier est le frère aîné deBertrand Cantat, chanteur du groupeNoir Désir[118]. Il est également membre d'EÉLV et a été adjoint au maire deVilleneuve-Saint-Georges[119],[120].
Elle fut la compagne de l'avocat et membre de laLigue des droits de l'homme (LDH)Arié Alimi[121],[122].
Elle estcatholique et se reconnaît dans la pastorale du papeFrançois[7].
Le, elle déclare avoir décidé de se retirer desréseaux sociaux à la suite de messages deharcèlement, envoyés par un homme depuis plusieurs années, contenant des menaces régulières demort et deviol sur elle et sur sa fille[123].
Année | Parti | 1er tour | Issue | |||
---|---|---|---|---|---|---|
Voix | % | Rang | ||||
2006[124] | LV | 1 145 | 23,29 | 3e | Battue | |
2016[125] | EÉLV | 3 013 | 24,41 |
Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
% | Rang | % | Rang | |||||
2007[126] | LV | 3e du Val-de-Marne | 3,55 | 6e | Battue | |||
2012[127] | EÉLV | 6e de Paris | 48,74 | 1re | 72,18 | 1re | Élue | |
2017[128] | 14,69 | 3e | Battue |
Année | Parti | 1er tour | Issue | ||
---|---|---|---|---|---|
% | Rang | ||||
[129] | LV | 60,36 | 1re | Élue | |
[19] | 70,99 | ||||
[130] | EÉLV | 92,73 |
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
Année | Liste | Région | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus (liste d'union) | Sièges obtenus (liste Duflot) | |||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
% | Rang | % | Rang | ||||||
[131] | LV | Île-de-France | 16,58 | 3e | 56,69 | 1re | 142 / 209 | 50 / 209 |
N.B : Entre les deux tours, la liste desVerts conduite par Cécile Duflot, celleParti socialiste conduite parJean-Paul Huchon et celle duFront de gauche conduite parPierre Laurent fusionnent. Jean-Paul Huchon est désigné comme tête de liste.
Année | Liste | Région | Département | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus (liste d'union) | Sièges obtenus (liste Duflot) | |||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
% | Rang | % | Rang | |||||||
[132] | LV | Île-de-France | Val-de-Marne | 16,14 | 2e | 61,20 | 1re | 17 / 24 | 5 / 24 |
N.B : Entre les deux tours, la liste desVerts conduite par Cécile Duflot, celleParti socialiste conduite parMichèle Sabban et celle duFront de gauche conduite parChristian Favier fusionnent. Cécile Duflot est désignée comme tête de liste.
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