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Activité | Militant pourla neutralité du net, lelogiciel libre et laliberté d'expression, Président de laFédération FDN, Président du Fond de Défense de la Neutralité du Net (FDN²). Cofondateur et membre du comité d'orientation stratégique deLa Quadrature du Net, Ancien président et porte-parole deFrench Data Network. |
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Benjamin Bayart, né le[1], est unmilitant pour leslibertés fondamentales dans lasociété de l'information etingénieurfrançais. Il a été pendant quinze ans président deFrench Data Network, le plus ancienfournisseur d'accès à Internet (FAI) encore en exercice enFrance.
Militant pour leslibertés fondamentales dans la société de l'information parla neutralité du net et lelogiciel libre, ses prises de positions en font une personnalité remarquée de l'Internet français.
La médiatisation des idées de Benjamin Bayart est passée par une grande diffusion d'une conférence sur le thème « Internet libre ou Minitel 2.0 »[2],[3] donnée lors des8eRencontres mondiales du logiciel libre, à Amiens le vendredi.
Fort de son autorité technique, Benjamin Bayart critique dans cet exposé, répété à plusieurs reprises, les transformations centralisatrices de la forme du réseauInternet qui portent atteinte à sa neutralité. La tentative de définition de ce réseau des réseaux qu'il engage, dans une perspective structurellement dépourvue de centre émetteur ou régulateur, se constitue en opposition au mécanisme actuel de centralisation des sources émettrices de contenus et de services.
C'est en cela qu'il dénonce les mouvements de ce mécanisme, car ils conduisent à réintroduire les possibilités d'une altération et d'un contrôle des données échangées, de manière verticale et unilatérale, telles que le permettait la forme du réseauMinitel, essentiellement dépourvue de neutralité.
C'est pourquoi son interprétation de ces mouvements se caractérise par une perception franchement involutive, du nouveau modèle vers l'ancien. Il condamne ainsi les tendances d'un nouveau marché régi par des distributeurs de services, progressivement absorbés par les quelques fournisseurs d'accès en situation de monopole.
En fondant son effort de définition d'Internet sur ses principes de fonctionnement, il démontre que l'absence de centre émetteur, régulateur ou diffuseur, c'est-à-dire sa neutralité, conditionne la liberté des échanges entre internautes. Cette démonstration administre ainsi la preuve que la notion de neutralité du net se place en garante des évolutions rationnelles d'Internet, celles qui confèrent à ses utilisateurs son potentiel d'émancipation équitable, en termes d'expression individuelle, de diffusion du savoir et de partage à but non lucratif debiens immatériels.
Le, Benjamin Bayart, en sa qualité de président de FDN, dépose, après queLa Quadrature du Net l'a relevé, un recours pour vice de forme auprès du Conseil d'État concernant un décret de la loiHADOPI[4],[5]. Le, le Conseil d'État donne tort à Benjamin Bayart et rejette l'intégralité de ses recours[6].
Bien avant la médiatisation du Minitel 2.0, Benjamin Bayart défendait une certaine conception dulogiciel libre, en employant le vocable de « logiciel libérateur »[7],[8]. Selon lui, lalicence libre d'un logiciel n'est pas suffisante pour garantir la liberté de l'utilisateur (« Si on libère le code, on libère l'informaticien, si on libère la donnée, on libère l'utilisateur »), mais un logiciel libre devrait donner l'information sans faire de rétention, ni utiliser un format propre à lui seulement (notion d'interopérabilité). Dans sa conférence auxRMLL de 2004, il soutient que les logiciels libres ne doivent pas se contenter de « cloner » des outils propriétaires, et critique la rareté destests dans les projets libres[8].
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